Essai Renault Clio V TCe 100 : La polyvalence par excellence

Essai Renault Clio V TCe 100 : La polyvalence par excellence

Véhicule phare du marché français avec plus de 15 millions d’exemplaires vendus depuis 1990, la Renault Clio se renouvelle pour continuer de vous séduire. Nous avons pris la route avec la dernière Clio équipée du 1.0 TCe 100 pour savoir si cette cinquième génération changeait plus que ne le laisse supposer son physique.

Clio V

Filant sur l’autoroute, régulateur de vitesse calé à 130 km/h, une des premières choses que l’on remarque à bord de cette nouvelle Clio V est l’insonorisation tout à fait remarquable pour une voiture de cette catégorie. Avaler les kilomètres est d’autant plus agréable à son bord que cette cinquième génération est dotée, de série, de nombreuses aides à la conduite à la pointe de la technologie : Radar de distance, freinage d’urgence avec détection des piétons et cyclistes, assistant de maintien dans la voie, alerte de survitesse avec lecture des panneaux.

Renault Clio V

L’assistant de maintien dans la voie est facile d’accès

Qualité en hausse

La quiétude régnant à bord nous permet de nous pencher sur son intérieur. Force est de constater que les critiques sur la qualité de fabrication de la génération précédente ont bien été entendues. En effet, la Clio V présente bien avec de nombreux plastiques souples et des ajustements soignés. Attention cependant, cela n’est valable qu’à partir de notre finition Intens. En entrée de gamme (Life et Zen) les plastiques durs ont encore droit de cité (comme c’était déjà le cas sur la Clio III). Notre voiture d’essai est équipée d’une planche de bord et de contre-porte blanc du plus bel effet. A voir comment survit cette belle couleur aux épreuves du temps et du quotidien.

Planche de bord Renault Clio V

Au centre de cette planche de bord, la tablette verticale affiche une taille confortable de 9,3 pouces (7 pouces de série). Elle regroupe l’essentiel de l’infodivertissement mais reste simple d’utilisation et assez réactive. Il ne s’agit plus de l’ancien système R-Link, mais du tout nouveau Easy-Link d’aspect similaire. Espérons que la fiabilité sera cette fois au rendez-vous.La climatisation se gère quant à elle depuis de vrais boutons. Pas besoin de passer par des sous-menus complexes pour changer la température. Si simple et pourtant si pratique !

Climatisation Renault ClioV Tablette verticale Renault Clio V

 

 

 

 

 

Derrière le volant, les compteurs passent au numérique avec un écran de 7 pouces qui sera par la suite disponible en 10 pouces (en option). La lisibilité est bonne et les différentes informations disponibles sont paramétrables. On trouve rapidement ses marques dans cet habitacle à l’ergonomie satisfaisante et à la place suffisante, que ce soit à l’avant ou à l’arrière. Quatre adultes pourront voyager avec suffisamment de place aux jambes pour des trajets de moyennes distances. Le coffre affiche quant à lui un volume confortable de 340L (+ 40L par rapport à la Clio IV).

Compteur Renault Clio V

Après avoir parcouru plus de 700 km, il est temps de s’arrêter pour faire le plein. A la station service, un passant nous interpelle :  »C’est la nouvelle Clio non ? On ne peut pas dire qu’elle ait beaucoup changé ! »Il est vrai que question design, Renault a adopté la méthode allemande. Le constructeur au losange a préféré faire évoluer la ligne de la Clio IV plutôt que de repartir d’une feuille blanche. Cela a au moins le mérite de ne pas chambouler les clients et de ne pas trop faire décoter la précédente génération sur le marché de l’occasion.

Avant Renault Clio V Arrière Renault Clio V

Le changement n’est donc pas radical, au contraire de la dernière 208 : sa future  concurrente de chez Peugeot (essai à lire ici). Les modifications les plus marquantes à l’extérieur se situent au niveau des feux : Les phares adoptent la nouvelle identité en C déjà vue sur les autres véhicules de la marque (Mégane, talisman etc) tandis qu’à l’arrière les feux s’affinent légèrement. Les poignées des portes arrière sont, quant à elles, toujours dissimulées pour un profil plus dynamique.

Phare de la Renault Clio V

Efficacité et confort

La Clio V repose sur la nouvelle plateforme modulaire CMF-B commune au groupe Renault-Nissan. Il est d’ailleurs temps de mettre ce nouveau châssis à l’épreuve. Dans les petites routes du sud de la France, la Clio se montre toujours très stable. les grandes courbes rapides sont avalées sans trembler et les lacets peuvent être abordés à vive allure. La Clio se veut toujours rassurante avec un arrière rivé au sol. Et en cas d’excès d’optimisme, l’avant glissera gentiment pour vous permettre de rectifier le tir. L’efficacité et la sécurité sont la priorité de cette Clio au dépends du fun et de l’amusement. L’amortissement est bien calibré et les imperfections de la route bien filtrées. Il est cependant réglé plus ferme que par le passé sans que cela n’en devienne inconfortable. Seuls quelques raccords de chaussée ou les plaques d’égouts peuvent occasionner des remontées un peu sèches. Un problème pouvant se régler à priori rapidement en n’optant pas pour les jolies jantes optionnelles de 17 pouces.

jante 17 pouces Renault Clio V

Pour emmener cette Clio V, nous avons sous le capot le dernier 1.0 Tce. Ce 3 cylindres remplace le précédent 0.9 Tce. Il gagne 10 ch et 20 Nm de couple (pour atteindre 100 ch et 160 Nm) tout en perdant 10 kg. Cœur de gamme de la nouvelle Clio, il devrait représenter la majorité des ventes.

Il fait preuve de souplesse pour un usage quotidien et accepte d’évoluer sur un filet de gaz. La sonorité rauque typique des trois cylindres est agréable et peu envahissante. Les vibrations, elles, sont quasi absentes. Ces bons points lui permettent d’être un compagnon tout à fait recommandable. Attention cependant lorsque le rythme s’accélère, un léger creux se fait sentir sous les 2500 tr/min. les 160 Nm paraissent alors un peu justes, notamment par rapport à la concurrence qui dispose généralement d’environ 40 Nm supplémentaires. Il ne faut pas hésiter à rétrograder pour bénéficier de bonnes relances. Malheureusement cela oblige à recourir à un levier de vitesse peu agréable à la consistance osseuse. Et rien ne sert de tirer les rapport au delà de 4500 tr/min, car le petit trois cylindre a alors donné l’essentiel de ce qu’il avait dans le ventre.

Arrière Renault Clio V

S’il n’a rien de sportif, le 1.0 Tce 100 à au moins le mérite de ne pas être trop glouton si l’on reste raisonnable avec l’accélérateur. Il est alors facile de rester aux alentours des 5 litres au 100 kilomètres.  Mais si le pieds droit se fait plus lourd, la consommation s’envole pour frôler les 10 litres  de sans plomb par 100 kilomètres !  Ce grand écart est de toute façon assez fréquent avec les moteurs  »downsizés » très économes à faible charges mais plus gourmands par ailleurs.

Coté financier , Renault a su rester raisonnables. Il faut débourser 20 100 € pour notre Clio motorisée par ce 1.0 Tce 100 en finition Intens. Un coût qui peut paraître important mais qui est compensé par une dotation de série conséquente, notamment en ce qui concerne les aides à la conduite.

Voiture incontournable du paysage automobile français depuis 1990, la Renault Cio se renouvelle de fort belle manière. Si sa ligne évolue en douceur, son intérieur se réinvente de fort belle manière. Avec son espace généreux pour les passagers, son silence de fonctionnement et son moteur efficace et économe, cette Clio V est promise à un belle avenir commercial et sera une amie fidèle dans tout vos déplacements.

Mondial de l’automobile 2018 : Les constructeurs généralistes

Mondial de l’automobile 2018 : Les constructeurs généralistes

Même si de nombreux constructeurs étaient absents du Mondial de l’auto, ceux présents ne sont pas venus les mains vides. Des SUV, de la voiture Hybride et quelques sportives, les nouveautés étaient nombreuses sur les stands des constructeurs !

Seat Tarraco

Pour présenter son dernier né, Seat a choisi de ne pas s’installer à l ‘intérieur d’un hall mais à l’extérieur, à l’entrée du Parc des Expositions. Après les Arona et Ateca, Seat complète sa gamme SUV avec le Tarraco. Basé sur la plateforme MQB, il permet d’accueillir 7 personnes, mais les places du dernier rang seront à réserver aux enfants. Avec 4,74 m il promet un volume de chargement conséquent de 760 L en version 5 places (700L en 7 places). De quoi partir en vacances sereinement. Le conducteur a droit à des compteurs numériques et une tablette tactile de 8 pouces. Sous le capot, deux moteurs essence et deux diesel sont disponibles en attendant une version hybride rechargeable qui arrivera ultérieurement. Le Tarraco inaugure le style des futures Seat. Sans chambouler totalement le look actuel de la marque espagnol, on note tout de même quelques évolutions comme par exemple la calandre hexagonale au nouveau relief. Si la signature lumineuse à LED reste parfaitement identifiable à l’avant, le hayon adopte un nouveau bandeau lumineux à la mode. Les tours de roues et les bas de caisse sont en plastique noir pour renforcer le coté robuste de l’engin. Si vous souhaitez en savoir plus sur le Seat Tarraco, nous vous en parlions déjà ici.

Skoda Kodiaq RS

Cousin du Tarraco, le Skoda Kodiaq se dote d’une inédite déclinaison RS. Le style se veut plus agressif avec des pare-chocs redessinés, des échappements chromés et des jantes de 20 pouces. Il abrite sous son capot un 2.0 TDI bi turbo de 240 ch et 500 Nm de couple qui se voit associé à une transmission intégrale et à la boite DSG7. les performances sont convaincantes puisqu’il accélère de 0 à 100 km/h en 7 secondes et pointe à 220 km/h. Avant sa présentation officiel, il s’était déjà attaqué au Nürburgring et revendique le titre du SUV 7 places le plus rapide de l’enfer vert (il faut dire qu’il est aussi le seul à avoir fait tenter le coup). Le poste de conduite à droit à des compteur numérique et le traitemetn de l’habitacle se veut plus sportif que les autres Kodiaq : sièges sport avec appui-tête intégrés, sellerie en alcantara aux surpiqures rouge en encore pédalier en aluminium. Si vous souhaitez un Kodiaq haut de gamme, vous avez désormais le choix entre le baroudeur Scout, le luxueux Laurin & Klement ou se sportif RS.

La teinte « Bleu Racing » est inédite

Suzuki Jimny

Plus efficace sur les pistes et chemins que sur la route, le tout nouveau Jimny est la star du stand Suzuki. Le look de cette quatrième génération est modernisé juste comme il faut pour ne pas choquer les adeptes de ce 4×4 poids plume. Capot plat, et pare prise verticale sont toujours de la partie tandis que la calandre à barrettes adopte le noir. L’arrière se distingue toujours par sa roue de secours en sac à dos obligeant l’adoption d’une porte en lieu et place d’un hayon. On perd en praticité ce que l’on gagne en style. Le coffre est assez grand lorsque les sièges arrières sont repliés mais ridiculement petit en position quatre places. L’habitacle adopte un écran tactile mais se distingue surtout par sa simplicité et c’est tant mieux. Ici pas de chichi, on est la pour l’aventure. En témoigne le petit levier situé entre les deux sièges avant qui permet de passer de deux à quatre roues motrices. Le Suzuki Jimny est paré pour parcourir nos sentiers forestiers pour les nombreuses années à venir !

