La vitesse dans nos émissions TV sera-t-elle bientôt interdite ?

La vitesse dans nos émissions TV sera-t-elle bientôt interdite ?

Dimanche matin, sur TF1, l’émission Automoto diffusera un sujet consacré à la S8 Plus, qui comme son nom l’indique est encore plus musclée que la S8, avec 605 ch au lieu de 520. La séquence a été tournée dans un cadre particulier : la base aérienne de Mont de Marsan (Landes), d’où décolle la majorité des avions de chasse français.

La firme aux anneaux a emmené les journalistes dans ce lieu pour réaliser un test bien précis : franchir la barre des 300 km/h sur la piste de la base. A n’en pas douter, les spectateurs les plus fidèles et avertis apprécieront… pendant que d’autres désapprouveront. Il y aura aussi ceux qui répèteront devant leur petit écran l’incontournable « à quoi ça sert, en France on ne peut pas rouler à plus de 130 », oubliant que les circuits existent et que n’ont pas encore disparu les portions libres en Allemagne.

Audi Performance - 1

Heureusement, pour les passionnés que nous sommes, ce genre de séquence est encore autorisée à la télévision française. Et c’est presque avec surprise que j’en fais le constat, dans un pays où les décideurs politiques semblent effrayés par la vue d’une pédale d’accélérateur.

Chez nous, il est déjà interdit de faire à la TV de la publicité pour une automobile en faisant référence à ses performances ou en vantant trop ouvertement ses capacités à faire quelques cabrioles. Lorsque la mortalité routière est en hausse, les intervenants anti-voitures ont toujours le même coupable : la vitesse.

Me voilà donc étonné : ces personnes ne s’en sont pas encore prises à ce type de reportage où il est purement question de vitesse. Certains l’ont peut-être fait, mais leurs revendications sont pour l’instant restées discrètes.

Mon constat fait suite à un autre débat qui agite actuellement la France : la diffusion d’une émission sur Internet où il est question de cuisiner éméché. Sans surprise, les associations de lutte contre l’alcoolisme se sont fâchées, les réseaux sociaux se sont enflammés et le Ministère de la Santé a fini par s’en mêler.

Audi Performance - 3

L’argument principal est le suivant : la boisson y est présentée de façon sympathique, ce qui inciterait les jeunes à consommer. Il est vrai que les ados avaient besoin d’entendre parler de cette émission pour s’enivrer plus que de raison et trouver (fort malheureusement bien sûr) cela cool.

J’en reviens donc à mon Audi où il est au final question d’une situation tout aussi dangereuse et interdite que l’alcool lorsqu’elle intervient sur route ouverte : la très haute vitesse. Le reportage d’Automoto est évidemment tourné dans des conditions de sécurité optimale, comme toujours avec ce type de sujet diffusé depuis des lustres (et c’est bien indiqué à l’écran). Je peux d’ailleurs en témoigner car j’ai participé à cet essai pour un autre média.

Et je ne doute pas que les téléspectateurs feront la distinction entre un test organisé dans un cadre bien précis et la réalité de la circulation, et ne chercheront pas à faire une pointe de vitesse dans la foulée pour acheter le pain avant que la boulangerie ne ferme, grisés par ce qu’ils viennent de voir.

Audi Performance - 2

Loin de moi l’idée de vanter les mérites de la vitesse, d’autant qu’elle ne résume pas le plaisir automobile, ou d’encourager la consommation de boissons. L’alcoolisme est évidemment un fléau, surtout quand il est mêlé à la conduite. Mais la distinction entre ce que l’on regarde sur un écran et ce que l’on fait, ceux qui sont vent debout contre les fameuses « Recettes pompettes » ne la font pas.

Combien de jours avant de voir ce profil de personnes s’attaquer à nos émissions télévisées consacrées à l’automobile, appréciées des jeunes téléspectateurs ? Dans une époque où l’on a l’indignation facile et où le politiquement correct l’emporte, il suffit qu’un individu s’insurge face aux fameux drag-race de Top Gear, que sa voix commence à agiter les réseaux sociaux… et finisse par convaincre des politiques qui n’ont que la vitesse en tête lorsqu’il est question de sécurité routière de s’en mêler en demandant l’intervention du CSA. Avec à la clé une aseptisation de nos programmes.

Les panneaux 80 km/h dégradés le jour de leur mise en place

Les panneaux 80 km/h dégradés le jour de leur mise en place

Bien que les trois-quarts des Français soient contre un abaissement de la limitation de vitesse de 90 à 80 km/h, la mesure a été mise en place le mercredi 1er juillet dernier. La réponse à cette énième attaque contre les conducteurs ne s’est pas faite attendre.

Une mesure hypocrite qui passe mal

Les usagers de la route ayant emprunté la RN 7, RN 151 ou encore la RN 57 ont eu la « surprise » de découvrir que certains tronçons de ces nationales (81 km, au total) ont été colonisés de panneaux affichant « 80 », car en France la vitesse reste la cible numéro 1 de la sécurité routière. Ce même pays où les radars, de plus en plus nombreux, vicieux et sophistiqués, se comptent en milliers.

Du jour au lendemain, rouler à 90 km/h devient illégal sur certains grands axes de France

Du jour au lendemain, rouler à 90 km/h devient illégal sur certains grands axes de France

Tout comme les cabines automatisées, cette nouvelle atteinte à la liberté de circuler n’a pas tardé à faire réagir une ou des personnes qui se sont prises à 55 des 77 nouveaux panneaux installés dans l’Yonne (89), en Bourgogne. Les automobilistes ont pu découvrir jeudi matin des panneaux tordus au niveau du « 8 ». Parfois, seul le « 0 » restait lisible… Une façon de notifier le niveau d’efficacité de cette expérimentation qui n’est qu’un enfumage supplémentaire.

https://mobile.twitter.com/Europe1/status/616822698769936385

Il reste maintenant à connaître l’évolution de ce « test » qui est annoncé pour durer deux ans.

Périph’ à 70 km/h : des PV et… des morts en plus

Périph’ à 70 km/h : des PV et… des morts en plus

Voici un an que le périphérique parisien est passé de 80 à 70 km/h après avoir déjà été rétrogradé de 90 à 80 km/h en 1993. L’heure d’un premier bilan a donc sonné, de quoi mettre en exergue les conclusions tirées après les trois premiers mois…

Baisse des limitations de vitesse et multiplications des radars, une affaire qui roule !

A la mairie de Paris, on ne pensait sans doute pas réaliser un si joli coup. Jugez plutôt : fin juillet 2013 le parc de radars automatiques du périphérique a été doublé et cinq mois plus tard les panneaux de limitation de vitesse à 80 km/h ont été remplacés par d’autres affichant 70 km/h. La raison officielle ? Toujours la même : diminuer la pollution, les accidents, les morts et les bouchons !

Les 70 km/h du périphérique viennent d'avoir un an d'ancienneté et l'on reparle de baisser la limitation encore davantage à 50 km/h !

Les 70 km/h du périphérique viennent d’avoir un an d’ancienneté et l’on reparle de baisser la limitation encore davantage à 50 km/h !

A l’heure des comptes, un an plus tard donc, le budget 2015 de la capitale – auquel il manquait 400 millions d’euros à la fin du mois de septembre dernier – pourra-t-il être plus facilement bouclé par cet impôt déguisé ? Assurément ! Alors qu’au début de l’année 2014 le nombre de flashs de la part des cabines installées aux abords de la voie urbaine la plus fréquentée d’Europe augmentait « timidement » de 20 %, ce sera finalement… 250 % ! 138 138 infractions en 2013, puis 461 596 en 2014, c’est ce qui s’appelle crever le plafond ! Ajoutez à cela les hausses vertigineuses du stationnement résidentiel et vous pouvez même envisager que le budget 2016 sera bouclé en avance !

Un nombre de morts au plus haut depuis 9 ans !

Si l’on peut « railler » la politique autophobe que pratiquent les maires de Paris depuis des décennies, ces mesures instaurées pour améliorer la sécurité routière a coûté la vie à trois personnes supplémentaires en 2014 par rapport à 2013 (7 en 2014, contre 4 en 2013, soit un niveau qui n’avait pas été atteint depuis 2005 !).

De son côté, la mairie se targue d’avoir fait diminuer le nombre d’accidents (627 en, 2014, contre 742 en 2013 correspondant à 776 blessés, contre 908 il y a un an). Toutefois, dans les rues parisiennes – où l’on impose de plus en plus le 30 km/h – et en petite couronne, les conducteurs semblent avoir été moins vigilants, puisque le total de personnes blessées a progressé de 2,5 %. Heureusement qu’un Vert demande « d’ouvrir le débat, sans tabou, sur une expérimentation d’une vitesse limitée à 50 km/h » sur le périphérique ! A ce rythme-là, les cyclistes pourront bientôt, eux aussi, emprunter cet axe !

