Essai Nissan Qashqai 2019 : rentrer dans le rang

Essai Nissan Qashqai 2019 : rentrer dans le rang

Restylé en 2017, le Qashqai profite de nouvelles motorisations déployées depuis l’automne dernier. Voici un retour d’expérience au volant du dCi 150 ainsi que du nouveau bloc essence 160 ch.

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Véritable best seller de Nissan depuis des années, le Qashqai n’est plus à présenter. Il pullule dans nos rues, à tel point qu’il se fond dans le paysage automobile français sans faire de vagues. Pour rester dans le coup, un petit restylage opéré en 2017 lui a offert une seconde jeunesse en modifiant un peu la face avant (pare-chocs et calandre), les optiques, les jantes et l’équipement. Mais globalement, pas de révolution à l’horizon : on ne change pas une équipe qui gagne. Même combat à l’intérieur où la présentation reste classique mais fonctionnelle, et où la qualité de finition est honnête, sans atteindre des sommets. Pour ceux qui ne seraient pas familiers du crossover nippon, sachez qu’il offre de la place pour 4 adultes afin qu’ils voyagent confortablement et que son coffre (annoncé à 400 litres avec roue de secours) n’est pas des plus logeables mais ingénieusement modulable avec un double planché en plusieurs parties.

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Seulement, cela ne suffit plus. Il ne vous aura pas échappé que les normes antipollution étant ce qu’elles sont, la mise en conformité des motorisations est également obligatoire pour tous les modèles sur le marché, aussi a-t-il fallu revoir les blocs du Qashqai pour les rendre homologables en euro6d-Temp avant le passage fatidique au WLTP. Initiée à l’automne 2018, cette mise à jour de la gamme moteur est maintenant achevée et se traduit par un total de 4 motorisations, deux diesel et deux essence. Côté fuel lourd, on dispose au choix de 115 ch (110 auparavant) ou 150 ch (130 sur les anciens modèles). Côté sans plomb, c’est un bloc 1.3 DiG-T (bloc développé au sein du groupe Renault-Nissan-Mitsubishi) disponible en 140 et 160 ch qui se charge d’animer le SUV.

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Choix aisé

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Lors de la présentation, j’ai pu mettre la main sur un dCi 150 couplé à la transmission intégrale Intelligent 4×4 et la boîte manuelle (boîte CVT Xtronic disponible en option). Malgré ses 340 Nm de couple, je l’ai trouvé peu démonstratif -les accélérations sont très linéaires- et inutilement bruyant : il gronde à chaque pression du pied droit, les relances n’étant pourtant pas expéditives. Le meilleur choix ? Si vous voulez absolument rouler au diesel mais n’avez pas expressément besoin de la transmission intégrale non permanente (jusqu’à 50 % du couple est envoyé sur l’essieu arrière, uniquement quand la motricité est précaire), restez sur la version 2 roues motrices. Vous économiserez 11 g de CO2/km et 83 kilos qui se ressentiront au volant ainsi que sur la consommation (8,6 L relevés lors de l’essai). Mieux, le 115 ch sera suffisant pour des trajets quotidiens si vous n’avez cure de la performance, surtout qu’il peut-être associé à une boîte à double embrayage.

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Histoire d’assurer la parité, j’ai aussi consacré du temps au nouveau 4-cylindres turbo 1.3 de 160 ch. C’est clairement la bonne surprise de cet essai, tant il s’est montré agréable et en adéquation avec le Qashqai. On passera sur son bruit banal, mais il fait preuve d’une belle santé et permet d’envisager sereinement tous dépassements et insertions sur voie rapide. Le secret derrière ce ressenti ? Le poids : avec seulement 1375 kg sur la balance en essence, le crossover rend 150 kg au dCi 150 (et même 233 kg à la version 4×4 !). Résultat des courses, les performances sont meilleures (8,9 s de 0 à 100 km/h contre 9,5 s pour le diesel), la consommation lors de l’essai s’est limitée à 7,8 L/100 km malgré une bonne partie des routes du parcours avalées à bon train et l’absence de vibrations est fort agréable. Je continue ? Les émissions de CO2 sont les mêmes et, à finition équivalente, ce 160 ch essence est 2 550 € moins cher que le 150 ch diesel… Sans même compter le surcoût de la transmission intégrale. Il n’y a pas photo !

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Et pourquoi pas lui ?

Question comportement routier enfin, le Qashqai ménage la chèvre et le chou. Confortable sur long trajet, il ne s’affaisse pas pour autant sur ses suspensions en virage quand vous êtes pressé. Vous voulez un caractère sportif ? Allez voir ailleurs. Une auto dotée d’une suspension pneumatique qui gomme toutes les aspérités de la chaussée ? Tournez-vous vers des marques haut de gamme. En revanche, pour un SUV compact profitant d’un bon compromis entre confort et dynamisme (en essence, les diesel étant fatalement plus lourds), vous avez frappé à la bonne porte. En pinaillant un peu, les jolies jantes de 19 pouces livrées en finition haute induisent des remontées un peu trop marquées dans l’habitacle (les petites imperfections sont bien perceptibles, surtout à basse vitesse) et les sièges gagneraient à être un peu plus moelleux. Sur route bosselée, un effet de pompage peut se faire sentir et l’auto se déleste facilement à vive allure, mais l’effet n’est pas piégeur. En définitive, le Nissan Qashqai 2019 n’en fait pas des tonnes, ne promet pas la lune, mais entre dans le rang en s’affirmant comme la recrue discrète sur qui l’on peut compter. Pas désirable à tout prix, mais certainement recommandable.

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Tarifs du Nissan Qashqai 2019

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Nissan Leaf : Toujours plus loin ?

Nissan Leaf : Toujours plus loin ?

Nissan fut un des premiers constructeurs à croire en la voiture électrique nouvelle génération avec la Leaf. La première génération, apparue en 2011, a laissé sa place à un tout nouveau modèle cette année. Le style s’accorde désormais avec le reste de la gamme et la batterie atteint désormais 40 Kw pour une plus grande autonomie. Selon le nouveau cycle WLTP, plus proche de la réalité, cette Nissan Leaf peut parcourir 270 km. L’intérieur quant à lui est complètement revu et fait le plein de technologie, pour aller vers la conduite toujours plus autonome.

Un look plus dynamique.

Pour ce passage à la deuxième génération, Nissan change complètement le style de sa Leaf. Le look atypique de la Leaf première du nom est oublié et permet plus de cohérence avec le reste de la gamme. Cela a pour effet la fin du dessin un peu plan plan pour un dynamisme plus affirmé ! En témoigne la face avant avec le logo proéminent qui en impose ou encore les feux arrière boomerang s’inspirant de ceux d’un Juke ou d’une 370Z. Un faux diffuseur fait aussi son apparition, mais pas sur qu’il soit très utile avec une vitesse maximal limitée à 144 km/h. Les logos  »Zéro émission » présents sur le hayon ou derrière les roues avant sont là pour rappeler qu’il ne s’agit pas d’une voiture comme les autres.

