Essai Tesla Model S 100D: la berline premium au temps d’avance

Essai Tesla Model S 100D: la berline premium au temps d’avance

Sur le marché automobile actuel, Tesla est un constructeur bien à part. Tout d’abord parce-qu’il a moins de 20 ans d’existence et seulement 10 de recul en termes de production d’automobiles. Pourtant, durant cette décennie, l’américain a marqué les esprits et – il faut bien le dire – commencé à chambouler le marché avec sa grande initiative électrique, notamment avec une certaine berline appelée la Model S. Lorsque l’on se décide à mettre les pieds dans l’univers Tesla, comme Abcmoteur vient de le faire pour la première fois, on se rend rapidement compte qu’au vu de l’évolution forcée de l’automobile vers l’électrique, le constructeur dispose d’une longueur d’avance. D’autant que ses produits ne sont pas dénués de qualités, et que le monde Tesla fidélise ses clients jusqu’au point de non-retour. Seraient-ils alors dans le vrai ?

Je vous invite dans cet article à découvrir les lignes fortes qui ressortent de mon essai de la Model S 100D, la berline haut-de-gamme 100% électrique de Tesla.

La vidéo de l’essai

Pour les peureux de la lecture ou pour ceux qui veulent compléter notre article par quelques images, nous vous avons concocté une vidéo de notre périple en Model S !


 

Pensée différemment, dès sa conception

A savoir que la Tesla Model S est la première voiture contemporaine à avoir été entièrement conçue comme un véhicule électrique. Une nette différence avec les véhicules créés thermiques puis électrifiés. L’approche du constructeur américain est radicalement différente d’un fabricant classique, et pourrait se résumer ainsi : une voiture Tesla est l’association d’un hardware et d’un software, à la manière d’un ordinateur.

La Model S, une voiture évolutive

C’est donc d’incroyables avantages en termes de mises à jour qu’autorise une Model S. Les évolutions logicielles développées par les ingénieurs de la marque – en lien direct avec les remontées client – sont apportées à n’importe quel moment aux véhicules qui sont tout simplement reliés à Internet en permanence (abonnement payé par Tesla). Ainsi, une Model S sortie des usines en 2012 continue de recevoir des améliorations incrémentales en permanence, tant qu’elles sont tolérées par le hardware.

Ainsi, les évolutions de hardware sont rares. Elles correspondent à des modifications au niveau de la carrosserie et de l’habitacle. Exemple, la Model S présente depuis octobre 2016 une carrosserie revue intégrant de nouvelles caméras et des capteurs différents, autorisant des avancées logicielles concernant la conduite semi-autonome et à l’avenir – quand elle sera disponible officiellement – la véritable conduite autonome (l’option est déjà « achetable » au catalogue).

Voici la moins discrète des caméras de la Model S. C’est dire l’intégration réussie de celles-ci.

Une superbe berline haut de gamme

Un design toujours dans le coup

Sortie en 2012, la berline Tesla n’a que peu évolué stylistiquement depuis. La calandre a disparu à l’avant et le toit est devenu complètement panoramique. Les 8 caméras, ultra discrètes, ont donc été intégrées en 2016. Pour le reste, le regard vif reste le même et la ligne paraît intemporelle. Avec notre configuration composée de ce rouge multicouches et de jantes de 21 pouces, c’est peu de dire qu’elle attire les regards… Pourtant ce n’est pas son bruit qui fait tourner la tête des gens dans sa direction !

Un équipement complet et une technologie aff(ri)olante

De série, une Model S dispose déjà de tout le bagage high-tech qu’inspirent l’écran derrière le volant et cette immense tablette verticale, maîtresse des commandes à bord. Ainsi, connexion internet fournie avec abonnement Spotify premium inclus pour la musique, navigation avec rendu 3D, éclairage LED full automatique, Tesla Autopilot (j’y reviens dans la section suivante), freinage automatique d’urgence ou encore détection d’obstacles dans les angles morts, sont compris. Je souligne que cette grande tablette centrale est orientée côté conducteur, ce qui est à la fois bien pensé pour ce dernier, mais en revanche peu pratique si votre passager ou passagère souhaite pianoter.