Évidemment, les médias se sont chargés de reprendre en cœur la bonne parole en mettant au crédit de l’abaissement de la vitesse de 10 km/h les 115 accidents évités, mais en omettant les 4 décès en sus… Toujours le même refrain !

L’Angleterre qui supprime ses radars automatiques doit être sacrément ingénieuse pour réussir à obtenir une baisse historique sa mortalité routière d’ailleurs bien moins élevée qu’en France…

Vidéo : enquête sur la sécurité routière anglaise

Vidéo : enquête sur la sécurité routière anglaise

En France, on aime citer en exemple d’autres pays pour justifier telle ou telle mesure. Le fait étant que ce que font les autres est forcément mieux que ce que nous faisons chez nous.

Pourtant, lorsque l’on parle sécurité routière, le discours n’est plus le même. La France ne faisant pas partie des meilleurs élèves en la matière, elle ferait mieux de se renseigner sur les pratiques de ses voisins, comme les Anglais par exemple.

Les Anglais à contre-courant du politiquement correct

En Angleterre, depuis la fin des années 1960 on s’attaque à réduire la mortalité routière. Comment expliquer que ce pays que l’on voit régulièrement critiqué pour ses problèmes d’alcool dans des reportages ait réussi à régler ce problème pour les automobilistes, alors qu’en France (où l’on boit moins) l’alcool reste la première cause de mortalité sur la route ? Non, ce n’est pas la vitesse comme on aimerait nous le faire croire.

Un radar en Angleterre. La tolérance est presque deux fois plus importante qu'en France

Un radar en Angleterre. La marge de tolérance (10 % + 2 miles, soit 3,2 km/h) est presque deux fois plus importante qu’en France

D’ailleurs, en parlant de vitesse, on ne peut éviter le sujet épineux des radars automatiques ! En outre-Manche, ces petites boîtes automatisées existent bel et bien, mais la grande majorité ne sont que des leurres, car désactivées. La ville de Swindon a même désactivé l’ensemble de ses sept radars et les statistiques des accidents continuent de s’améliorer… Depuis, d’autres maires l’ont imité.

40 millions d’automobiliste en Angleterre

Une assez longue vidéo mettant au grand jour, pour nous Français, les méthodes anglaises en terme de sécurité routière. Surprenant et très intéressant à plus d’un titre !

Crédit iconographique : Paul Anderson / Wikipédia

80 km/h : attention à l’enfumage

80 km/h : attention à l’enfumage

Initialement prévue le 16 mai, la réunion du Conseil national de la sécurité routière (CNSR) s’est finalement tenue le lundi 16 juin dernier afin d’esquiver la période électorale. Favorable à une baisse généralisée de 90 à 80 km/h des limitations de vitesse sur le réseau secondaire bidirectionnel dépourvu de séparateur central, ce comité s’est vu couper l’herbe sous le pied par le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve qui s’est prononcé sur le sujet en amont.

Objectif : calmer le jeu

Beaucoup plus calmement que Manuel Valls qui tapait du poing sur la table en début d’année en annonçant passer la moitié des départements à 80 km/h pour la mi-2014, Bernard Cazeneuve souhaite y aller plus calmement en commençant par « expérimenter » et en prenant « le temps de la pédagogie ».

Pour cela, les personnes concernées par le dossier feront le point avec les préfets afin de cibler les départementales les plus accidentogènes. Le but étant de montrer l’efficacité de la mesure… mais surtout de détendre les Français fermement opposés à ce projet qui sont majoritaires (plus de 75 %, source Ifop). La grogne ne faisant que de monter aux quatre coins de l’Hexagone, le gouvernement n’avait que d’autre choix que de temporiser.

On peut donc alors se demander quel est le véritable visage de cette manoeuvre ?

Une « expérimentation » ?

Si vous vous souvenez encore des paroles de Nicolas Sarkozy en 2003 lorsque les premiers radars automatiques étaient installés sur les routes de notre cher pays, vous avez avalé comme bon nombre d’entre nous qu’il ne s’agissait que d’une « expérimentation ».

Un peu plus de dix ans plus tard, la même escroquerie est utilisée ! Non, les 80 km/h ne seront pas généralisés à la France entière, mais seulement expérimentés sur quelques portions… Qui peut encore croire à ce mensonge plus gros qu’une 4×4 voies ??

Comme à chaque fois, la vitesse, les statistiques et les études seront tournées dans le bon sens pour appuyer l’action de la sécurité routière ! Etant donné que le nombre de morts diminue depuis maintenant 40 ans, nos gouvernants ne prennent pas un trop gros risque que d’affirmer à l’avance que les axes amputés de 10 km/h seront moins accidentogènes, quand bien même le passage aux 80 km/h n’aura rien changé, ce bénéfice leur sera quand même attribué !

Toujours rien sur la première cause de mortalité !

Le plus inquiétant dans cette affaire, c’est que à l’issue de cette déclaration du ministre de l’Intérieur et du CNSR, rien n’a été évoqué sur la première cause de mortalité sur la route : l’alcool. Alors qu’en 2003 on nous expliquait que les forces de l’ordre auparavant employées pour les jumelles « seront redéployés vers d’autres types de contrôles, comme l’alcoolémie, le port de la ceinture de sécurité ou l’utilisation du téléphone au volant« , le nombre de conducteurs au-dessus du seuil légal ou sous l’emprise de stupéfiants n’est pas à la baisse, bien au contraire…

Bref, la première préoccupation de nos politiques est bien toujours notre sécurité la rentabilité des radars, le reste n’étant qu’accessoire ou prétexte…

Les réactions des opposants et la suite…

Certains ont crié victoire tel que « 40 millions d’automobilistes » suite aux propos de M. Cazeneuve, mais ce serait oublier que une expérimentation est tout de même prévue !

Certes, le combat (ré-information, lobbying, manifestation, …) a porté ses fruits, mais comme bien souvent la bataille est plus longue que ce que l’on croit. Ainsi, malgré l’accalmie, il serait une grosse erreur que d’estimer que la partie est gagnée !

Christiane Bayard, secrétaire générale de la Ligue de défense des conducteurs (LDC), ne tombe pas dans le panneau et doute de la sincérité des paroles entendues…

Elle y ajoute un argument mettant à l’eau tout le projet du CNSR et prouvant bien que c’est le 80 km/h pour tous qui se profile : « Il existe déjà, pour les préfectures, la possibilité de diminuer la vitesse sur des tronçons dangereux et cela ne nécessite pas d’expérimentation. […] Nous ne voyons donc pas l’intérêt d’une expérimentation, si ce n’est celui de faire entrer la baisse généralisée des limitations de vitesse par la petite porte… et, au passage, de rentabiliser toujours plus les radars, justement censés être installés dans ces fameuses zones dangereuses. » Dans ce domaine, l’exemple du périphérique parisien transformé en jackpot est parlant !

Par conséquent, la mobilisation ne s’arrête pas et continue. Du côté de la Fédération française des motards en colère (FFMC), on « dénonce cette politique uniquement basée sur la vitesse et son contrôle ». Nul doute que d’autres mouvements de contestation seront organisés par le suite, l’objectif étant qu’aucune expérimentation ait lieu, autrement le mécanisme est enclenché et il devient trop tard pour agir…

Oui, la route rapporte bien plus qu’elle ne coûte !

Oui, la route rapporte bien plus qu’elle ne coûte !

Le 22 avril dernier avait lieu un colloque sur la vitesse organisé par la Ligue de Défense des Conducteurs (LDC) au sénat, à Paris. L’occasion de rétablir la vérité, de soulever des problématiques et de souligner certains paradoxes comme notamment l’état de notre réseau routier qui va en se dégradant et ce, malgré les recettes gigantesques qu’il permet d’en tirer…

20 milliards de recettes chaque année !

Parmi les différentes interventions, nous vous présentons aujourd’hui celle Pierre Calvin, président de l’Association Technique de la Route. Son discours s’intéresse au rôle des infrastructures tels que les terre-pleins, glissières, marquages, revêtements,… Celles-ci peuvent être présentes en nombre (autoroutes), comme inexistantes (départementales) et aussi inadaptées (glissières = guillotine pour les motards…). Sans parler des limitations insensées où l’on vous demande de rouler à 90 km/h sur une 4×4 voies avec séparateur central, alors que cette vitesse maximum est réservée aux voies à double-sens…

Baisser les limitations de vitesse, c'est ignorer les problèmes d'infrastructure de plus en plus criants

Baisser les limitations de vitesse, c’est ignorer les problèmes d’infrastructures de plus en plus criants

Ces carences et incohérences résolues pourraient sauver de centaines de vies au regard des statistiques sur les causes d’accidents, d’autant plus que les bénéfices économiques de l’automobile sont conséquents : 20 milliards d’euros par an ! Quand on sait que seulement 200 millions d’euros sont alloués annuellement pour l’entretien des nationales – soit autant que le budget communication de la SNCF !… –, il est grand temps de revoir les choses en profondeurs.