Peugeot 3008 Hybrid4

Très attendu, le Peugeot 3008 Hybrid 4 arrive avec 4 roues motrices et 300 ch. Pour arriver à ce résultat, Peugeot a reprogrammé le 1.6 PureTech à 200 ch qui s’adjoint les services de deux moteurs électriques. Le premier est couplé à la boite de vitesse EAT8 quand le second est installé sur le train arrière, modifié pour l’occasion. Si l’on pouvait craindre une diminution de la taille du coffre il n’en ai rien, les 520L sont conservés. Cependant on perd le logement pour la roue de secours, qui n’est pas disponible, et la banquette rabattable ne forme plus un plancher parfaitement plat. Dommage mais l’habitabilité globale est tout de même préservée. Le moteur électrique entrainant les roues arrière permet de se passer d’arbre de transmission, laissant ainsi le plancher plat aux places arrière. Pour l’instant ce Peugeot 3008 est le seul du groupe PSA à bénéficier des 300 ch et de la transmission intégrale, les C5 Aircross et Peugeot 508 ne bénéficiant « que » de 225 ch et de deux roues motrices.

Peugeot 508 SW

À propos de la 508, Peugeot profite du Mondial de Paris pour révéler la déclinaison break, pardon SW, de sa berline. Comme ses concurrentes allemandes, le volume de chargement n’est pas sa priorité et misera davantage sur sa plastique avantageuse, en témoigne la lunette arrière fortement inclinée. Les feux LED avec le bandeaux noir sont repris de la berline, une première sur les break Peugeot. Avec 4,78 m, le SW ne grandit que de 3 cm au bénéfice du coffre qui affiche 530L. La hauteur augmente elle de 2 cm, ce dont profiteront les passagers arrière. Les commandes sont déjà ouvertes depuis le 2 octobre mais uniquement sur internet et en version First Edition suréquipée. Cette dernière est cependant limitée à 420 exemplaires. La 508 SW calquera par la suite son catalogue sur la gamme de la berline en exigeant un surcoût de 1300 €. Tout comme le 3008, les 508 berline et SW auront aussi droit à une version hybride mais avec seulement 225 ch et en version deux roues motrice. La transmission intégrale restant le privilège du SUV.

Renault Mégane RS Trophy

Si on vous a déjà parlé de la déclinaison Trophy de la Mégane IV RS sur Abcmoteur, sa présentation officielle était impatiemment attendue par les adeptes de sorties circuit. Si extérieurement (lame avant siglée « Trophy », nouvelles jantes 19 pouces…) ou intérieurement (sièges baquets Recaro en option qui permettent d’abaisser la position de conduite de 20 mm) les différences avec la version de base sont minimes, il en va différemment là où ça ne se voit pas.  Le 1,8 turbo passe à 300 ch, soit 20 équidés supplémentaires, et le couple gagne 20 Nm pour atteindre les 400 Nm, voir même 420 Nm avec la boite EDC. Le châssis Cup à différentiel autobloquant est livré d’office. Petite différence tout de même, les amortisseurs sont affermis de 25% et les ressorts de 30%. Quant à la barre antiroulis, elle voit son diamètre augmenter de 10%. Les disques de frein peuvent aussi devenir bi-matière, promesse d’une meilleure endurance. Bien évidemment, les quatre roues directrice 4Control sont toujours d’actualité.

Hyundai i30 N Fastback

Nous connaissions déjà les i30 N et i30 Fastback, nous découvrons maintenant la i30 N Fastback. La version « berlinifiée » de la i30 adopte le N synonyme de sport chez Hyundai. Elle reprend le 2.0 T-GDi décliné en 250 et 275 ch. En France, seule la déclinaison la plus puissante sera disponible. Le couple maximal de 353 Nm peut même passer à 378 Nm grâce à un overboost ponctuel.  Les 100 km/h sont atteints en 6,1 secondes et la vitesse maxi est de 250 km/h. Comme les lignes droites c’est bien mais que les virages, c’est mieux, un différentiel mécanique à glissement limité permet d’améliorer la motricité en sortie de courbe. Le kit carrosserie est à l’avenant avec calandre sportive, pare-chocs plus agressifs, bas de caisse et becquet noir et double sortie d’échappement encadrant un diffuseur. Au centre de celui-ci, on trouve un feu antibrouillard à la manière des F1 ! L’intérieur est plus timide avec seulement un logo N sur le volant, un levier de vitesse spécifique ou encore quelques touches de rouge dispersées dans l’habitacle.

 

 

 

Essai Renault Scénic 1,3 TCe 160 : Recrue d’essence

Essai Renault Scénic 1,3 TCe 160 : Recrue d’essence

L’essence opérant son grand retour, Renault a décidé de remplacer son moteur 1,2 TCe, pas aussi efficient qu’espéré, par un inédit 1,3 TCe. Développé en partenariat avec Mercedes, ce tout nouveau 4 cylindres suralimenté, voulu plus économe équipera progressivement toutes les Renault. Nous avons eu la possibilité de le découvrir dans sa déclinaison 160 ch sous le capot du Scénic.

Les présentations

Alors qu’il y a encore quelques années acheter un monospace diesel relevait de l’évidence, ce n’est aujourd’hui plus le cas. Développé avec Mercedes, ce TCe nouvelle génération, cubant 1 330 cm3, est un moteur totalement inédit. Le HR13 (son nom de code) est un traditionnel 4 cylindres, contrairement à bon nombre de concurrent qui misent sur des moteurs 3 cylindres. Cette architecture classique a le mérite d’occasionner moins de vibration et de ne pas nécessiter d’arbre d’équilibrage. Il bénéficie des derniers raffinements technologiques, comme l’injection direct ou le calage variable des soupapes d’admission et d’échappement. Cela a pour effet de réduire la consommation et d’améliorer la souplesse du moteur à bas régime. Décliner en 115, 140 et 160 ch, ce 1,3 TCe couvre ainsi un large éventail de puissance. Il équipera de nombreux modèles de l’alliance Renault-Nissan, tout comme les Mercedes dites compacts (Classe A / Classe C). Pour le tester, nous disposons d’un Scénic équipé de sa déclinaison 160 ch. Le monospace du losange est le premier véhicule à recevoir ce 1,3 TCe.

Renault Scénic IV TCe 160

Renault Scénic IV TCe 160

La douceur au quotidien

Dès la mise en route, ce bloc marque un point précieux : Il brille par son silence de fonctionnement et par l’absence de vibrations. Les premiers tours de roues effectués, on remarque tout de suite la disponibilité du TCe à tous les régimes. Très souple il sait reprendre tôt, la totalité des 260 Nm de couple répondant déjà présent à 1 750 tr/Min. Il bénéficie en plus d’une bonne allonge et ne s’essouffle pas à l’approche du haut du compte-tour. Il est en outre bien servi par une boite manuelle 6 vitesses correctement étagée et agréable à manier. Les kilomètres défilent sereinement à son volant, d’autant plus que le confort est au rendez-vous. Seules ombres au tableau dans ce monde de douceurs, sur autoroute, des bruits d’air venant des rétroviseurs se font entendre et des réactions un peu sèches à basse vitesse, notamment sur les plaques d’égout, peuvent être ressenties. Les jantes de 20 pouces livrées d’offices sur le Scénic IV ne sont pas étrangères à ce dernier petit défaut. Mais malgré cette taille importante qui faisait craindre le pire, le moelleux du monospace n’est globalement pas mis à mal et permettra à toute la famille de se déplacer sans craindre pour son confort.

Renault Scénic IV TCe 160 sur la route

Les grandes jantes de 20 pouces du Scénic ne pénalisent pas son confort

La consommation moyenne relevée durant cet essai est de 7,2 litres au 100 kilomètres. Un bon score pour ce 1,3 TCe 160 qui sait contenir son appétit. Mais attention, même si il dispose d’un mode sport grâce au système Multisens  (permettant de basculer entre les différents modes), la conduite pied au plancher n’est pas pour lui. En effet, dans ces conditions, la consommation peut rapidement prendre de l’ampleur, même si cela a bien été atténué par rapport au précédent 1,2 TCe. Et même si les performances sont correctes (Renault annonce 9,3 secondes pour le 0 à 100 km/h), on sent qu’il n’est pas à son aise dans cet exercice. Autant revenir à une conduite plus coulée qui lui conviendra bien mieux.

Renault Scénic IV TCe 160

La famille toujours la bienvenue à bord

Dans l’habitacle, le Scénic reste le Scénic, à savoir un monospace fait pour toute la famille. Si les sièges arrière ont été remplacés par une banquette 2/3-1/3, la modularité n’est pas oubliée. Coulissante, la dite banquette peut se rabattre électriquement depuis le coffre (506 L) grâce au One-Touch et ainsi former un plancher parfaitement plat. Fidèle à sa philosophie d’accueil de toute la famille, les aspects pratiques sont bien présents, avec notamment pléthore de rangements disséminés un peu partout dans l’habitacle.

Dans ce troisième niveau de finition Intens, la console centrale accueille un grand écran tactile vertical de 8,7 pouces. Réactif et plutôt intuitif pour les fonctions principales, il vous faudra parfois fouiller un petit peu pour accéder à tous les sous-menus. Parmi ceux-ci, on trouvera ceux permettant de régler les différentes aides à la conduite disponibles, comme l’application Coyote. Il y a de grande chance pour que vous souhaitiez couper assez rapidement cette dernière. Ses bips incessants à l’approche d’un radar si la vitesse légale est dépassée d’un petit kilomètre heure, auront rapidement raison de vos oreilles et de celles de vos passagers (cela aura au moins le mérite de vous précipiter sur vos freins le plus rapidement possible pour que cela cesse). Et si vous êtes en descente avec le limiteur de vitesse en fonction, il y a fort à parier que la vitesse programmée sera légèrement dépassée, inertie oblige, ce qui occasionnera…de nouveaux bips ! Agaçant lorsque vous êtes seul, horripilant si vos enfants sont endormis à l’arrière…

Renault Scénic IV TCe 160

Banquette Renault Scénic IV TCe 160

Le Scénic s’équipe désormais d’une banquette. Mais au moins elle est coulissante et rabattable depuis le coffre.

Renault Scénic IV TCe 160

La platine  »One-Touch » qui permet de rabattre la banquette et d’obtenir un plancher. plat depuis le coffre.

Les finances

Disponible au minimum avec la finition Intens, ce 1,3 TCe 160 ne s’offre pas à moins de 31 900€. Un ticket d’entrée élevé justifié par un équipement complet. Phares LED, aide au parking latéral, caméra de recul ou encore peinture bi-ton, ils sont tous de série. Avec des des rejets de seulement 122 g/km de Co2, le malus se limite à 60€. Autre bonne nouvelle pour vos finances, le 1,3 TCe est équipé d’une chaîne de distribution qui ne nécessite pas de d’entretien. En revanche si vous souhaitez mettre au repos votre mollet gauche, la  boite automatique à double embrayage  EDC7 s’échange contre 1 700€.

LED Renault Scénic IV TCe 160

Les phares à LED sont fournie de série dans ce troisième niveau de finition Intens

Renault Scénic IV TCe 160

L’écran tactile de 8,7 pouces en position verticale

Notre avis

Avec ce nouveau 1,3 TCe Renault a réussi à concevoir un 4 cylindres essence performant, silencieux et surtout, sobre. Il permet à la marque au losange de lutter à armes égales avec les très bons moteurs Ecoboost de chez Ford ou Puretech du groupe PSA. Cette déclinaison 160 ch  va comme un gant au Scénic. En plus de ses qualités de familial reconnues (malgré l’arrivé d’une simple banquette à l’arrière), le TCe 160 apporte performances et consommations maîtrisés. En somme, il s’accommode à merveille des trajets quotidiens comme de la route des vacances. Avec  son look ‘’SUVisé’’ (grandes jantes, garde au sol légèrement surélevée), il conserve toutes les qualités qui ont fait de lui le chouchou des familles durant de nombreuse années !