Un équipement à la pointe.

L’habitacle fait le plein de techno. Notre finition N-Connecta (troisième niveau sur les quatre disponibles) bénéficie d’un écran tactile 7 », de la caméra 360° (toujours pratique pour se garer dans des places un peu juste), du GPS, ou encore de la connectivité Apple CarPlay et Android Auto. Les sièges avant et arrière sont chauffants et une pompe à chaleur est présente de série dès le deuxième niveau de finition afin d’optimiser les dépenses énergétiques liées au chauffage l’hiver et à la climatisation l’été.

En option, nous disposions du système de conduite semi-autonome ProPilot. Bien géré, il permet d’être réellement détendu au volant. Le centrage dans la voie est efficace et ne fait pas louvoyer la voiture d’une bande à l’autre. Quant au radar de distance, il est toujours prévenant. Si une voiture se rabat devant vous, le ProPilot n’actionnera pas les freins de façon brusque, mais ralentira de façon progressive pour rétablir la distance de sécurité programmée. 

La voiture entourée de cercle bleu, symbolisant les nombreux radars, sert à activer le ProPilot.

Nouveauté majeure de cette Leaf, la e-Pedal. Les Clients souhaitaient plus de freinage régénératif et Nissan a été à leurs écoute. La dite e-Pedal s’active via un bouton situé juste devant le levier de vitesse. Une fois actionnée, le conducteur n’a quasiment plus à avoir à se servir de la pédale de frein ! Il suffit de relâcher l’accélérateur plus ou moins fortement pour doser son freinage et ce, jusqu’à l’arrêt complet. Seuls les freinages les plus appuyés nécessiteront l’utilisation de la pédale du milieu. Après les premiers mètres un petit peu déroutants, on s’habitue très vite  à cette nouvelle fonctionnalité. L’essayer, c’est l’adopter !

La touche e-Pedal permet de ne quasiment plus toucher au frein !

Sur la route

En ville, avec 150 ch mais surtout 320 Nm de couple dès le démarrage, cette Nissan est loin d’être ridicule. Les reprises sont consistantes et permettent de s’insérer dans le trafic en toute sécurité. Le 0 à 100 vous prendra moins de 8 secondes ce qui vous permettra de partir en tête aux feux rouge.

Concernant le confort, il n’est pas en reste. Les sièges au moelleux appréciable s’associent parfaitement à un amortissement bien calibré. Pavés, ralentisseurs et autres plaques d’égout ne troublent pas la quiétude qui règne à bord. Conduire cette Leaf en milieu urbain est un réel plaisir. 

Comme l’on pouvait s’en douter, le dynamisme n’est pas le point fort de La Nissan Leaf avec un châssis un peu pataud. Les reprises s’essoufflent progressivement à mesure que la vitesse augmente et que l’on se rapproche de la vitesse maximale. Rien de dramatique car elles savent rester rassurantes. Il faut simplement réajuster ses points de repère après les départs canons vécus en ville.

Une autonomie en progrès

Mais la question que tout le monde se pose concerne bien évidemment l’autonomie. Avec près de 300 km, cette nouvelle Leaf commence à posséder une réelle polyvalence. Bien sûr, les trajets urbains seront les plus à même d’augmenter la dite autonomie, a contrario l’autoroute fera fondre les kilomètres. Si il est désormais possible de rouler en électrique sans trop de soucis au quotidien, le moment de la recharge reste toujours une contrainte. Si vous avez la chance de croiser un superchargeurs (50Kw), vous pourrez récupérer 80% de la totalité de la charge en 40 minutes. Malheureusement, ils restent encore rares. Reste alors deux solutions : Utiliser une prise classique ou une WallBox à installer chez vous, cette dernière coûtant tout de même 1000€. La recharge sur prise classique (3 Kw) prendra une bonne vingtaine d’heure quand la WallBox (7 Kw) réduit ce temps à 8h. Mais cela reste encore trop long pour espérer jouer un rôle plus important que celui de seconde voiture du foyer.

A gauche, la prise CHAdeMO. Elle permet de se brancher sur les superchargeurs délivrant une puissance de 50 Kw.

Prix et bilan

Notre Leaf était une version N-Connecta disponible pour 37 500€. Équipée de la conduite semi autonome ProPilot (1 000€) et revêtue de sa belle peinture rouge (650€), notre modèle d’essai coûte 39 150€ auquel il faut retrancher 6 000€ de bonus. Le total pour le client est donc de 33 150€. Une somme non négligeable pour un véhicule qui ne peut pas encore être vraiment utilisable comme voiture principale, notamment à cause d’un temps de recharge encore trop long. Reste une voiture à la douceur de conduite exemplaire qui saura vous détendre lors de vos trajets quotidiens et vous amener occasionnellement hors des centres urbains. 

Jap’n’Car Festival : le Japon à l’honneur à Montlhéry

Jap’n’Car Festival : le Japon à l’honneur à Montlhéry

On l’avoue bien volontiers. A Abcmoteur, on aime bien retrouver ce lieu historique qu’est l’Autodrome de Linas-Montlhéry. Après Les Collectionneurs ont du Coeur le mois dernier, nous avons posé nos valises au pied de l’anneau pour assister à l’un des événements à thème organisés par Paris Auto Events (retrouvez tous leurs événements). Ce samedi, c’était l’automobile japonaise qui était mise à l’honneur avec le Jap’n’Car festival.

Des MX-5 en masse !

Pour une première édition, pas moins de 400 véhicules japonais inscrits sont venus investir les lieux. Parmi lesquels, une très large représentation de la mythique MX-5, ce roadster vendu à travers 4 générations à plus d’un million d’exemplaires. En effet, le club Mx5France profite de l’occasion pour souffler sa dixième bougie sur l’Autodrome ! Et on en a vu de toutes les époques (de 1989 à aujourd’hui), de toutes les couleurs, mais toutes issues de la même passion pour ce cabriolet aussi amusant qu’attachant. Parcourez notre galerie pour choisir votre favori !

Honda, Nissan, Toyota… Il y en a pour tous les fans de japonaises !

Le soleil, bien au rendez-vous, donnait plaisir à déambuler dans les allées d’exposants, composés des partenaires comme Autoworks Magazine, de différents clubs et de propriétaires de voitures japonaises. Honda était le seul constructeur venu officiellement monter un stand pour l’événement, afin de présenter les nouveautés de sa gamme et d’épauler les nombreux propriétaires de la marque présents à Montlhéry. En outre, différents plateaux étaient mis en place pour ouvrir la piste à ces japonaises énervées !

