Essai Renault Talisman : séduisante, mais elle manque de raffinement

Essai Renault Talisman : séduisante, mais elle manque de raffinement

En 2015, Renault a arrêté ses Laguna et Latitude pour laisser la place à sa toute nouvelle berline : la Talisman. Une auto qui aura beaucoup à faire pour s’imposer, tant les deux modèles la précédant n’ont pas marqué les esprits.

essai Renault Talisman

La Talisman devra aussi tenir tête à ses rivales bien installées et séduire une clientèle qui est de moins en moins nombreuse à craquer pour une berline familiale souvent jugée « trop classique ».  Abcmoteur est donc parti en Italie, aux alentours de Florence, pour l’essai de celle qui devrait porter bonheur au Losange comme son patronyme le laisse imaginer…

Adieu la banalité !

Les photos officielles ne mentaient pas : la Talisman n’est pas du genre à passer inaperçue. Elle cède que de 4 cm en longueur à une BMW Série 5 qui est plus large que d’un seul centimètre, c’est dire !

Renault Talisman arriere-5

Pour continuer la comparaison, un certain nombre d’entre nous l’avait trouvé un peu trop germanique dans son style. En l’ayant sous les yeux, cette impression disparaît quelque peu. Il est vrai que de face, le regard se trouve aimanté par l’énorme calandre ! Je pense qu’elle est pour le coup plus impressionnante en réel que sur les images constructeur. Les optiques à led et leur décroché en forme de « C » contribuent à donner beaucoup de présence à la proue de la Talisman.

Renault Talisman avant-4 Renault Talisman avant-5

La hauteur réduite du vitrage délimité par un jonc de chrome et les jantes de 19 pouces participent à cette allure imposante et statutaire. Sous cet angle, la Volkswagen Passat (lire notre essai) est bien plus classique. La ligne de caisse est parfaitement horizontale. La troisième et dernière vitre est sur la portière, contrairement à la Talisman qui a choisi de garder cette partie fixée.

Renault Talisman profil

4,84 m de long, cela commence à faire ! Une Laguna se contentait de 15 cm de moins.

Renault Talisman vitrage lateral Renault Talisman jante

Une fois à l’arrière de la voiture, je constate que le même objectif a été visé : se faire remarquer. Les feux très étirés et allumés de nuit comme de jour se repèrent facilement dans la circulation. L’avantage de ce dessin est d’apporter une certaine originalité à la poupe qui devient bien moins ennuyeuse à regarder. En revanche, les sorties d’échappement larges et chromées – très à la mode en ce moment – ne sont pas du meilleur goût selon moi…

Renault Talisman arriere Renault Talisman arriere-4

Renault nous propose donc un revirement stylistique complet après des Laguna et Latitude bien tranquilles d’un point de vue stylistique. Un choix globalement bien exécuté par le designer Laurens van den Acker qui ne cesse de dynamiser l’image du Losange. Allons donc voir l’habitacle pour constater si ce bouleversement se retrouve également à l’intérieur…

Encore un petit effort ?

La présentation intérieure de la Talisman n’a plus rien à voir avec celle de la Laguna (lire notre essai). L’élément le plus marquant est ce grand écran de 8,7 pouces en position verticale qui se tient entre le conducteur et le passager. Exit le minuscule écran de son prédécesseur qui était encastré ! Ici, c’est tactile et intuitif. Les habitués des smartphones seront rapidement à l’aise. La verticalité de la planche de bord et la diminution du nombre de boutons changent aussi avec sa devancière qui avait adopté une console centrale flottante et de nombreuses petites touches. La nouvelle planche dégage un sentiment de robustesse, mais est en contre-partie plus envahissante…

Renault Talisman interieur

Le bandeau clair de cette version Initiale Paris est bienvenu pour éclaircir l’ensemble

Renault Talisman R-Link 2 climatisation

Le volant à trois branches présente mieux et reçoit des commandes supplémentaires, notamment pour le régulateur de vitesse adaptatif, la commande vocale et le téléphone. Le tableau de bord délaisse les traditionnelles aiguilles pour la vitesse et le compte-tours au profit d’un écran à l’affichage personnalisable. Les sièges généreux et les appui-têtes de type « classe affaire » sont confortables. De quoi trouver une position de conduite reposante.

Renault Talisman volant Renault Talisman compteurs Renault Talisman sieges

Renault Talisman places arriere

L’espace à bord est bon à l’exception de la garde au toit un peu plus juste. Le coffre atteint 608 l en comprenant l’espace sous le plancher, autrement il est de 515 l.

Au final, la Talisman possède un habitacle confortable et fonctionnel. Un regret tout de même sur l’aspect général des matériaux que je trouve sans plus. Le positionnement n’est bien entendu pas premium, néanmoins, à ce niveau de gamme – et plus particulièrement en finition Initiale Paris – davantage de raffinement serait appréciable. Cela dit, il nous reste encore à en prendre son volant !

A elle les longs parcours ?

En partant de l’aéroport de Florence, je me rends rapidement compte que l’amortissement piloté est typé confort. Les ralentisseurs passent en douceur et globalement la suspension est prévenante. Un point qui a son importance lorsque plusieurs centaines de kilomètres vous attendent et que le réseau routier est en piteux état. Il est alors dommage que l’insonorisation n’ait pas été plus travaillée. Les bruits de roulement remontent dans l’habitacle sur voie rapide. Le vitrage latéral feuilleté de l’Initiale Paris ne changeant pas grand chose.

Renault Talisman dynamique-8 Renault Talisman conduite-3

Pendant ces deux jours d’essai, nous avions à notre disposition le diesel dCi 160 et l’essence TCe 200 qui représentent tous les deux les puissances les plus élevées disponibles par type carburant. Le premier qui est associé à la boîte de vitesses automatique à double embrayage EDC6 se montre suffisamment discret et coupleux (les 380 Nm de couple n’étant pas anodins). En prenant ensuite le bloc de 200 ch, je pensais bénéficier d’un peu de tonus supplémentaire. En réalité, les relances sont pas aussi vives qu’espérées. Les 260 Nm sont pas suffisants et l’EDC7 ne se montre pas très réactive en écrasant l’accélérateur. Pourtant, le poids annoncé de 1 430 kg (à vide en ordre de marche sans option) ne paraît pas trop conséquent, d’autant plus le diesel de 160 essayé avant accuse 88 kg de plus sur la balance.

Renault Talisman dynamique-7

Renault Talisman conduite

Le moteur essence de 200 ch a beau décrocher le 0 à 100 km en 7,6 s, soit près de 2 s de moins que le dCi 160, il manque de coffre

La direction paramétrée par défaut est un peu trop légère pour une conduite dynamique. Heureusement, le sélecteur de mode de conduite baptisé « Multi-Sense » est là pour ajuster à l’envie le caractère de l’auto. Il est ainsi possible de choisir entre Eco, Confort, Neutre, Sport ou Personnalisé. De Eco à Neutre, la suspension est vraiment molle sans pour autant que le roulis soit trop présent. Le châssis 4Control permettant de l’annuler en partie grâce à ses quatre roues directrices. En mode Sport, le volant devient suffisamment ferme, tandis que la caisse est mieux maintenue. C’est à ce moment-là que l’on peut se rendre compte que des virages, même serrés, n’effraient pas la Talisman qui reste imperturbable.

Renault Talisman R-Link 2 Multi-Sense Renault Talisman dynamique-3

Renault Talisman dynamique-9

Les quatre roues directrices sont un vrai plus. Autant pour améliorer le comportement en stabilisant et en aidant à tourner la voiture, que pour manœuvrer plus court dans un parking (diamètre de braquage de 11,3 m, soit 80 cm de moins que la version deux roues motrices)

Assurément, la Renault Talisman vous permettra de rouler longtemps sans être trop fatigué. La douceur de l’amortissement étant vraiment appréciable. Un peu comme pour l’habitacle, je regrette que Renault n’ait pas poussé le curseur un peu plus loin pour le silence à bord et les performances des deux blocs les plus pêchus de sa gamme de motorisations.

Ce qu’il faut en retenir

Les plusLes moins
– le design réussi
– le bon confort
– le rapport prix/équipements
– les apports du 4Control
– la finition que l’on aimerait plus raffinée
– les bruits de roulement
– la réactivité de la boîte (un peu mieux en EDC7)
– les performances du dCi 160 et surtout du TCe 200
Modèles essayésPrix (hors options)
logo-renaultRenault Talisman dCi 160 EDC6 4Control Initiale Paris
Renault Talisman TCe 200 EDC7 4Control Intens
41 000 €
35 800 €
Modèles concurrentsPrix (hors options)
Peugeot LogoPeugeot 508 2014 berlinePeugeot 508 GT 2,0 l HDi 180 EAT6 – 41 400 €
logo volkswagenVW-Passat-8Volkswagen Passat Confortline 2,0 l TDI 150 DSG 6 – 35 190 €

Montez avec nous à bord de la Talisman

Les routes italiennes ont leur charme, surtout lorsqu’il neige !

Qui va-t-elle séduire ?

Indéniablement, la Talisman corrige le défaut le plus visible de ses grandes sœurs en adoptant un style affirmé et réussi. Un élément qui a son importance dans la catégorie des berlines familiales. Son autre force vient de la souplesse de sa suspension offrant un très bon confort à ses occupants qui apprécieront sur les longs trajets. A l’inverse, l’insonorisation et les moteurs les plus puissants décevront les grands rouleurs recherchant une auto silencieuse offrant de bonnes reprises.