Les Collectionneurs ont du Coeur 2018 : l’Autodrome pour le don d’organes

Les Collectionneurs ont du Coeur 2018 : l’Autodrome pour le don d’organes

C’était ce samedi 28 avril à l’Autodrome de Linas-Montlhéry : les associations Clio V6 Passion et BS Racing unissaient leurs forces en faveur du don d’organes, en mettant à contribution les propriétaires de voitures anciennes, de sport et de prestige. Le but de la journée, c’est de communiquer et de rassembler des fonds pour soutenir cette cause essentielle. La bonne idée, c’est de faire contribuer les propriétaires de voitures, qui exposent leurs autos sur les différents parcs; mais également proposent des baptêmes au public pour un montant de 10, 20 ou 50 euros selon la catégorie de la voiture. Cela permet aux pilotes de prendre la piste et aux visiteurs de s’offrir une découverte et/ou des sensations sur ce mythique circuit français.

En sus de ces roulages, diverses parades eurent lieu sur différents thèmes, en particulier une mise à l’honneur de Matra, les supercars présentes mais aussi des surprises comme la Joe Bar Team accompagnée d’une R21 de la gendarmerie. A noter que le constructeur Renault s’est lié à l’événement comme partenaire officiel, avec la présence entre autres de Jean Ragnotti et du concept Twin Run. Du beau spectacle autour de l’automobile pour soutenir une noble cause ? Nous, on adhère !

Une belle présence des clubs

Clio V6 Passion

Bien évidemment, étant co-organisateurs de l’événement, de nombreuses Clio V6 auront été visibles et auront parcouru le 3.405 de Linas-Montlhéry. Pour rappel, cet extra-terrestre de la gamme embarque son moteur d’une cylindrée de 3 litres en position centrale arrière, lui conférant un comportement réputé particulier. Avec 230 puis 255 chevaux, elle reste aujourd’hui la Clio de série la plus puissante.

Club 964/993

L’Amérique avec le Mustang Club

Renault : partenaire de choix

En marge de la présence du Clio V6 Passion, le constructeur s’est mobilisé comme partenaire de l’événement. Il en a profité pour communiquer sur sa gamme et pour dégourdir les roues de la nouvelle Megane IV RS ainsi que de l’Alpine A110, cette dernière disposant d’un espace « show-room » à proximité de l’entrée de la piste. Joli coup pour le français qui appose son nom au plus proche de ce bel événement. Sur le parc baptêmes, forte concentration de modèles issus de la gamme Renault Sport, par exemple Clio 2, Megane 2 (dont quelques R26R), Clio 3 ou Megane 3 RS (dont une Trophy-R).

Pour conclure sur la marque, nous avons pu assister à quelques roulages du concept Twin Run, cette Twingo bodybuildée équipée d’un V6 de 320 chevaux emprunté aux Megane V6 Trophy.

De nombreux propriétaires et collectionneurs engagés !

Deux parcs distincts dans l’enceinte de l’Autodrome faisaient office de parking aux véhicules destinés aux baptêmes. L’un couvait les supercars de l’événement, l’autre accueillait toutes les autres voitures engagées. Le principe était simple : les visiteurs achetaient un ticket leur donnant droit à un baptême, et il leur suffisait d’aller à la rencontre des propriétaires pour se faire embarquer. Avantage : nouer le contact avec le pilote avant de le choisir; l’inconvénient : les pilotes souhaitant prendre des passagers étaient contraints de rester à proximité de leur voiture en l’attente des visiteurs… Un système avec liste des modèles et numéro de téléphone aurait été le bienvenu. Je vous amène désormais faire un petit tour (non exhaustif) en images des modèles amenés par leurs fiers propriétaires !

Un parc P3 alléchant

 

 

Un parc supercars prestigieux

Le clou du spectacle à l’Autodrome fut la présence d’une poignée de Ferrari aussi exclusives que mythiques : Testarossa, F40, F50 et Enzo trônaient devant le pavillon 1924. Mais surtout, elles prenaient la piste ! De quoi mélanger le son magique du V12 de la F50 avec les mélodies des autres supercars en présence, parmi lesquelles Lamborghini Huracan ou Alfa Romeo 8C.

 

Félicitations à toutes les parties prenantes qui ont fait de cet événement un succès. A l’année prochaine sur l’Autodrome, avec grand plaisir !

Retour en images sur le salon de Genève 2018

Retour en images sur le salon de Genève 2018

Alors que le salon international de Genève a fermé ses portes le 18 Mars dernier, on fait le bilan et on revient sur les modèles les plus marquants qui ont fait cette 88e édition.

 

Tout d’abords, les chiffres : avec 660 000 visiteurs, le salon suisse a vu sa fréquentation baisser de 4,5% par rapport à l’an dernier (690 000 visiteurs en 2017). Les organisateurs expliquent cela par le climat ambiant autophobe aussi bien en Suisse que dans le reste de l’Europe. Mais malgré cela, le bilan est plutôt positif. André Hefti, directeur général du salon, déclare que ‘’30 % des visiteurs ont entre 15 et 29 ans’’. Ce qui signifie que l’intérêt pour l’automobile génération le plus jeune (et futurs acheteurs) est toujours bien présent.

Pour les chanceux qui ont pu faire le déplacement, le plaisir était en revanche au rendez-vous, car avec 30 000 personnes en moins, la circulation dans les allées était plus aisée et les nouveautés plus faciles à admirer !

On refait le point sur ce qu’il ne fallait pas manquer !

 

Les Supercars font le Show :

Porsche a présenté la version RS de sa dernière 911 GT3 Quand Ferrari a dévoilé la 488 Pista, ultime déclinaison de sa berlinette V8. Bien que la philosophie de ces deux bolides soit la même (circuit circuit circuit !) la recette employée diffère.

 

La Porsche garde son traditionnel Flat 6, obligatoirement associé à une boite PDK. Le 4,0 est poussé à 520 ch sans l’aide d’aucune assistance respiratoire. Question look, la discrétion n’est pas de mise avec un large aileron fixe et de multiples écopes chargées de refroidir mécanique est frein. La vitesse max est de 312 km/h et il suffit de 3,2 s pour atteindre les 100 km/h depuis l’arrêt.

La nouvelle Porsche 911 GT3 RS était l’objet de toutes les attentions à Genève.

Chez Ferrari, pas d’aile imposante pour la 488 Pista mais un spoiler arrière en ‘’queue d’around’’ ainsi qu’une aérodynamique active très poussée, comme toujours chez Ferrari. Alors que le poids chute de 90 kg, on retrouve le V8 de 3.9 biturbo de la 488 ‘’standard’’ mais il qui grimpe ici à 720 ch (comme une certaine McLaren…). Les performances annoncées sont impressionnantes, le 0 à 100 est abattu en 2,85 s (la précision est importante pour Ferrari quand on sait qu’une Mclaren 720S annonce 2,9 s pour le même exercice) et elle pointe à 340 km/h en vitesse maximal.

Ferrari 488 Pista.

Chez le cousin Italien Lamborghini, l’attraction principale était l’Huracán Performante qui enlève le haut pour devenir Spyder. Le moteur est le même que le coupé à savoir le fabuleux V10 de 640 ch. Avec l’ablation du toit, l’aérodynamique ALA a été revu pour toujours plus d ‘efficacité. Le 0 à 100 km/h ne prend que 0,2 s supplémentaire qu’avec la version fermée. Mais on ne peut pas dire qu’avec ses 3,1 secondes, la version cabriolet se traîne. La vitesse max de 325 km/h elle, ne bouge pas.

Pour profiter des 640 ch du V10 de la version Performante au grand air !

 

Aston Martin est en plein renouveau. Après les DB11 coupé et cabriolet, pardon Volante, c’est au tour de la petit Vantage de faire peau neuve. Bien qu’elle reprenne le même V8 AMG de 4,0 et 510 ch que ça grande sœur DB11, la philosophie est totalement différente. En effet, la DB11 se veut plus Grand Tourisme tandis que la Vantage est résolument tourne vers le sport, le vrai. En témoigne cette impressionnante calandre prête à avaler l’asphalte, ou encore le diffuseur qui n’est pas là pour faire de la figuration.

Nouvelle Vantage. Agressive !

 

LES ULTIMES :

McLaren ajoute une nouvelle Ultimate Series à sa gamme. Après la P1 de 2012, 2018 voit arriver la Senna. Un nom évocateur pour tous les amateurs de sport automobile. Motorisée par un V8 4,0 biturbo  de 800 ch et 800 Nm de couple, il permet à la Senna de pointer à 100 km/h en seulement 2,8s et à 200 km/h en…6,8 s !

Un nom évocateur pour la McLaren Senna.

La version réservée à la piste GTR était aussi présentée sous forme de concept sur le stand. Les performances de cette dernière n’ont pas encore été dévoilées, mais le PDG de McLaren Automotive, Mike Lewitt, annonce quelle sera, hors F1, la McLaren la plus rapide sur circuit !

Sachez que seulement 500 exemplaires de la Senna seront produits, ce qui et toujours plus que les 75 exemplaires de la version GTR !

La Mclaren Senna GTR, pour l’instant encore à l’état de concept.

 

Toujours 1500 ch pour pour le W16 de la Chiron Sport.

En 2016, le salon de Genève voyait arriver la Bugatti Chiron. 2 ans plus tard, le même salon accueil cette fois une nouvelle version de la bête de Molsheim : la Chiron Sport.

Pas d’augmentation de puissance pour le W16 (qui possède déjà 1500 ch tout de même) mais une réduction du poids de…18 kg. Cet ‘’exploit’’ est notamment rendu possible grâce à de nouveaux bras d’essuie-glace entièrement en carbone, ce qui représente tout de même une exclusivité mondiale. Le style voit apparaître des jantes au dessin inédit ainsi que 4 sorties d’échappement pour affirmer le côté sportif de cette série spéciale. Pour mériter son patronyme, différents réglages son modifiés (amortisseurs, différentiel arrière…) afin d’augmenter la réactivité de ce dragster. Quant au prix, il augmente de 265 000 € par rapport à une Chiron ‘’de base’’.

Les 4 sorties d’échappement sont un des signes distinctif qui permet de différencier une Chiron Sport d’une version  »classique ».

 

 

LES STARS :

 

Une des grandes stars de ce salon de Genève 2018, ce fut la Peugeot 508. La grande berline du lion fait sa révolution en ciblant ouvertement les coupés 4 portes allemands en général, mais surtout l’Audi A5 Sportback. Pour l’occasion, on voit apparaître pour la première fois un hayon sur une berline Peugeot. Une véritable changement après des générations de berline à coffre !

Le lion sur le stand Peugeot était une attractions à part entière de ce salon de Genève.

Le style reprend les nouveaux gimmicks de Peugeot, notamment cette bande noire reliant les feux à l’arrière. A l’avant, la 508 adopte deux ‘’crocs’’ lumineux. On aime ou l’on n’aime pas mais ça a au moins le mérite de ne pas passer inaperçu. L’intérieur reprend les fondamentaux du I-cockpit des 3008 et 5008 avec un écran remplaçant les compteurs, placé au-dessus du petit volant ainsi qu’un grand écran tactile central avec des touches ‘’piano’’ permettant un accès rapide aux principale fonctions d’infodivertissment. La gamme de motorisation culmine pour l’instant avec le 1,6 de 225 ch mais devrait voir apparaître un hybride de 220 ch en 2019 ainsi que l’adoption probable du bloc de la 308 GTI et ses 270ch pour une version plus musclée.

Le monogramme  »508 » au dessus du lion est un hommage direct à la 504 qui fête cette année ses 50 ans.

Le bandeau noir entre les feux : Un élément que l’on devrait retrouver sur toutes les futures Peugeot.

 

Un autre véhicule que l’on va prochainement voir en nombre sur nos routes, c’est la nouvelle Classe A de Mercedes. Après la révolution de la précédente génération, pas question de tout chambouler à nouveaux. Le style évolue donc en douceur en s’inspirant du tout dernier CLS notamment du coté de la face avant avec des phares plus aiguisés ! Mais le plus grand changement est à l’intérieur avec deux grands écrans, dont celui disposé au centre devient enfin tactile. Mais même sans les mains il est possible de piloter certaine fonctions de la voiture puisqu’un assistant vocal, à l’image de Siri ou de Google Home, fait son apparition.