On vous laisse vous aussi déambuler dans nos galeries classées par marque, afin de retrouver vos préférées et de vous remémorer vos glorieuses heures de jeu sur Gran Turismo !

Quelques « ORNIS » de l’Empire du Soleil Levant

A noter la présence à ce premier Jap’n’Car d’une rare Infiniti Q60 parée d’une préparation spécifique du plus bel effet. Un coupé qui effectivement dénote au milieu de ses cousines Nissan pour notre plus grand plaisir. Cette marque mériterait vraiment à gagner en notoriété tant ses productions sont stylistiquement réussies (retrouvez nos photos de la compacte Q30).

Parmi les autos exposées, notre regard fut définitivement attiré par deux japonaises de course à la personnalité bien trempée: une Datsun 240Z et une Honda NSX. Sublimes !

Enfin, une part de la culture japonaise de l’automobile intègre ces sportives propulsion à moteur avant, préparées pour la pratique du drift. Et ça n’a pas loupé avec une démonstration de dérapages dans la ligne droite des stands du circuit de l’Autodrome. Une belle découverte au Jap’n’Car festival pour les non-initiés !

Météo favorable et excellente organisation ont contribué au succès de l’événement. Le public s’est massé dès le matin autour des voitures exposées et en bord de piste afin d’admirer les plus jolies et écouter les plus bruyantes automobiles nippones.

On regrettera l’absence de certains modèles emblématiques peut-être, ou la faible représentation de quelques autres comme la moderne Toyota GT86 / Subaru BRZ ou la légendaire RX-7. Néanmoins, ce fut un doux plaisir que de passer la matinée au pays du soleil levant.

Prochain event similaire : la Wagen Fest consacrée aux allemandes, qui se passera le 16 juin prochain !

Un tiers de Mitsubishi appartient maintenant à Nissan

Un tiers de Mitsubishi appartient maintenant à Nissan

Le mois dernier, Nissan avait provoqué la découverte d’irrégularités au sujet des d’émissions polluantes des modèles Mitsubishi. C’est ce même constructeur qui a secouru la firme gravement atteinte par le scandale…

Nissan s’offre un Diamant pour près de deux milliards d’euros

Mitsubishi a entamé une période difficile. Le mercredi 20 avril, la marque a annoncé avoir triché sur les émissions polluantes de ses véhicules suite à des inconsistances relevées par Nissan qui passe par le Diamant pour produire certaines de ses voitures. L’achat de 34 % du capital de Mitsubishi par Nissan pour la somme de 1,9 milliard d’euros, qui devient par la même occasion le premier actionnaire de son compatriote, devrait permettrait à ce dernier de se relever.

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Le Diamant pourra désormais compter sur Nissan pour remonter la pente (crédit)

Tout comme Volkswagen, Mitsubishi a mis sur le marché une grande quantité d’auto non conformes. Ce sont tout de même environ 625 000 exemplaires portant les logos de Mitsubishi et Nissan qui sont concernés par cette fraude sur les valeurs de consommation en carburant, et ce, depuis 1991 ! Le chantier est donc particulièrement vaste et coûteux…

Carlos Ghosn qui est à la tête de l’Alliance Renault-Nissan se félicite de cette « alliance stratégique » qu’il juge « gagnante-gagnante » et permettra d’approfondir le partenariat liant les deux marques depuis cinq ans, notamment sur les kei cars (des mini-voitures vendues au Japon). Elles pourront mutualiser leurs achats, plateformes et usines tout en gardant leurs identités propres.

Il reste maintenant à constater quelles seront concrètement les conséquences pour les clients. Nissan semble en tout cas avoir réalisé une opération à un bon prix au regard de la chute des actions en bourse (- 40 %). Le savoir-faire et les parts de marché en Asie du Sud-Est de Mitsubishi comptent aussi pour l’Alliance Renault-Nissan qui en profite pour élargir son empire et se rapprocher des plus gros tels que General Motors, Toyota et Volkswagen.

Nissan GT-R restylée : mamie fait de la résistance

Nissan GT-R restylée : mamie fait de la résistance

Elle va bientôt fêter ses 9 ans. Un âge important pour une automobile. Mais l’actuelle GT-R n’a aucune envie de partir à la retraite ! Pour tenir le coup encore quelques années, elle s’offre un restylage et une poignée de chevaux supplémentaires.

Ce qui change à l’extérieur

Les modifications sur la carrosserie concernent surtout la face avant. La bouche a été redessinée et le logo GTR est entouré d’un élément en V, nouvelle signature de la marque Nissan. Des ouïes verticales intégrant une barre de diodes font leur apparition sous les optiques.

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La firme nippone a amélioré l’aérodynamique avec un nouveau spoiler et des bas de caisse modifiés. A l’arrière, les sorties d’air derrière les roues ont été revues. Les jantes de 20 pouces sont inédites. La GT-R restylée est présentée avec une nouvelle couleur de carrosserie Orange Mécanique.

Ce qui change à l’intérieur

C’est à ce niveau que la GT-R évolue le plus. Le millésime 2017 adopte une nouvelle planche de bord ! Voilà qui prouve que la prochaine génération n’est pas prête d’arriver. La présentation fait un bond en avant. L’ensemble est plus moderne, plus ordonné, plus chic. Il y a une vraie volonté de faire monter en gamme la GT-R.

La finition est d’ailleurs promise plus soignée, avec notamment un tableau de bord habillé de cuir. Le nouvel écran tactile 8 pouces permet de réduire le nombre de boutons. Les touches sont en revanche toujours aussi nombreuses sur le volant, également redessiné. Les palettes commandant la boîte de vitesses sont désormais fixées à son dos.

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Ce qui change sous le capot

Une fois de plus, le V6 biturbo 3.8 litres gagne une poignée de chevaux. La GT-R cru 2017 grimpe à 570 ch, soit 20 ch de plus, à 6.800 tr/min. A ses débuts, cette GT-R développait 485 ch ! Le couple maxi est de 637 Nm, disponible entre 3.600 et 5.800 tr/min.

La boîte de vitesses est une double embrayage à 6 rapports, avec des passages de vitesses promis « plus fluides et plus silencieux ». La sonorité à l’échappement a été optimisée grâce à un échappement en titane à valves actives. Nissan promet des progrès en matière de stabilité grâce à des suspensions revues et une structure de carrosserie plus rigide.

Les carnets de commandes seront ouverts cet été.

Sortie de route pour la Nissan GT-R LM Nismo

Sortie de route pour la Nissan GT-R LM Nismo

Après avoir pris du retard et réalisé une saison 2015 décevante, l’originale Nissan GT-R LM Nismo (lire : Nissan GT-R LM Nismo : Nissan is back) devait retenter sa chance en 2016. Finalement, sa carrière a été stoppée nette…

L’audacieuse GT-R LM Nismo ne s’est pas montrée à la hauteur

Courir en championnat du monde d’endurance FIA (WEC) en mettant les roues motrices et le moteur à l’avant, c’était tout faire à l’envers. Tous les autres constructeurs faisant l’inverse. Pourtant, Nissan a relevé ce challenge, notamment dans le but d’améliorer l’aéro et de donner plus de pouvoir directionnel aux roues avant. Malheureusement, les résultats n’ont pas été convaincants, en particulier aux 24 Heures du Mans.