Renault Talisman avant-11

Finalement, les prix compétitifs proposés par Renault laissent penser que ce sont les versions d’entrée de gamme qui seront les plus vendues. Les premiers niveaux de finition sont d’ailleurs bien dotés. De base, la finition Life comprend la climatisation bi-zone, les aérateurs pour les places arrière, les compteurs numériques, les rétroviseurs électriques, régulateur et limiteur de vitesse… pour 27 900 € avec le dCi 110 ch. Malheureusement, il ne sera pas possible à ce tarif de profiter des avantages du 4Control (+ 1 700 € avec l’amortissement piloté) réservé aux versions plus hautes…

Fiche technique Renault Talisman dCi 160 EDC6

Informations générales
Commercialisation2015
PaysFrance
Carburant/énergiediesel
Prix du neufà partir de 36 500 €
Mécanique
Cylindréequatre-cylindres 1,6 l turbo
Puissance160 ch à 4 000 tours/min
Couple380 Nm à 1 750 tours/min
Transmissionavant (traction)
Performances
Vitesse max215 km/h
0 à 100 km/h9,4 s
Consommationcycle mixte : 4,4 l aux 100 km
Rejets de CO2115 g/km
Poids et mesures
Poids à vide1 518 kg
DimensionsL : 4,84 m / l : 1,86 m / h : 1,46 m
Réservoir52 litres (47 l avec 4Control)
Volume de coffre608 à 1 022 litres
Pneumatiques AV/AR245/40 R19 – 245/40 R19

Equipements Renault Talisman dCi 160 EDC6 4Control Initiale Paris

> En série :

  • Jantes alliage 19 pouces
  • Optiques avant et arrière à led
  • Sellerie et volant en cuir
  • Bose Surround System
  • Affichage tête-haute
  • Régulateur de vitesse adaptatif
  • Rétroviseurs extérieur dégivrant, réglages et rabattables électriquement
  • Climatisation automatique bi-zone
  • Aide au parking avant et arrière
  • Carte main libre
  • Sièges électriques et chauffants
  • Vitrage latéral feuilleté
  • Amortissement piloté et châssis 4Control
  • Alerte de survitesse avec reconnaissance des panneaux de signalisation
  • Freinage actif d’urgence
  • Avertisseur d’angles morts

> En option :

  • Pack Hiver Initiale Paris (volant chauffant, lave-phares, buses de lave-glace chauffantes) :  350 €
MULTI-SENSE : la conduite à la carte selon Renault

MULTI-SENSE : la conduite à la carte selon Renault

Article en partenariat avec Renault. Le contenu de cet article est le mien.

Suivant les situations, nous n’avons pas envie de conduire de la même manière. Pour répondre à ce besoin changeant, Renault a implanté dans ses derniers modèles (Espace, Talisman, Megane et Scenic) le système MULTI-SENSE. Voyons donc plus en détails comment fonctionne ce sélecteur de mode de conduite…

Personnaliser le comportement et l’ambiance à bord

Tout d’abord, sachez que le MULTI-SENSE est forcément accompagné du R-LINK 2 dont nous vous en avions parlé précédemment. Pour accéder au sélecteur de mode de conduite de Renault, il suffit d’utiliser le bouton qui lui est dédié sur la console centrale ou bien de passer par les menus de l’écran tactile. Cela permet de choisir entre cinq modes : Neutre, Sport, Confort, Personnalisé et Eco.

Renault Megane 4 GT dynamique

Les versions GT (comme la Megane GT en photo ci-dessus) profitent d’un bouton R.S. Drive pour accéder directement au mode Sport

Suivant le profil que l’on a sélectionné, la voiture va modifier un certain nombre de paramètres afin de privilégier la sportivité par exemple. Dans ce cas, la sensation de poussée va être plus marquée grâce à la pédale d’accélérateur et au moteur qui deviennent plus alertes. Si l’auto est équipée de la boîte de vitesses automatique EDC, le temps de passage des rapports sera raccourci afin de gagner du temps. La direction va également se durcir, tout comme la suspension à la condition que cette dernière soit pilotée (Espace et Talisman).

molette Renault Espace V

Le MULTI-SENSE (le bouton juste avant la molette) permet aussi de choisir entre cinq ambiances lumineuses : bleu, sépia, rouge, vert et violet

A l’usage, le MULTI-SENSE se montre efficace. Les différents modes permettent bien de se rendre compte des ajustements effectués en terme de dynamique et de confort notamment. La sonorité moteur amplifiée par un générateur de son peut être configurée en Neutre, Confort ou Sport afin de coller à l’envie du conducteur. En Sport, le rendu est honnête, quand d’autres constructeurs livrent un résultat trop artificiel.

Cet article sur le MULTI-SENSE est le dernier de notre série consacrée aux nouvelles technologies Renault. Abcmoteur vous fera découvrir prochainement les coulisses du tournage de la Megane GT Experience.

Les 5 nouveaux défis de Renault

Les 5 nouveaux défis de Renault

La présentation du nouveau Scénic à Genève marque la fin d’un cycle pour Renault, celui de son renouvellement à vitesse grand V, lancé fin 2012 avec la Clio IV. Kangoo excepté, et dans l’attente du lancement de variantes comme le Grand Scénic, toute la gamme Renault a été revue sous la houlette du designer Laurens van den Acker.

Gamme Renault 2

Une transformation qui a rajeuni l’image de la marque et redonné l’envie d’acheter une Renault pour d’autres considérations qu’un prix promo ou un garage proche. Le plus dur est à venir pour le Losange. Il faut maintenant consolider cette nouvelle base et, surtout, l’améliorer pour éviter l’effet de mode passager. Voici les 5 points sur lesquels le Losange doit désormais progresser.

1- Vraiment soigner la finition

Renault a beau clamer que ses dernières réalisations ont fait de gros progrès, la marque est encore loin du compte en matière de finition. Attention, ici, il est question de la qualité à bord des autos. Côté fiabilité, la firme n’a pas à rougir face à la concurrence, même si les soucis électroniques sont de retour depuis le nouvel Espace (lire notre essai), qui inaugurait une foule de nouveaux équipements chez Renault.

habitacle Renault Espace V

Pour le Losange, le problème de qualité a deux visages. D’un côté, des petits modèles vraiment indignes, de l’autre, des grands véhicules dont les détails ne sont pas soignés. En ce qui concerne les modèles d’entrée de gamme, Renault a fait le choix d’une finition à minima pour améliorer la rentabilité des autos. Mais le Losange a vraiment poussé le bouchon loin et les mécontentements se multiplient parmi les propriétaires de Clio et Captur. Attention au contre-coup au moment où les clients changeront de voiture.

Pour les grandes autos, beaucoup d’éléments sont bâclés dès que l’on baisse les yeux. Certes, Renault reste un généraliste et n’a jamais souhaité concurrencer Audi. Mais la réalité est éloignée des discours, surtout quand on met en avant un audit chez Mercedes pour l’Espace… Le Losange doit corriger le tir. Peugeot fait par exemple nettement mieux. Espérons que le Losange apprenne de la future Alpine, que l’on nous promet irréprochable.

2- Muscler les moteurs

Les Talisman et Espace plafonnent à 200 ch en essence et 160 ch en diesel ! L’imposant crossover en est presque sous-motorisé. Les gros rouleurs fuient devant une offre de moteurs aussi pauvre. Alors oui, les blocs costauds représentent une faible part des ventes. Mais ils sont importants pour l’image.

Moteur Renault dCi

Que l’on se rassure, Renault n’a pas eu besoin de cet article pour en prendre conscience ! Il faut juste de la patience. Pour l’essence, le quatre cylindres 1.8 turbo que le Losange met actuellement au point pour la nouvelle Alpine devrait se répandre. Si la déclinaison la plus puissante, de 300 ch environ, sera réservée à la Mégane RS, on espère que le modèle 250 ch ira se glisser sous le capot des Talisman et Espace.

Pour le diesel, un nouveau 2.0 dCi biturbo est dans les cartons. Et celui-ci pourrait d’ailleurs être déjà connu. La nouvelle Mercedes Classe E a été présentée avec un inédit 2.0 diesel de 194 ch. Ce moteur pourrait être commun avec Renault, de la même manière que l’étoile s’est appropriée les plus petits blocs gazole du français.

3- Moderniser l’équipement

Avec le nouvel Espace, présenté fin 2014, Renault a comblé un important retard technologique, du moins sur le papier. Le nouveau porte-drapeau de la marque inaugurait ainsi chez Renault le système de stationnement mains-libres, les feux de route automatiques, la suspension pilotée, les différents modes de conduite Multi-Sense… Ces dispositifs ont ensuite été repris par la Talisman et la Mégane.

Mais la technologie évolue sans cesse. Quasiment deux ans plus tard, certains équipements sont déjà dépassés face à des dispositifs de la concurrence plus évolués… ou pire, ne font pas vraiment leurs preuves lors de leur utilisation. Les ingénieurs du Losange ne doivent absolument pas attendre la nouvelle génération de ces véhicules pour une mise à jour.

molette Renault Espace V

Signe encourageant : le nouveau Scénic peaufine déjà le contenu techno. Il va ainsi inaugurer chez Renault le freinage d’urgence avec détection de piéton, l’alerte de fatigue et l’assistant maintien de voie avec correction de trajectoire. Certes, ces équipements sont connus ailleurs. Mais le Losange nous rassure quand à sa capacité d’évolution. Il faut maintenant ne pas rater le prochain virage technologique, avec notamment les systèmes d’autonomisation de la conduite. A Renault de proposer ces technologies en même temps que ses concurrents généralistes.

4- Passer le virage de l’hybride

Il y a 8 ans, Renault ne voulait entendre parler que des électriques, pensant que cette solution enterrerait rapidement les hybrides. Pari à moitié raté, car si les électriques sont encore marginales en 2016, leurs ventes augmentent petit à petit et Renault profitera à l’avenir d’une légitimité sur ce secteur.

Mais à ce jour, la solution technique écolo la plus efficace reste l’hybridation, surtout lorsqu’elle est rechargeable. Un domaine où le Losange est totalement absent. Et il faudra encore attendre pour que les choses changent. La première Renault plug-in devrait être le Kadjar en 2018 ! Consolation pour Renault, ses concurrents Peugeot et Citroën ne feront pas mieux.