Beaucoup de monde se presse autour de la nouvelle Classe A de Mercedes.

Le nouveau Mercedes G 63 AMG. Inutile donc indispensable !

Le stand Mercedes était bien garni puisqu’en plus de la Classe A, se trouvait plusieurs versions AMG inédites. Le tout nouveau Classe G y dévoilait sa démoniaque variante 63 AMG au V8 de 585 ch tandis que la Classe C montrait le dernier restylage de sa version intermédiaire 43 AMG, qui passe pour l’occasion de 367 à 390 ch. Mais la firme d’Affalterbach a surtout présenté sa toute première berline : l’AMG GT 4 portes. Avec son design élancé et son hayon (qui en fait en réalité une 5 portes) elle s’apprête à se lancer à l’assaut de la Porsche Panamera.  Disposant de 3 moteurs, l’AMG GT 4 portes ne fera pas dans la demi-mesure. L’entrée de gamme sera assurée par un 6 cylindres en ligne de 435 ch avant de passer aux versions 63 et 63 S avec le V8 biturbo de 4l de respectivement 585 et 639 ch.

Une nouvelle concurrente pour la Porsche Panamera

LES CONCEPTS :

 

Les salons automobiles sont aussi l’occasion pour les constructeurs de montrer leurs savoir-faire à travers des concepts toujours plus originaux et innovants.

Après la Symbioz présentée fin 2017 à Francfort, qui préfigurait le futur de la voiture personnelle selon Renault, le constructeur au losange à dévoilé à Genève son concept EZ-GO. Ce Taxi du futur se commande via une application et peut transporter jusqu’à 6 personnes de manière totalement autonome à une vitesse maximal de 50 km/h. L’accès se fait via un large ouvrant permettant une montée et une descente facilitées pour les personnes à mobilité réduite.

Renault EZ-GO : le taxi du futur selon Renault

Plus proche de nous, la Porsche Mission E Cross Turismo. Derrière ce nom à rallonge se cache une Mission E, la futur berline totalement électrique du constructeur Allemand, en version break surélevé. Et comme on est chez Porsche, pas question de se limiter à 50 km/h. Avec ses deux moteurs (un sur chaque essieu) pour un total de 600 ch, la mission E Cross Turismo accélère de 0 à 100 km/ en 3,2 s et atteint les 250 km/h. L’autonomie annoncée est de 500 km et, grâce à des bornes de recharge rapide de 800 V, on pourrait récupérer 80% de la charge totale en seulement 15 min ce qui permettrait de parcourir 400 km. L’intérieur se veut moderne et technologique avec très peu de boutons physiques mais 4 écrans, dont 3 tactiles. La technologie eye-tracking permet d’afficher les informations nécessaires d’un simple coup d’œil. Enfin, petit gadget, un drone peut sortir du coffre à l’arrêt et filmer la voiture lors de vos road-trip.

L’avenir de la Mission E et d’éventuelles déclinaisons se précise chez Porsche.

 

N’hésitez pas à aller voir la galerie photo ci-dessous avec les nombreux artisans automobiles présent au salon de Genève : Pagani, RUF ou encore Hennessey, ils y sont tous !

La R25 : L’excellence à la Française par Renault

La R25 : L’excellence à la Française par Renault

Au début des années 80, Renault cherche à renouveler son haut de gamme, les Renault 20 et 30 ayant eu une carrière en demi-teinte. La régie décide de renouveler ces deux modèles par un seul, qui se voudra à la pointe de la technologie : La R25

Une superbe R25 phase 1 en version V6

Une ligne reconnaissable

 

Présentée en 1983 et commercialisée en Mars 1984, la R25 devient le porte étendard de la marque au losange. Pour se différencier de ses très classiques concurrentes de chez BMW et Mercedes, Renault mise sur un style moderne, à l’image de son hayon ‘’bulle’’. Mais ce dessin particulier offre surtout une aérodynamique poussée permettant à cette routière d’afficher un CX (coefficient de pénétration dans l’air) de seulement 0.28. Un record pour l’époque dans cette catégorie. L’habitacle n’est pas en reste puisque c’est l’œuvre d’une pointure du design automobile : maitre Marcello Gandini, auteur notamment de la spectaculaire Countach. Il offre à la ‘’25’’ un intérieur typique avec notamment les aérateurs centraux trônant au sommet de la planche de bord.

Une sellerie velours et de multiples réglages pour la Hifi. Bienvenue dans la R25 !

 

Technologie et modernité

 

Pour pallier le manque d’image de la Renault face aux allemandes, les versions haut de gamme ont droit à un équipement, non seulement pléthorique, mais aussi et surtout extrêmement novateur pour les années 80 : Régulateur de vitesse, sièges électriques à mémoire ou encore le fameux ordinateur de bord à synthèse vocale, tout y était pour faire de la R25 une des voitures les plus modernes qui soit. Malheureusement, cette débauche d’électronique fut aussi un calvaire pour les propriétaires. Les premières R25 souffrent alors d’une fiabilité déplorable obligeant certains acheteurs à rendre régulièrement visite à leur concessionnaire (Raymond Lévy, nommé président de Renault en 1987 n’hésita pas à déclarer que ça R25 de fonction devait se rendre à l’atelier tous les mois…). Cela s’arrangea avec le restylage de 1988 qui dépoussiéra la ligne qui commençait à souffrir de la comparaison avec la concurrence, notamment française (Peugeot 605 et Citroën XM). Le capot vient mordre sur la calandre, désormais à double barrette, et accueil le losange. Les phares sont quant à eux légèrement biseautés pour un regard plus expressif. L’arrière voit la disparation des feux multicolores pour l’utilisation plus sobre du rouge et du noir. Enfin, la célèbre finition Baccara fait son apparition avec un habitacle ou le cuir est roi.

Le restylage a redonné un vrai coup de jeune à la grande berline de Renault

 

L’icône V6

 

La R25 eu droit à de nombreuse motorisations. Avec des puissances s‘échelonnant de 64 ch à 205 ch en 4 cylindres, diesel ou essence, ou grâce au mythique V6 Turbo, on ne peut pas dire que le futur acquéreur manquait de choix !

Même si le gros des ventes fut réalisé par les 4 cylindres essences (de 103 ch à 140 ch) et diesel (64 ch et 85 ch) se sont les V6 injections, mais surtout Turbo qui vont faire rentrer la R25 de plein pied dans la cours des allemandes. Le haut de gamme de la R25 fut tout d’abord assuré par le V6 2.7l PRV (Peugeot Renault Volvo) de 144 ch repris de la R30. Conçu à la base pour être un V8, le cycle d’allumage de ce V6 ouvert à 90° n’était pas adapté. Il donnait la malheureuse impression de « tourner comme une patate » sous les 1800tr/min. Le problème fut résolu sur les version turbo en 1985. La cylindrée passe alors à 2.5 l pour une puissance de 182 ch. Mais c’est surtout l’ingénieuse apparition de manetons décalés qui permet à ce V6 un fonctionnement digne de son rang. Pour devenir encore plus exclusive, cette version Turbo pouvait s’équiper de superbes jantes BBS spécifiques. En 1988, le 2.7 l est remplacé par un 2.8 l atmo utilisant lui aussi la technique des manetons décalés. La puissance passe alors de 144 ch à 160 ch (153 ch une fois catalysé en 1990). En 1990, afin de répondre aux 605 et XM qui atteignent la barre des 200 ch, la grande Renault passe un cap et sort 205 ch de son V6 Turbo. Elle devient ainsi la voiture française la plus puissante de l’époque (hors Venturi), puisque même les Alpine s’arrête à 200 ch.

En 1992, la R25 fut remplacée par la Safrane après 8 ans de carrière et 780 000 exemplaires.

La R25 V6 Baccara : L’excellence du losange

La R25 à eu droit à de superbes jantes signées BBS

 

La folie des grandeurs

Pour l’anecdote, sachez qu’il existe aussi une version civile de la R25 limousine qui fut le véhicule présidentiel de François Mitterrand. Si la version publique se passait de blindage, elle était tout de même rallongée de 22,7 cm dans les ateliers d’Heuliez (qui produisit par la suite le toit rétractable de la Peugeot 206 CC).

Afin de mouvoir ce vaisseau amiral français, 3 motorisations étaient disponibles : le V6 2,7 l 144 ch, le V6 Turbo 2,5 l 182 ch et le 4 cylindres diesel 2,1 l développant la puissance exceptionnelle de… 82 ch. La finition de la V6 injection servant de base, le grand luxe était de mise. Surtout avec un catalogue de personnalisation permettant des options de toutes sortes (notamment la possibilité de remplacer la banquette arrière par deux sièges individuels). Avec seulement 832 exemplaires produits entre 1986 et 1988, Renault décida de ne pas renouveler cette limousine lors du restylage de mi-carrière.

La R25 Limousine en version Présidentielle

La version limousine  d’Heuliez garde une ligne équilibrée. On remarque quand même la vitre arrière plus longue.

Nouvelle Renault Mégane RS : record en vue

Nouvelle Renault Mégane RS : record en vue

Elle était très attendue par les amateurs de compactes sportives. Il faut dire que la Mégane RS est une référence dans cette catégorie mais s’est fait malmener ces derniers temps par de nouvelles rivales. Renault compte bien remettre les pendules à l’heure avec cette nouvelle génération.

Présentée à Francfort, faite pour le Nürburgring ?

Hasard du calendrier ou choix bien calculé ? La nouvelle Mégane RS a fait ses débuts au pays des sportives. Surtout, c’est en Allemagne que l’on trouve le célèbre Nürburgring, LA piste qui sert à départager avec le chronomètre les sportives du monde entier.

La Mégane RS est à l’origine d’une bataille acharnée sur ce circuit, avec en jeu le titre de la voiture traction la plus rapide. Son chrono de 2011 a longtemps été incontesté. Mais depuis 2014, plusieurs firmes sont parties à l’assaut de ce record, qui a successivement appartenu à la Seat Leon Cupra, la Mégane RS Trophy-R, la Honda Civic Type R génération 9, la Volkswagen Golf GTI Clubsport puis la Honda Civic Type R génération 10 ! On s’attendait à voir la française reprendre son bien avec la nouvelle version, mais ce n’est pas encore le cas, du moins officiellement.

Un cœur d’Alpine pour dévorer la piste

A n’en pas douter, si Renault n’a pas communiqué de chiffres, il a fait discrètement des essais et cette Mégane devrait devenir la nouvelle championne grâce à un atout inédit dans la catégorie : quatre roues directrices. En dessous de 60 km/h, les roues arrière tournent (jusqu’à 2,7°) dans le sens opposé aux roues avant. Au-dessus, elles braquent dans la même direction (1°). Avec ce système, la Mégane RS va considérablement gagner en agilité et stabilité. Pour rendre le train arrière plus mobile, la barre antiroulis est plus raide. L’ESP pourra être entièrement déconnecté. Les amortisseurs sont agrémentés de butées hydrauliques, qui augmentent la progressivité en fin de compression, ce qui améliore à la fois le confort et l’adhérence sur les revêtements les plus dégradés.

Pour réaliser un chrono sur le Nürburgring, la Mégane profitera de quelques chevaux en plus. Après avoir atteint 275 ch, elle annonce désormais au minimum 280 ch. Le moteur est inédit, puisque le 2.0 est remplacé par un 1.8, le même qui équipe la nouvelle Alpine. Il est associé à une boîte manuelle à 6 rapports. Mais, grande nouveauté pour la Mégane RS, une boîte double embrayage EDC sera disponible. Elle permettra d’avoir une fonction Launch Control, pour réaliser un départ canon.

Nouveau coloris et style musclé

Le look n’a pas été oublié. Les puristes regretteront que la Mégane RS devienne une 5 portes. Mais il n’y a pas le choix, puisque la carrosserie coupé a disparu du catalogue. Les designers ont bien fait les choses, avec des ailes élargies. Celles de l’avant donnent naissance à des ouïes permettant l’évacuation de l’air. Le bouclier est généreusement ouvert. On retrouve les projecteurs additionnels qui adoptent un aspect de drapeau à damiers. A l’arrière, il y a une sortie d’échappement centrale et un diffuseur. La Mégane RS inaugure aussi une couleur de carrosserie inédite, nommée Orange Tonic.