L’intervention de Pierre Calvin en vidéo

Voici ses explications détaillées :

80 km/h : les vraies alternative à la vitesse et répression

80 km/h : les vraies alternative à la vitesse et répression

Moins de deux semaines après la manifestation nationale contre la répression routière, les opposants à la politique actuelle de la sécurité routière et à son projet de diminuer à 80 km/h la limitation sur les axes secondaires bidirectionnels dépourvus de séparateur central se sont réunis au sénat, à Paris. Abcmoteur était à ce colloque « Vitesse : stop aux idées reçues ! Pour une nouvelle approche de la sécurité routière » organisé par la Ligue de Défense des Conducteurs dont Christiane Bayard est la secrétaire générale.

Mettre fin au dogme anti-vitesse

Lors de cette matinée du mardi 22 avril dernier, de nombreux intervenants dont des experts (économiste, mathématicien, médecin, …) sont revenus sur l’évolution de l’automobile, des comportements des conducteurs, l’importance des infrastructures et de la formation avant et après le permis, les statistiques erronées et sans aucun fondement de la sécurité routière, etc…

Peu à peu, la vitesse et la répression, dans un but de rentabilité affiché, sont devenues les seuls objectifs de la "sécurité" routière

Peu à peu, vitesse et répression, dans un but affiché de rentabilité, sont devenues les seuls objectifs de la « sécurité » routière

En attendant une vidéo plus complète des échanges très intéressants qui ont eu lieu avec notamment Jean-Pierre Beltoise, Stéphane Meunier, … voici le rapide reportage de BFMTV dont quelques journalistes avaient été dépêchés sur place :

Périph’ – De 80 à 70 km/h et + de radars = duo gagnant ?

Périph’ – De 80 à 70 km/h et + de radars = duo gagnant ?

Sous des prétextes totalement faux (accidentologie, pollution, bruit, …), la mairie de Paris a réussi à faire baisser la limitation de vitesse de 80 à 70 km/h en janvier dernier sur les 35 km d’autoroute entourant la capitale. Alors que l’inefficacité de la mesure sur les émissions sonores et polluantes n’a pas tardé à être connue, quand est-il du business des radars pour cet axe le plus fréquenté du pays ?

Jackpot, comme prévu !

Dans cette affaire, ce ne sont certainement pas les conducteurs qui ont le sourire ! En effet, depuis l’entrée en vigueur du décret diminuant la vitesse maxi de 10 km/h, les 16 cabines automatiques (qui se sont multipliées quelques temps auparavant !) flashent davantage ! Les crépitements ont crû de 20 % sur les trois premiers mois de l’année 2014, soit 1 200 clichés en moyenne réalisés quotidiennement contre 1 000 du temps des 80 km/h.

Sans surprise, le passage au 70 km/h sur le périphérique parisien a fait exploser le nombre de PV liés aux excès de vitesse

Sans surprise, le passage aux 70 km/h sur le périphérique parisien a fait exploser le nombre de PV liés aux excès de vitesse

Du côté de la Préfecture de police, on tente de rassurer en indiquant que cela « fait une moyenne de moins d’un véhicule verbalisé sur mille » chaque jour sur les 1,3 millions d’usagers. Ce qui est déjà une belle « taxe » (à peu près 100 000 €/jour…) pour tout automobiliste qui aurait essayé de contourner Paris ou de s’y rendre !

Reste à voir les statistiques d’accidents…  Pour rappel, l’ex-maire Bertrand Delanoë avait pronostiqué (sur quelle base ?) 23 % d’accidents en moins et 65 % de blessés graves écartés… Si jamais ces chiffres ne se vérifiaient pas, nul doute que comme à l’ordinaire des études donnant raison aux politiques seront publiées…

On imagine bien la suite…

Fort de ce constat, au gouvernement on devrait se réjouir encore davantage de la mise en place prochaine – toujours au stade de l’hypothèse pour le moment… – des 80 km/h à la place des 90 km/h sur le réseau secondaire bidirectionnel sans terre plein central. La réserve de flashs à l’échelle de l’hexagone toute entière serait donc d’environ 20 % ? Une belle manne !…

Demain 12 avril, il est temps de dire STOP à la sécurité RENTIERE !

Demain 12 avril, il est temps de dire STOP à la sécurité RENTIERE !

Le climat autophobe qui règne en France ne prend pas la voie de l’apaisement. Tout comme la politique de la sécurité routière toujours axée vers la répression et la rentabilité avec des quotas de PV et des budgets annuels à atteindre. Il est temps de dire STOP, TROP, C’EST TROP !

manifestation ffmc motards

Automobilistes, motards, routiers, taxis, … tous conviés !!

Pour cela, plusieurs associations appellent – avec le soutien de nombreux médias auto et moto – à une mobilisation générale ce week-end pour montrer notre ras-le-bol afin que le gouvernement revoie sa politique routière.

De 90 à 80 km/h sur le réseau secondaire… alors que la vitesse moyenne est déjà de 80 km/h !

Comment peut-on encore soutenir aujourd’hui que baisser les limitations de vitesse va améliorer la mortalité routière, alors que celle-ci ne fait que décroître d’année en année, mais pas grâce aux radars ! D’ailleurs, Brice Perrin, journaliste à l’Auto-Journal explique très bien l’inefficacité de cette mesure dans la vidéo suivante. On y apprend notamment que la vitesse moyenne sur le réseau secondaire est déjà de 80 km/h et que depuis l’installation des cabines automatiques, le nombre de morts diminue plus lentement. Il serait peut-être temps de se tourner vers les vraies causes des accidents de la route telles que l’alcool, les stupéfiants, les infrastructures ou encore l’endormissement !

Voici aussi le communiqué de presse de la FFMC, très instructif et avec des contre-propositions.

Trois associations et la presse automobile appellent à manifester le samedi 12 avril

Les pétitions contre la baisse de la vitesse (1,5 million de signatures !), la dépénalisation du stationnement, etc… ont toujours été balayées d’un revers de main par les politiques. N’étant pas écoutés, les usagers de la route se doivent de réagir et de se faire entendre.

Ainsi, la Fédération Française des Motards en Colère (FFMC) et la Ligue de Défense des Conducteurs (LDC) ont signé un communiqué commun pour une manifestation nationale le 12 avril. 40 millions d’automobilistes appuie également le mouvement (voir la liste complète des associations) et incite les conducteur à nouer un ruban blanc à leur rétroviseur comme signe de protestation.

Ce samedi, c’est-à-dire demain, toute la France doit se lever pour dire NON à la répression routière, cette politique a déjà trop duré !

Le programme de la manif’

Message de la LDC : « Grande manifestation du 12 avril à Paris : les automobilistes ont rendez-vous Porte Dauphine à 17 h 30 où ils formeront à pied un Grand Comité d’accueil. Nous appelons à une mobilisation la plus large possible contre la diminution des limitations de vitesse et la répression acharnée que subissent les conducteurs. N’hésitez pas à venir munis de votre gilet jaune«  pour être bien visibles.

Pour imprimer des affiches afin de montrer notre contestation, en voici ici (motos) et là (voitures).

Le blog Abcmoteur sur les lieux

Abcmoteur sera présent demain à Paris. J’essaierais d’alimenter un article en direct sur le blog pour tenir au courant ceux qui ne pourrait pas manifester ou qui sont mobilisés à d’autres endroits.

Les lieux de rendez-vous par département

Mise à part quelques exceptions (départements du Finistère 29 et Sarthe 72 le 13 avril), tous les rassemblements dispatchés sur tout le territoire se tiendront le samedi 12 avril.

Voici la liste et quelques indications en provenance du site FFMC :

Pour chaque rassemblement, retrouvez ci-dessous l’antenne organisatrice, la date, l’horaire et le lieu de rendez-vous. En cas de besoin, un contact est indiqué pour chaque rassemblement.

NB pour nos amis automobilistes  !
Bon nombre d’entre vous ont manifesté le souhait d’apporter leur soutien à notre mobilisation et nous vous en sommes très reconnaissants.
Nous vous invitons donc à contacter les responsables locaux des rassemblements afin de voir avec eux comment manifester au mieux votre soutien à cette mobilisation de l’ensemble des usagers de la route.

La plupart des rassemblements sont prévus le 12 avril 2014. Deux rassemblements, dans le département 29 et dans le 72, sont prévus le 13 avril.

Nous modifions cette liste en permanence avec les derniers éléments dont nous disposons. Malgré tout, nous vous recommandons de vous informer sur le site internet (http://*numerodantenne*.ffmc.fr/) / page Facebook / compte Twitter de l’antenne FFMC organisatrice avant de partir au rassemblement afin de disposer des dernières informations à jour.

