Lancée en 1996, la Skoda Octavia fête ses 30 ans et approche les 8 millions d’exemplaires distribués. Un véritable succès pour ce duo de berline et break ayant fait de la simplicité et de l’habitabilité ses deux principaux arguments. J’ai pu reprendre le volant de la Skoda Octavia motorisé de son efficient moteur 1,5 TSI m-HEV de 150 chevaux.
Sans rupture stylistique
La Skoda Octavia Combi a été restylée en 2024. Le constructeur tchèque avait fait dans le détail pour moderniser le break arrivé à la mi-carrière (l’actuelle génération est sur le marché depuis 2019). Sur la face avant, on remarque simplement un nouveau design des projecteurs, intégrant une signature lumineuse avec une forme de virgule. À l’arrière, le travail se concentrait également sur les optiques. Les phares ont gagnées un aspect tridimensionnel. Les boucliers avant et arrière sont légèrement modifiés tout comme la calandre.
Pour les 30 ans, Skoda ne fait pas évoluer le style de l’Octavia. On note simplement l’arrivée d’une série spéciale anniversaire dans la gamme. Et malgré l’arrivée de SUV électrique dans sa gamme, Skoda n’en a pas fini avec l’Octavia. Un second restylage est prévu pour 2027 ! La carrière de cette quatrième génération d’Octavia va approcher rapidement les dix ans, témoignant d’une voiture pertinente dont les ventes continuent d’être satisfaisantes.
Habitacle XXL !
La Skoda Octavia Combi repose sur la plateforme MQB Evo du groupe Volkswagen. Toutefois, il semblerait que le constructeur tchèque ait la capacité de pousser les murs. Avec une longueur de 4m70 et un empattement de 2m68, il y a de la place à bord. Un adulte tient correctement sur la banquette arrière, il peut même y prendre ses aises tandis que le coffre propose 640 litres dans cette version break. Une voiture habitable et aux multiples astuces « simply clever ». Notre modèle d’essai était équipé du fameux parapluie dans la portière ou encore des appuie-têtes aviation. Avec ces arguments, il est facile de comprendre pourquoi la plupart des équipes cyclistes professionnelles utilisent l’Octavia. On remarque aussi une sureprésentation de la marque lors du Tour de France. Et voir une Skoda Octavia sans vélo sur une galerie de toit, c’est un peu comme … on vous laisse finir cette phrase selon vos envies.
Notre version d’essai était la Sportline, la finition haut de gamme. L’intérieur présente des sièges sport avec une sellerie spécifique. Si le maintien de ces sièges est bon, on trouve qu’ils n’ont pas vraiment leur place dans une Octavia à vocation familiale. Ils gênent la vision des passagers arrière et la sellerie sport ne colle pas vraiment à la philosophie d’un véhicule confortable et accueillant pour une famille. On préfère la sellerie Cognac avec les sièges Ergoactiv associés. Une option onéreuse (4 080 euros), certes, mais transcendant vraiment l’intérieur de l’Octavia.
On retrouve à bord un écran tactile central de 13 pouces (10 pouces en entrée de gamme), fonctionnant avec le système d’exploitation MIB 4. On trouve rapidement les fonctionnalités essentielles grâce à des raccourcis. L’assistant vocal de ce système d’infodivertissement fonctionne avec l’aide de ChatGPT.
Derrière le volant, on trouve un compteur numérique « Virtual Cockpit » de 10,25 pouces. Les affichages sont personnalisables et clairs. Il est possible d’avoir affiché la navigation mais aussi le média joué ou encore la consommation. Les consommations, parlons-en, il est temps de prendre la route avec notre Skoda Octavia !
Confort et faible appétit
Lors de l’essai, J’ai pu prendre le volant du moteur 1,5 TSI m-HEV 150. Un moteur essence doté d’une micro-hybridation 48 volts. Au démarrage, ce quatre cylindres se fait discret avec peu de bruits et de vibrations. On aurait tendance à oublier les qualités d’un quatre cylindres avec l’avalanche de trois cylindres dans l’industrie automobile moderne.
Le nous a rapidement menés sur des routes de campagne. La Skoda Octavia Combi s’est montrée à son aise. Les 150 chevaux sont suffisants. Malgré son positionnement de break familial, elle ne se vautre pas dans les virages, elle enroule en contenant le roulis. La suspension sport abaissée de 15 mm montre ici son intérêt. Il ne faut pas la considérer comme sportive, la version RS (265 chevaux) est présente pour cela, mais la Skoda Octavia est plaisante à conduire même sur les routes sinueuses. D’autant plus que la boîte automatique DSG7 se montre la plupart du temps réactive.
En quittant le réseau secondaire, nous avons rejoint l’agglomération de Rome. C’est dans une circulation plus chargée que nous avons expérimenté le mode Eco du Driving Mode Select. Avec lui, tout est fait pour réduire la consommation d’essence, la voiture désactive deux de ses cylindres dès que possible tandis que la roue libre est engagée à partir du moment où l’accélérateur ou les freins n’ont pas besoin d’être sollicités. Résultat, les consommations de carburant sont vraiment contenues. Il est possible de descendre sous les 5 l/100 km en cycle mixte. En ville, l’Octavia reste confortable avec un amortissement assez souple pour absorber les nombreux trous de Rome.
Et sur autoroute, l’Octavia se montre aussi à son aise. Le break consomme peu, à 130 km/h on reste à une moyenne de 6 l/100 km. L’insonorisation est bonne, la tenue de cap est bien aidée par le Travel Assist, assistant de conduite semi-autonome. Il est possible de l’activer ou de le désactiver via un raccourci sur le volant. Ce bouton donne accès à l’ensemble des ADAS pour un paramétrage facile et rapide tout en roulant.
Prix et conclusion
Avant de conclure, un mot sur les prix de la Skoda Octavia. Cette quatrième génération démontre une maturité certaine. Mais cette dernière se paie, l’entrée de gamme est affichée à 26 750 euros tandis que notre version d’essai grimpe à 43 940 euros en finition Sportline avec la motorisation 1,5 TSI m-HEV 150.
La Skoda Octavia Combi est alors le choix de la raison. Une voiture conçue de manière très rationnelle pour être l’outil idéal dans la plupart des situations. Aussi bien à l’aise sur autoroute avec son faible appétit pour la boisson, justement dynamique et suffisamment confortable, la Skoda Octavia n’a que peu de défauts.
De plus Skoda va faire évoluer une troisième fois l’Octavia. Un second restylage est prévu en 2027 tandis qu’une motorisation hybride simple doit arriver à la fin de l’année 2026. L’Octavia n’a pas fini de nous surprendre !
Paul-Emile
Journaliste à plein temps, je mets ma passion et mes connaissances du monde de l'automobile au service des lecteurs d'Abcmoteur.
Au plaisir sur les routes et sur mon Instagram.
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