Projecteurs RS Vision sur la Megane RS 2017

Vue arrière de la Megane R.S 2017

La sportivité aussi à l’intérieur

Les changements sur la planche de bord sont plus discrets : badge RS sur le volant et baguette de décoration avec aspect carbone. Heureusement, l’auto adopte de bons baquets pour être bien calé. Le système multimédia peut embarquer un système de télémétrie, qui donne de nombreuses informations : puissance et couple instantanés, température des pneus, g encaissés, freinages et accélérations… Mieux, avec un module Bluetooth, les données peuvent être couplées aux images filmées par un smartphone.

Intérieur de la nouvelle Megane RS

La Mégane RS sera en vente en fin d’année. Renault précise qu’une variante Trophy sera proposée dans un an, avec à la clé une puissance de 300 ch.

 

Premier duel : la nouvelle Citroën C3 affronte la Clio restylée

Premier duel : la nouvelle Citroën C3 affronte la Clio restylée

Reine des ventes en France au premier semestre, la Clio a aussi pris la tête de sa catégorie en Europe, devançant d’un cheveu les Ford Fiesta et Volkswagen Polo. Des références bien établies qui semblent intouchables. Mais Citroën veut jouer les trouble-fête avec la nouvelle C3, qui avance de bons arguments. La preuve en est avec ce premier duel l’opposant à la Renault.

Design

On efface tout et on recommence… ou presque. La nouvelle C3 n’a plus grand chose à voir avec sa devancière, en abandonnant la forme en arc de cercle. Mais pour les plus observateurs, l’auto peut avoir un petit air de déjà vu. Normal, elle reprend l’architecture de la Peugeot 208. Les designers de la firme aux chevrons l’ont cependant habilement caché.

La nouvelle C3 reprend à son compte les nouveaux codes esthétiques Citroën inaugurés par le C4 Cactus : face avant haute, regard sur deux étages, flancs lisses, nombreuses protections de carrosserie… L’aspect chargé de la proue contraste avec le côté simpliste de la poupe.

Copyright William Crozes @ Continental Produtions Renault Clio restylage 2016 - 2

La Clio n’est nullement impressionnée. Alors qu’elle file sur ses quatre ans, elle est toujours dans le coup esthétiquement, preuve du talent de Laurens van den Acker. L’arrivée de la nouvelle C3 coïncide avec le lancement de la Clio restylée. La reine du Losange change par petites touches, avec bon goût : nouveau bouclier avant plus travaillé et signatures lumineuses enfin modernes.

Avantage : à vous d’attribuer le point !

Présentation intérieure

Pour être honnête, on s’attendait à une présentation plus originale à bord de la Citroën, qui selon la marque « fait souffler un vent de fraîcheur dans le paysage automobile ». Lorsqu’on met de côté les ambiances colorées de certaines finitions, l’ensemble reste assez sage avec une disposition en « T » similaire à celle de l’ancienne C3 : large bandeau intégrant les aérateurs associé à une console centrale verticale. Quelques détails sont sympathiques comme les poignées de porte inspirées de l’univers des bagages.

Citroen C3 2016 - 1 Renault Clio restylage 2016 - 4

L’habitacle de la Clio est désormais bien connu, avec une console d’aspect flottant. L’intérieur de la Renault est surtout réputé pour sa finition légère. Sur ce point, le Losange promet des progrès à l’occasion du restylage. Les plastiques seront toujours durs mais moins sensibles aux rayures, le volant abandonne ses inserts cheap, les selleries ont été revues…

Avantage : là aussi, on vous laissera juge !

Equipements

Citroën joue la carte de la technologie « utile ». La marque ne compte retenir que les équipements qui apportent un vrai plus au quotidien. Ce qui ne veut pas dire que la C3 sera dépouillée, au contraire. Elle pourra être dotée de l’alerte de franchissement de ligne blanche, de la surveillance de l’angle mort, de l’alerte de somnolence ou encore de l’accès/démarrage mains libres.

Renault Clio restylage 2016 - 1

La Clio profite de sa mise à jour pour gagner l’aide au stationnement avant et l’aide au créneau automatique, un raffinement refusé à la C3. Mais la Clio ne surveille pas les lignes blanches et les angles morts. La Citroën enfonce le clou avec son astucieuse caméra intégrée, qui permet de photographier ou filmer la route. Un gadget… qui peut vite devenir une aide précieuse puisque la caméra sauvegarde automatiquement les images en cas d’accident.

Avantage : Citroën

Personnalisation

La C3 ne pouvait pas passer à côté de la tendance de la personnalisation, très en vogue chez les petites autos et déjà bien développée chez Citroën avec le Cactus (lire notre essai). La C3 propose, en plus des neuf teintes de carrosserie, trois couleurs (noir, rouge et blanc) pour l’ensemble toit/rétroviseurs/inserts. Lors de la présentation, la firme aux chevrons a également mis en avant de nombreux stickers pour le pavillon. A bord, différentes ambiances seront proposées en fonction des finitions dont un univers Hype Colorado aux teintes orangées.

Renault Clio restylage 2016 - 3

La Clio n’est pas en reste car elle est l’une des premières citadines non premium à avoir misé sur la personnalisation. Pas de teintes bicolores pour elle, mais cinq strippings de toit et quatre packs de baguettes décoratives. A bord, on peut choisir le contour des aérateurs et du levier de vitesses. Le restylage a cependant fait un peu de ménage dans les possibilités pour éviter les associations de couleurs douteuses ! A noter que le pack sportif GT Line est proposée sur une grande partie de la gamme.

Avantage : Egalité

Moteurs

La Citroën profitera de cinq moteurs. En essence, il y aura les 3 cylindres PureTech de 68, 82 et 110 ch. En diesel, le choix se fera entre les BlueHDi de 75 et 100 ch. De quoi couvrir la majorité des attentes. La boîte automatique EAT6 sera disponible quelques semaines après le lancement.

La « nouvelle » Clio propose en essence le 1.2 16V 75 ch, le 0.9 TCe 90 ch et le 1.2 TCe 120 ch. Côté diesel, le 1.5 dCi est décliné en 75, 90 et (nouveauté du restylage) 110 ch. Plusieurs blocs sont associés à la bonne boîte double embrayage EDC. La gamme Clio est coiffée des déclinaisons sportives, avec les RS et RS Trophy de 200 et 220 ch.

Avantage : Renault

Au final

Le match est serré et l’issue d’une confrontation en réel est plus qu’incertaine. Sur le papier, la C3 est incontestablement au niveau de la Clio. Sur la route, elle ne devrait pas être larguée puisqu’elle reprend la bonne base de la Peugeot 208. Il ne fait aucun doute que les ingénieurs de Citroën auront revu quelques réglages pour proposer le meilleur confort de la catégorie. La reine Clio est-elle en danger ? Pas vraiment. Si on met de côté sa finition légère, elle fait actuellement référence chez les citadines. Et dans la mesure où Renault a annoncé avoir amélioré la qualité, la Clio ne semble nullement apeurée.

> Découvrez nos présentations détaillées des Citroën C3 et Renault Clio

Restylage de la Renault Clio : au tour des RS

Restylage de la Renault Clio : au tour des RS

Encore une nouveauté chez Renault ! Nous n’avions jamais vu un calendrier de présentation aussi chargé. On se lasserait presque, surtout quand on voit le Losange exagérer un peu. Le restylage de la RS aurait pu être officialisé en même temps que le lifting de la Clio « normale », mi-juin. C’est vraisemblablement la dernière révélation chez le Français avant la pause estivale. A la rentrée, on découvrira un concept qui posera les bases esthétiques de la future génération de Renault, le nouveau Scénic venant de boucler un cycle de renouvellement.

Puissances inchangées

Mais revenons-en à la Clio RS. Sur le plan mécanique, c’est le statu quo. Renault conserve les déclinaisons RS « classique » et RS Trophy, dotées d’un 1.6 turbo qui développe respectivement 200 et 220 ch. La boîte reste une double embrayage EDC à 6 rapports. Dommage pour ceux qui pensaient voir une version de base dotée des caractéristiques de l’ancienne Trophy, et donc une nouvelle Trophy encore plus musclée.

Renault Clio RS 2016 - 4 Renault Clio RS 2016 - 9

Le modèle 200 ch est toujours proposé avec deux types de châssis : Sport, qui privilégie la polyvalence d’utilisation, et Cup, raffermi pour un meilleur compromis route/circuit. La Trophy a des réglages spécifiques. Elle est abaissée de 20 mm à l’avant et 10 mm à l’arrière. Nouveauté sur ce lifting : elle gagne un échappement signé du spécialiste Akrapovic. Pour rappel, la Trophy 220 ch passe de 0 à 100 km/h en 6,6 secondes et atteint 235 km/h.

Signature lumineuse inédite

Côté look, grande nouveauté : un éclairage additionnel à LED nommé RS Vision. Celui-ci prend une forme de damier et avait été annoncé par le concept RS 16. Il devrait devenir la nouvelle signature des modèles RS. Le système regroupe les antibrouillards, l’éclairage d’intersection, les feux de position et les projecteurs longue portée pour améliorer la vision nocturne.

Parmi les autres changements esthétiques, on remarque une nouvelle lame dans le bouclier avant et des jantes 18 pouces, disponibles en argent ou noir. La RS reprend aussi à son compte les nouveaux blocs optiques vus sur les nouvelles Clio haut de gamme, avec signature lumineuse en forme de C. Les RS restylées sont déjà disponibles à la commande. La 200 ch coûte 26.300 € et la 220 ch 29.300 €.

Renault Clio GT Line 2016 - 1 Renault Clio GT Line 2016 - 3

Renault profite de la mise à jour de ses Clio sportives pour dévoiler le nouveau pack esthétique GT Line. Deux versions sont disponibles : soit un kit extérieur à 700 € (inserts gris, jantes spécifiques, canule d’échappement chromée), soit un kit extérieur et intérieur à 1.100 € (sièges de RS mais avec sellerie spécifique, pédalier aluminium…).

Renault se lance sur le marché du pick-up avec l’Alaskan

Renault se lance sur le marché du pick-up avec l’Alaskan

D’un côté, il y a le groupe PSA qui a décidé de faire le ménage dans la gamme de ses trois marques. De l’autre, on a Renault qui, au contraire, multiplie les carrosseries pour ratisser le plus large possible. Cette frénésie se ressent dans le rythme de présentation des nouveautés.

Base japonaise

Mine de rien, depuis début mars, on a découvert dans l’ordre le Scénic 4, le Koleos 2, le Grand Scénic 4, la Twingo GT et la Clio restylée. Le Losange ajoute aujourd’hui une nouvelle corde à son arc avec un pick-up ! Annoncé par un concept en septembre 2015, l’Alaskan a fait ses débuts en Colombie, premier pays où il sera commercialisé. Il devrait rejoindre les concessions européennes avant la fin d’année.

Renault Alaskan - 5 Renault Alaskan - 2

Plutôt inattendue, la présence d’un grand pick-up dans le portefeuille de produits Renault tombe sous le sens quand on apprend que, sur le marché mondial du véhicule utilitaire, ce type d’engin représente près de cinq millions d’unités chaque année. Le Losange veut sa part du gâteau. Et pour lui, donner naissance à l’Alaskan a été simple puisqu’il a suffit de recarrosser un Nissan Navara ! Les constructeurs européens multiplient en ce moment les partenariats avec des japonais pour proposer des pick-up : le nouveau Fiat Fullback est un Mitsubishi L200 rebadgé, Peugeot et Citroën vont bientôt restyler un Toyota Hilux, Mercedes aura lui aussi son clone du Navara…

Face avant inédite, habitacle identique

Renault a bien fait les choses, du moins à l’extérieur. Toute la partie avant de l’Alaskan diffère de celle du Navara. Elle adopte les codes esthétiques propres à Renault, avec notamment une calandre abondamment chromée qui intègre un immense logo et relie les optiques dotées d’une signature lumineuse en C. Le capot suggère la robustesse. Les inserts décoratifs sur les ailes font un petit clin d’œil au nouveau Koleos. A l’arrière, le volet de la benne est inédit tout comme l’habillage des feux.