FFMC 04 12/4/14 9:00 Deux lieux de rassemblement : Gare routière à DIGNE / Place de la mairie à SISTERON (pour rejoindre la manifestation à Manosque)
Rassemblement prévu à 11h, parking covoiturage à MANOSQUE
Contact : ROGER : 0607315562
ERIC : 0668309701

FFMC 05 12/4/14 14:00 Parking Dafy moto à Gap
Contact : Erick Boulanger – 0622045694

FFMC 06 12/4/14 9:30 Deux lieux de rendez-vous : Parking du Fort Carré à Antibes / Place Massena à Nice. Dispersion au Salon de la moto à Cagnes (11h).
Contacts : Manifestation Antibes – DELPONT Alain – 0675763106
Manifestation Nice – Daniel Coste – 0675763106

FFMC 07 Voir FFMC 26.

FFMC 08 12/4/14 14:00 Place Ducale à Charleville-Mézières
Contact : Pierre maréchal – 0687186326

FFMC 10 12/4/14 14:00 Parking Lycée Edouard Herriot à Ste Savine
Contact : Jérémy Haxaire – 0626285356

FFMC 11 12/4/14 14:00 Centre Leclerc à Carcassonne (défilé par la D 6113 en direction de Narbonne)
Contacts : Ferrand Jean Louis
Vives Alexandre – 0679135895

FFMC 12 12/4/14 7:30 ZA Bel air à RODEZ (pour se rendre au rassemblement d’AGEN)
Contact : 0677211513

FFMC 13 12/4/14 14:00 Le Dôme, 48 avenue de Saint-Just à Marseille
Contact : Stoppacher Philippe – 0660408906

FFMC 14 12/4/14 14:00 Esplanade du stade d’Ornano à Caen
Contact : Richard RENAUT – 0660632314

FFMC 16 12/4/14 13:30 Parking de Bourgines à ANGOULEME
Contact : Didier – POUGEARD – 0787744890

FFMC 17 12/4/14 12:00 Parking du Belvédère à La Rochelle (près du péage du pont de l’ile de Ré) – Rassemblement pour rejoindre la manifestation au parc des Expositions à Niort Noron avec la FFMC 79 (15h).
Contact : Jean-Marc Jucker – 0699532373

FFMC18 12/04/14 10h30 Briocherie du Lac, place Martin Luther King à Bourges (Prévoir Casse Croûte) – (Pour rejoindre la Manifestation de Nevers à 14h – Square de la Résistance)
Contact : Thierry Machet – 0679220479

FFMC 19 12/4/14 13:30 Zone de la Marquisie à BRIVE LA GAILLARDE
Contact : LEBIGOT REGIS – 0662793590

FFMC 21 12/4/14 14:30 Zénith à Dijon
Contact : Serge Garcia – 0670626342

FFMC 22 12/4/14 10:30 Aéroport de Tremuson
Contact : Joël Dauvilliers – 0640597430

FFMC 24 12/4/14 09:00 Parking Tourny à Périgeux
Contact : Fred Launes – 0681981180

FFMC 25 12/4/14 13:00 Parking du Super U à Pontarlier (pour rejoindre la manifestation de Besançon)
12/4/14 15:00 Moto Expert Roche-lez-beaupré à Besançon
Contact : Maxime Juif – 0788204322

FFMC 26/07 12/4/14 14:00 Parking théâtre du Rhône à Bourg les Valence
Contact : Régis Perrin – 0660159265

FFMC 27 12/4/14 11:00 Parking de Cora à Evreux (pour rejoindre le rassemblement au Havre)
Contact : Albert Lionel – 0632804440

FFMC 28 12/4/14 14:00 Place des Epars à Chartres
Contact : Didier Marchand – 0625401761

FFMC 29 13/4/14 10:00 Place de la Liberté à Brest (Rendez-vous afin de rejoindre la manifestation à Quimper en début d’après-midi).
Contact : –

FFMC 30 12/4/14 13:00 Pôle Moto 30 à Nîmes (pour rejoindre le rassemblement prévu à Montpellier)
Contact : –

FFMC 31 12/4/14 13:00 1 avenue de fondeyre, parking des routiers (en face du MIN) à Toulouse
Contact : Rémi Paget – 0616531686

FFMC 32 12/4/14 09:30 Desclaux Moto passion, rue de Memmingen à Auch (pour rejoindre la manifestation de la FFMC 47 à Agen)
Contact : Alain Burnichon – 06 83 50 39 54 / Nathanaël Gagnaire – 06 83 91 65 27

FFMC 33 12/4/14 14:00 La piste de Labarde, avenue de Labarde à Bordeaux lac
Contact : Marianne Grand – 0663643153

FFMC 34 12/4/14 13:30 Parking Zénith de Montpellier
Contact : Sénéchal Jean Michel – 0612287959

FFMC 35 12/4/14 12:30 Esplanade Charles de GAULLE à Rennes
Contact : Patrice LE MENAGER – 0662328092

FFMC 37 12/4/14 11:00 Parking de la fête foraine (derrière IKEA), avenue camille chautemps à TOURS
Contact : Olivier LECOMTE – 0633346366

FFMC 38 12/4/14 13:00 Verdun, préfecture GRENOBLE
Contact : Walt – 0618271657

FFMC 39 12/4/14 12:00 Parking Intermarché, ZAC des Epenottes à Dole
Contact : Mazzier Alain – 0695774214

FFMC 40 – deux lieux de rassemblement (pour rejoindre la manifestation du 47)
→ 12/4/14 9:45 Arènes de DAX (rendez-vous pour rejoindre la manifestation du 47)
Contact : Jean-Philippe – 0609765867

→ 12/4/14 10:30 Arènes de Mont de Marsan (rendez-vous pour rejoindre la manifestation du 47)
Contact : Stéphane – 0633011505

FFMC 42
→12/4/14 10:00 Place de la Loire à Roanne (rendez-vous pour rejoindre la manifestation prévue à Saint-Étienne)
→ Manifestation prévue à 13h, départ de Auchan Villars à Saint-Etienne
Contact : Michel Deboffles – 0674631732

FFMC 43 12/4/14 14:00 Place de Breuil, Le Puy-en-Velay
Contact : Pierre-Henri Marchand – 0611851818

FFMC 44 12/4/14 14:00 Parking du Maillé-Brézé, quai de la Fosse à NANTES
Contact : CHAIMBAULT Denis – 0663816734

FFMC 45 (deux manifestations)
→ 12/4/14 09:30 Parking Moto Expert, rue Nicéphore Niépce à Villemandeur
Contact : Gérard Poitou – 0688740040

→ 12/4/14 14:30 Place du Théâtre, Boulevard Alexandre Martin à Orléans
Contact : Alexandre BAILLAVOINE – 0670794008

FFMC 47
→ 12/4/14 10:00 Villeneuve sur Lot devant le Lucée Georges Leygues (pour rejoindre la manifestation à Agen)

→ Manifestation prévue à 14h au Gravier à Agen
Contact : PENTOLINI Jérôme – 0672572493

FFMC 49 12/4/14 13:00 Village Moto, ZA du Landreau à Beaucouzé
Contact : Stéphane GALLARD 0613382615

FFMC 50 12/4/14 11:00 Parking de l’Arsenal à Cherbourg
Contact : Thierry Marie – 0618633530

FFMC 51 12/4/14 14:00 Parc des expositions à Reims
Contact : M. Mathieu – 0680919948

FFMC 52 12/4/14 13:30 Parking du restaurant « La halte du Viaduc »
Contact : Dominique Defever 0614732083

FFMC 53 12/4/14 14:00 Place de la préfecture à Laval
Contact : –

FFMC 54 12/4/14 14:00 Parc des expositions à Vandoeuvre
Contact : François Vuitton – 0676863414

FFMC 56 12/4/14 14:00 Parc Chorus à vannes
Contact : Sébatien Jaffré 06 49 42 38 04

FFMC 57 12/4/14 9:30 Parking de la Foire Internationale de Metz, rue de la grange aux bois à METZ
Contact : Denys ROTH – 0647946697

FFMC 58 12/4/14 14:00 Square de la Résistance à Nevers
Contact : Jonathan Miens – 0681960991

FFMC 59 voir FFMC 62 ci dessous

FFMC 61 12/4/14 13:30 place de la Mairie d’Argentan à Argentan
Contact : Michel Ducret – 0681917061

FFMC 62 12/4/14 13:30 Ancien parking Auchan, avenue Winston Churchill à Arras (GPS 50°18’00.7’’ N 2°44’07.1’’ E)
Contact : Maxime Loy – 0658361370

Pour ceux qui veulent nous rejoindre en route, vous trouverez ci-dessous les point de ralliement intermédiaires :
→ LENS : Hôtel de ville – Place Jean Jaurès vers 14h30
→ BETHUNE : Grand Place de Béthune vers 15h30
→ BRUAY : Mairie de Bruay – Place Henri Cadot vers 16h30

FFMC 63 12/4/14 14:00 Place du 1er Mai à CLERMONT-FERRAND
Contact : ROMERO Damien – 0652476318

FFMC 64 (deux manifestations) 12/4/14 09:30 Place Quintaou à Anglet
Contact : Bernard Hanriot – 0680663541

12/4/14 14:30 Au Zénith à PAU
Contact : Bernard Hanriot – 0680663541

FFMC 66 5/4/14 13:30 Parking du Parc des Expositions à Perpignan
Contact : Jacky Morin 0616868387

Plus de 400 motards ont participé à la manifestation organisée par la FFMC 66 !