Une application Tesla vous permet d’appairer votre smartphone à la voiture. Tout ou presque devient contrôlable depuis celui-ci (et de n’importe où tant que téléphone et voiture disposent d’une connexion réseau), de l’ouverture centralisée à la recharge, en passant par la ventilation – chauffage et climatisation – ou le klaxon. Les moins technophiles crieront « gadget ! » mais quand on s’y habitue, certaines fonctionnalités deviennent rapidement utiles, voire indispensables.

L’utilisation du smartphone pour surveiller et gérer les charges est hyper pratique et intuitive.

Pour votre confort, l’intérieur tout cuir avec sièges avant chauffants et électriques à mémoire promet une excellente assise. Vous pouvez moduler luminosité et température à votre guise dans les menus de la Model S. Notre modèle d’essai dispose en outre du pack Premium ajoutant système audio haut de gamme, l’intégralité des sièges chauffants ainsi que le fameux filtre à air HEPA permettant la défense contre les armes biologiques, rien que ça. Le toit ouvrant et les inserts de couleur carbone complètent notre monture. Par rapport à la précédente mouture, la configuration standard s’est enrichie et la liste d’options s’est amoindrie grâce à ce système de packs très simple à configurer. Les finitions sont très bonnes, sans non plus inquiéter la top qualité des grandes berlines allemandes.

Une habitabilité à la hauteur de sa taille

Une Tesla Model S mesurant presque 5 mètres de long et profitant de l’absence d’un volumineux moteur thermique, elle jouit d’une excellente habitabilité. Conducteur et passagers disposent d’un espace plus que suffisant, même à 5 ; le coffre dispose d’un imposant volume de chargement de 750 litres, sachant que la banquette est rabattable afin de profiter d’encore plus de place ; un coffre d’appoint vous attend à l’avant, permettant de loger encore quelques affaires. A bord, plusieurs rangements et porte-gobelets sont présents bien que plus ou moins pratiques (on y perd vite un iPhone ou un ticket de parking dans les recoins !). Bon, pour l’iPhone, il suffit de le poser sur son dock de chargement, mea culpa.

La Model S à conduire : un agrément époustouflant

Du silence…

C’est évidemment la première chose que l’on remarque à bord d’une Tesla. Après avoir enfin décelé si le moteur était en route, la première pression sur l’accélérateur offre une mise en branle dans un calme de cathédrale. Jusqu’à 50 km/h, l’insonorisation est bluffante et offre un agrément juste inégalable. Au-delà cette vitesse, seuls l’air et les pneus viennent apporter du bruit ambiant, mais l’avantage face aux limousines premium se réduit alors.

En ville, l’agrément de notre berline Tesla est imbattable.

… et des performances

En revanche, le silence ne veut pas dire que votre Model S n’est pas performante. Loin de là, la berline pesant tout de même 2,3 tonnes se meut à un rythme impressionnant lorsque l’on écrase la pédale de droite. La réactivité de l’électrique est imbattable, et les 422 chevaux offrent des reprises fulgurantes. Le 0 à 100 km/h est d’ailleurs abattu en seulement 4,3 secondes.

Les vives accélérations s’accompagnent d’un souffle caractéristique rappelant au choix, soit le TGV soit un vaisseau spatial. L’ambiance n’est pas celle d’un V8 ou d’un V12 et pourtant, on y prend du plaisir. Attention alors à l’autonomie !

L’impressionnant pic correspond à l’explosion de ma consommation d’énergie sur quelques hectomètres de conduite sportive.

Un comportement exemplaire, avec des limites

Notre Model S 100D dispose de la transmission intégrale, identifiable par le D de son nom (pour Dual Motor). En résultent une motricité sans faille et une tenue de route excellente pour une berline de ce poids. La seule faiblesse que l’on pourrait soulever est le freinage, sur qui incombe la responsabilité de stopper les plus de 2 tonnes de la Model S, ce qui peut s’avérer litigieux en conduite très dynamique. Les liaisons au sol font d’ailleurs entendre leurs limites ! Existe alors la P100D (P pour Performance) qui en plus de moteurs plus puissants s’adjoint les services de freins plus imposants et endurants. Après tout, la 100D excelle par philosophie en autonomie, et n’est pas une sportive !