Renault Alaskan - 6 Renault Alaskan - 1

Dans l’habitacle, le Losange ne s’est pas foulé, en changeant juste le volant. Dommage de ne pas avoir modifié quelques éléments pour rendre la présentation plus « française ». La liste des équipements est identique à celle du Navara, avec notamment un système de vision 360° grâce à quatre caméras. Un raffinement très appréciable sur un engin de ce gabarit. Les nouveaux systèmes à la mode chez Renault, comme la lecture des panneaux de signalisation, sont en revanche aux abonnés absents.

Vendu en tant qu’utilitaire

La technique est logiquement identique à celle du cousin nippon. L’Alaskan repose sur un châssis échelle renforcé, qui permet une charge utile d’une tonne. La capacité de remorquage est de 3,5 tonnes. Pour le confort, la version double-cabine reçoit une suspension arrière à cinq bras. Deux moteurs seront disponibles : ce sont des 2.3 dCi double-turbo de 160 et 190 ch, associés à une boîte manuelle 6 rapports ou une double embrayage 7 rapports. Des versions à deux ou quatre roues motrices sont programmées. Les 4×4 pourront recevoir un différentiel à glissement limité.

Renault Alaskan - 11 Renault Alaskan - 12

Pour répondre aux besoins des professionnels et des amateurs de loisirs, l’Alaskan sera décliné en de nombreuses versions et bénéficiera de moult accessoires pour l’aménagement de la benne. Le département Conversion de Renault sera en mesure d’adapter le véhicule à des besoins spécifiques grâce à l’intervention de carrossiers agréés. L’Alaskan est d’ailleurs considéré par le Losange comme un véhicule utilitaire et sera donc vendu dans le réseau « Renault Pro + ».

Renault Clio restylée : la reine se repoudre le nez (+ tarifs)

Renault Clio restylée : la reine se repoudre le nez (+ tarifs)

Souvenez-vous des restylages des Clio 2 et 3 : de gros liftings, visibles au premier coup d’œil. Rien de tout cela pour la quatrième génération. Renault procède « à l’allemande », en faisant évoluer l’auto timidement. Normal : quatre ans après son apparition, la Clio IV, porte-drapeau du renouveau de Renault, est toujours dans le coup esthétiquement. Le constructeur français a procédé intelligemment en améliorant sa copie, en corrigeant les principaux défauts de l’auto.

Les corrections réalisées à l’extérieur

Les designers ont remplacé les barres de diodes typées « Norauto » par une signature lumineuse moderne, intégrée aux phares, prenant la forme d’un C comme sur les grandes sœurs (et qui rappelle l’initiale de Clio). Les versions haut de gamme peuvent être dotées d’optiques 100 % LED. La grille de calandre évolue, avec des stries qui se prolongent sous les projecteurs et l’abandon du monogramme sous le logo.

Renault Clio restylage 2016 - 3 Renault Clio restylage 2016 - 4

Le bouclier a également été retravaillé avec des formes moins basiques. Voilà qui donne à la face avant un côté plus statutaire. Certains ne manqueront pas de remarquer la ressemblance avec le pare-chocs de la Volkswagen Golf Sportsvan. A l’arrière, le diffuseur est légèrement modifié et les feux sont modernisés avec des diodes. La palette de coloris accueille trois nouvelles teintes : Rouge Intense, Bleu Iron et Gris Titanium. De nouvelles jantes font aussi leur apparition.

Les corrections réalisées à l’intérieur

Le design de la planche de bord ne change pas. Un seul élément est visuellement modifié : le bloc d’aérateurs central, plus valorisant. Renault promet surtout des progrès en matière de qualité. Il se sait particulièrement attendu sur ce point, la Clio étant vraiment à la traîne côté finition. Le Losange indique avoir revu les selleries, les chromes et les coloris, plus sobres. Selon le communiqué de presse « une attention particulière a été portée à la qualité visuelle et au toucher des grains de plastique ».

Renault Clio restylage 2016 - 10 Renault Clio restylage 2016 - 11

Les corrections apportées à l’équipement

Renault le cachait à peine : la Clio 4 a été conçue pour dégager une rentabilité maximale (d’où la qualité décevante). Cela pouvait aussi se ressentir dans la liste des équipements, qui faisait dans la simplicité. La Clio 4 n’a jamais été adepte des aides à la conduite sophistiquées ! Elle s’améliore un peu en gagnant l’aide au créneau et les radars de stationnement avant. Côté confort, elle peut être dotée d’un système audio signé Bose.

Renault Clio restylage 2016 - 1Renault Clio restylage 2016 - 9

Les corrections apportées à la gamme de moteurs

Miracle. La Clio profite de son restylage pour corriger son plus gros défaut technique : l’absence de moteur diesel puissant. L’auto reçoit enfin un bloc dCi 110 ch, couplé à une boîte manuelle 6 rapports. Autre nouveauté : l’apparition d’une boîte mécanique sur le 1.2 TCe 120 ch. Pas de changement pour le reste avec en essence les 1.2 16V 75 ch et 0.9 TCe 90 ch et en diesel les dCi 75 et 90 ch.

La « nouvelle » Clio a déjà dévoilée sa grille de tarifs. Les carnets de commandes seront ouverts en juillet et les premières livraisons se feront en septembre.

Les prix

Tarifs Renault Clio Restylage 2016 - 2 Tarifs Renault Clio Restylage 2016 - 1

Renault muscle (un peu) la Twingo avec la GT

Renault muscle (un peu) la Twingo avec la GT

Elle est badgée « Renault Sport », mais le Losange a eu la bonne idée de ne pas en faire une pure « RS », préférant l’intégrer à la lignée GT. Ce qui change beaucoup de choses, car on lui pardonne plus facilement sa puissance modeste, surtout quand on pense qu’une Clio GT ne propose que 10 ch de plus.

Boîte manuelle

Il est vrai que la puissance annoncée par cette Twingo vitaminée peut prêter à sourire, surtout quand on sait qu’Abarth arrive à gonfler une 500 jusqu’à 190 ch (lire notre essai). Mais Renault est limité, pour une raison simple : la Twingo a fait le choix du moteur arrière, glissé au chausse-pieds dans un petit compartiment. Le trois cylindres turbo 898 cm3 d’origine ne peut être remplacé par un moteur plus gros.

Renault Twingo GT - 1 Renault Twingo GT - 6

Les ingénieurs ont donc revu l’admission d’air et la cartographie du moteur pour gagner une poignée de chevaux. L’auto atteint ainsi 110 ch et un couple de 170 Nm (+ 35 Nm par rapport au TCe 90). Pour tirer partie au mieux de ces progrès, l’étagement de la boîte de vitesses a été revu. Voilà qui s’annonce prometteur pour avoir quelques sensations au volant, surtout avec une petite voiture qui braque court.

Ceux qui ont déjà conduit une Twingo 3 peuvent avoir des craintes sur la tenue de route. Celles-ci sont justifiées. La tenue de cap de la Twingo est perfectible, l’ESP étant souvent sollicité. Le Losange souhaite rassurer en indiquant que la GT profite de nouvelles suspensions ainsi que de nouveaux réglages pour l’ESP et la direction à démultiplication variable.

Look sympa, mais incomplet

Et le look dans tout ça ? La GT souffle le chaud et le froid, avec une impression d’inachevé. L’auto reçoit quelques modifications de bon goût, comme une petite prise d’air latérale, uniquement du côté gauche. Le bouclier arrière adopte une belle double sortie d’échappement. L’auto a été abaissée et repose sur d’inédites jantes de 17 pouces, dont le dessin s’inspire de celles qui équipaient le concept annonciateur Twin’Run.

Renault Twingo GT - 5 Renault Twingo GT - 7

La déception vient de la face avant, qui ne change pas. Un bouclier plus agressif aurait été très sympa. L’auto est présentée avec une nouvelle teinte Orange Piment. Elle sera aussi proposée en Gris Lunaire, Noir Profond et Blanc Glacier. Renault ne montre pas l’intérieur mais indique la présence de décors orange et d’un pédalier en aluminium.

L’auto sera dévoilée en avant-première au Festival of Speed de Goodwood, en Angleterre, à la fin du mois. On la verra ensuite à la rentrée au Mondial de l’Automobile.

Renault Twingo GT - 2 Renault Twingo GT - 3 Renault Twingo GT - 4

Premier match : le nouveau Peugeot 3008 face aux Kadjar et Tiguan

Premier match : le nouveau Peugeot 3008 face aux Kadjar et Tiguan

Oublié le positionnement bancal de la première génération. Le nouveau 3008 est un vrai SUV compact, du moins en apparence car il fait encore l’impasse sur les quatre roues motrices. Il est ainsi pleinement intégré à une catégorie en pleine expansion, qui selon Peugeot représente en Europe une vente sur dix.

Après notre première présentation et notre premier contact réel, place maintenant à une première rencontre virtuelle avec deux des plus dangereux rivaux du 3008 II, les Renault Kadjar et Volkswagen Tiguan.

Le design extérieur

C’est une bonne chose : ces trois véhicules ont des looks bien distincts. Le 3008 inaugure en série les dernières nouveautés esthétiques de Peugeot, comme le bandeau noir à l’arrière dans lequel se fondent les feux. Le SUV du lion adopte un look très anguleux, sous certains angles un peu chargé.

Peugeot 3008 - 2016 - 8

dynamique vue 3-4 avant Renault Kadjar Rouge Flamme

Volkswagen Tiguan II dynamique-2

Le Kadjar mise de son côté sur la rondeur et la fluidité, cachant très habilement le fait qu’il partage sa structure avec le Nissan Qashqai. Certains aimeront l’aspect galbé du Renault, pendant que d’autres lui trouveront un côté bouboule. En photos, il semble plus long et imposant que le 3008, alors qu’il n’en est rien.

Chez Volkswagen, pas de surprise. Tout juste arrivé dans les concessions, le Tiguan II a un design sobre et anguleux comme les autres productions de la marque allemande. Le profil et la partie arrière ont gagné en dynamisme. Dommage qu’il n’en soit pas de même à l’avant, les phares du nouveau venus étant assez grossiers.

Avantage : comme toujours, on vous laisse attribuer le point du design 

Le poste de conduite

Comme pour l’extérieur, les intérieurs de nos trois protagonistes ne se ressemblent pas ! Et dans ce domaine, le 3008 frappe un grand coup avec une planche de bord au dessin très original. Le conducteur a dans les mains un petit volant et lit par-dessus l’instrumentation, qui est 100 % numérique avec un écran 12,3 pouces aux graphismes soignés. Une grande partie des fonctions se commande via l’écran tactile central de 8 pouces, qui surmonte une rangée de raccourcis imitant des touches de piano. Ces dernières font visuellement corps avec la large console centrale.

Peugeot 3008 - 2016 - 4

RENAULT KADJAR (HFE) - PHASE 1

Volkswagen Tiguan II interieur

Face à une telle modernité, le Kadjar prend une petite claque. Son poste de conduite est presque vieillot en comparaison, avec son seul écran tactile 7 pouces placé trop bas. Renault est parti de l’intérieur du Qashqai et cela se sent. Mais l’ambiance plus simple et plus zen dans le Kadjar peut séduire une partie de la clientèle.

Le Tiguan aussi semble procéder à l’ancienne. La planche de bord de l’allemand reste chargée, symbolisant une robustesse esthétique typiquement germanique. Mais la recette est efficace, avec une ergonomie évidente. En outre, la qualité de fabrication reste au top.