En attendant, Renault met en avant l’hybride light qu’il développe sur le dCi 110 et qui devrait être prêt en fin d’année. Il s’agit d’un petit système électrique qui apporte un supplément de couple lors des fortes sollicitations sur l’accélérateur, pour éviter de faire grimper le thermique dans les tours.

Renault hybride

5- Savoir faire évoluer petit à petit le style

Renault peut dire merci à Laurens van den Acker. Grâce au travail du designer néerlandais, les produits du Losange font envie et la gamme est cohérente avec une vraie personnalité. Le plus difficile est pour maintenant : imaginer les remplaçantes de ces nouvelles Renault. Une chose est certaine, Laurens van den Acker l’ayant confirmé : les futurs véhicules feront évoluer le design actuel par petites touches, pour créer des lignées de produits sans rupture, à la manière de ce que pratique Volkswagen… depuis des années.

Mais il faudra éviter de tomber dans deux pièges : s’auto-caricaturer, un peu comme l’a fait Peugeot pour le renouvellement des 206 et 307 avec des 207 et 308 qui forçaient inutilement le trait, et ne pas lasser la clientèle.

Gamme Renault

Rencontre en vidéo avec le Renault Scenic

Rencontre en vidéo avec le Renault Scenic

Les monospaces sont-ils en perte de vitesse ? Certainement ! Pour autant, Renault ne compte pas abandonner son Scenic qu’il vient d’ailleurs de renouveler à l’occasion de salon Genève. Abcmoteur vous emmène donc à sa rencontre…

Changer pour perdurer

Après le concept-car DS E-Tense et la Bugatti Chiron, il est temps de retourner sur terre en vous partageant mon impression sur le Scenic de quatrième génération. La bonne nouvelle, c’est que Renault ne s’est pas contenté de revoir légèrement son modèle qui a terminé l’année 2015 en tant que 7ème meilleure vente sur le marché français. Son allure a été totalement revue !

Renault Scenic IV profil Geneve 2016-2

La face avant est nettement plus expressive ! Les optiques à led arborent une signature lumineuse en forme de « C » comme sur les dernières productions du Losange (Espace, Kadjar, …). Le pare-brise s’agrandit de manière significative, de quoi rappeler son principal rival qu’est le Citroën C4 Picasso. En revanche, le profil dévoilant de grandes roues (20 pouces de série !) et une garde au sol quelque peu surélevée semble bien inspiré par le petit SUV Captur ! Place maintenant à la vidéo pour poursuivre la découverte…

Au terme de cette rencontre, je dois dire que le nouveau Scenic inflige un sérieux coup de vieux à son prédécesseur qui passerait presque pour un utilitaire ! Que dire de ses rivaux tel que le Volkswagen Touran (lire notre essai) ? Si bien sûr le design n’est pas le seul critère d’achat et qu’il nous resterait encore à en prendre son volant pour juger cette auto dans sa totalité, la formule semble convaincante. De plus, Renault sacrifie, certes, les sièges indépendants pour une banquette qui se révèlera au final plus pratique, mais il en profite aussi pour introduire la planche de bord de l’Espace et même des technologiques inédites au sien de sa gamme (détection des piétons, maintien de voie, …).

Renault Scenic IV avant Geneve 2016-8 Renault Scenic IV arriere Geneve 2016-4 Renault Scenic IV sieges Geneve 2016

> Pour en savoir plus, notre article complet : Nouveau Renault Scénic : et en plus, il est joli

Retrouvez bientôt un quatrième épisode (l’Audi Q2) de cette petite série de vidéos commentées consacrées au salon de Genève 2016. N’hésitez pas à réagir et à vous abonner à la chaîne YouTube d’Abcmoteur.

Nouveau Renault Scénic : et en plus, il est joli

Nouveau Renault Scénic : et en plus, il est joli

Il y a une dizaine d’années, Lorie chantait (oui, j’ose une telle citation) : « A 20 ans, on est invincible ». Le Scénic vient d’avoir cet âge… et il n’est pas du tout de cet avis. Le roi doit faire face à une forte baisse de popularité, sa fidèle clientèle se laissant charmer par les princes SUV. Pour conserver son trône, l’inventeur du monospace compact s’est donc réinventé.

Plus sexy

Le Scénic a tout d’abord mis une bonne dose de sex-appeal dans son design. Sans renier ses origines de monospace, avec une silhouette monocorps et de généreuses surfaces vitrées, le nouveau venu se fait plus athlétique et plus galbé. C’est la première fois qu’un Scénic est capable de faire tourner les têtes.

Renault Scenic IV avant Geneve 2016 Renault Scenic IV avant Geneve 2016-4

Pour être à la mode, il se donne sous certains angles, de profil notamment, des airs de crossover. On pense ainsi au Captur… une ressemblance renforcée par la présence d’une carrosserie bi-ton ! Les versions haut de gamme seront ainsi dotées en série d’un toit noir (ou gris lorsque la carrosserie est en noir).

20 pouces de série !

Alors qu’on le pensait plus petit que son prédécesseur, le Scénic prend 4 centimètres en longueur et atteint 4,40 mètres. Il est dévoilé avec d’immenses jantes de 20 pouces… qui seront de série sur toute la gamme ! Renault a fait le choix étonnant de très grands pneumatiques à faible largeur (195 mm), pour réduire la résistance au roulement.

Renault Scenic IV profil Geneve 2016 Renault Scenic IV jante Geneve 2016

Pour ceux qui ont suivi avec attention la présentation des nouvelles Renault, il n’y aura pas de surprise côté planche de bord. La marque au losange a recyclé une bonne partie du tableau de bord du nouvel Espace (lire notre essai). Très valorisant pour les clients du Scénic, nettement moins pour ceux de l’Espace…

Famille, je vous aime

Il y a ainsi une console centrale qui se prolonge et englobe le levier de vitesses, surélevé. Mais elle s’arrête à ce niveau pour laisser la place à un astucieux élément coulissant, très bien pensé. En position avancée, celui-ci fait corps avec la planche de bord. Lorsqu’on le recule, il devient accessible pour les passagers arrière, qui profitent d’un rangement dédié et de plusieurs connectiques USB/jack/12V. Les personnes situées à l’avant ne sont pas lésées puisque apparait alors pour elles des porte-gobelets.

Renault Scenic 2016 - 3 Renault Scenic 2016 - 5 Renault Scenic 2016 - 4

Renault prouve qu’il n’a pas perdu son talent pour concevoir ces petites astuces qui font toute la différence dans ses familiales. Les tablettes au dos des siège sont améliorées pour supporter des tablettes tactiles. Les ingrédients qui ont fait leurs preuves, comme les trappes dans le plancher ou les pare-soleil intégrés sont reconduits.

Modularité simplifiée

Il y a du nouveau du côté de la modularité. Le Scénic abandonne les trois sièges individuels pour une classique banquette 1/3-2/3 ! L’avantage est qu’elle se rabat dans le plancher, alors qu’il fallait avant sortir et stocker les fauteuils. Les deux parties coulissent indépendamment. Elles se replient électriquement depuis le coffre ou la tablette tactile du système R-Link. Le volume de la soute est de 572 litres.

Renault Scenic 2016 - 8 Renault Scenic 2016 - 7

Toujours l’ami des familles, le Scénic souhaite davantage gâter le conducteur. Celui-ci retrouve d’ailleurs une instrumentation face à ses yeux. Les qualités routières devraient progresser dans le même sens, même si le Scénic ne récupère pas le système de roues arrière directrices.

Bientôt un hybride light

La gamme de motorisations ne réserve aucune surprise. En essence, il y a les TCe de 115 et 130 ch. Pour le gazole, le choix se fait entre des dCi de 95, 110, 130 et 160 ch. En fin d’année, Renault lancera sur le bloc dCi 110 une version « Hybrid Assist », qui fonctionne avec un petit moteur électrique alimenté par une batterie 48V. Ce bloc électrique apportera un surcroit de puissance à bas régime et à froid.

Renault Scenic 2016 - 11

Le Scénic met à jour sa liste d’équipements. Mais il ne se contente pas de reprendre les dispositifs vus sur les dernières Renault, comme le parking mains libres, les feux de route automatiques ou l’affichage tête-haute. Il en inaugure de nouveaux. Le freinage d’urgence en ville est ainsi maintenant couplé à une détection des piétons. Le Scénic 4 inaugure également chez Renault l’assistant maintien de voie, qui corrige la trajectoire, et le détecteur de fatigue.

La date de commercialisation est assez vague. Renault écrit dans sa présentation « d’ici la fin de l’année ».

La nouvelle Renault Mégane fait un break à Genève

La nouvelle Renault Mégane fait un break à Genève

Un peu malmenés par les SUV, les breaks n’ont pas dit leur dernier mot ! Ils débarquent même en force à Genève, avec notamment le Kia Optima Sportswagon, le Volvo V90 et cette Renault Mégane Estate.

Soute bien intégrée à la ligne

Si les clients « particuliers » se laissent de plus en plus séduire par les crossovers, les professionnels sont encore très friands des breaks. Les entreprises cherchent du volume et de la praticité. Pour faire des économies, elles ont tendance à délaisser les modèles familiaux pour les compacts, dont les capacités de chargement sont quasiment comparables !

Renault Megane Estate 2016 - 5 Renault Megane Estate 2016 - 4

On comprend alors pourquoi cette variante Estate est très importante dans la gamme Mégane, et pourquoi Renault n’a pas trainé pour la dévoiler. Le break Mégane IV fait ainsi sa première apparition publique six mois après la berline (lire notre essai). L’écart entre les commercialisations devrait être à peu près le même, cette déclinaison étant attendue dans les concessions d’ici cet été.