La Nissan GT-R LM Nismo aux 24 Heures du Mans 2015

La Nissan GT-R LM Nismo aux 24 Heures du Mans 2015

Comme ce « programme ne sera pas capable d’atteindre ses ambitions », Nissan a décidé d’y mettre fin en dépit du travail déjà effectué par le team pour la saison 2016 de WEC. Une façon de limiter les pertes pour la firme nippone tant ce concept atypique qu’est la GT-R LM Nismo semblait loin d’être en mesure d’égaler ses rivaux.

Toutefois, chez Abcmoteur on salue la prise de risque. Le règlement permet de faire entrer sur la grille des autos plus novatrices, ce qui se traduit inévitablement par davantage d’échecs. Par ailleurs, Nissan reste engagé en LMP2 et en LMP3, la nouvelle catégorie permettant d’accéder plus facilement aux prototypes.

Vivement les 24 Heures 2016, même s’il va falloir patienter encore six longs mois ! Et on espère y découvrir un prototype atypique comme c’est souvent le cas.

Que peut bien faire une Nissan GT-R dans la neige ?

Que peut bien faire une Nissan GT-R dans la neige ?

Après des semaines aux températures très douces, le froid commence à nous rejoindre. L’occasion même pour certains de connaître les premières joies de la neige. Démonstration avec une Nissan GT-R survitaminée…

Ca chauffe !

Tout passionné d’automobile que nous sommes porte un regard quelque peu spécifique lorsque les premiers flocons viennent à tomber. S’ils se font assez nombreux et que l’on possède des pneus hiver sur son auto, ce « scénario catastrophe » pour la majorité des automobilistes est en réalité pour nous une véritable bénédiction !

Voici comment se réchauffer quand les températures deviennent négatives !

Voici comment se réchauffer quand les températures deviennent négatives !

Le moment que vous attendiez depuis des mois arrive enfin : un parking désert totalement immaculé ! On appelle les copains et c’est parti pour de la glissade à tout va ! Dans la vidéo de Vehicules Virgins visible ci-dessous, c’est une Nissan GT-R qui assure le spectacle. La quatre roues motrices japonaise dotée d’un V6 biturbo se joue du peu d’adhérence offerte par la couche de neige fraîche et crache même des flammes de ses sorties d’échappement ! De plus, elle se mesure à une Dodge Challenger qui a bien du mal à suivre le rythme (le launch control est activé tant qu’à faire). Sans compter le final en drift avec une BMW M5 E39.

Bon et sinon, quand est-ce qu’il neige chez moi ?

Le futur Nissan Juke plus grand et plus consensuel ?

Le futur Nissan Juke plus grand et plus consensuel ?

Le Nissan Juke apparu en 2010 rencontre un joli succès commercial en dépit d’un design original. Dès 2016, la deuxième génération sera lancée avec des modifications notables…

Le Juke va-t-il rentrer dans le rang ?

Nissan se doutait-il que le marché automobile français allait devenir accroc aux SUV en introduisant le Qashqai, puis un peu plus tard le Juke ? Certainement pas dans une ampleur pareille. Ce segment devient donc crucial pour les constructeurs. L’objectif du prochain Juke sera alors de séduire encore davantage de clients et d’en récupérer aux Renault Captur, Peugeot 2008 et Citroën C4 Cactus qui sont ses principaux concurrents. Voici un premier aperçu du modèle japonais tel qu’imaginé par le designer Remco Meulendijk :

La Nissan Juke II imaginé d'après le concept Kicks présenté l'an passé au salon de Sao Paulo, au Brésil

La Nissan Juke II imaginé d’après le concept Kicks présenté l’an passé au salon de Sao Paulo, au Brésil

Comme vous pouvez le remarquer, les lignes du Nissan Juke II n’auraient plus rien à voir avec son prédécesseur. D’après ces dessins, les formes et optiques rondes seraient mises de côté pour des traits plus saillants. Seuls les passages de roue marqués et la surface de vitrage latérale assez réduite seraient conservés. Si la calandre est nettement plus exubérante avec son contour très épais, ces deux illustrations virtuelles offrent une vision du Juke II dans une apparence plus consensuelle, moins atypique que le modèle actuel. Un choix qui permettrait d’accroître les ventes en plaisant à un maximum de personnes.

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L’autre argument du Nippon sera de proposer une habitabilité améliorée grâce à des dimensions plus généreuses. La longueur progresserait d’une quinzaine de centimètres pour atteindre les 4,25 m. Les passagers arrière, ainsi que le coffre, en profiteront pour être plus accueillants.

L’offre de motorisations sera reprise à son plus grand ennemi : le Captur. Nissan et Renault faisant partie du même groupe, le futur Juke utilisera des blocs essence de 90 et 120 ch. La version sportive Nismo ira jusqu’à 220 ch. En diesel, le 1.5 dCi pourra être choisi en 90 ou 110 ch.

Le Nissan Juke II sera produit dans l’usine de Sunderland, en Angleterre. Son prix de base est estimé à 16 000 €. Dévoilé en 2016 – peut-être à Genève au mois de mars prochain ? –, il sera commercialisé à la fin de la même année.

Salon de Francfort 2015 : le programme des Asiatiques

Salon de Francfort 2015 : le programme des Asiatiques

Plus que quelques jours avant l’ouverture du Salon de Francfort 2015. Les nouveautés défilent, la tension monte ! Abcmoteur a décidé de faire le point sur le programme de ce grand show, en listant les nouveautés déjà annoncées, celles attendues et les surprises potentielles. Après les Français, le premium allemand, les généralistes allemands, les Anglais et les Italiens, dernier épisode aujourd’hui avec les Japonais et Coréens.

Honda

Après avoir enfin commercialisé toutes les nouveautés promises depuis des années (Jazz III, HR-V, Civic Type R), Honda souffle à Francfort. Le Japonais exposera tout de même des concepts inédits : l’un n’est qu’une Civic break revue pour plaire aux cyclistes, l’autre est nettement plus fun. Il s’agit d’un petit engin situé entre auto et moto, très judicieusement nommé « Project 2&4″.

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Infiniti

Lancement crucial pour Infiniti à Francfort. La marque exposera enfin la version de série de sa toute première compacte, la Q30. Une voiture mise au point avec l’aide de Daimler, et qui partage sa base technique avec la Classe A. Dommage d’ailleurs que de nombreuses pièces à bord soient reprises à l’Allemande. La version crossover QX30 sera dévoilée en novembre à Los Angeles.

