Renault Captur vue arrière
Essais

1000 km en Renault Captur 1.5 BLUE DCI 115 INTENS EDC

Le Renault Captur passe à la deuxième génération pour mieux affronter la concurrence. En effet celle-ci se renouvelle, comme les Peugeot 2008 et Nissan Juke, et se diversifie avec de nouveaux arrivants tel les Ford Puma et Skoda Kamiq. Nous avons parcouru près de 1000 km du Captur équipé de son moteur DCi 115 pour voir s’il était capable de garder sa place de leader.

Renault Captur
Renault Captur

Pour juger de ce tout nouveau Captur, nous avons pris la route depuis Paris jusqu’à la côte atlantique en Charente-Maritime. Mais avant d’arriver aux beaux paysages entourant La Rochelle, ou les îles de Ré et d’Oléron, il nous faut traverser les bouchons franciliens. Au moins cela nous permet d’observer l’habitacle dans lequel nous sommes confortablement installés. Après avoir trouvé sa position de conduite malgré des réglages manquant d’amplitude, on se retrouve assis dans des sièges à l’assise confortable et devant un volant à la jante épaisse, agréable à tenir en main. Derrière celui-ci se trouve un écran de 10 pouces remplaçant les compteurs. Ce dernier est lisible et paramétrable selon trois affichages changeant en fonction du mode de conduite choisi (Sport, Éco ou MySens). Il se trouve, en outre, être plus grand que celui de la Clio V limité à 7 pouces. Une différence surprenante, les deux véhicules étant construits sur la même base…

planche de bord Renault Captur
Renault Captur boite à gant tiroir
Renault Captur boite automatique et prise USB
Renault Captur chargeur induction
Renault Captur prises USB arrière

On retrouve devant nous la planche de bord bien connu de la citadine, néanmoins légèrement modifiée, notamment au niveau des aérateurs. Au centre se trouve la grande tablette de 9,3 » (optionnelle suivant les finitions) identique à la Clio. La commande vocale s’avère efficace pour lancer sa musique ou programmer un trajet via le GPS. Elle reste cependant encore trop lente par rapport à celle de nos smartphones qui peuvent être connectés via Android Auto ou Apple CarPlay. Le dessin général reste très classique, et l’on prend rapidement ses marques à bord. La qualité est au rendez-vous et en nette amélioration par rapport à la génération précédente.

Renault Captur
Renault Captur Compteurs Sport
Renault Captur compteurs Mysens
Renault Captur compteurs Eco

Habitabilité suffisante

Le trajet autoroutier sans encombre nous amène aux portes de la Charente-Maritime, le Captur se montrant confortable sur ce type de parcours pour tous ses occupants, notamment grâce aux assises assez moelleuses sans que notre séant ne s’y enfonce exagérément. Au niveau de l’habitabilité, pas de gros changements par rapport à la génération précédente, malgré les 11 cm pris par ce nouveau Captur. Si l’espace aux jambes progresse légèrement, c’est uniquement grâce aux dossiers des sièges avant, plus creusés qu’auparavant. Le coffre ne profite pas beaucoup plus de cette accroissement avec un volume variant de 422 L à 536 L suivant la position de la banquette coulissant sur 16 cm. La boite à gant en tiroir est toujours de la partie, très pratique à utiliser si l’on est seul mais qui le devient moins si un passager se trouve assez avancé. Le tiroir tapant alors rapidement dans ses genoux lorsqu’il souhaite l’ouvrir (la boite à gant).

Sièges avant Renault Captur
Renault Captur coffre
Banquette arrière Renault Captur
Renault Captur coffre

Le confort, c’est son fort

Après une pause du coté de La Rochelle, nous reprenons la route en direction de l’île d’Oléron où nous profiterons de l’absence de touristes pour admirer les nombreux marais salants en toute quiétude. Sur le trajet, nous passons par la D238 qui serpente entre les marais autour de Hiers-Brouage. Cette route nous permet de mettre en avant les qualités dynamiques de ce Captur, basé sur la même plateforme CMF-B que la Clio. Comme la citadine, Renault a privilégié un comportement neutre et rassurant pour plaire au plus grand nombre. Très sécurisant à conduire, le Captur ne dévie jamais de sa trajectoire avec un train avant qui s’inscrit facilement en courbe, tandis que l’arrière suit sans bouger d’un iota. La direction est assez directe, mais on l’aurait souhaitée un petit peu plus informative pour que le tableau soit parfait. Question confort, le Captur est un très bon élève : son amortissement travaille efficacement et efface la plupart des défauts de la chaussée. Cependant, attention avec les jantes de 18′‘ de série en finition Intense, elles engendrent quelques vibrations désagréables mais surtout elles occasionnent des remontés sèches sur les imperfections rencontrées à basse vitesse.