Si la priorité est donnée au volume, Renault n’en oublie pas le style. La Mégane cache au mieux les 27 centimètres pris en longueur (4,63 mètres). Nous avions un peu peur de l’effet sac à dos sur les premières photos officielles, mais une fois face au véhicule, la greffe de la soute est plutôt réussie. Peut-être que nous nous sommes laissés influencer par le kit carrosserie sportif des véhicules exposés.

Modularité simple et efficace

La Mégane fait parfaitement le lien esthétique entre les Clio et Talisman Estate. De la première, elle reprend le principe de toit flottant avec un montant peint en noir. De la seconde, on retrouve la signature lumineuse, avec des feux qui s’étirent jusqu’au logo.

Renault Megane Estate 2016 - 3 Renault Megane Estate 2016 - 6

Le hayon dégage une large ouverture sur la malle, aux contours réguliers. Le volume est équivalent à celui de l’ancien modèle, 580 litres. Un système de compartimentage permet d’éviter à vos affaires de glisser dans tous les sens.

La banquette se rabat facilement depuis la soute grâce à des tirettes situées sur les côtés. Le plancher du coffre se règle sur deux hauteurs. Avec la position haute, on obtient un plancher plat et une zone de rangement abritée de 50 litres. Des espaces pour glisser des petits objets sont positionnés de chaque côté, dans les parois. Le cache-bagages s’enroule facilement et il a son logement dédié sous le plancher.

De 90 à 205 ch

Par rapport à l’ancienne Mégane, la banquette arrière est plus inclinée (27° au lieu de 25°) pour un meilleur confort. Le dossier du siège passager se rabat, libérant une longueur maximale de chargement de 2,77 mètres, un record dans la catégorie. Pas de changement au niveau du tableau de bord, repris à la berline, ce qui est logique.

Renault Megane Estate 2016 - 2 Renault Megane Estate 2016 - 1

La gamme de motorisations sera aussi similaire avec des blocs diesel 1.5 dCi 90 ou 110 ch et 1.6 dCi 130 ch. En essence, le gros des ventes se fera avec le 1.2 TCe 130 ch, placé au-dessus du TCe 100 ch. La gamme est chapeautée par des GT essence et diesel, avec 1.6 TCe 205 ch et 1.6 dCi 165 ch. Ces variantes sont dotées en série des quatre roues directrices, une première sur le segment !

Nous avons regardé « 2CV-4L, la guerre des petites voitures »

Nous avons regardé « 2CV-4L, la guerre des petites voitures »

Après la Deuxième Guerre Mondiale, la France doit se reconstruire. L’économie du pays n’est pas florissante. L’automobile doit donc se transformer en passant d’un bel objet de luxe à un moyen de transport utilitaire et accessible au plus grand nombre.

Qui de Citroën et Renault sera le plus populaire auprès des Français ?

Pour cela, Citroën produit dès 1948 sa 2 CV. Une auto très rudimentaire de seulement 9 ch qui laisse perplexe lorsqu’elle est dévoilée après avoir été conçue dans le plus grand secret. Le président de l’époque qui soutenait Renault et sa 4 CV lâche un « pourquoi pas » qui veut tout dire…

Deux Renault 4 garées à côté du cinéma Majestic Passy (Paris XVIème) où avait lieu la projection

Deux Renault 4 garées à côté du cinéma Majestic Passy (Paris XVIème) où avait lieu la projection

Pour autant, la « deudeuche » trouve rapidement ses acquéreurs au point que l’attente pour la recevoir pouvait aller jusqu’à… 7 ans ! La France rurale se l’arrache ! La Régie Renault vit mal ce succès. Les ventes de sa 4 CV n’ont pas le vent en poupe… Il faut donc réagir ! En 1961, la Renault 4 pointe le bout de son capot. Immédiatement, la 2 CV se vend 20 % moins bien et Citroën accuse son concurrent d’avoir copié son modèle.

La Citroën 2 CV (crédit : Alan Lewis)

La Citroën 2 CV (crédit : Alan Lewis)

Il faut dire qu’avec ses moteurs plus puissants et sa conception moins ancienne, celle qui est surnommée « 4 L » séduit davantage. Renault utilise aussi le marketing pour vanter les mérites de sa voiture, ce que Citroën se refuse pendant longtemps en comptant sur le bouche-à-oreille.

Ce documentaire passionnant à regarder et réalisé par Thierry Czajko suite à 15 mois de travail sera diffusé sur France 5 jeudi 25 février prochain à 22 h 15. Pendant une petite heure, vous pourrez apprendre énormément de choses sur le contexte des années 1960 et cette guerre sans merci que se livraient les deux marques tricolores… A voir sans hésiter !

Surprise : le nouveau Renault Scénic en fuite

Surprise : le nouveau Renault Scénic en fuite

La journée avait été plutôt calme, sans grande nouveauté marquante. Le cartable était presque rangé. Mais il faut toujours rester à l’affût, les surprises étant fréquentes, surtout à l’approche d’un Salon. Et c’est peu après 17 heures que l’image est apparue sur le Net.

Monospace… mais séduisant

Renault avait prévu de garder le secret sur le nouveau Scénic jusqu’à l’ouverture à la presse du show Suisse, le 1er mars. Mais le plan de communication du losange est donc tombé à l’eau, une fois de plus (cela avait été le cas pour la Mégane IV en septembre dernier). On ne va pas évidemment bouder notre plaisir de découvrir en avance cette voiture très attendue.

Renault-Scenic-4-fuite

Le Scénic fête donc ses 20 ans avec l’arrivée d’une toute nouvelle génération. Contrairement à d’autres constructeurs, Renault n’avait pas l’envie de quitter le marché du monospace compact, qu’il a créé en Europe. Il faut dire que son Scénic continue à bien résister aux assauts des crossovers.

Pour ne pas voir toute sa clientèle fuir vers des SUV plus tendance, le Scénic a soigné son design. Même s’il reste typé monospace, le véhicule du losange est fort attirant avec sa silhouette galbée et râblée.

Bicolore !

L’auto s’inspire fortement du concept R-Space, dévoilé au Salon de Genève en 2012 (photos ci-dessous). C’était il y a quatre ans, une durée importante en automobile. Pourtant, le look du Scénic IV n’est aucunement daté, preuve que le nouveau design du losange est réussi et résiste au temps.

Les 20 ans du Renault Scenic - 14 Les 20 ans du Renault Scenic - 15

Cette première image officielle confirme une rumeur qui se faisait de plus en plus insistante : le Scénic cède à la mode de la personnalisation. Le toit et les montants du pare-brise sont ainsi peints en noir. L’effet est très réussi. D’autres couleurs devraient être proposées.

La partie arrière est encore inconnue, tout comme l’habitacle. Renault peut donc se consoler : il reste encore une part de mystère. A lui donc de réagir et de reprendre la main sur sa communication. Evidemment, nous vous tiendrons au courant, avant notre présentation détaillée en direct du Salon, où ce Scénic sera la star française (vu la qualité du programme PSA, ce n’est pas bien difficile).

> Lisez aussi : « Avant de changer, le Renault Scénic fête ses 20 ans »

Mise à jour : Renault a réagi en communiquant officiellement. Le constructeur lâche ainsi deux images et quelques informations sur son monospace. Il indique que le pare-brise avant offrira une vue panoramique. La garde au sol à été augmentée par rapport au Scenic III, tandis que le porte-à-faux arrière a été réduit et les voies ont été élargies. Voilà qui est de bon augure pour le dynamisme.

Renault Scenic IV-50 Renault Scenic IV-40

Essai Renault Megane GT : seule au monde ?

Essai Renault Megane GT : seule au monde ?

La tendance actuelle parmi les berlines compactes est de proposer une version sportive intermédiaire plus polyvalente. Renault le faisait déjà avec sa Megane III, mais va encore plus loin avec sa Megane IV GT arrivée en janvier dernier dans les concessions.

essai Renault Megane IV GT

Plus voyante, plus puissante et équipée de nombreuses technologies, dont les fameuses quatre roues directrices, la Renault Megane GT a-t-elle les arguments pour inquiéter les Peugeot 308 GT et Ford Focus ST comparées par Arnaud en mars dernier ? Pour le savoir, j’ai essayé la Française sur circuit, soit le lieu idéal pour jauger son potentiel !

Elle a tous les attributs d’une sportive !

Non, ne vous méprenez pas, il ne s’agit pas de la nouvelle Megane RS (l’actuelle est toujours en vente), mais de la Megane IV GT ! Il faut dire que le dernier modèle lancé par le Losange se dote déjà de base d’une allure très expressive ! La version GT venant encore accentuer cette présence visuelle très forte !

Renault Megane IV GT profil-2

A l’avant, il est impossible de manquer le logo de taille imposante relié aux optiques à led par deux barrettes en noir laqué. La grille en nid d’abeille de la calandre et du bouclier donnent le ton, tout comme les deux entrées d’air placées aux extrémités qui ressortent grâce à leur couleur différente du bleu Iron de la carrosserie.

Renault Megane IV GT 3-4 avant

Renault Megane IV GT avant

Le radar de collision est intégré au centre du logo !

Renault Megane IV GT calandre

Le profil n’est pas en reste ! Le renfoncement inférieur muscle cette partie qui dégage une belle impression de dynamisme grâce à une ceinture de caisse haute venant comme rejoindre le pavillon arrière. Les jantes de 18 pouces en gris anthracite se remarquent sans être non plus trop tape-à-l’œil. Une bonne chose…

Renault Megane IV GT profil

Les dimensions évoluent dans le but d’assoir la voiture : 4,35 m de long (+ 6 cm), 2,66 m pour l’empattement (+ 3 cm), 1,44 m en hauteur (- 2 cm)… Les porte-à-faux sont réduits pour rapprocher les roues des extrémités, tandis que les voies sont élargies

Renault Megane IV GT jante 18

De nombreux badges « GT » (calandre, jantes…) et « Renault Sport » (ailes avant, hayon…) s’invitent sur la carrosserie

La poupe est-elle plus agressive que la proue ? La question est posée avec ces deux sorties d’échappement (celle de droite est factice) en forme de losange entourées d’un diffuseur qui ne sera pas loupé des autres automobilistes ! L’inscription « Megane » disparaît du hayon au profit de « Renault Sport » et « GT » afin de ne pas le surcharger d’informations. Juste au-dessus, les feux très étirés au point de se toucher sont allumés en permanence, y compris le jour, à l’image de la Talisman.