Avantage : Peugeot

Les dimensions et l’habitabilité

Dimensions en mmPeugeot 3008Renault KadjarVolkswagen Tiguan
Longueur/Largeur/Hauteur4447/1841/16244449/1836/16074486/1839/1632
Empattement267526462681
Garde au toit AV/AR915/912905/9101049/1012
Largeur aux coudes AV/AR1493/14841480/14551503/1491
Espace aux jambes AR240220NC
Volume du coffre (dm3)520472615

Avantage : Volkswagen

L’offre moteurs

Le 3008 débutera sa carrière en octobre. A ce moment-là, il sera disponible avec six moteurs. En essence, ce sera les 1.2 PureTech de 130 ch et 1.6 THP 165 ch. En diesel, il y aura les 1.6 BlueHDI 100 ou 120 ch et le 2.0 Blue HDI 150 ch ou 180 ch. Les haut de gamme pour chaque carburant sont dotés d’office de la boîte automatique EAT6. Le PureTech 130 ch et le Blue HDI 120 ch pourront la recevoir en option.

Peugeot 3008 - 2016 - 12

Renault Kadjar 2015 - 55

Volkswagen Tiguan II dynamique

L’offre moteurs apparaît comme le gros point faible du Kadjar. Le SUV Renault n’est proposé qu’avec un 1.2 TCe essence 130 ch et des diesels 1.5 110 ch et 1.6 130 ch ! Le Losange a clairement fait le choix de se concentrer sur le cœur de gamme, qui représente la très grosse majorité des besoins de la clientèle. Le TCe et le dCI 110 sont proposés avec la bonne boîte double embrayage EDC6.

Chez Volkswagen, l’offre est pour l’instant composée de deux essence TSI 125 et 150 ch et de trois diesel TDI 115, 150 et 190 ch. La boîte double embrayage DSG est de série sur le TDI 190 et en option sur les deux blocs de 150 ch.

Côté hybride, les trois modèles seront dans les prochaines années proposés avec un bloc rechargeable. Volkswagen sera le premier à dégainer courant 2017. Pour les Français, il faudra attendre… 2019 !

Verdict : Peugeot et Volkswagen à égalité

Les aptitudes en hors piste

Peugeot se refuse toujours à la transmission intégrale. Le 3008 II aura toutefois une version quatre roues motrices lorsque l’hybride sortira, puisque le bloc électrique entrainera les roues arrière. La marque au lion met en attendant en avant le Grip Control, un super antipatinage qui permet de se sortir de quelques situations difficiles, si tant est que l’auto a les pneus adaptés. A écouter Peugeot, le 3008 II avec des pneus hiver peut affronter une route enneigée aussi bien qu’un 4×4. Le 3008 reçoit en plus une aide en descente, qui maintient le véhicule à (faible) vitesse constante dans les pentes.

Peugeot 3008

Renault Kadjar dynamique-2

Volkswagen Tiguan II dynamique-3

Chez Renault, c’est simple. Le seul dCi 130 ch peut être couplé à une classique transmission intégrale, qui offre trois modes de fonctionnement : deux roues avant motrices, quatre roues motrices permanentes ou mode automatique qui sollicite le train arrière en cas de besoin.

Chez Volkswagen, les TDI 150 et 190 ch sont disponibles avec une transmission intégrale 4MOTION très intelligente. Le système Active Control proposé en option intègre des réglages spécifiques pour le terrain rencontré, à la manière du système Land Rover : Route, Neige, Offroad et Offroad Individuel. Le premier permet d’accéder aux profils de conduite Eco, Normal, Sport et Individual.

Avantage : Volkswagen

Verdict

Les 3008 et Tiguan partagent nos « avantages ». L’un ne distance pas l’autre, ce qui promet un beau duel sur la route pour vraiment les départager. Le 3008 peut d’ores et déjà miser sur sa présentation intérieure pour faire la différence et attirer les indécis. Son design extérieur un peu plus original peut aussi détourner la clientèle du Volkswagen, qui reste le plus habitable. Le Kadjar semble dans les choux. Mais il ne faut pas tirer cette conclusion hâtive. Si sa présentation et sa finition sont en retrait, le Renault a su prouver sur la route qu’il méritait l’intérêt. Il profite en plus de tarifs bien placés.

> Lisez aussi notre essai du Renault Kadjar et celui du Volkswagen Tiguan

Renault Clio R.S. 16 275 ch : on dit oui pour la série !

Renault Clio R.S. 16 275 ch : on dit oui pour la série !

Dans le dossier de presse qui présente cette « super Clio RS », le Losange commence par nous dire que ce projet célèbre les 40 ans de Renault Sport. Et moi, il me vient tout de suite une question : pour cet anniversaire, il n’y avait pas moyen de faire plus spectaculaire, plus inédit ? D’autant que cette Clio très spéciale est présentée comme un concept-car, et par définition n’est pas (encore) destinée aux concessions. Personnellement, pour marquer le coup, j’aurai imaginé quelque chose de plus futuriste.

Mise au point express

Mais Renault Sport a préféré se tourner vers son petit porte-drapeau, et il faut avouer que le résultat est plutôt salivant. En octobre 2015, lorsque Renault a commencé à réfléchir à un moyen de mettre à l’honneur sa division sportive, l’idée d’une Clio RS survitaminée a rapidement été évoquée. Designers et ingénieurs avaient en mémoire la délirante Clio V6. Mais il a vite été convenu qu’il fallait rester simple et réaliste, en maitrisant les coûts.

Renault Clio RS 16 Concept - 5 Renault Clio RS 16 Concept - 6

L’hypothèse de glisser sous le capot le 2.0 turbo 275 ch de la Mégane Trophy-R a été émise. Une petite équipe a alors réalisé une pré-étude pour savoir si cela était possible. Verdict positif. Le feu vert à la Clio RS 16 a été donné fin décembre, avec une date butoir très proche : le Grand Prix de Monaco 2016. Pour tenir les délais, une grande partie du développement s’est donc faite par informatique. Le premier roulage n’a eu lieu que le 1er avril, à Montlhéry.

Emprunts à la Mégane RS Trophy-R

Premier défi à relever dans la conception : bien placer le moteur, la boîte de vitesses et le système de refroidissement de la Mégane RS Trophy-R. L’échappement est aussi revu. Pour un son envoutant, cette Clio reçoit un silencieux à double sortie signé du spécialiste Akrapovic. L’amortissement reprend les combinés ressort-amortisseurs à cartouche coulissante de la Trophy-R. Le freinage est aussi emprunté à la grande sœur avec des disques de 350 mm. Le train arrière est carrément repris à la version de rallye Clio RT3.

Renault Clio RS 16 Concept - 2 Renault Clio RS 16 Concept - 9

Au niveau du look, le changement le plus visible se trouve au niveau des roues. Celles-ci ont un diamètre de 19 pouces, une taille qui n’est pas proposée sur le modèle de production. Il a donc fallu découper les ailes, qui sont dotées d’élargisseurs en matériau composite. La Clio prend ainsi 6 cm en largeur et gagne un vrai look bodybuildé, qui lui fait un peu défaut en version de série.

Pour deux seulement

La face avant gagne une nouvelle prise d’air, avec une signature lumineuse faisant écho au logo de Renault Sport. Un détail que l’on devrait retrouver bientôt en série. A l’arrière, cette Clio est dotée d’un plus grand aileron. A bord, pour diminuer le poids, la banquette arrière est oubliée, tout comme la climatisation. Le conducteur et son passager sont calés dans des baquets avec harnais de sécurité à six points.

Renault Clio RS 16 Concept - 3 Renault Clio RS 16 Concept - 4

Maintenant, on rêve d’une production en petite série, à l’image de la Mégane RS Trophy-R. Une quantité très limitée qui viendrait renforcer la belle image de marque de la Clio RS sur le segment des citadines sportives et donnerait une petite leçon à l’Audi S1. Gageons que le Losange y pense et fera tout son possible pour passer du rêve à la réalité.

Renault Clio RS 16 Concept - 1 Renault Clio RS 16 Concept - 10 Renault Clio RS 16 Concept - 8 Renault Clio RS 16 Concept - 7

Nouveau Renault Grand Scénic : antichambre de l’Espace

Nouveau Renault Grand Scénic : antichambre de l’Espace

Moins de 24 heures après la présentation du très attendu Peugeot 3008, Renault publie les premières photos officielles du nouveau Grand Scénic. Est-ce le fruit du hasard ? Personnellement, je pense que non ! Mais c’est de bonne guerre. Je me souviens qu’en février 2014, alors que Renault avait annoncé à l’avance la date de révélation de la Twingo 3, Peugeot avait le jour venu montré en simultané la 108 !

Concurrencé par le nouveau Koleos

Que les dirigeants de la firme au lion se rassurent : dans les prochains jours, ce sera certainement le 3008 qui fera les Unes de la presse automobile. Le Scénic que l’on découvre aujourd’hui n’est qu’une variante de la quatrième génération, dévoilée début mars à Genève, et qui avait multiplié à ce moment-là les couvertures.

Renaut Grand Scenic 2016 - 4 Renaut Grand Scenic 2016 - 2

Le nouveau Grand Scénic fait suite à une autre nouvelle Renault… qui sera dangereuse pour lui. Il s’agit du Koleos. Les SUV étant très à la mode, le monospace familial du Losange pourrait souffrir au sein de son propre camp. Mais il gardera un avantage : la possibilité d’embarquer jusqu’à 7 personnes, un privilège refusé au Koleos… sûrement pour limiter le cannibalisme.

Si le Scénic court a su moderniser sa recette pour résister aux assauts des crossovers, et le bel accueil qu’il a reçu à Genève semble indiquer que Renault a fait les bons choix, le Grand Scénic conserve une apparence classique, voir même utilitaire. Je vais attendre de le voir en vrai pour juger son style, mais les premières photos ne m’emballent pas avec un arrière très typé camionnette.

L’ami des familles

La poupe est droite comme un « I » et les feux remontent maladroitement le long de la lunette. Evidemment, la priorité était le volume du coffre et l’espace laissé aux passagers du troisième rang, mais il y avait peut être moyen de dynamiser un peu cela. D’autant que cet arrière très carré contraste avec le côté fuselé de l’avant.

La troisième rangée de sièges, toujours constituée de deux strapontins, ne sera pas livrée d’office. Certains se contenteront de 5 places mais profiteront des 24 cm en plus par rapport au modèle court pour charger plus de bagages. Dans cette configuration, le volume de coffre est géant avec 718 dm3. Le Grand Scénic cru 2017 mesure 4,63 mètres de longueur, soit 7,5 cm de plus que l’ancien modèle.

Renaut Grand Scenic 2016 - 3 Renaut Grand Scenic 2016 - 6

Côté modularité, il souffle le chaud et le froid. Côté bonnes nouvelles, les sièges du deuxième rang se rabattent désormais directement dans le plancher. Surtout, l’opération est archi-simple en appuyant sur des boutons. Mais le deuxième rang est maintenant une banquette 2/3-1/3 ! Renault se rattrape côté rangement, avec pas moins de 63 litres d’espace pour glisser ses effets personnels. Il y a notamment une grande boîte à gants qui s’ouvre façon tiroir, ainsi qu’une console centrale pleine d’astuces, pouvant coulisser jusqu’aux occupants arrière.

Cinq moteurs

La liste des équipements ne réserve aucune surprise, puisqu’elle est identique à celle du Scénic court. En plus des éléments maintenant bien connus chez Renault, comme le système Multi-Sense pour faire varier les modes de conduite ou la tablette tactile verticale 8,7 pouces, il y a de nouveaux venus à l’image de la détection de fatigue.

Renaut Grand Scenic 2016 - 5 Renaut Grand Scenic 2016 - 1

Côté motorisations, les amateurs d’essence auront le choix entre les TCe de 115 et 130 ch. L’offre gazole comportera trois dCi de 110, 130 et 160 ch. Ce dernier sera exclusivement proposé en boîte auto EDC. Le dCi 110 sera le seul autre moteur disponible avec l’EDC. Il sera aussi décliné l’année prochaine en version hybride légère. Le nouveau Grand Scénic arrivera dans les concessions avant la fin de l’année.