FFMC 67 12/4/14 13:00 Discothèque 777 à Brumath (départ à 14h vers la préfecture de Strasbourg)
Contact :

FFMC 68 12/4/14 14:30 Gare du Nord, rue Josué Hofer à Mulhouse
Contact : François ROGER – 0683263059

FFMC 69 12/4/14 13:30 Place Bellecour à Lyon
Contact : THOMAS David – 0770618975

FFMC 71 12/4/14 14:30 Parking station service AS24 (face pôle motos) à SEVREY
Contact : Christian ALLAUME – 0685569067

FFMC 72 13/4/14 13:00 Préfecture de la Sarthe au Mans
Les Sarthois sont invités à rejoindre les manifestations des antennes limitrophes le 12 avril.
Contact : 0612167217

FFMC 73 12/4/14 14:00 Place des Éléphants à Chambéry
Contact : Norbert Cabrol – 0637095311

FFMC 74 12/4/14 14:00 Parking Métifiot, Zac Les Bordets à Bonneville
Contact : Isabelle Marguerettaz – 0682291471

FFMC 76 12/4/14 13:00 Centre routier du havre à Gonfreville l’Orcher
Contact : Arnauld Mortreuil – 0235583867

FFMC 77 12/4/14 12:30 Parking du magasin Carrefour (sortie N104 : « Pontault-Combault, Le Pavé, Centre Cial, Chennevières, Champigny ») à Pontault-Combault (Pour rejoindre la manifestation régionale Île-de-France à Vincennes).
Contact : Philippe GUERIN – 0680594408

FFMC 78 12/4/14 12:30 Devant le Pacha Club à Louveciennes (pour rejoindre le rassemblement IDF à Vincennes.
Contact : Jean-Luc Prevost – 0686036100

FFMC 79 12/4/14 14:00 Parc expositions de Noron à Niort
Contact : Stéphane CHANTELOUP – 0777800218

FFMC 80 12/4/14 14:00 Parc de la Hotoie à Amiens
Contact : Leduncq Philippe – 0648207100

FFMC 81 La FFMC 81 n’organise pas de manifestation. Elle invite les motards à rejoindre les rassemblement de Toulouse ou d’Agen.

FFMC 82 12/4/14 13:00 Place J.B Chaumeil 82400 VALENCE D’AGEN pour rejoindre la FFMC47 à AGEN pour 14 H
Contact FFMC 82 : 0671820339

FFMC 83 12/4/14 11:00 Parking des plages du Mourillon à Toulon
Contact : Patrick BIDARD – 0686783141

FFMC 84 12/4/14 14:00 Allées Jean Jaurès à Carpentras
Contact : Therry Drouard – 0652361858

FFMC 85 12/4/14 14:00 Bvd de l’Industrie (face Moto Expert) à La Roche sur Yon
Contact : Charles Grolleau – 0681743543

FFMC 86 12/4/14 13:30 Parc des Expositions à Poitiers
Contact : Lea Peturaud – 0618204379

FFMC 87 – deux manifestations
→ 12/4/14 12:30 La Batide à Limoges (Départ 13h pour rejoindre la manifestation à Brive)

→ 12/4/14 14:00 Rassemblement à La Batide à Limoges (départ 15h pour manifestation locale)

FFMC 88 12/4/14 14:00 Parking du cimetière (face garage Renault), route de St Dié à ÉPINAL
Contact : Martin Jean Claude – 0682369356

FFMC 89 12/4/14 14:00 Deux lieux de rendez-vous (pour rejoindre la manifestation à Auxerre) :
→ Parking rue de Paris (face au cimetière) à Avallon
→ Rue du 19 mars 1962 (stade d’athlétisme) à Sens
Contact : Céline Aubrun – 0634497254

FFMC 90 12/4/14 14:00 Parking de l’Arsenal, place de l’Arsenal à Belfort
Contact : Mathieu Chappuis – 0666940200

FFMC 91 12/4/14 11:00 Parking de la préfecture d’Evry (pour rejoindre le rassemblement Île-de-France à Vincennes)
Contact : Arlette Roca – 0610970646

FFMC 974 12/4/14 10:00 Parking ancien 3 brasseurs Saint Denis ; Barachois à SAINT DENIS
Contact : 0692173114

ÎLE-DE-FRANCE (Paris-Petite-Couronne, FFMC 77, 78, 91 et 95) 12/4/14 14:00 Esplanade du Château à Vincennes
Contact : Jean-Marc Belotti – 0630280035

Périphérique à 70 km/h : la supercherie sur la pollution démontée

Périphérique à 70 km/h : la supercherie sur la pollution démontée

Inauguré en 1973, le boulevard périphérique parisien est l’autoroute urbaine la plus fréquentée d’Europe avec plusieurs centaines de milliers de véhicules empruntant cet axe quotidiennement (270 000 en 2005). Dès sa création, il est embouteillé aux heures de pointe et en l’espace de 40 ans, la situation n’a cessé d’empirer.

Tout est fait pour dégoûter l’automobiliste

Maire de Paris pendant treize ans, Bertrand Delanoé a tout fait pour empoisonner la vie des automobilistes circulant dans la capitale : multiplication des sens interdits, réduction et suppression de voies, désynchronisation des feux tricolores, moins de stationnement, multiplication des PV abusifs en tous genres, etc…

Mis à part en deux-roues, traverser Paris et sa banlieue est un véritable parcours du combattant, même en transports en commun !

Mis à part en deux-roues – et c’est relatif ! –, traverser Paris et sa banlieue est un véritable parcours du combattant, même en transports en commun !

Dernièrement, de nombreux grands boulevards ont vu leur limitation de vitesse chuter de 50 à 30 km/h.

10 km/h de moins… et plus de pollution !

Cette diminution a également touché le périphérique. La voie circulaire d’une longueur de 35 km a dû céder 10 km/h le 10 janvier 2014 pour passer de 80 à 70 km/h, alors qu’en 1993 les panneaux de signalisation avaient déjà été changés pour descendre la vitesse maximale autorisée de 90 à 80 km/h. Malgré tous les arguments utilisés par les politiques tels que l’accidentologie, le congestionnent ou encore récemment la pollution, chaque abaissement de la limitation n’a en rien amélioré la situation.

D’année en année, on y circule moins bien et la vitesse moyenne diminue, tandis que les accidents repartent à la hausse depuis la multiplication des radars.

La mairie qui avait promis de faire fléchir les accidents de 23 %, la pollution atmosphérique de 5 % et le bruit de 1,7 décibel est maintenant complètement décrédibilisée, puisque les experts de l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe) ont indiqué que les 70 km/h sont contre-productifs.

La raison ? Comme les opposants à cette mesure l’avaient annoncé, cette nouvelle limitation implique de rouler avec un rapport de boîte inférieur. Cela a pour conséquent d’augmenter la consommation de carburant et donc la pollution tout comme le volume sonore puisque le régime moteur est plus élevé. Sans compter qu’en se déplacement plus lentement, les nuisances provoquées par la circulation sont allongées. Gilles Aymoz, responsable qualité de l’air à l’Ademe, explique : « Les réductions de vitesse décidées en Ile-de-France ont un faible impact sur la pollution. Au-dessus de 70 km/h, le gain est très faible. […] en-dessous de 70 km/h, cela joue au détriment de la qualité de l’air. » Que dire de la réduction de vitesse à 60 km/h pour pollution dernièrement ?

Espérons que ces vérités soient entendues et qu’elles aident les associations d’automobilistes à rendre le décret des 70 km/h illégal.

En attendant, il serait peut-être temps de réfléchir à de vraies solutions pour l’avenir du périph’ ?

Le périph’ limité à 70 km/h : un décret illégal

Le périph’ limité à 70 km/h : un décret illégal

Voici ce que pensent deux associations de défense des automobilistes. En effet, depuis le 10 janvier 2014, le périphérique de Paris a vu sa vitesse maximum abaissée de 80 à 70 km/h. Bertrand Delanoë, maire de Paris, s’est entêté à faire passer cette mesure qui permettrait – selon lui – de fluidifier le trafic, de lutter contre la pollution et de diminuer le niveau sonore.