Renault Megane IV GT arriere

Renault Megane IV GT 3-4 arriere

Certains pourront reprocher au design de la Megane IV GT d’être un peu chargé…

Renault Megane IV GT diffuseur echappement

En somme, je retiens que Renault poursuit son travail de séduction pour le dessin de ses autos. Une opération débutée sur la Clio IV qui est ici clairement affichée sur la dernière Megane. Votre Renault fera tourner les têtes, vous voilà prévenu !

Sportivité assumée à l’intérieur

Une fois à l’intérieur, je découvre une présentation plus discrète. L’habitacle majoritairement noir est rehaussé d’inserts et de surpiqûres bleues qui rappellent le tempérament de la voiture.

Renault Megane IV GT contre porte

Renault Megane IV GT interieur

Les lignes de la planche de bord sont un peu trop rectilignes à mon goût

La planche de bord est relativement massive, mais surtout elle accueille dans cette configuration ici présente un grand écran tactile de 8,7 pouces en position verticale : le R-Link 2 jouant le rôle de tour de contrôle. A gauche, le volant à trois branches en cuir nappa pleine fleur très légèrement aplati accueille les lettres « GT » sur un fond bleu. Deux grandes palettes pour piloter la boîte et un tableau de bord presque entièrement digital prennent place derrière le cerceau.

Renault Megane GT R Link 2

L’ordinateur de bord repose sur le système R-Link 2 permettant de piloter l’ensemble des fonctions de la voiture (audio, navigation, climatisation, modes conduite avec le Multi-Sense, les ambiances lumineuses, …)

Renault Megane IV GT volant

Renault Megane IV GT compteurs

En concordance avec la plastique extérieure, Renault a choisi d’équiper sa Megane GT de sièges enveloppants avec appuies-tête intégrés. Ils sont en cuir Alcantara et reçoivent des damiers bleus à la hauteur de la tête.

Renault Megane IV GT siege sport

L’éclairage d’ambiance visible sur les contre-portes et le bouton R.S. Drive situé sur la console centrale au-dessus du levier de la boîte de vitesse finissent de me mettre dans l’ambiance. L’atmosphère est sans aucun doute sportive, mais aussi un peu sombre et pas autant raffinée qu’une Peugeot 308 ou encore une Volkswagen Golf qui font figure de références en matière de qualité perçue.

Renault Megane IV GT boite EDC

Renault Megane IV GT places arriere

Renault Megane IV GT coffre

Le coffre cubant à 384 l est un peu plus petit que celui des Focus (406 l) et 308 (420 l)

Une GT… selon Renault Sport

Les présentations étant faites, il me tarde de mettre le contact pour réveiller ce quatre-cylindres 1,6 l turbo de 205 ch issu de la Clio RS (lire notre essai) ! Le circuit de l’Ouest Parisien de Dreux complètement désert et encore humide à cause de la pluie m’attend. Il est prêt à recevoir les quatre enveloppes ContiSportContact !

Renault Megane IV GT dynamique-2

Les premiers tours de roues s’effectuent de façon coulée afin d’apprivoiser tranquillement l’auto et la piste (2,1 km). Cela permet à la boîte à double embrayage laissée en automatique d’être totalement transparente. Les virages s’enchaînent sans difficulté, le train avant ne montrant même pas de signe de faiblesse en dépit de la faible adhérence. Il est donc temps d’augmenter le rythme !

Pour en profiter un maximum, j’appuie sur le bouton R.S. Drive de la console centrale. Ce dernier est un raccourci pour enclencher le mode Sport. La sonorité moteur devient plus marquée sans être trop envahissante ou artificielle comme dans la Clio 4 RS (voir vidéo ci-dessous), la direction se durcit et l’accélérateur devient plus réactif. La boîte en profite aussi pour être plus alerte.

Bien installé dans mon baquet – quoique un peu large au niveau des cuisses pour les gabarits étroits –, je suis bluffé par les quatre roues directrices du 4Control, tout particulièrement dans le serré ! La Megane GT tourne avec une facilité déconcertante accentuée par la réduction de l’angle au volant de 40 % par rapport à une voiture avec seulement deux roues directrices. J’aurais aimé que l’ESP soit déconnectable histoire de ne pas être bridé dans certaines situations. Au regard du positionnement de l’auto, ce n’est pas dramatique. Néanmoins, son potentiel dynamique et le fait que des rivales le proposent font que c’est un peu dommage.

Renault Megane IV GT dynamique-15

Je regrette l’emploi par Renault de palettes fixes (non solidaires au volant). Ainsi, en gardant les deux mains à « 9 heures 15 », il arrive qu’il soit impossible de passer un rapport bien que les palettes soient de grande taille

Renault Megane IV GT dynamique-14

Le Losange se rattrape en introduisant le « Multi-Change Down » offrant la possibilité de rétrograder de trois rapports en une seule fois en maintenant la palette appuyée. Utile pour gagner du temps à l’approche d’un virage inattendu

La force du 4Control est de donner l’impression de pouvoir toujours braquer davantage, même lorsque la trajectoire empruntée n’est pas la meilleure. Par conséquent, le pilotage et également la conduite deviennent très ludiques ! Les 205 ch (à 6 000 tr/min) et 280 Nm de couple (à 2 000 tr/min) permettent d’obtenir une bonne sensation de poussée malgré un moteur qui paraît un peu creux en bas du compte-tour. Il est même possible d’effectuer un départ arrêté (« Launch Control ») en appuyant du pied gauche sur le frein, tout en pressant simultanément les deux palettes. Il suffit alors d’écraser l’accélérateur pour stabiliser automatiquement le régime moteur aux alentours de 3 000 tr/min. La voiture s’élance le plus rapidement possible (0 à 100 km/h en 7,1 s) avec un petit peu de patinage lorsque le frein est relâché.

Renault Megane IV GT compartiment moteur

Tout comme sur la Clio 4 RS, ce bloc manque d’un peu d’âme

Renault Megane IV GT dynamique-6

En revanche, l’EDC7 marque de réels progrès par rapport à l’EDC6 connue sur la citadine sportive

Renault Megane IV GT dynamique-16

Le grip latéral et la vitesse de passage en courbe impressionnent !

La préparation du châssis par Renault Sport fait des miracles pour cette GT qui, sans vous mentir, se place en réalité davantage dans l’anti-chambre de la future Megane IV RS ! Notez toutefois que l’endurance du freinage finira par vous rappeler à la réalité : la Megane GT n’est pas une pistarde (le poids de 1 392 kg est élevé !), mais d’abord une sportive polyvalente branchée sur les nouvelles technologies…

Ce qu’il faut en retenir

Les plusLes moins
– une sportivité assumée
– les 4 roues directrices redoutables
– les technologies embarquées
– les palettes fixes
– le moteur un peu paresseux en reprise
– le poids élevé
Modèle essayéPrix (hors options)
logo-renaultRenault Megane GT EDC7 205 ch31 900 €
Modèles concurrentsPrix (hors options)
Peugeot LogoPeugeot 308 GTPeugeot 308 GT BVM6 205 ch – 30 850 €
logo fordFocus-ST-EcoBoost-Ford-Performance-Day-6Ford Focus ST BVM6 250 ch – 29 000 €

En piste !

Je vous propose un tour du propriétaire et quelques tours de piste pour mieux connaître la Megane GT :

Attention au prix

La Renault Megane GT plaira incontestablement aux personnes à la recherche d’une berline compacte démonstrative. Sa plastique et son intérieur sportifs, les nombreuses technologies embarquées et son comportement au-dessus de la concurrence et ludique font d’elle une proposition très séduisante. Des qualités qui s’obtiennent au prix fort ?

Renault Megane IV GT Bleu Iron

Oui et non. Oui, car le chèque dépasse les 30 000 € (31 900 €). Soit une belle somme supérieure à une certaine Peugeot 308 GT (30 850 €). Pour autant, la Megane GT est mieux dotée. On peut citer notamment la boîte robotisée EDC, le châssis 4Control, la caméra de recul, les sièges chauffants, le freinage d’urgence automatique, … Des équipements compensant largement l’écart de prix constaté. Du côté de la Ford Focus ST affichant 45 ch en sus, la note sous les 30 000 € (29 000 €) est alléchante, mais elle demeure moins polyvalente que les deux Françaises.

Le Losange donne donc le ton avant de passer au niveau supérieur avec la version RS attendue d’ici environ 1 an !