Renaut Grand Scenic 2016 - 7 Renaut Grand Scenic 2016 - 8 Renaut Grand Scenic 2016 - 9

Nouveau Renault Koleos : la fin des moqueries ?

Nouveau Renault Koleos : la fin des moqueries ?

Lorsque Renault a commencé à plancher sur la remplaçante de la Laguna 3, il a vite été décidé que le patronyme de l’auto changerait. Laguna avait une trop mauvaise image, entre les soucis de fiabilité de la deuxième mouture et le design extérieur raté de la troisième.

Il aurait pu en être de même avec le Koleos, dont la première génération, moquée pour son absence totale de personnalité, n’a pas eu une carrière bien brillante. L’auto est même devenue la cible préférée, sous forme de running-gag, des animateurs de Top Gear France.

Proche cousin du Nissan X-Trail

Mais Renault n’a pas souhaité passer à la trappe le nom Koleos, et propose donc une seconde génération. Celle-ci n’a cependant plus rien à voir. Plus grand, plus familial, le Koleos 2 est plus séduisant esthétiquement, bien que très sobre. A cela une raison : il se veut très international, devant plaire sur différents continents.

Renault Koleos - 13 Renault Koleos - 12

Comme le premier, le second Koleos est très connoté « Asie ». Mais cette fois, ce n’est pas un Samsung rebadgé. Il s’agit d’un Nissan X-Trail recarrossé… de la même manière que le Kadjar est un très proche cousin du Qashqai.

Autre association avec l’Asie : le Koleos 2 vise en priorité la Chine, où il fait ses débuts. Le nouveau grand SUV sera l’un des fers de lance du Losange dans l’Empire du Milieu. Ce n’est pas un hasard : 135.000 des 300.000 Koleos première génération produits ont été vendus en Chine (d’où la conservation du nom).

Limité à 5 passagers

D’un point de vue esthétique, le Koleos version 2016 peut s’apparenter à une Talisman SUV. De nombreux codes esthétiques de la berline sont repris : grande calandre chromée, crosses de LED sous les optiques, feux qui se prolongent sur le hayon. L’œil est attiré par une originale baguette de chrome qui traverse l’aile avant, reliant le phare à une fausse ouïe sur la portière.

Renault Koleos - 2 Renault Koleos - 4

L’habitacle va encore plus loin dans la ressemblance avec la Talisman. La planche de bord est quasiment identique à celle de la berline, avec la console centrale qui intègre le grand écran tactile 8,7 pouces. Il y a quelques éléments pour faire la différence : une épaisse baguette décorative face au passager ou encore des poignées de maintien entourant le levier de vitesses. Ceux-ci ont le mérite de supprimer les très moches éléments de plastique qu’il y a sur la Talisman (lire notre essai).

Avec ses 4,67 mètres de longueur, le Koleos visera une clientèle plus familiale que le Kadjar (lire notre essai). Mais il fait l’impasse sur la troisième rangée de sièges, pourtant présente sur le X-Trail. Renault ne souhaite pas gêner le futur Grand Scénic et le nouvel Espace. La marque met une avant une bonne habitabilité en rang 2 et un coffre généreux de 624 litres. Le hayon profite d’un système d’ouverture mains libres.

En France début 2017

Reprenant la base technique du X-Trail, le Koleos repose sur la désormais bien connue plate-forme CMF. Il pourra profiter d’une transmission intégrale. Les moteurs proposés en France ne sont pas encore connus mais il ne devrait pas y avoir de surprise. La gamme de diesel comportera les 1.6 dCi de 130 et 160 ch. En essence, Renault pourrait proposer un TCe de 150 ch. Plutôt étonnant, le Losange n’annonce pas de boîte double embrayage EDC, mais la boîte automatique X-tronic de Nissan.

Renault Koleos - 11 Renault Koleos - 10

L’Europe devra attendre son tour pour la commercialisation. Le Koleos sera d’abord lancé cet été en Australie, Turquie et dans les pays du Golfe. Puis il ira en Chine, en fin d’année. Le Vieux Continent ne sera servi que début 2017 !

Renault bricole un Kaptur 4×4

Renault bricole un Kaptur 4×4

Mettons les choses au clair d’emblée : ce Kaptur ne posera jamais ses roues dans une concession française. Et il ne s’agit pas d’une faute de frappe, son nom commence bien par un « K ». Un petit changement opéré pour s’adapter au marché russe, auquel est destiné ce véhicule. Selon le Losange, la lettre K fait écho aux « attributs principaux » du modèle : « qualité », « confortable » et « séduisant », dont les traductions en russe commencent par un K.

Un Grand Captur

Ce véhicule affiche un faciès différent du notre… et surtout, il a gagné 20 centimètres en longueur ! Ce « Grand Captur » mesure 4,33 mètres, soit seulement 12 centimètres de moins que le Kadjar (lire notre essai). Autre grosse différence avec la version vendue en France : une transmission intégrale est au programme. Par ailleurs, la garde au sol a été relevée et la suspension revue.

Renault Kaptur - 9 Renault Kaptur - 13

Entre la neige et un réseau secondaire parfois chaotique, l’argument 4×4 est très important pour la Russie. D’autres fonctionnalités sont d’ailleurs spécialement pensées pour ce marché, comme le démarrage du moteur à distance ou le pare-brise chauffant.

Pour obtenir un Captur 4×4, Renault a opté pour un sacré tour de passe-passe. La version russe reprend en effet la base du Dacia Duster ! Voilà qui est étonnant quand on sait qu’en Russie, le Duster est vendu par Renault. Le Kaptur jouera une partition plus tendance et plus haut de gamme.

Différences esthétiques

Sur cette plate-forme ont donc été greffés le look et la planche de bord de la version européenne. Les différences esthétiques se trouvent surtout au niveau de la face avant, avec une calandre agrandie et un nouveau bouclier avec des éléments chromés en C qui intègrent des diodes. Pas sûr que cela se retrouve sur le Captur restylé attendu en 2017.

Renault Kaptur - 3 Renault Kaptur - 2

Renault annonce un volume de coffre de 387 dm3, quand celui de la version européenne varie de 337 à 455 dm3 grâce à la banquette coulissante, absente sur le Kaptur.

Le Kaptur sera produit dans l’usine Renault de Moscou, à partir de cet été. Il devrait par la suite être proposé sur d’autres marchés autour de la Russie, notamment du côté de l’Asie du Sud.

Premier duel : Le nouveau Renault Scénic face au Citroën C4 Picasso

Premier duel : Le nouveau Renault Scénic face au Citroën C4 Picasso

Après un duel de berlines premium (lire : L’Alfa Romeo Giulia face à la BMW Série 3) et un duel de SUV haut de gamme (lire : Le Maserati Levante face au Porsche Cayenne), place à un match mettant en scène des véhicules plus familiaux et abordables. Le très attendu Scénic 4, qui devrait arriver dans les concessions Renault en fin d’année, affronte virtuellement son plus dangereux rival et actuelle référence du marché : le C4 Picasso.

Design

Le nouveau Scénic frappe fort. S’il est impossible de faire l’unanimité, il faut reconnaître que cette quatrième génération accumule les réactions positives. Renault a su rendre son monospace compact désirable !

Renault Scenic IV avant Geneve 2016

Citroen C4 Picasso - 3

Le Scénic version 2016 attire le regard avec sa silhouette galbée, qui ne renie pas le côté monospace (capot dans le prolongement du pare-brise), mais évoque par certains aspects les crossovers. Element important du nouveau modèle : d’énormes roues de 20 pouces, présentes en série ! Celle-ci ont tendance à rendre l’auto visuellement plus petite qu’elle ne l’est vraiment.

La version courte gagne 4 cm en longueur, pour atteindre 4,40 mètres. C’est trois centimètres de moins que le Picasso. De son côté, le Citroën mise sur l’originalité, avec un curieux regard sur deux étages, un jonc chromé qui englobe le vitrage des portières ou des feux entièrement intégrés au hayon.

Vie à bord

C’est peut-être à l’intérieur que le match est le plus intéressant. Scénic et Picasso ont de nombreux points communs, avec la volonté de satisfaire au mieux les familles, mais aussi quelques différences importantes. Le Scénic souhaite notamment redonner du plaisir au conducteur.

Renault Scenic IV interieur Geneve 2016

Citroen C4 Picasso - 4

Pour Renault, acheter un monospace ne doit pas être une punition. Cela se matérialise ainsi par une instrumentation replacée derrière le volant et une console qui peut se prolonger avec le rangement central coulissant, formant ainsi un cocon typé berline. Mais le levier de vitesses reste en hauteur.

Le Picasso préfère une ambiance plus aérée, et conserve l’instrumentation au centre. Son ambiance est très lumineuse grâce à un pare-brise remontant haut. Son interface fait la part belle au tactile. Le Scénic fait de même sur ses versions haut de gamme avec un écran 8,7 pouces vertical.

Côté modularité, le Scénic abandonne les trois sièges individuels à retirer du plancher pour une architecture originale : un siège + une banquette généreusement creusée pour former deux places. Le tout est coulissant. Le Picasso reçoit trois sièges individuels de même taille, qui se replient pour former un plancher plat. Il en est de même sur le Scénic, où la manœuvre s’opère en appuyant juste sur des boutons ! Les deux rivaux font le plein de rangements et d’aspects pratiques.

Renault Scenic 2016 - 8

Citroen C4 Picasso

Le Scénic est bien doté, avec pare-soleil intégré aux portes arrière, support pour tablette tactile au dos des sièges avant, trappes dans le plancher ou encore élément central coulissant, accessible pour les passagers arrière qui profitent de plusieurs branchements USB.

Avantage : Scénic

Equipements

Le Scénic se remet sérieusement à niveau, et reçoit même des équipements inédits chez Renault : système de freinage avec détection des piétons, alerte de fatigue, alerte de franchissement de ligne blanche avec correction de la trajectoire. Pour le reste, il y a la reconnaissance des panneaux de signalisation, les feux de route automatiques, l’affichage tête-haute, le parking mains libres…

Le Picasso ne peut en dire autant mais ne démérite pas avec le parking mains libres, une vision à 360°, la surveillance des angles morts ou encore le hayon motorisé.

Avantage : Scénic

Renault Scenic IV profil Geneve 2016

Citroen C4 Picasso - 1

Moteurs

Le Scénic débutera sa carrière avec deux blocs essence et quatre diesel. Les amateurs de sans-plomb feront ainsi un choix entre les TCe de 115 ou 130 ch. Pour le gazole, les dCi développent 95, 110, 130 et 160 ch. A noter que le 110 est disponible avec la boîte EDC 7 rapports et le 160 est directement livré avec la boîte EDC6. Aucune boîte automatique n’est annoncée pour l’essence. Une version hybride « légère » sera lancée début 2017 sur le dCi 110 ch.

Le Picasso soutient largement la comparaison, profitant des nouveaux blocs essence PureTech et diesel BlueHDI. Il y a ainsi des PureTech de 110 et 130 ch, ainsi qu’un plus costaud THP 165 ch. Les BlueHDI développent 100, 120 et 150 ch.

Avantage : égalité

Verdict : le Scénic bien parti pour établir une nouvelle référence

Le roi Scénic devrait garder sa couronne. Style séduisant, présentation modernisée, modularité simplifiée, équipements à jour : les arguments ne manquent pas. Le Citroën reste évidemment dans le coup. Mais le Scénic 4 dégage une image plus moderne, plus attrayante, sans pour autant négliger l’aspect familial. Si l’ancienne mouture avait du mal à cacher ses rides face au C4 Picasso, lancé en 2013, le nouveau fait les bons choix pour redonner l’envie d’avoir un monospace.

Renault Scenic IV arriere Geneve 2016-4

Citroen C4 Picasso - 2