Infiniti Q30

> Lire : L’Infiniti Q30 a sa première photo officielle ?

Lexus

Pas de première mondiale pour la marque premium de Toyota à Francfort, mais des premières européennes. Lexus exposera pour la première fois sur le Vieux Continent la nouvelle génération de son grand SUV hybride RX 450h, au look très original (on aime ou on déteste). Le public découvrira aussi la version restylée de la GS, la berline intermédiaire de Lexus, déclinée à l’occasion en version 200t avec un bloc turbo essence. Pour la nouvelle limousine LS, il faudra attendre le Salon de Tokyo en octobre.

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> Lire : Nouveau kimono pour le Lexus RX 450h

Mazda

Après avoir enchainé les nouveautés à un rythme effréné, avec le lancement depuis le début de l’année des nouvelles 2 et MX-5 ainsi que du CX-3, Mazda a un trou dans son plan produit. Mais la firme ne viendra pas les mains vides à Francfort : elle révélera un concept-car de… crossover, le Koeru. Pas sûr que cela attire les foules.

Mazda-Koeru-concept

Mitsubishi

Débuts européens pour l’Outlander restylé, notamment en version hybride PHEV. Une toute nouvelle face avant avec plus de caractère, qui devrait bien booster les ventes de ce véhicule familial.

IMitsubishi-Outlander-PHEV-restyle

Nissan

Un nouveau modèle et un concept-car pour la firme alliée à Renault. Le premier est la nouvelle génération du pick-up Navara NP300, qui pourrait susciter la curiosité du public français car ce modèle servira de base au Renault Alaskan. Mais le plus intéressant sera le concept Griz, qui est un crossover. Encore ? Oui… nous sommes avec le spécialiste du genre. Mais cette étude sera importante car elle annonce un véhicule badgé Z ! La sportive Nissan compacte de la fin de la décennie sera donc un SUV !

Nissan-Gripz concept

Subaru

Aucun programme annoncé par Subaru à Francfort.

Suzuki

Vous l’attendiez impatiemment, j’en suis sûr ! Suzuki viendra à Francfort avec sa nouvelle citadine Baleno, version de série du concept ik-2 vu à Genève en mars dernier. Cette auto au design ultra classique sera équipée d’un nouveau moteur trois cylindres 1.0 turbo.

Suzuki-Baleno

Toyota

Événement sur le stand de la firme japonaise. Toyota a réservé la primeur à l’Europe de la toute nouvelle génération de son modèle le plus emblématique : la Prius. Cette quatrième mouture n’innove pas vraiment sur le plan technique, même si Toyota promet du mieux en matière d’agrément et de consommation. En revanche, sur le plan esthétique, la Prius IV fait le pari de l’originalité. Toyota exposera aussi à Francfort une deuxième version de son concept C-HR, qui devrait être proche du modèle de série attendu au Salon de Genève 2016.

Toyota Prius IV

> Lire : Toyota Prius IV : garde-t-elle la tête ?

Hyundai

Pour Hyundai, le vrai événement à la rentrée est dans les concessions, avec le lancement d’un ambitieux Tucson. Mais il y aura d’autres nouveautés à Francfort, elles aussi typées SUV : la version restylée du Santa Fe et une déclinaison baroudeuse de la citadine i20, nommée Active. Autre découverte : un concept-car créé pour le jeu Gran Turismo.

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Le Hyundai Santa Fe restylé

Kia

Coup double pour Kia. La marque exposera en effet deux nouveautés à Francfort, ville où elle a son siège européen. La première a cependant un air connu, puisqu’il s’agît de la version Vieux Continent de la berline Optima. La seconde est vraiment inédite : le nouveau SUV compact Sportage. Un modèle très important pour Kia, car il est actuellement son best-seller de ce côté de l’Atlantique.

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> Lire : Nouveau Kia Sportage : l’heure de la confirmation

Big in Japan // Partie 1 : Nissan Skyline GT-R (R34)

Big in Japan // Partie 1 : Nissan Skyline GT-R (R34)

Le Japon, pays du soleil levant et des pneus fumants, a produit quelques-unes des voitures sportives les plus mythiques qui soient pour la génération Gran Turismo dont je fais partie. Si vous n’avez jamais joué à GT sur Playstation, qu’attendez-vous ?! Filez faire des tours de circuit et revenez après lire cet article. Avec la minisérie Big in Japan (titre d’une très belle chanson d’Alphaville, au passage), je vous propose une petite rétrospective non exhaustive des modèles qui ont marqué l’histoire de l’automobile sportive au Japon. Un point commun à toutes les voitures sélectionnées ? Un potentiel de préparation hors du commun.

Nissan Skyline GT-R R34 R-Tune (crédit : aclasschris)

Nissan Skyline GT-R R34 R-Tune (crédit : aclasschris)

Commençons donc par l’une des sportives nippones les plus connues, celles que les Japonais appellent Godzilla en signe de respect : la Nissan Skyline GT-R. On s’intéresse aujourd’hui plus particulièrement à la génération R34 dont le succès a dépassé de loin les frontières de son pays natal, bien qu’elle n’ait été officiellement importée qu’au compte goutte en Angleterre et en Australie. Que ce soit dans des films comme Fast and Furious ou dans des jeux vidéo comme Gran Turismo ou Need For Speed, en tant qu’amateur d’automobiles vous avez forcément vu, au moins une fois, une GT-R.

Esthétiquement parlant

Vous voyez ce parpaing à l’aspect fort peu aérodynamique ? C’est la Skyline GT-R. Regard froncé, multiples entrées d’air sur la face avant, ailes copieusement élargies par rapport au coupé Skyline de série, aileron fixe… Une boule de nerf qui ne cache en rien son envie d’en découdre. Forcément, comparé aux standards actuels du design, le trait a un peu vieilli. L’aspect très carré détonne et rappelle que l’on est en présence d’une voiture d’une quinzaine d’années. En tout cas une chose est sûre, malgré son âge elle en impose toujours !

Nissan Skyline GT-R R34 (crédit : Tennen-Gas)

Nissan Skyline GT-R R34 (crédit : Tennen-Gas)

Nissan Skyline GT-R R34 (crédit : Tennen-Gas)

Nissan Skyline GT-R R34 (crédit : Tennen-Gas)

L’intérieur n’est pas très recherché et se contente de l’essentiel, à une exception près : l’écran multifonction juché sur planche de bord. Véritable mine d’information, il permet d’afficher en temps réel la pression des turbos, la pression exercée sur la pédale d’accélérateur, la charge des injecteurs exprimée en pourcentage et j’en passe. Toutes les fonctions vitales de la voiture sont ainsi sous les yeux du conducteur, à tout moment.

Et sous le capot ?

