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Essai : 2 000 km en Nissan Juke (2021), que vaut le crossover au quotidien ?

Le principal atout du Juke reste son physique atypique, mais le petit SUV n’oublie pas pour autant de proposer des prestations honnêtes au volant.

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Fer de lancer du segment des crossovers urbains, le Juke 1ère génération a su trouver son public puisque 1,5 million d’exemplaires ont été vendus dans le monde. 2019 a vu l’arrivée de l’actuelle version du Juke, dont le design plus inspiré et tranchant est bien dans l’air du temps. Les rondeurs sont toujours là, mais de nombreux choix esthétiques opérés rendent le nippon plus mature qu’il ne l’était. Fini les phares perchés sur le capot, ce sont désormais deux fines barres de LED qui forment la signature lumineuse, tandis que les blocs optiques rond du pare-chocs avant sont conservés mais repensés. La calandre adopte pour sa part un V bien plus prononcé. La silhouette change assez peu, avec des portes arrière dont les poignées sont toujours cachées dans les montants. L’arrière fait sa petite révolution en revanche, notamment au niveau du hayon plus vertical et des feux désormais en position horizontale.

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Sans en faire trop, le Juke s’est bien modernisé et reste, deux ans après sa présentation officielle, toujours dans le coup.

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Un constat qui vaut aussi pour l’habitacle, simple mais agréable à l’œil. Les aérateurs ronds donnent un petit côté Mercedes assez flatteur, mais la comparaison avec le premium s’arrête là. Du fait d’un tarif plutôt accessible, le Nissan fait forcément appel à des matériaux assez basiques. On trouve beaucoup de plastiques durs, notamment en partie basse de de l’habitacle et au niveau des buses d’aération. Il est toutefois bon de noter que sur notre finition haute N-Design, la planche de bord moussée et colorée relève grandement le niveau, tandis que les surpiqures contrastées sur les sièges sport -confortables malgré une position de conduite perfectible- participent aussi à l’ambiance.

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De même, l’équipement est très complet et rien ne manque à l’appel. Il faut toutefois composer avec un écran tactile qui n’est pas des plus réactifs et dont les graphismes sont d’une autre époque. Durant l’essai, nous avons aussi relever qu’il vaut mieux faire confiance à Maps via CarPlay ou Android Auto qu’utiliser le GPS livré de série, dont les itinéraires ne sont pas toujours optimisés. Il n’y a pas grand-chose à dire niveau habitabilité, le Juke étant tout à fait viable pour quatre adultes de taille moyenne sans pour autant briller par une sensation d’espace exceptionnelle. Le coffre sera en revanche un peu juste pour partir en vacances à plus de deux personnes et les 422 l annoncés par la marque semblent bien optimistes.

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Plutôt confortable… Sauf en ville

Quand vient l’heure d’aligner les kilomètres, le Juke s’en sort plutôt bien. Il offre un confort de suspension décent avec des jantes de tailles raisonnables (17 pouces sur notre modèle d’essai, évitez les 19 pouces optionnelles !) et gère correctement les ondulations. En revanche il fait preuve d’une certaine fermeté sur les petits raccords et autres aspérités du bitume, ce qui l’empêche de prétendre à un moelleux enviable. Malgré tout, les suspensions restent assez souples et le roulis est prononcé si on le brusque, ce que le petit crossover n’aime pas du tout. Le moteur va aussi dans ce sens.

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Le Juke n’est disponible qu’avec un 3-cylindres essence de 114 ch et 180 Nm de couple (200 pendant quelques secondes, en overboost). Il est bien dimensionné pour le crossover qui ne pèse que 1 186 kg en ordre de marche et permet tout à fait d’envisager des trajets autoroutiers, où les bruits d’air seront plus contraignants que la modeste puissance du bloc. Ceci étant dit, il faut tout de même anticiper les dépassements, surtout avec plus de deux personnes à bord.

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Cela oblige à jouer du levier avec la boite manuelle, dont la commande est assez précise mais lente. Une boîte automatique à double embrayage existe aussi en option (1 700 €). Sur notre périple mêlant réseau secondaire, voies rapides et ville, la consommation s’est stabilisée à 7,3 l/100 km, une valeur honnête sachant que le bloc tourne déjà vite sur autoroute (environ 3 000 tr/min à 135 km/h).

Tarifs adéquats

Le Nissan Juke est disponible à partir de 20 790 €, ce qui reflète bien son positionnement. Plus valorisant qu’un Kia Stonic mais en-dessous d’un Renault Captur, il conviendra bien à ceux qui veulent une auto au physique atypique tout en profitant de qualités routières honnêtes. Pour notre version haut de gamme, comptez 27 840 € avec un équipement de série conséquent : sièges avant et pare-brise chauffant, clim’ auto, services connectés, caméra de recul… De quoi en faire un crossover urbain recommandable, si vous pouvez vous accommoder du confort ferme en ville.

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Jalil Chaouite

Jalil Chaouite

Tant que ça roule, ça me plait... Ou presque. En tout cas je suis toujours curieux d'essayer tout ce que je peux, pour multiplier les points de comparaison. Je mentirais si je disais que je ne préfère pas une sportive à une banale citadine, mais je mets un point d'honneur à aborder chaque nouvel essai avec la même neutralité. Mes avis sont en général très tranchés, mais je ne suis jamais fermé à la discussion ! Bonne lecture :)

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