Un confort préservé malgré la configuration

En plus de l’agrément de conduite, j’ai trouvé la position de conduite et l’assise très convaincantes. Par ailleurs, les suspensions à air – réglables en hauteur à tout moment et mémorisant le réglage sélectionné sur les routes empruntées – contribuent au confort de roulage en absorbant à merveille les imperfections de la chaussée. C’est étonnant lorsque l’on considère que notre modèle d’essai est chaussé de jantes de 21 pouces.

  

De l’aide à la manoeuvre

Avec un beau bébé de quasiment 5 mètres, pas toujours évident de se faufiler ou de se garer. La batterie de capteurs autour du véhicule vous guide alors en analysant la distance qui sépare la voiture de ses obstacles, avec une précision au centimètre. A l’arrière, la caméra de recul (activable à tout moment, même en roulant) complète l’attirail. La Model S dispose enfin d’un stationnement automatisé qui prend les commandes de votre créneau ou rangement en bataille une fois son environnement bien analysé. Un grand gabarit bien domesticable !

Manoeuvrer en pleine nuit ? Pas de panique, la Model S vous guide avec une précision diabolique.

L’Autopilot : conduite semi-autonome

Nous avons bien sûr testé le fameux Autopilot sur notre Model S. Il est l’association de deux composantes complémentaires : un régulateur adaptatif, dont la distance de sécurité est modifiable (sur une échelle de 1 à 7) et qui fonctionne jusqu’à l’arrêt du véhicule ; et un maintien de voie qui centre la position de la Model S entre les lignes détectées et autorise un changement de voie avec le simple actionnement du clignotant.

Le système n’est pas une conduite autonome, contrairement à la croyance populaire. Les mains doivent rester sur le volant et le conducteur reste responsable de la voiture. Mais il fonctionne à merveille et l’on prend rapidement confiance. Seul l’assistant au changement de voie m’a posé quelques difficultés : impossible de l’activer sur 2×2 voies lors de mon essai (je n’ai réussi à m’en servir que sur autoroute en 3×3 voies) et attention aux coups de volant lorsque la voiture décide inopinément de revenir sur sa voie d’origine. La cause serait à chercher du côté d’un clignotant retiré trop tôt : la Model S choisira toujours la sécurité, quitte à surprendre avec un freinage soudain !

Comme nombre de fonctions disponibles sur cette automobile à la pointe, l’Autopilot nécessite un apprentissage et un temps d’adaptation avant d’être maîtrisé. Il n’en reste pas moins un outil formidable qui fut en avance sur son temps. Désormais, la concurrence allemande s’est nettement rapprochée.

L’autonomie de la Model S 100D et son utilisation quotidienne

Voilà le principal challenge que posait mon essai sur trois jours : lever les appréhensions quant à l’autonomie et l’usage quotidien d’une voiture électrique. Même si la Tesla Model S dispose d’un train d’avance sur toute la concurrence à ce sujet, mes préjugés restaient profondément ancrés en moi et se sont rapidement manifestés par un stress à l’idée de tomber en panne. Verdict ?

Prendre confiance

La Model S 100D dispose des batteries à plus grande capacité de la gamme. Elle offre ainsi une autonomie hypothétique de 632 km (en cycle NEDC), ce qui est impressionnant pour une grande berline de 2.3 tonnes. Et à l’usage, avec les conditions météorologiques favorables qui ont été les nôtres, j’ai été surpris de constater que c’était possible. Sur réseau secondaire avec un peu d’urbain, sans abuser des capacités d’accélération de la Model S, il est tout à fait envisageable de rouler 600 km sur une seule charge. Notre Tesla ne rougit pas face à l’autonomie d’une grande berline à essence, clairement… Evidemment, sur autoroute, la consommation d’énergie s’accroît et réduit l’autonomie, mais cela reste impressionnant : comptez 400km à 130 km/h sans abuser sur la climatisation. Aujourd’hui, c’est bien au-delà de ce que peut proposer la concurrence.

La Model S estime l’autonomie restante en se basant sur votre consommation des 10, 20 ou 50 derniers km. L’exactitude des prévisions est tout simplement bluffante.

Cette autonomie, mariée à l’habileté de l’auto de vous informer en temps réel de la distance que vous pouvez encore parcourir (en prenant compte votre comportement de consommation sur les 10, 20 ou 50 derniers km), permet de rapidement faire confiance à sa Tesla. Autant qu’on fait confiance à une thermique ! De plus, la localisation des Superchargers est inclue dans le GPS afin de les situer ou d’y aller en deux clics. Et puis, on apprend à connaître sa monture afin de jauger les trajets.