Tout fan de Skyline vous dira évidemment que le RB26DETT est le meilleur moteur jamais produit. Bien, et si on décortiquait ce sigle au lieu de jouer les fanboys ? Chez Nissan, RB indique que l’on est en présence d’un moteur 6-cylindres en ligne essence. 26 se traduit par une cylindrée de 2.6 litres, D indique la présence d’un double arbre à cames en tête (DOHC en anglais) et E que l’injection est électronique, pas de carburateur ici. TT ne veut pas dire Tourist Trophy mais bien Twin Turbo. Le moteur est en effet équipé de deux turbocompresseurs montés en série. Le RB26 était vendu pour 280 chevaux, puissance maximale autorisée par la législation japonaise de l’époque pour une voiture particulière. En pratique, il développe autour des 330 chevaux et un peu moins de 400 Nm de couple d’origine.

Le moteur six-cylindres de la Nissan Skyline GT-R R34

Le moteur six-cylindres de la Nissan Skyline GT-R R34

Si les chiffres paraissent costauds, il ne faut pas oublier que la R34 GT-R est lourde. Annoncée à 1 540 kilos à vide, le poids dépasse en réalité allègrement les 1 600 kilos en ordre de marche. Un tel embonpoint s’explique par la technologie embarquée de très haut niveau. La transmission intégrale n’est pas permanente et renvoie le couple aux roues avant quand le besoin s’en fait sentir. Une option baptisée Active LSD (différentiel à glissement limité actif) permet en sus de répartir le couple entre les roues arrières de manière à optimiser encore plus le passage de la puissance au sol. C’est cette technologie (ATTESA ET-S Pro de son vrai nom) qui a beaucoup contribué au succès de la Skyline GT-R en lui conférant des performances dynamiques insoupçonnées.

Quand on s’énerve dessus

Quasiment tous les grands noms de la préparation japonaise se sont penchés sur le cas de Godzilla. Pour n’en citer que quelques-uns, HKS, JUN, Tommy Kaira ou encore Mine’s ont proposés leur vision de la Skyline. La barre des 1 000 chevaux a été franchi plus d’une fois, tant la conception du moteur permet une marge d’évolution. Bien sûr, les puissances indécentes atteintes ont nécessité de revoir le bloc en profondeur, avec bien souvent une augmentation de cylindrée et le passage en single turbo, de manière à fiabiliser l’ensemble.

Un modèle mythique

Parmi toutes les préparations, difficile de n’en retenir qu’une seule. Au final, et après avoir hésité avec la monstrueuse Amuse Carbon R, mon choix se porte la Skyline GT-R Nismo Z-Tune. Et oui, le département course de Nissan s’est aussi livré à l’exercice ! En 2005, Nismo a racheté 20 Skyline GT-R R34 en parfait état et avec moins de 30 000 kilomètres au compteur. Après un travail de développement intense, le bloc passe à 2.8L et développe plus de 500 chevaux pour 540 Nm de couple. Un joli bond en avant comparé aux chiffres d’origines ! Du carbone est utilisé pour le capot mais également l’arbre de transmission, les suspensions ont été développées spécialement pour la voiture par Sachs et Brembo a fourni les freins (6 pistons et 365 mm de diamètre à l’avant, 4 pistons et 355 mm à l’arrière).

Nissan Skyline GT-R R34 Nismo Z-Tune (crédit : Avyalikov)

Nissan Skyline GT-R R34 Nismo Z-Tune (crédit : Avyalikov)

La lignée

Le coupé Skyline existe depuis la fin des années 1960 au Japon, alors que la berline a démarré en 1957 sous la marque Prince. La toute première Skyline à avoir arboré le badge GT-R fut la C10 en 1969. Surnommée Hakosuka (« Hako » signifiant « boîte » et « suka » étant un diminutif de « Skyline ») en raison de sa forme très carrée, elle proposait déjà 160 chevaux tirés d’un 6-cylindres en ligne de 2L. Toutefois la version qui a réellement contribué à faire entrer les Skyline dans la légende est la R32 produite entre 1989 et 1994. R32, R33 et R34 ont ainsi marqué les années 1990 et 2000 par leur technologie de pointe et leur bloc moteur largement surdimensionné permettant aux tuners de s’en donner à cœur joie. En 2007, Nissan a enfin répondu à la demande de très nombreux fans : la GT-R R35 (ne l’appelez plus Skyline) est officiellement importée ! Motorisée par un V6 biturbo qui est passé de 480 au lancement à 550 chevaux aujourd’hui (voire 600 pour la Nismo), elle reste une base très prisée des préparateurs de l’archipel mais également par les Anglais comme Litchfield.

Nissan Skyline GT-R C10

Nissan Skyline GT-R C10

La Nissan Skyline GT-R R34 en quelques chiffres

  • Moteur : 6-cylindres en ligne biturbo, 2.6L
  • Puissance : administrativement 280 ch, en réalité environ 330 ch
  • Couple : environ 400 Nm
  • Poids : 1 540 kg à vide
  • Prix au lancement (au Japon) : non trouvé
La Nissan GT-R a la meilleure sonorité pour un V6 biturbo ?

La Nissan GT-R a la meilleure sonorité pour un V6 biturbo ?

Lors de son apparition en 2007, la Nissan GT-R avait fait son effet en affichant 480 ch issus d’un « petit » V6 3,8 l. La particularité de cette mécanique qui a été constamment améliorée au fil des ans est d’émettre un son atypique pouvant être magnifié en remplaçant l’échappement d’origine.

Une sonorité devenant de plus en plus aigüe

Le vidéaste NM2255 a pu filmer une édition de 2013 (550 ch et 632 Nm) équipée de quatre sorties signées du manufacturier Akrapovic. La sonorité s’en trouve nettement amplifiée et encore plus grisante. Des flammes s’échappent même suite à une forte accélération. L’effet est garanti !

Voilà une GT-R correctement libérée !...

Voilà une GT-R correctement libérée !…

A chaque pression sur l’accélérateur, la Japonaise chante d’une belle façon et vire vers les aigus plus l’aiguille du compte-tour se met à grimper. Un qualité qui se remarque, car l’ajout d’un turbo est toujours problématique pour obtenir une bande son sympathique qui ne soit pas linéaire.

A mon sens, la Nissan GT-R possède le V6 biturbo actuel le plus agréable à écouter. Quel est votre avis ? Peut-être que la nouvelle Honda NSX pourra rivaliser ?

> Lisez aussi : Du nouveau pour la Nissan GT-R, mais sans hausse de prix

Du nouveau pour la Nissan GT-R, mais sans hausse de prix

Du nouveau pour la Nissan GT-R, mais sans hausse de prix

Après un aperçu des nouveautés en fin d’année dernière, Nissan France détaille les évolutions pour 2015 de sa GT-R qui en profite pour conserver le même prix de base depuis 2013 et gagner une nouvelle finition « Track Edition ».