Les équipements

> En série :

  • Feux de jour à led + projecteurs avant « Full Led Pure Vision »
  • Jantes alliage 18 pouces « Magny-Cours »
  • Carte Renault mains libres
  • Climatisation automatique bi-zone
  • Sièges avant chauffants
  • Système multimédia R-Link 2
  • Caméra de recul arrière + radars avant et arrière
  • Système 4Control à 4 roues directrices, châssis Renault Sport
  • Alerte de distance de sécurité, franchissement de ligne
  • Freinage actif d’urgence
  • Reconnaissance es panneaux de signalisation

> En option :

  • Système audio Bose : 600 €
  • Affichage tête haute : 400 €
  • TomTom Traffic & Connectivité & Coyote Series : 380 €

Fiche technique Renault Megane GT TCe 205 EDC7

Informations générales
Commercialisationjanvier 2016
PaysFrance
Carburant/énergieessence
Prix du neuf31 900 €
Mécanique
Cylindréequatre-cylindres 1,6 l turbo
Puissance205 ch à 6 000 tours/min
Couple280 Nm à 2 000 tours/min
Transmissionavant (traction)
Performances
Vitesse max230 km/h
0 à 100 km/h7,1 s
Consommationcycle mixte : 6 l aux 100 km
Rejets de CO2134 g/km
Poids et mesures
Poids à vide1 392 kg
DimensionsL : 4,35 m / l : 1,81 m / h : 1,44 m
Réservoir50 litres
Volume de coffre384 litres
Pneumatiques AV/AR225/40 R18– 225/40 R18
Avant de changer, le Renault Scénic fête ses 20 ans

Avant de changer, le Renault Scénic fête ses 20 ans

20 ans, un âge où, le plus souvent, on est insouciant, où l’on a pleine confiance en l’avenir. Mais ce n’est pas le cas du leader des monospaces compacts. Alors qu’il souffle ses 20 bougies, le Scénic doit en effet se remettre en question pour sa survie et résister aux assauts des crossovers.

Il n’est pas question de révolutionner une formule qui fonctionne depuis 1996, avec près de cinq millions de véhicules écoulés. Mais Renault est conscient qu’il faut la moderniser pour faire perdurer la saga Scénic. Avant de vous donner un avant-goût de la quatrième génération, attendue pour le Salon de Genève, petit retour sur les origines et l’histoire de Sa Majesté Scénic.

1996 : concrétisation d’un projet vieux de 8 ans

Quoi de plus logique quand on est le roi du monospace, avec l’Espace, de décliner l’idée à une plus petite échelle ? C’est ce que fait Renault en 1996, créant, chose rare à cette époque, une catégorie à grande diffusion.

Mais le projet était dans les cartons depuis un bout de temps ! Patrick le Quément, emblématique Directeur du Design en poste avant l’actuel, Laurens van den Acker, a l’idée d’un petit monospace familial dès 1988 !

Les 20 ans du Renault Scenic - 16 Les 20 ans du Renault Scenic - 11

Un concept-car Scénic est dévoilé en 1991. Original, le nom est un acronyme. Il signifie « Safety Concept Embodied in a New Innovative Car », ce que Renault traduit par « Concept de sécurité intrinsèque dans une nouvelle voiture innovante ». Avouez qu’on a vu plus simple.

Heureusement, le concept de la voiture se résume de façon plus aisée. Son but : proposer un maximum d’habitabilité et d’aspects pratiques dans un encombrement minimum. Le Scénic est l’illustration parfaite de la voiture à vivre chère à Renault. D’ailleurs, l’auto a été conçue avec l’aide des enfants des employés !

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Le Scénic fait ainsi le plein d’astuces, avec par exemple des tablettes au dos des sièges avant ou des rangements dans le plancher. Le conducteur apprécie de son côté la position de conduite surélevée et la luminosité de l’habitacle.

Lancé en 1996, le Scénic est récompensé de son inventivité avec le prix de Voiture de l’année 1997. La première génération verra ses ventes s’envoler avec le restylage de 1999 qui modernisera son aspect.

2003 : le 2ème voit double !

En 2003, le Scénic enclenche la seconde. Un peu comme pour un film, il est toujours difficile de passer à l’opus 2. D’autant que le Scénic n’est désormais plus seul puisqu’il a été rejoint par le Citroën Xsara Picasso et l’Opel Zafira. Pour rester le leader des monospaces sur le marché européen, le Losange ne doit donc pas se reposer sur ses lauriers.

Pour séduire davantage de clients, la deuxième génération propose une version allongée pouvant accueillir sept personnes. Plus que jamais, le Scénic est ainsi un mini-Espace. Si comme le premier, le Scénic II est lié à la gamme Mégane, il a le droit cette fois à sa propre planche de bord.

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Le Scénic peaufine son concept. La modularité progresse légèrement avec l’arrivée d’un siège avant passager rabattable. Le conducteur profite d’un volant plus vertical et d’un levier de vitesses surélevé. Surtout, l’équipement fait un bond en avant avec un frein de parking automatique, l’accès mains-libres ou encore les phares bi-xénon.

2009 : formule qui stagne

La 3ème mouture est celle de la maturité. Lancée en 2009, elle a pour principale nouveauté un look différent entre les deux carrosseries. Le Grand Scénic profite ainsi d’un design plus équilibré. Renault, dominant toujours le marché, ne prend aucun risque. La troisième version est donc une timide évolution.

Le Losange aurait peut-être dû se remettre en question en gommant certains défauts du Scénic, dont sa modularité désormais dépassée. Les trois sièges en deuxième rangée lourds sont démodés face aux systèmes totalement intégrés de la concurrence.

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Alors que de plus en plus de constructeurs délaissent le marché des monospaces compacts, Renault ne compte pas abandonner une poule aux œufs d’or. Mais comme nous le disions en début d’article, il est conscient qu’il doit désormais renouveler le concept.

2016 : un 4ème opus plus dynamique et technologique

La quatrième génération, qui sera dévoilée dans moins de trois semaines, fera tout d’abord davantage attention à son design. Si l’auto gardera une silhouette de monospace, elle se fera plus athlétique avec les nouveaux codes esthétiques de Renault. Un avant-goût a été donné dès 2011 avec le concept R-Space.

La modularité sera aussi revue en profondeur… voire un peu trop selon les dernières rumeurs. Renault s’apprête à abandonner le principe des trois sièges individuels au profit d’une plus simple banquette. Mais celle-ci devrait être coulissante et les dossiers pourraient rester indépendants et inclinables. Ces sièges se rabattraient depuis le coffre, ou via la tablette tactile.

Les 20 ans du Renault Scenic - 14 Les 20 ans du Renault Scenic - 15

Car le nouveau Scénic fera un bond technologique en héritant des nouveaux équipements Renault : grand écran vertical 8,7 pouces, système de stationnement automatisé, freinage d’urgence autonome… Pour séduire les papas sportifs, la gamme devrait s’agrémenter d’une version GT.

Rendez-vous donc au Salon de Genève pour découvrir la suite de l’histoire !

R-LINK 2 : votre tour de contrôle tactile !

R-LINK 2 : votre tour de contrôle tactile !

Article en partenariat avec Renault. Le contenu de cet article est le mien.

Tout comme les Espace V et Talisman, la Renault Megane IV repose sur une plateforme commune (architecture modulaire CMF C/D), ce qui a notamment l’avantage de permettre le partage des technologies. L’une d’entre elles est le système R-LINK 2 que j’ai pu essayer sur la MEGANE GT avec les amis de Decrypt’Auto, Les Enjoliveuses et Autoday.

Comme un grand smartphone !

Concrètement, le R-LINK 2 se remarque dans l’habitacle par la présence d’une tablette en position verticale allant jusqu’à 8,7 pouces en diagonale. Cet écran tactile permet de piloter la majorité des fonctions de la Megane GT tels que la navigation, le système audio, son téléphone, les modes de conduite, le 4CONTROL ou encore les aides à la conduite…

Renault Megane GT R Link 2

Le R-LINK 2 supporte la reconnaissance vocale

L’interface est intuitive et réactive. Le toucher tactile est semblable aux smartphones que nous utilisons au quotidien. Cette comparaison se retrouve aussi au niveau de la personnalisation. Il est possible de changer la couleur des menus, de réorganiser l’écran d’accueil grâce aux widgets, d’ajouter des applications, de naviguer entre les menus par défilement… Jusqu’à six utilisateurs différents peuvent s’enregistrer dans le système afin d’avoir ses propres réglages sauvegardés et rétablis en quelques clics.

Renault a eu la bonne idée de conserver des commandes de climatisation également accessibles grâce à des boutons physiques situés juste en-dessous de l’écran. Un détail qui a son importance pour éviter de trop nombreuses manipulations tout en conduisant…

Abcmoteur vous donne rendez-vous la semaine prochaine pour un dernier épisode consacré au MULTI-SENSE.

Plus d’un siècle de sportives Renault retracé à travers 14 autos

Plus d’un siècle de sportives Renault retracé à travers 14 autos

Les modèles de la gamme RS de Renault représentés par les Clio et Megane sont connus de la plupart d’entre nous. En revanche, si vous n’avez pas atteint la trentaine ou que vous n’avez pas une connaissance automobile remontant jusqu’au début du XXème siècle, l’exposition sur les sportives du Losange à Rétromobile est pour vous !

Du premier Grand Prix de l’histoire à la monoplace électrique

Comme chaque année, le parc des expositions de la Porte de Versailles accueille pendant cinq jours (du 3 au 7 février) le salon de l’auto de la voiture ancienne. Renault y tient une place de choix dans le hall 1 : une quinzaine de voitures ayant participé à des compétitions sont réparties sur un stand de 700 m2 ! Je vous propose donc un petit tour de découverte suite à mon passage samedi dernier en compagnie d’Arnaud

Les années 1900 à 1930

L’histoire sportive de Renault débute en 1906 avec la Type AK qui a remporté le 1er Grand Prix de l’histoire automobile ! Le pilote Ferenc Szisz finit en tête sur le circuit de la Sarthe après deux jours et 1 238,16 km à solliciter son six-cylindres de près de 13 l de cylindrée et 90 ch à l’aide d’une boîte manuelle à 3 rapports. Le poids de 998 kg autorise une vitesse de pointe de 154 km/h. La carrosserie de ce roadster est vraiment rudimentaire, on imagine à peine l’endurance nécessaire pour l’homme qui l’a conduit !

Renault Type AK avant

Notez la manivelle pour démarrer le moteur

Renault Type AK arriere

Renault Type AK poste conduite

L’intérieur est… dépaysant !