70 km/h sur le périphérique de la capitale : bientôt illégal ?

70 km/h sur le périphérique de la capitale : bientôt illégal ?

Des affirmations totalement fausses – dans le but de renflouer les caisses des radars – qui ont été rapidement vérifiées et/ou démenties, alors que de vraies solutions existent.

Le Conseil d’Etat saisi

Fort de ce constat et de cette politique anti-voiture qui ne fait aucun doute, la Ligue de Défense des Conducteurs et l’Automobile Club des Avocats ont déposé un recours devant le Conseil d’Etat afin de faire abroger ce décret diminuant de 10 km/h la limitation pratiquée sur la rocade de la capitale.

Le communiqué de la LDC explique que « Les deux associations considèrent ce décret comme illégal en raison d’une erreur manifeste d’appréciation que ce soit sur l’absence d’impact sur la sécurité routière, sur l’absence de réduction des nuisances sonores et sur l’absence de réduction de la pollution de l’air ».

Christiane Bayard, secrétaire générale de la LDC, déclare que « Cette mesure s’inscrit dans le cadre d’une volonté idéologique d’exclure progressivement la voiture de Paris au profit des transports en commun aujourd’hui inadaptés et saturés« .

Espérons que leurs voix seront entendues !…

80 km/h : encore le coup de « l’expérimentation » !

80 km/h : encore le coup de « l’expérimentation » !

Manuel Valls fait fort ! Pour 2014, il renouvelle son souhait d’abaisser de 10 km/h la limitation de vitesse en vigueur sur les départementales (on avait déjà parlé de ses véritables motivations ici). Mais pour cela, il compte « convaincre » les automobilistes qui « ont le sentiment qu’on les bride, qu’on les punit en permanence ».

De 90 à 80 km/h sur les départementales, comme récemment de 80 à 70 km/h sur le périphérique ? Quelle est la prochaine étape, marcher à pied ?

De 90 à 80 km/h sur les départementales, comme récemment de 80 à 70 km/h sur le périphérique ? Quelle est la prochaine étape, marcher à pied ?

Oui, il s’agit juste d’une impression, les routes françaises comptant près de 5 000 radars n’oppressent pas le moindre du monde les conducteurs, c’est n’est qu’un « sentiment » ! Et le meilleur, c’est que comme pour les radars il y a dix ans, cette mesure sera EXPERIMENTEE !

Dès 2014 dans certains départements

Pour connaître la suite, c’est très simple, à aucun moment il ne reviendra en arrière. C’est une façon de faire passer la pilule. Ainsi et malgré les plus d’1 million de signatures contre la baisse des limitations (pétition de la Ligue des conducteurs), le ministère de l’intérieur assure que vers la mi-2014 au moins une dizaine de départements seront impactés.

En dépit d’une année 2013 historique

En terme d’accidents, l’année 2013 est l’année des records : avec – 11 % de tués sur les routes, 3 250 personnes ont perdu la vie, soit un niveau historiquement bas. Ce sont 400 vies d’épargnées par rapport à l’année précédent, et il n’a pas été nécessaire de diminuer la vitesse maxi, la sécurité des autos jouent pour beaucoup ! Il suffit de regarder cette infographie pour se rendre compte que la tendance baissière est engagée depuis le début des années 1970 et que les radars n’ont pas eu l’impact auquel on aimerait les assimiler du côté de la classe politique. A quoi sert-il d’améliorer les infrastructures, si c’est pour régresser ? Ces limitations sont en place depuis 40 ans, à l’époque on ne roulait pas dans des bijoux technologiques comme aujourd’hui !

Valls s’explique sur BFMTV

Jean-Jacques Bourdin et Manuel Valls au micro :

Espérons que les Français ne seront pas dupes… il va falloir à nouveau se mobiliser avec les associations de défense des conducteurs. On sent un travail d’usure du côté du gouvernement qui avait fait mine de reculer sur le sujet l’année dernière.

De vraies solutions pour diminuer les nuisances du prériph’

De vraies solutions pour diminuer les nuisances du prériph’

Il y a maintenant un peu plus de dix jours, la mairie de Paris inaugurait le périphérique à 70 km/h. L’axe le plus fréquenté de France sensé éviter de congestionner la capitale se trouve bien avancé quarante ans après sa mise en service. Quelles sont les véritables solutions pour en finir avec la pollutions et les nuisances ?

Fluidifier le trafic

Le premier problème du périphérique parisien, ce sont les embouteillages. Tout au long de la journée, les voitures se suivent au pas. Il en découle donc des trajets plus longs et une pollution accentuée par le temps perdu et les accélérations répétées.

Le périphérique congestionné comme d'ordinaire (crédits : david onteniente)

Le périphérique congestionné comme d’ordinaire (crédits : david onteniente)

Aujourd’hui, de nombreux capteurs font état du trafic sur toute la boucle. Au lieu de remplacer des panneau « 80 km/h » par d’autres de « 70 km/h » – ce qui sera totalement inefficace, comme la vitesse moyenne ne dépasse pas 50 km/h au cours d’une journée –, il aurait été plus judicieux et moderne de réfléchir à un système optimisant la circulation. On peut par exemple penser à des limitations de vitesse adaptatives : elles diminuent lorsque le trafic est important et quand celui-ici se raréfie, elles augmentent. On peut aussi imaginer un système indiquant si le périphérique est saturé avant d’y renter par une porte. A quoi bon aller s’agglutiner sur la rocade si un accident la paralyse ? Et il y a beaucoup d’autres idées à développer…

Adopter un revêtement antibruit

Faire passer des véhicules sur un revêtement travaillé pour atténuer les bruits de roulement change la donne ! On parle de nuisances divisées par cinq ! Avec les 10 km/h en moins, même pas un décibel est gagné ! Cette solution à un coût, mais son effet est plus que bénéfique. Ce genre de bitume devrait devrait être une priorité…

Isoler et couvrir le périphérique

Autre axe pour diminuer le volume sonore du « périph » : installer des murs atténuant le bruit et le recouvrir. Il y a des parties qui sont pourvues, mais le déploiement est trop long et bien souvent reporté, car cela coûte avant de rapporter, contrairement aux radars multipliés par deux juste avant le passage à 70 km/h ! Pour ceux qui pensent inefficace de transformer la ceinture de Paris en tunnel, il faut savoir que toutes les émissions polluantes pourront être aspirées et traitées par le système de soufflerie. Les conséquences seraient plus que bénéfiques !

La mairie de Paris limite le périph’ à 70 : on y roule à 37 km/h en moyenne

La mairie de Paris limite le périph’ à 70 : on y roule à 37 km/h en moyenne

Il s’agit de la deuxième fois que la vitesse du périphérique parisien est abaissée. Après 1993 (de 90 à 80 km/h), ce vendredi 10 janvier 2014 celle-ci se voit encore amputée de 10 km/h. Une exception sur le territoire, la baisse des limitations ayant été évitée. Les raisons invoquées par la maire de Paris ? La pollution de l’air et auditive, ainsi que les accidents. Est-ce bien sérieux ?

Qu'est-ce qui a changé depuis la mise en service du périphérique en 1973 ?

Qu’est-ce qui a changé depuis la mise en service du périphérique en 1973 ?

L’argument des nuisances

Des milliers d’habitations côtoient l’anneau routier qui entoure la capitale. Pour ces personnes, l’axe le plus fréquenté de France doit être supporté au quotidien. C’est bien entendu le bruit qui est en tête des préoccupations de ces habitants. Rouler moins vite ferait moins de bruit, vrai ?

Si l’on considère les bruits de roulement qui proviennent du contact du pneu sur la chaussée, c’est exact. Toutefois, circuler plus lentement demandera de descendre un rapport et bien souvent le régime moteur sera plus élevé et donc plus bruyant. Le Nouvel Observateur est allé tester au sonomètre l’avant et l’après. Résultat : un décibel de moins, autant dire rien ! Et c’est sans compter qu’en roulant sur les 35 km de bitume à 70 km/h au lieu des 80 km/h valables auparavant, ce seront 4 minutes de plus au minimum (voir ci-après l’explication d’un spécialiste des transports) passés sur celui-ci (calculez votre temps perdu avec Le Parisien). Autant de temps supplémentaire à émettre des décibels et polluer… et payer pour ceux utilisant un taxi !

L’argument de la Sécurité Routière

On ne cessera jamais de nous le rabâcher – à force de bourrage on aimerait faire croire des inepties ? –, la vitesse tue et plus on la diminue, plus on sauve de vies. Problème : ces dernières années le nombre de morts a atteint un seuil limite sur la rocade. Les décès sont devenus incompressibles tellement ils sont réduits et malheureusement inévitables devant le flot de véhicules et d’usagers fragiles (motards et scootéristes).