Evolution continue de la supercar japonaise

Depuis son apparition en 2007, le constructeur ne cesse de peaufiner son bolide en l’améliorant chaque année par petites touches (Nissan parle de l’esprit japonais « kaizen » pour « évolution permanente »). Le millésime 2015 ne change pas d’apparence. Néanmoins, quelques modifications invisibles devraient améliorer l’expérience derrière son volant.

Nissan GT-R 2015 3-4 avant

Le coupé proposant toujours 550 ch de son V6 3,8 l biturbo a donc le droit à une suspension modifiée permettant d’obtenir une maniabilité, précision et tenue de route en hausse. En outre, les freins ont été également revus dans le but d’augmenter le ressenti et diminuer les bruits. De nouveaux silent-blocs viennent amoindrir les vibrations dans la direction. L’habitacle est maintenant mieux insonorisé. La version la plus puissante représentée par la Nismo de 600 ch demeure inchangée.

Nissan GT-R 2015 avant Nissan GT-R 2015 3-4 arriere

Du côté des tarifs, la Premium Edition débute à 94 200 € pour la troisième année consécutive (pour rappel, le prix de lancement en 2009 était de 82 550 € avec 485 ch). La Black Edition se paie 95 300 €, la Gentleman Edition 98 200 € et la Track Edition 108 800 €. Cette dernière possède la structure, les trains roulants, les roues et les freins de la Nismo, mais en conservant les 550 ch et le design de la Black Edition. A noter qu’elle reçoit aussi un spoiler avant avec prises d’air, des suspensions revisitées, une carrosserie rigidifiée et des jantes Rays en aluminium forgé équipées de pneus spéciaux Dunlop SP Sport Maxx GT DSST.

Nissan GT-R 2015 BVA6

Au chapitre des options, on relève l’arrivée des jantes Spec V allégées Rays sur la Black Edition (+ 2 000 €), l’Aileron Carbone sur la Black Edition et Track Edition (+ 5 500 €) et le Pack Carbone comprenant l’aileron carbone et une malle carbone peinte ton caisse à l’extérieur (+ 7 500 €) disponible sur les même niveaux de finition. Les acheteurs d’une Nismo peuvent toujours installer un échappement titane (+ 8 300 €) pour mieux entendre chanter leur GT-R.

La future Nissan Leaf imaginée avec des lignes séduisantes

La future Nissan Leaf imaginée avec des lignes séduisantes

Pour une raison inexpliquée, la plupart des voitures électriques sont dotées d’un design à part et pas souvent réussi. La Nissan Leaf fait à mon sens partie de cette catégorie. Et si la génération suivante gagnait en style ?

Une Leaf enfin sexy ?

C’est grâce à l’illustrateur Theophilus Chin que l’on peut avoir sous les yeux un premier aperçu de ce à quoi pourrait ressembler la future génération de la Leaf. Le SUV Murano et la compacte Pulsar ont servi de base à ces images particulièrement réussies et crédibles.

Les optiques en boomerang sont issues du Murano, tandis que les flancs sont hérités de la Pulsar

Les optiques en boomerang sont issues du Murano, tandis que les flancs sont hérités de la Pulsar

D’après les rumeurs, le style sera en tous cas beaucoup plus consensuel que celui que l’on connaît actuellement. De quoi battre les plus de 180 000 unités vendues jusqu’à présent ? Certainement, car lors de sa présentation en 2016, la Leaf II dévoilera tout une série d’améliorations avec notamment plusieurs niveaux de puissance pour ses batteries à l’image de ce que fait Tesla. La plus grosse capacité pourrait dépasser les 200 km d’autonomie contre environ 150 km aujourd’hui.

La partie arrière, qui paraît presque réelle tant l'illustration est soignée, reçoit également des blocs optique en forme de boomerang

La partie arrière, qui paraît presque réelle tant l’illustration est soignée, reçoit également des blocs optique en forme de boomerang

Il faut dire que la Japonaise n’est plus seule sur son marché avec l’arrivée de concurrents tels que les Volkswagen e-Golf et Kia Soul EV pouvant se passer d’une prise électrique un peu plus longtemps avec respectivement une distance de 190 et 200 km avec une seule charge.

A suivre.

Le Nissan Juke-R en glisse sur une piste d’aéroport

Le Nissan Juke-R en glisse sur une piste d’aéroport

Fin juin, Florent vous présentait le Nissan Juke-R (lire : Nissan : le Juke-R est de retour avec 600 ch !). Un engin complètement démentiel qu’il nous tardait de découvrir en action…

Le SUV le plus délirant

Après le Juke-R présenté en 2011 avec 485 ch, voici le Juke-R 2.0 qui emprunte cette fois-ci le V6 3,8 l biturbo de la GT-R de 2015. Cela signifie donc que le SUV a le droit à la dernière évolution du bloc atteignant les 600 ch !

Nissan Juke R 2-0 600 ch 2015

Le Juke-R est encore moins raisonnable qu’une GT-R !

Une puissance délirante pour ce type d’auto. Il a donc fallu trouver un grand espace dégagé pour s’amuser avec le Nissan Juke-R 2.0. Pour cela, rien de mieux qu’une piste d’aéroport ! La vidéo visible ci-dessous permet d’apprécier quelques belles glissades et également la sonorité moteur du bolide !

Il reste maintenant à savoir si la marque japonaise proposera à nouveau son Juke-R à la vente en très peu d’exemplaires comme cela avait été fait pour la génération précédente. Pour rappel, le prix de vente était particulièrement costaud. Ses rares propriétaires ont dû débourser la somme de 500 000 € !…

Pour quelles satisfactions ? Celles de ridiculiser quelques supercars italiennes et de conduire le SUV le plus puissant au monde !

Crédit image : vidéo YouTube

Nissan : le Juke-R est de retour avec 600 ch !

Nissan : le Juke-R est de retour avec 600 ch !

Osé. Voilà un adjectif qui résume bien le Nissan Juke. On pense évidemment au design très original de ce petit crossover, qui est son principal atout (déjà 600.000 ventes en Europe depuis le lancement en 2010). On a aussi en tête la déclinaison Nismo RS avec bloc de 218 ch alors qu’un Captur plafonne à 120 ch… Mais il y a aussi le délirant R.

2.0

Avec lui, Nissan a inventé le concept du crossover-supercar. La recette était simple : prendre le moteur et la plate-forme de la GT-R et l’habiller avec une carrosserie et un habitacle de Juke. Ce fut d’abord un proto… puis il y a eu une production en toute petite série.

Le Juke n'est pas du genre discret à la base. Avec une telle tenue, il l'est encore moins !

Le Juke n’est pas du genre discret à la base. Avec une telle tenue, il l’est encore moins !