Dans les années 1920, la mode est aux records et aux anneaux de vitesse (Montlhéry…) qui vont avec. Du coup, Renault sort en 1926 la 40 CV. Un engin particulièrement encombrant ! Très long (5,60 m) et profilé (1,45 m de large), son six-cylindres en ligne de 9 l de 140 ch lui permet de déplacer ses 2 tonnes à 190 km/h !

Renault 40CV

Le poste de conduite est quasiment sur les roues arrière !

Renault 40CV moteur

La décennie suivante marque l’engagement du constructeur français en rallye. La Nervasport s’illustre en 1935 en remportant le rallye de Monte-Carlo. Cette robe noire cache un huit-cylindres en ligne de 5,4 l et 110 ch pour 1,6 tonne.

Renault Nervasport avant

La Nervasport vient en complément de la Reinastella plus orientée sur le confort et le luxe

Renault Nervasport arriere

Les années 1950

Les années 1950 arrivent après deux guerres mondiales. Renault se dirige alors vers des voitures plus petites et populaires. Tout d’abord avec la 4CV, puis la Dauphine. Ces deux modèles disposent d’un petit quatre-cylindres de moins d’un 1 l de cylindrée et d’une trentaine de chevaux pour un poids plume (600 kg environ). Pour autant, les victoires seront belles, puisque la 4CV reportera les 24 Heures du Mans de 1951 dans sa catégorie et la Dauphine le Monte-Carlos de 1958 face à 302 autres équipages !

Renault 4CV avant

Renault 4CV arriere

Les passages de roue sont bien mis en valeur !

Renault Dauphine avant

Renault Dauphine arriere

Le moteur est dans le coffre !

Cette période de l’histoire automobile a également été celle des records sur le lac salé de Bonneville, aux Etats-Unis. En 1956, Renault y amène l’Etoile Filante qui est équipée d’une turbine comme en aéronautique. La vitesse maximale enregistrée sur 5 km est démentielle : 308,85 km/h !

Etoile Filante 1956 avant Etoile Filante 1956 arriere Etoile Filante 1956 poste conduite

Les années 1970

L’aventure et les succès se poursuivent en rallye pour Renault qui gagne en 1974 sa première épreuve du championnat du monde des Rallyes avec le coupé Renault 17. Celui visible sur les photos est le dernier produit, et aussi le plus abouti grâce à l’usage d’éléments en aluminium.

Renault 17 groupe V avant

Renault 17 groupe V arriere

Des airs d’Alpine sous cet angle ?

En 1978, Alpine fait triompher Renault. En rallye avec la Renault 5 Alpine groupe II pilotée par Jean Ragnotti et en endurance avec la Renault Alpine A442B qui arrive n°1 aux 24 Heures du Mans ! Deux superbes autos aux livrées rappelant un fort joli passé…

Renault 5 Alpine groupe II avant Renault 5 Alpine groupe II arriere

Jean Ragnotti Retromobile 2016

Alpine A442B avant

Alpine A442B arriere

Alpine A442B prise air

Bel aileron de requin !

Alpine A442B poste conduite

Les années 1980

Autre discipline pour les « années 80 » : le Dakar ! Les frères Marreau se montrent très performants en rallye-raid. Leur frêle Renault 4 se montre déjà menaçante en 1979 et en 1982 la Renault 20 turbo 4×4 leur permettra de décrocher la victoire !

Renault 20 freres Marreau avant

Renault 20 freres Marreau arriere

Après l’endurance, voici la Formule 1. Renault y sera très fort en 1983 avec la RE40 dotée d’un V6 turbo de seulement 1,5 l crachant… 650 ch ! Alain Prost est régulièrement sur le podium. Il gagne le Grand Prix de France et Spa.

Renault RE40 R26 Formule E avant

Renault RE40 avant

Renault RE40 arriere

La largeur des « boudins » est conséquente !

Le coup de volant de Jean Ragnotti fonctionne très bien avec la Renault 21 Superproduction de 1988 conçue pour le championnat de France de Superproduction. Dès le début, les victoires s’enchaînent avec 6 victoires (dont 3 pour Ragnotti) pour 10 courses ! Cette berline de 430 ch impressionne avec sa garde au sol réduite, ses grandes entrées d’air et son kit carrosserie pensé pour obtenir une aérodynamique efficace.

Renault 21 Superproduction 1988 face avant

Vous ne regarderez plus les R21 de la même façon !

Renault 21 Superproduction 1988 face arriere

Les années 2000 à aujourd’hui

En 2006, la Formule 1 R26 remplace la R25 qui avait connu une belle carrière. Fernando Alonso sera de nouveau redoutable avec de nombreuses victoires et podiums. Il en résulte à la fin de la saison un titre de pilote et constructeur !

Renault R26 avant

Cette R26 est toujours aussi belle !

Renault R26 arriere

Dix ans plus tard, Renault est très impliqué en Formule E, une compétition 100 % électrique de la FIA. L’écurie e.dams remporte le premier titre Equipes de l’histoire de l’histoire de la discipline avec son groupe motopropulseur Z.E. dont Renault Sport a assuré le développement à Viry-Châtillon.

Renault Formule E avant

Vivement le 23 avril prochain ! Rendez-vous aux Invalides !

Renault Formule E arriere

Renault RE40 R26 Formule E arriere

Pas plus tard que cette semaine, Marc vous présentait la nouvelle monoplace R.S. 16 de Renault qui revient à part entière en F1. L’histoire se poursuit !…

Quelques Alpine pour finir avec dans l’ordre : l’A366, la M65 et la l’A310 :

4CONTROL : 4 roues directrices pour de nombreux avantages

4CONTROL : 4 roues directrices pour de nombreux avantages

Article en partenariat avec Renault. Le contenu de cet article est le mien.

Vous connaissez sans doute les 4 roues motrices que l’on retrouvait au départ essentiellement sur les véhicules tout-terrain, mais qu’en est-il des 4 roues directrices que Renault propose sur sa nouvelle MEGANE GT ?

Qu’est-ce que c’est et comment ça marche ?

Sur la majorité des voitures, seules les roues avant sont directrices. Sur le châssis 4CONTROL de Renault, les roues arrière peuvent également légèrement se tourner de droite à gauche. Cent fois par seconde, le système calcule et ajuste l’angle des roues arrière. Les roues avant étant toujours dirigées par le volant tenu par le conducteur.

Renault Megane GT Bleu Iron

Le 4CONTROL fonctionne avec tous les modes de conduite et à n’importe quelle vitesse. En-dessous de 80 km/h en mode Sport et 60 km/h dans les autres modes, les roues arrière braquent dans le sens inverse des roues avant. Autrement, les quatre roues tournent dans la même direction.

Comment cela se ressent-il sur la route ?

Pour avoir pu tester cette technologie sur la Megane GT avec mes confrères d’Autoday, Decryp’Auto et Les Enjoliveuses, il n’est pas nécessaire d’être un pilote pour le ressentir et en profiter !

A faible allure, les roues arrière directrices permettent de jouir d’une très bonne manœuvrabilité : je me croyais avec une voiture plus compacte. Le diamètre de braquage est réduit.

Lorsque l’on roule à haute vitesse, l’apport du 4CONTROL est indéniable : à la fois en courbe et dans un virage serré. Il n’est plus nécessaire de braquer autant pour une épingle. Les roues arrière directrices offrent un pouvoir directionnel très important tout en diminuant le roulis. C’est redoutable d’efficacité tout en étant très plaisant ! Merci Renault Sport !

Renault Megane GT echappement

En outre, cette technologie, qui est une première mondiale sur le segment des berlines compactes, offre une sécurité accrue. Lors d’un évitement, la maniabilité, la stabilité et la précision sont améliorées.

Découvrez l’épisode suivant sur le R-Link 2.

Renault présente sa nouvelle monoplace R.S. 16 !

Renault présente sa nouvelle monoplace R.S. 16 !

C’est aujourd’hui mercredi à Guyancourt que Renault a dévoilé en présence de Carlos Goshn le nom de l’écurie, la structure complète de management ainsi que les sponsors et partenaires, mais aussi la nouvelle monoplace que l’on retrouvera sur les circuits très prochainement !

Une nouvelle monoplace…

Son petit nom, c’est R.S.16 ! Son châssis sera développé et assemblé à Enstone, tandis que le groupe propulseur Renault R.E.16 continuera d’être développée à Viry-Châtillon.

Renault RS 16 F1-3

Une équipe de choix !

De nombreuses nominations ont été réalisées à des postes « importants ». On retrouve Bob Bell en tant que directeur technique F1 qui aura sous sa responsabilité Nick Chester directeur technique châssis et Rémi Taffin, directeur technique moteur. Côté pilotes, on peut noter la confirmation de Kevin Magnussen et Jolyon Palmer comme pilotes titulaires. Esteban Ocon, les accompagnera en tant que troisième pilote et pilote de réserve.

Renault RS 16 F1-2 Renault RS 16 F1

On ne change pas une équipe qui gagne !

Renault a annoncé ses partenaires lors de l’événement et pas d’étonnement sur ce point, on retrouve l’alliance Renaut-Nissan avec Infiniti qui va continuer son aventure en F1 aux côtés de Renault avec pour objectif le développement d’un programme technologique spécifique et cadré sur la seconde génération de systèmes de récupération d’énergie ERS pour le groupe propulseur.

La Renault Kwid cartonne

La Renault Kwid cartonne

Renault est sur tous les fronts. En plus du renouvellement à vitesse grand V de sa gamme européenne, le Losange est aussi à l’attaque en dehors du Vieux Continent avec des véhicules inédits adaptés aux marchés visés.

90.000 ventes en quelques mois

Renault a ainsi lancé en 2015 un Duster pick-up en Amérique du Sud, l’Oroch, et une citadine en Inde, la Kwid. Un modèle de taille similaire à celle d’une Twingo, au look soigné avec un air de SUV bien à la mode et surtout un tarif canon, l’équivalent de 4.000 €.