La durée des trajets va progresser, et pas seulement à cause d'une vitesse limite réduite de 10 km/h, la vitesse moyenne va encore flancher

La durée des trajets va progresser, et pas seulement à cause d’une vitesse limite réduite de 10 km/h, la vitesse moyenne va encore flancher

Pire, comme le détaille cet article sur l’accidentologie du périph’ parisien, le trafic ne fait que de baisser tout comme la vitesse moyenne, le nombre de radars a été doublé il y a mois d’un an (drôle de coïncidence !) et les statistiques sur les blessés suivent la tendance inverse ! Cherchez l’erreur !

Nouvelles rentrées d’argent et inefficacité totale attendues

Pour couronner le tout encore deux cabines radar seront installées prochainement pour un total de 18 appareils ! Sur un boulevard où l’on roule à 37 km/h en moyenne, à 44,5 km/h au meilleur moment de la journée, on comprend mieux les raisons de cette modification coûtant 22 500 € HT uniquement pour l’achat des 150 nouveaux panneaux de vitesse (et 100 millions d’euros par an). De quoi donner un coup fouet aux recettes des boîtes à flash qui avaient commencé à moins rapporter. Les voitures radars seront également sur le coup, tout comme la nouvelle Focus mobile mobile !

De plus, la vitesse moyenne des véhicules va continuer à diminuer comme l’explique Rémy Prud’homme, ancien professeur à l’université Paris XII et spécialiste des transports : « par effet de chaîne, les gens qui roulaient jusqu’ici en moyenne à 35 km/h rouleront encore moins vite demain car la moyenne des vitesses va baisser pour tout le monde et il y aura donc mécaniquement plus d’automobilistes sur le périphérique. Si vous roulez à 80 km/h, vous restez moins de temps sur la route que si vous roulez à 70 km/h. Or, plus le temps de parcours s’allongera sur le périphérique, plus la densité de conducteurs y sera importante. ». Que certains disent dans les médias que c’est un apaisement et du stress en moins, on frise la provocation !

Ce sera l’occasion de parler ultérieurement dans un autre billet des solutions qui s’offraient à la place de cette mesure faisant grand bruit pour un résultat positif que l’on cherche toujours !

>> De vraies solutions pour les problèmes du périphérique

Etude : régulateur de vitesse = danger ?

Etude : régulateur de vitesse = danger ?

Depuis l’apparition des premiers régulateurs de vitesse au début des années 2000 – et leurs « bugs » comme celui de la Renault Vel Satis bloquée sur l’A71 à 200 km/h –, le système s’est fiabilisé et répandu sur de nombreux modèles qui ne sont plus du segment haut de gamme. A bord de nos autos, on trouve maintenant des régulateurs, des limiteurs classiques et adaptatifs. Si ces outils sont reposants à l’usage pour le conducteur, quid de leur impact sur la sécurité routière ?

L’utilisation d’un régulateur de vitesse modifie-t-elle les réactions du conducteur ?

Les régulateurs et limitateurs de vitesse rendraient moins attentifs

Les régulateurs et limiteurs de vitesse rendraient moins attentifs

L’université de Strasbourg a donc réalisé une étude pour analyser le comportement des utilisateurs lorsque la vitesse est régulée automatiquement. Commandée par Vinci Autoroutes, ce test a été réalisé sur 90 personnes divisées en groupe de 30 conducteurs selon leur âge (18 – 30 ans, 40 – 50 ans et supérieur à 60 ans). C’est sur une portion de 120 km d’autoroute que ces hommes et femmes (en nombre égal) ont été confrontés à diverses situations sur leur trajet (travaux sur les voies, contrôle radar, gare de péage, accident, …).

Après un passage en revue des résultats, il s’avère que :

  • au bout d’une heure de conduite à 130 km/h, l’attention diminue de 25 %
  • les personnes prennent plus de risques dans leurs dépassements (temps plus élevé sur la voie de gauche, distances de sécurité raccourcies : – 5 % avant déboitement et – 10 % lors du rabattement, …)
  • contrôle du cap moins efficace
  • en moyenne une seconde de temps de réaction en plus, soit 40 m de plus avant de freiner à 130 km/h
  • la fréquence des épisodes de somnolence augmente (+ 25 % avec un régulateur et + 16 % avec un limiteur)

Par conséquent, la fatigue arrive plus vite et la somnolence aussi. Si l’usage d’une aide à la vitesse n’est pas à proscrire totalement, il y a des zones comme la circulation dense qui sont à éviter selon le professeur André Dufour qui a été à la tête de cette étude de comportements.

La généralisation (et sans doute l’obligation) des systèmes anti-collision doit-elle nous inquiéter ? La technologie qui nous assiste ne nous désert-elle pas en partie ?

Qui profite de la baisse des limitations de vitesse ?

Qui profite de la baisse des limitations de vitesse ?

La Sécurité Routière est sans doute un des organes de l’Etat qui réussi le mieux à faire passer sa communication de propagande grâce à la peur de l’accident. Et comme un tué est toujours un tué de trop, tout est bon pour servir ses intérêts qui ne sont que pour la rentabilité des radars. Alors qu’un radar efficace, c’est un radar qui ne flashe pas, le gouvernement ne l’entend pas de cette oreille à la vue des rentrées d’argent qui faiblissent, tandis que les coûts de tous ces dispositifs de contrôle automatisés explosent.

baisse vitesse route 80 120 k-km-h

Tout problème a une solution : la baisse généralisée des limitations de vitesse. Et comme il est communément admis que plus on diminue sa vitesse, plus les accidents diminuent, qui oserait donc s’opposer à cette mesure pour le bien de tous ?

Des statistiques erronées sur la vitesse

Le principal argument sur lequel se repose la Sécurité Routière, c’est de dire « 1 km/h en moins = 4 % de morts en moins ». Mais sur quoi repose donc cette « loi Nilsson » de 1982 ? Elle est basée sur une étude – ou plutôt une corrélation qui n’a aucune valeur scientifique – des années 70 (oui, vous avez bien lu !) qui analysait les accidents sur les routes suédoises avant et après les changements de limitation en adaptant la formule de l’énergie cinétique. Depuis quand la Sécurité Routière est-elle une science ? Et comment plus de 40 ans après ces chiffres pourraient-ils demeurer justes sans aucune démonstration ?

Quelques réflexions suffisent à mettre à mal ce raisonnement proclamé comme dogme par l’ensemble des médias se contentant de relayer les communiqués de presse de la SR !
Il suffit de prendre cet exemple très simple permettant de mettre en exergue cette escroquerie intellectuelle :

« 1 km/h en moins = 4 % de morts en moins » = « 25 km/h en moins = 100 % de morts en moins sur les routes » donc 0 mort ?! Et au-delà de 25 km/h en moins ?

Après cet exemple théorique, il suffit de consulter les chiffres en provenance de la Sécurité Routière elle-même pour se rendre compte que cette loi n’a aucune valeur :

Prenons le nombre de décès :

AnnéeNombre de décèsEvolution
19989 019– 14 %
20027 742

Evolution du nombre de décès sur les routes françaises entre 1998 et 2002 (source : Sécurité Routière)

Avec la loi Nilsson, cette régression de 14 % du nombre d’accidents mortels équivaudrait donc à une baisse de la vitesse moyenne de 4 km/h. Et pourtant, la vitesse moyenne sur cette période a même augmenté !

AnnéeAutorouteRoute nationaleVille
199812211151
2002126 (+ 4 km/h)115 (+ 4 km/h)52 (+ 1 km/h)

Evolution de la vitesse moyenne sur les routes françaises entre 1998 et 2002 (source : Sécurité Routière)

Et ce n’est pas tout ! Il y a encore quelques jours, M. Valls indiquait une nouvelle fois et sans aucune honte devant son mensonge, que la vitesse est la première cause de mortalité. Doit-on lui rappeler que la somnolence est la première cause et l’alcool la seconde ?

Le rapport de l’Association des sociétés françaises d’autoroutes montre bien d’autres problèmes sur ce réseau où l’on y roule plus vite qu’autre part :

1 accident sur 3 dû à l'endormissement alors que des tests ont révélé que rouler à vitesse plus élevée est bénéfique. Nos voitures ne sont plus les mêmes qu'autrefois

1 accident sur 3 dû à l’endormissement alors que des tests ont révélé que rouler à vitesse plus élevée est bénéfique. Nos voitures ne sont plus les mêmes qu’autrefois

Depuis plus de dix ans le peu efforts réalisés pour combattre l’alcool au volant n’a rien fait changer. Et pire, depuis quatre ans ce « taux d’implication alcool » progresse comme en témoigne le bilan provisoire 2012 de l’Observatoire national interministériel de la sécurité routière :

L'automobiliste "picole" avant de conduire (source : Sécurité Routière)

L’automobiliste « picole » avant de conduire (source : Sécurité Routière)

L’usage de stupéfiants ne connait pas la crise… :

Toujours plus de drogues dans nos voitures ! (source : Sécurité Routière)

Toujours plus de drogues dans nos voitures ! (source : Sécurité Routière)

Le constat est sans appel… et la supercherie est énorme face aux Français !