A l’occasion des cinq ans de l’auto, Nissan dévoile une version 2.0 du Juke-R. Il ne précise pas pour l’instant si une nouvelle commercialisation est prévue, mais l’engin est apte à prendre la route. Il fera ses premiers tours de roues lors du Festival of Speed de Goodwood, entre les bottes de paille.

Le plein de carbone

Le nouveau Juke-R adopte les nouveaux éléments esthétiques des versions normales, notamment les projecteurs supérieurs en forme de boomerang. Le bouclier avant a été intégralement redessiné, avec des prises d’air nettement plus grandes pour améliorer le refroidissement du moteur. Il est réalisé en fibre de carbone, tout comme l’aileron, les élargisseurs d’ailes, les bas de caisse et le bouclier arrière. Ce dernier intègre un diffuseur et deux sorties d’échappement.

Nissan Juke-r- 2015 - 6 Nissan Juke-r- 2015 - 2 Nissan Juke-r- 2015 - 5

Les jantes sont empruntées à la GT-R millésime 2015. La supercar de la firme asiatique fournit un autre élément très important : son moteur essence. Mais pas celui de n’importe quelle version : celui de la déclinaison Nismo, qui annonce 600 ch ! De quoi faire de ce Juke le SUV le plus puissant du marché, devant les nouveaux Mercedes GLE et GLE Coupé en 63 AMG (585 ch).

Aucun chiffre de performance n’a été donné. D’ailleurs, Nissan est plutôt avare en informations techniques et ne montre pas l’habitacle.

La Nissan 370Z doit se réinventer pour survivre

La Nissan 370Z doit se réinventer pour survivre

La Nissan 370Z, ce coupé sportif commercialisé depuis 2009, arrive à la fin de sa carrière. D’après une interview réalisée lors des 24 Heures du Mans par Autoblog, il semble bien que la suite – qui devrait s’appeler 390Z – ne se passera pas comme on aurait pu l’imaginer…

Un gros coupé dont la formule ne fonctionne plus

En effet, le 370Z est en crise. Si la recette avait fonctionné avec la génération précédente qu’est la 350Z, le modèle actuel ne rencontre pas le même succès. Par conséquent, chez Nissan on est en train d’étudier les suites potentielles… Pour Shiro Nakamura, chef du design de la marque japonaise, il faut une voiture « plus pratique et attrayant[e] pour les jeunes clients ». La Datsun 240Z lancée en 1969 semble toute désignée pour devenir l’inspiratrice de la remplaçante de la 370Z…

La Datsun 240Z de 1969 (appelée Nissan Fairlady Z au Japon)

La Datsun 240Z de 1969 (appelée Nissan Fairlady Z au Japon)

Le but étant de proposer une Z avec un gabarit plus réduit et un poids en baisse pour un prix moins conséquent. Nissan abandonnera-t-il son V6 atmosphérique que l’on connaît actuellement ? C’est une possibilité. Tout comme le fait de retrouver dans le prochain coupé un quatre-cylindres turbo de 1,6 l ou sans doute le 1,8 l qui est en cours de développement. Ce serait d’ailleurs la mécanique qui irait se loger sous le capot des Qashqai Nismo et Pulsar Nismo !

Chez Abcmoteur, on aurait aimé voir en série les concepts IDx Freeflow et Nismo, mais Nissan ne compte pas se positionner sur ce segment, ni sur celui de la Mazda MX-5 ou des Toyota GT86 (lire notre essai) et Subaru BRZ. La traction GTR-LM (lire : Nissan GT-R LM Nismo : Nissan is back) engagée en LM P1 lors des derniers 24 Heures du Mans serait quelque chose d’unique qui pourrait servir de base au successeur de la 370Z. Voilà qui dit…

A suivre, la situation semble encore indécise du côté des Nippons !

La Porsche 911 GT3 a trouvé à qui parler

La Porsche 911 GT3 a trouvé à qui parler

Pour débuter le dernier week-end du mois de mai – déjà ! –, je vous propose une vidéo insolite tournée en Allemagne nous rappelant que l’on trouve toujours quelqu’un pour se faire dépasser, même en étant au volant d’une Porsche 911 991 GT3 de 475 ch !

Une invitée inattendue

La scène débute avec un homme en train de conduire dynamiquement sa Nissan 350Z sur une voie d’entrée d’autoroute. Les pneus gémissent légèrement. Le ton est donné.

La réaction du conducteur est à découvrir dans la vidéo !

La réaction du conducteur est à découvrir dans la vidéo !

Coup de chance, ce monsieur s’insère à côté d’une 911 GT3 ! Il n’aura pas fallu 5 secondes avant que les deux autos accélèrent pleine charge. La bataille n’était pas gagnée d’avance pour la Porsche, car la Japonaise a reçu une préparation visiblement assez poussée ! Pour rappel, elle fut proposée d’origine jusqu’à 313 ch. Toutefois, le plus surprenant reste à venir, puisqu’une petite Volkswagen Golf I s’approche rapidement…

La vidéo sur l’Autobahn

Pour découvrir la suite, je vous invite à regarder la courte vidéo située ci-dessous. Il faut avouer que la scène est particulièrement cocasse !

La seule information dont on dispose sur la Golf qui dépose les deux sportives, c’est qu’elle est en transmission intégrale. Je serais curieux de connaître quel moteur a été logé sous le capot !

Crédit image : vidéo YouTube « A 350Z Procharger challenges a Porsche 991 GT3 … and then this happens! »

Laquelle de ces supercars passera devant la Kawasaki H2R ?

Laquelle de ces supercars passera devant la Kawasaki H2R ?

Une moto de 200 ch pour un poids de 200 kg profite déjà de performances exceptionnelles. En présentant la Ninja H2R, Kawasaki ridicule la concurrence, même les machines roulant en MotoGP ne disposent pas d’autant de puissance ! Voilà donc une bonne occasion de comparer cet engin sur deux roues aux références des voitures sportives actuelles.

La puissance ne fait pas tout

Au menu de ce drag race, nous avons une Bugatti Veyron tunée à 1 200 ch, une McLaren MP4-12C de 625 ch et une Nissan GT-R tunée à… 1 350 ch ! Comme vous l’avez vu lors de cet affrontement entre la Ferrari LaFerrai et la Koenigsegg Agera disposant d’un nombre de chevaux similaire, le démarrage et le résultat en bout de ligne droite sont bien différents. Qu’en sera-t-il avec cette moto et ces trois supercars ?

drag race Kawasaki H2R vs Bugatti Veyron

Trois duels pour la Ninja H2R

En regardant les fiches techniques, c’est bien la H2R qui a l’avantage avec un ratio de 1,50 ch/kg en affichant 326 ch et 216 kg. Cependant, vous allez voir que l’une de ces trois autos va quand même réussir à passer devant cette Japonaise compressée !…

Crédit image : capture vidéo YouTube « Kawasaki H2R vs Bugatti Veyron Supercar – 1/2 Mile Airstrip Race 2 »