Renault Captur jantes 18 pouces

Sous le capot, nous bénéficions 1,5 Blue dCi en version 115, à savoir la déclinaison diesel la plus puissante disponible sur notre SUV (il existe aussi en 90 ch). Avec ses 260 Nm de couple, il est largement suffisant pour vous permettre de vous déplacer avec toute la famille à bord. Que ce soit sur l’autoroute ou sur les plus petites routes d’Oléron, ce quatre cylindres s’est montré bien élevé. Bruits et vibrations sont si bien maîtrisés qu’à allure stabilisée, il vous sera bien difficile de deviner qu’il carbure au mazout (tout le contraire du Skoda Kamiq récemment testé). Il n’y a guère que lors des fortes accélérations que vous pourrez l’entendre gronder, sans qu’il ne soit jamais envahissant. Il est si bien discipliné que lors de vos trajets autoroutiers, vous serez plus gênés par les bruits d’air qui se font malheureusement entendre dès 110 km/h.

Renault Captur 3/4 avant sur route
Renault Captur vue arrière en statique

La boite de vitesse automatique EDC se fait oublier et égrène ses sept rapports dans la douceur. Tournée vers l’économie, elle cherche à passer le rapport supérieur le plus rapidement possible et fait preuve d’une certaine lenteur lorsque l’on souhaite hausser le rythme. Mais ce n’est pas la vocation première de ce Captur, plus apte à choyer ses occupants qu’à les bousculer au premier virage. En revanche, l’absence de frein moteur est plus embêtant au quotidien. Lorsque l’on rétrograde en utilisant les palettes au volant (pour ralentir sans toucher au frein lors d’une descente de col de montagne ou à l’approche d’un rond point), cela n’a pas un grand effet. La voiture continue d’avancer sur son élan, sans résistance particulière… Et si vous êtes sur autoroute, ne comptez pas sur le régulateur pour contenir votre vitesse lors des fortes descentes. Celui ci se met à clignoter et il vous faut agir sur le frein pour vous maintenir à l’allure souhaitée. Gare aux radars placés aux bas de pentes !

Un style plus imposant

Après Oléron, nous décidons de remonter vers l’ile de Ré, où nous faisons une halte dans le port d’Ars en Ré. L’occasion parfaite pour prendre quelques photos et observer ce nouveau Captur. Contrairement au Peugeot 2008 qui a totalement chamboulé son style, le Captur II reste dans la continuité de son prédécesseur tout en adoptant des lignes plus marquées. A l’avant, les phares à la signature lumineuse en forme de C font leur apparition de même qu’un losange plus imposant au centre de la calandre et de nouvelles ouïes aux contours chromés sur le pare-chocs. Le profil garde des lignes tout en rondeurs, typique du style voulu par le designer Laurens Van Den Acker. Derrière en revanche, le changement est plus marqué. L’élément le plus visible sont les feux qui reprennent la forme de C. Si le haut de ces derniers est plus long que le bas, et vient mordre sur la hayon, la symétrie s’effectue par un pli de carrosserie donnant l’impression d’encadrer le logo et le nom du modèle, inscrit au centre de la malle de coffre. Cela a aussi pour effet de renforcer visuellement la largeur de la caisse, en augmentation de 2 cm par rapport au Captur I. Les ailes arrière sont aussi plus marquées pour accroître cet effet visuel. Comme son prédécesseur, la personnalisation n’est pas oubliée avec la possibilité d’opter pour une peinture bi-ton et 90 combinaisons possibles.

Renault Captur phare avant
Renault Captur vue arrière tronquée
Renault Captur arrière
Renault Captur détail peinture bicolore

Cher diesel

Au final ce Renault Captur deuxième du nom s’est montré un compagnon idéal lors de notre escapade. Confortable, pratique et avec un diesel qui sait se montrer bien éduqué et peut porté sur la boisson : l’ordinateur de bord nous indiquait une consommation moyenne de 6,2 L / 100 km. Un très bon score à l’issue de notre parcours, effectué majoritairement  sur l’autoroute tout en étant chargé. À vide et sur route nationale, il nous a même été possible de passer sous les 5,5 L / 100 km !.

Le losange a su faire évoluer son Captur et l’améliorer dans tout les domaines. Malheureusement, équipé de ce Blue dCi 115 et sa boite automatique double embrayage EDC en finition Intens, notre voiture d’essai ne coûtait pas moins de 28 500 €. Une somme importante, surtout comparé au même modèle mais disposant de l’excellent TCe 130 affiché 2 100 € de moins, à équipement équivalent. Bien que l’écart de consommation soit à l’avantage de notre motorisation diesel, cette différence de prix importante ne le réserve qu’aux gros rouleurs.

Renault Captur orange port
Jean-Baptiste TRICHOT

Jean-Baptiste TRICHOT

Passionné le monde de l'automobile depuis tout petit, j'adore échanger et partager avec d'autres amoureux d'auto. Nouvelles ou anciennes, stars des showrooms ou modèles oubliés, elles m’intéressent toutes, surtout si je peux être au volant !

Shares