Des pays étrangers prennent à contre-pied les mesures françaises !

Les gouvernements qui se succèdent en France aiment bien citer les pays étrangers en exemple… quand cela les arrange. En effet, les hausses de limitations de vitesse en-dehors de l’hexagone ne manquent pas avec notamment l’Espagne, le Royaume-Uni ou encore le Texas aux Etats-Unis sans parler de l’Allemagne qui laisse la vitesse libre sur certaines portions d’autoroute. Cet article intitulé « La vitesse ne tue pas » permet de comprendre bien des choses.

Tous ces pays ont constaté une baisse du niveau d’accidents après l’augmentation de la vitesse légale tout en apportant un bénéficie à leur économie. La France, pays du radar, fait-elle exception ?

Une baisse des limitations de vitesse à tout prix, mais pourquoi ?

Le Conseil national de la sécurité routière a indiqué être favorable à la mise en place des 120 km/h sur autoroute, de 80 km/h sur nationale, de 70 km/h sur périphérique et de 30 km/h en ville. Mais alors pourquoi tant de volonté à faire ralentir les conducteurs ?

Les radars ne rapporteraient-ils plus assez (5 à 600 millions d’euros par an) ? Ce serait un moyen de dresser plus de PV ? Cherchons-nous à rendre complètement amorphes les automobilistes ? A faire la fortune des entreprises faisant le commerce de panneaux en remplaçant toutes les limites en vigueurs pour un coût astronomique après avoir joué avec les panneaux de radar et les radars pédagogiques ?

La première chose à faire avant de baisser les limitations, ne serait-il pas de les rendre respectables par les usagers ? Et en baissant les vitesses légales aujourd’hui, la suite logique serait d’en faire de même demain pour une nouvelle fois diminuer le nombre de décès ? Une voie sans issue ou bien faudrait-il se pencher sur les véritables problèmes et accepter que prendre son auto est de toutes façons plus dangereux que de se promener à pied, mais n’a-t-elle pas apporté aux hommes une extraordinaire liberté et rapidité de déplacement ?

Les limitations de vitesses doivent-elles changer après 40 ans ?

Les limitations de vitesses doivent-elles changer après 40 ans ?

Saviez-vous que les limitations de vitesse que vous croisez quotidiennement au volant de votre auto ont été décidées il y a… 40 ans ? Oui, à l’époque où l’ABS, l’ESP, la direction assistée, les airbags et toutes les aides électroniques actuelles – qui sont si nombreuses qu’il serait difficile de ne pas en omettre – n’existaient pas. A peine la moitié des voitures étaient capables de dépasser la barre des 150 km/h et la crise pétrolière menaçait.

panneau de limitation de vitesse à 10 km/h

Des limitations de vitesse qui évoluent toujours dans le même sens : à la baisse (jusqu’où ?) avec bien souvent un radar installé pour piéger l’automobiliste – (crédit : Frédéric Bisson)

Le gouvernement dirigé par Pierre Mesmer décide de prendre plusieurs mesures alors que la France détient le triste record de près de 17 000 morts sur les routes et que le prix du baril de pétrole atteint des sommets.

Afin de réduire la mortalité routière, il est décidé en 1972 que le port de la ceinture de sécurité sera obligatoire à l’avant, le port du casque obligatoire pour les motards tandis que les sanctions à l’encontre du franchissement de stop ou de ligne blanche sont durcies.
Dans le but de diminuer la facture énergétique française, la décision est prise de généraliser les limitations de vitesse. Ainsi, les routes sont fixées à 100 km/h et les autoroutes à 120 km/h. L’année suivante, les limitations sont celles que l’on connait à l’exception des villes qui ne seront concernées par les 50 km/h qu’à partir de 1990.

statistiques mortalités et mesures sécurité routière

Retour en arrière sur 40 années de mesures pour endiguer la mortalité routière – (crédit : L’Argus)

Alors que la Sécurité Routière n’a jamais été autant critiquée qu’aujourd’hui, L’Argus a effectué un test qui mérite attention tout en relançant le débat sur les limitations : et si l’on comparait un modèle des années 1970 (une Renault R16 TS) avec un modèle du présent (une Renault Laguna). Quel est donc le résultat ?
Comment se comporte une auto du passé face à une production actuelle ? Pourquoi vouloir à tout prix appliquer des limitations décidées avec d’autres technologies, d’autres infrastructures, une formation des conducteurs améliorée et surtout une sécurité passive passée du néant à une presque omniprésence ?

Pour apporter un début de réflexion, le magazine est allé au circuit de Montlhéry (91) aux côtés de l’UTAC faire la confrontations des deux françaises qui ont été comparée sur leur vitesse maximale, leur reprise, leur freinage et enfin leur comportement.

Des tests qui débouchent sur plusieurs questions telles que supprimer les limitations dans certaines conditions (voir également l’étude sur l’assoupissement et la vitesse), les moduler à d’autres endroits en fonction de la circulation, météo, de l’état du réseau, … Par conséquent, on ne peut ignorer les changements de ces dernières décennies sans reconsidérer les panneaux de limitation qui peuplent le près d’un million de kilomètres de bitume français.

Europe : le bridage des véhicules à 120 km/h, c’est parti !

Europe : le bridage des véhicules à 120 km/h, c’est parti !

Le chantier du bridage des véhicules utilitaires légers (moins de 3,5 tonnes) avait été ouvert en 2010. L’objectif officiel ? Sauver la planète en émettant moins de CO2 ! Mais non, la vitesse n’est pas le bouc émissaire !

Pas plus de 120 km/h pour les utilitaires

Deux utilitaires peugeot

Les utilitaire en passe d’être bridés électroniquement

Alors que des idées courent déjà dans les têtes pensantes du gouvernement français (bonus/malus 2013, radars mobiles mobiles, retour de la pastille « verte », …), la Commission européenne (qui livre des lois qui prévalent sur le droit français) a également ses bonnes fausses intentions. La dernière en date étant le bridage des utilitaires.

Un projet à demi-voté

La préconisation d’une limitation électronique de la vitesse a été votée par les députés européens (moins de 10 % d’entre eux étaient présents pour le vote au Parlement !) malgré l’avis de Holger Krahmer (politique allemand libéral) qui est à l’origine de ce projet de loi soit contre. Résultat : 53 voix pour, 4 contre et 1 abstention.
Le Conseil de l’Union Européenne devra encore valider, ce qui devrait se faire dans les semaines à venir pour rendre applicable cette mesure au mois de janvier 2014. On ne peut que penser à avant-goût de ce qui attend les automobilistes dans les années futures…

Quels modèles seront concernés par la limite ?

Ce sont les utilitaires légers qui sont concernés (VUL) dont voici une liste non exhaustive :

Type
Modèle
FourgonnetteRenault Kangoo
Peugeot Partner
Citroën Berlingo
CompactMercedes Vito
Renault Trafic
Volkswagen Transporter
Fourgon et châssis lourdRenault Master
Mercedes Sprinter
Fiat Ducato
Tout-terrain
Nissan Navara
Toyota Hilux
Mitsubishi L200
Véhicule de société ?Renault Clio
Volkswagen Polo

La principale interrogation est donc de savoir si les petits véhicules utilitaires de type Peugeot 207 où l’on retire la banquette arrière seront assujettis ? Les Porsche Cayenne de société seront une situation comique parmi d’autres… à moins qu’un simple aimant débride le véhicule !…

Moins de CO2 d’ici 2020

L’autre axe visé, ce sont les émissions de CO2 qui ne devront pas dépasser les 147 g/km d’ici 2020 pour tous les constructeurs produisant annuellement plus de 1 000 véhicules. Dans le détail, des modèles rejetant plus que le seuil seront encore vendus, mais la moyenne du catalogue de la marque ne devra pas se situer au-dessus des 147 g. Il faut donc s’attendre à voir des utilitaires électriques commercialisés afin de baisser la moyenne, mais il y a de fortes chances qu’ils soient peu vendus. Toutefois, la venue de ces modèles électriques demeure intéressante au regard du prix de vente, du coût de fonctionnement et du bruit réduit qu’ils génèrent.

La mesure de la consommation en carburant sur la sellette

Enfin, et c’est une bonne chose, la Commission a indiqué que le protocole de mesure en consommation de carburant des véhicules sera revu. En effet, les constructeurs profitent de ce système désuet pour afficher des valeurs complètement irréalistes. Les moteurs turbo revendiquent ainsi des consommation minorées de parfois plusieurs litres aux cent kilomètres, tandis que les motorisations hybrides déclarent consommer 2 – 3 litres de carburant, un score impossible à atteindre.