Renault Kwid - 10

Avec une telle recette, le succès ne pouvait être qu’au rendez-vous. Confirmation aujourd’hui à l’occasion de l’ouverture du Salon de New Delhi : depuis le lancement officiel à l’automne, 90.000 commandes ont été enregistrées ! Une véritable performance.

Futur best-seller mondial ?

D’ailleurs, avec de tels chiffres dans un seul pays, la Kwid pourrait devenir la meilleure vente de Renault au niveau mondial. L’auto sera en effet lancée dans quelques mois sur les marchés d’Amérique du Sud, où le Losange est bien implanté. Le cumul pourrait donc atteindre des sommets. L’année dernière, la Renault la plus vendue sur le globe était la Clio 4 avec 372.062 exemplaires.

La citadine reprenait la pole-position au Duster, qui était devenu la meilleure vente du groupe grâce à une double vie, chez Renault et Dacia, en fonction des marchés. D’ailleurs, peut-on espérer une Kwid chez nous avec le logo de la firme roumaine ?

Si les rumeurs ont été relancées après la découverte de Kwid camouflées sur les routes européennes ces derniers jours, Renault tient à être clair : ce n’est pas du tout à l’ordre du jour. La Kwid a été pensée pour des marchés où la réglementation est moins stricte, d’où son tarif ultra low-cost. L’adapter aux normes européennes serait trop cher, car il ne faut pas se contenter de rajouter un ESP. Beaucoup d’éléments de base sont absents, comme des antibrouillards à l’arrière.

Renault Kwid Climber et Racer - 4 Renault Kwid Climber et Racer - 8

Deux concepts

Pour en revenir à l’Inde, Renault a levé le voile à New Delhi sur deux show-cars. Le premier se nomme Climber et adopte une allure de tout-terrain. Il y a la panoplie du bon SUV, avec des protections proéminentes et de grandes roues.

Plus amusant, le second prototype se nomme Racer. Les designers de la marque se sont fait plaisir en imaginant une petite bombinette low-cost. Le résultat, évidemment peu crédible, est fort sympathique. La Racer, recouverte d’une teinte Bleu Métallique agrémentée de touches de rouge, est montée sur des jantes 18 pouces avec pneus taille basse. Elle adopte des optiques à LED modernes et une sortie d’échappement centrale. Du pur tape-à-l’œil, mais assumé !

La plus belle voiture de l’année 2015 est française !

La plus belle voiture de l’année 2015 est française !

Depuis le début du mois, quatre autos se disputaient le titre de la plus belle voiture de l’année 2015. Les votes des internautes ont finalement donné la couronne à la Renault Talisman !

La Renault Talisman largement choisie

A la fin du mois de novembre dernier, Florent vous annonçait les sept prétendantes à cette fameuse élection rentrant dans le cadre du Festival Automobile International se tenant à Paris. Au 3 janvier, les Mazda CX-3, Infiniti Q30 et Mercedes GLC avaient été éliminés. Il n’en restait donc plus que quatre, à savoir les Jaguar F-Pace, Mercedes Classe C Coupé, Mini Clubman et Renault Talisman. Ce qui représente un choix assez varié avec respectivement un SUV compact premium, un coupé haut de gamme, une berline compacte branchée et une berline familiale.

Le titre de la plus belle voiture de l'année 2015 décerné à la Renault Talisman me paraît mérité

Le titre de la plus belle voiture de l’année 2015 décerné à la Renault Talisman me paraît mérité

Alors que l’année dernière, la Jaguar XE (lire notre essai) avait remporté les faveurs des internautes, Jaguar n’a pas réussi à inscrire son F-Pace en haut du podium. Il se place en deuxième position derrière la Talisman s’arrogeant à elle seule 40 % des votes, soit une victoire écrasante ! La Classe C Coupé occupant la troisième place et le Clubman la quatrième.

Jaguar-F-Pace-avant Mercedes-Benz C-Klasse Coupé (C 205) 2015Mercedes-Benz C-Class Mini-Clubman-II-2

C’est pour Renault et son directeur du design Laurens van den Acker – ayant décroché le Grand Prix du Design par la même occasion ! – une consécration. Souvenez-vous, lors de la présentation de la Talisman datant de l’été dernier, des critiques avaient été faites sur les lignes de l’auto. Certains lui reprochant des inspirations trop germaniques… Pour rappel, son prédécesseur la Laguna break (lire notre essai) – plus réussie esthétiquement que la berline – avait obtenu le sacre de voiture de l’année 2007 !

Renault R.S 01 Interceptor : les gendarmes en rêvent déjà

Renault R.S 01 Interceptor : les gendarmes en rêvent déjà

Dévoilée au salon de Moscou en août 2014, la Renault R.S. 01 est réservée au circuit. Pourtant, le bolide au Losange a emprunté l’autoroute dans des conditions un peu particulières…

Course-poursuite entre une moto flashée à 230 km/h et la R.S. 01 !

Il y a quelques jours, Renault Sport avait annoncé l’arrivée d’une surprise. Toutes les théories étaient possibles, tant la vidéo laissait planer le doute, bien que l’on reconnaisse le tableau de bord de la R.S. 01. Au final, la voiture de course française est habillée de bandes jaunes, de leds bleues et rouges, ainsi que d’un panneau lumineux fixé sur l’aileron où l’on peut lire « follow me/suivez-moi ». Même si elle porte sur son capot avant l’inscription « Interceptor highway patrol », le parallèle avec la brigade rapide d’intervention (BRI) des gendarmes équipée de… Megane RS se fait facilement !

Renault RS 01 Interceptor Renault RS 01 Interceptor-6

Dans la vidéo visible ci-dessous, on peut voir deux policiers installés confortablement dans une Clio Estate avec un radar hiboux posé à côté prêt à flasher un véhicule en excès de vitesse. Voici qu’un motard passe et bingo ! 230 km/h sont relevés au lieu de 130 km/h ! Pour rattraper la KTM RC8 (jusqu’à 175 ch pour 185 kg et 280 km/h en V-Max pour la version R), Jean Ragnotti, que l’on présente plus, s’élance au volant de la R.S. 01 (500 ch et 600 Nm grâce au V6 3,8 l biturbo emprunté à la Nissan GT-R) ! Il s’en suit une course-poursuite à toute allure en slalomant entre les modèles de la gamme Renault :

Voici un petit film qui donne le sourire dans ce climat très autophobe où les publicités automobiles ne parlent presque plus de la voiture dont il est question ! Ou alors de façon étrange… Merci Renault ! Un regret tout de même : on s’attendait à une « vraie » surprise tel qu’un nouveau modèle Renault Sport ! Chez Abcmoteur, on espère être consolé le 16 février prochain avec Alpine ! Sans compter que c’est une auto qui devrait tout de même mieux se prêter à la BRI !

Pub Renault et Bob Sinclar : ce que l’on oublie de dire

Pub Renault et Bob Sinclar : ce que l’on oublie de dire

Vous n’avez pu y échapper. Depuis dimanche, Renault diffuse à la télévision des spots avec en guest Bob Sinclar. Le DJ français est accompagné du comédien Nicolas Carpentier, tête de gondole de la marque au losange depuis plusieurs saisons, et devient lui aussi ambassadeur de la « French Touch ».

Le plus important est à la fin

Les différentes vidéos ont été abondamment relayées sur les réseaux sociaux, les jeux de mots tirés par les cheveux et une fameuse danse à la fin faisant l’objet de moqueries, notamment de la part du Petit Journal de Canal +, qui a visiblement voulu faire un buzz facile en évitant de voir le second degré de ces pubs.

Pub Renault Bob Sinclar

Certains s’interrogent plus simplement sur la présence de Bob Sinclar, personnalité qui parle aux jeunes, dans une campagne pour vendre des autos qui s’adressent à des gens plutôt âgés. Si les constructeurs parviennent à rajeunir leur image, ils n’arrivent à en faire de même avec la clientèle. Pour une simple et bonne raison : ce sont les plus âgés qui peuvent s’offrir des véhicules neufs !

Mais mon but n’est pas ici de faire une analyse marketing de la vedette retenue. Ce qui m’intéresse se situe à la fin de la publicité, lorsque l’élément le plus important est présenté : la ristourne. Et à ce niveau, il y a une grande première pour la Clio IV et le Captur : l’affichage d’une remise « directe ».

Jamais bon pour l’image

Autrement dit, il est annoncé que la Clio bénéficie d’une remise argus + 3.000 € et le Captur grimpe même à 2.500 €. C’est tout bonnement la première fois que cela arrive pour ces véhicules. Jusqu’à maintenant, Renault mettait en avant des petites sommes de mensualités en cas de location.

En concessions, cela faisait un moment que les vendeurs proposaient ces ristournes, désormais incontournables pour faire valider un bon de commande, surtout avec des véhicules à la concurrence forte. Mais Renault, en quête de rentabilité, avait toujours évité de l’annoncer publiquement au niveau national pour ne pas donner l’impression que les prix sont cassés, ce qui nuit à la valeur d’un modèle… et pousse les clients à en demander encore plus. Vous ne verrez jamais Audi faire de la sorte, même quand il faut déstocker des véhicules de masse (A1, A3) en fin de carrière, qui bénéficient quand même une fois en showroom d’un rabais.

Symbole du renouveau de la firme, Clio et Captur parvenaient jusqu’à maintenant à attirer les acheteurs sans donner l’impression d’être bradés. Mais au bout de respectivement trois et deux ans et demi de carrière, il faut désormais ce coup de pouce pour palier à l’inéluctable baisse de régime à partie de la mi-vie ! Cela reste pas mal, les Peugeot 308 et Citroën C4 Cactus avaient tenu six mois à peine.