S’adapter et changer ses habitudes

En somme, la seule vraie contrainte d’une Tesla Model S, c’est le temps de charge. On ne peut faire le plein en 5 minutes comme à la station essence. Cependant, pour un rayonnement « normal » autour de votre domicile, la charge nocturne à domicile ou diurne sur votre lieu de travail vous permet sans problème d’assumer les trajets de tous les jours.

Pour ce qui est des longs trajets, il est question de changer ses habitudes et de s’adapter au système des Superchargers. Disséminés sur les grands axes et dans les grandes villes françaises, ils permettent une recharge ultra-rapide en un temps réduit : comptez entre 20 et 30 minutes de recharge pour vos 300 prochains kilomètres. En s’autorisant de petits détours avec une pause d’une demi-heure tous les 250 à 300 kilomètres, les grands trajets deviennent possibles et même confortables. « La pause s’impose » devient une seconde nature et le confort général de la Model S vous permettra d’enchaîner les distances sans aucune fatigue.

Certaines zones manquent de Superchargers, nous l’avons constaté lors de notre périple en Normandie. Il existe toutefois un réseau secondaire de chargeurs de moindre intensité qui autorisent des recharges d’appoint rapides ou complètes en plusieurs heures. Ces bornes sont installées chez des partenaires professionnels qui en font l’usage qu’ils veulent (réservées au client, payantes ou non…). Et puis, tant qu’il y a du courant autour de vous, il y a une possibilité de recharger votre Tesla ! Blague à part, le simple apprentissage du bon usage de la voiture suffira à éviter les pannes, au vu des capacités des batteries et de la qualité de l’information en temps réel donnée par la Model S.

En bref, l’univers Tesla répond déjà aux besoins et aux contraintes de la mobilité électrique, et leur adaptation est rapide, comme leurs investissements. Sur ce sujet des points de charges, notamment hyper-rapides, le constructeur dispose tout simplement de 5 ans d’avance sur toute la concurrence. Avec l’arrivée de la Model 3, c’est une option non-négligeable.

Des économies à la clé !

Si votre situation quotidienne vous permet les recharges fréquentes nécessaires à un rayonnement relativement modeste, alors une Model S devient économiquement une vraie alternative de choix face à ses concurrentes premium. Effectivement, une recharge à domicile complète vous en coûtera au grand maximum 10 euros (sans tenir compte des heures creuses ou d’autres dispositifs de baisse du coût), à relativiser face aux dizaines d’euros d’un plein de gazole ou de sans-plomb. N’oubliez pas de prendre en compte que si vous achetez une Tesla Model S ou X en étant parrainé par un propriétaire (ce qui est la grande majorité des cas), la supercharge vous est offerte à vie. En outre, les avantages fiscaux (pour particuliers comme pour professionnels) sont nombreuses et contribuent à faire baisser la note globale, peu imputée par les coûts d’entretien et la très faible décote (évolutivité oblige) des modèles.

La résultante c’est qu’en coût annuel, une Tesla Model S revient moins chère qu’une limousine allemande premium similaire ; en regardant les choses d’une autre perspective, elle devient également le moyen de se surclasser au même prix face à un coupé fastback ou une grande berline haut de gamme…

La riche configuration de notre 100D réclame pas moins de 125 000 euros. Ou alors un peu moins de 1500€/mois.

Donc certes, le budget de base n’est pas à la portée de tous. Notre modèle d’essai très bien équipé vous en demandera par exemple 125 000 euros. L’entrée de gamme de la Model S, la 75D, débute juste sous les 80 000 euros. Mais dans cette fourchette de budgets, elle offre une alternative attractive et différente, porteuse de sens écologique si vous êtes un fervent défenseur de la cause électrique dans l’automobile.

En 2017, l’éolien ne représentait que 4,5% de la production d’électricité en France. La vocation écologique à acheter une Tesla grandirait sans doute si les énergies renouvelables étaient plus contributrices.

Un cap peut-être encore difficile à franchir, mais dont on ne revient pas

Mon mot de la fin pourrait être celui d’un des propriétaires de Model S rencontrés sur cet essai. Il assure que rouler en Tesla est une décision sur laquelle il ne reviendra jamais. L’univers de la marque, le service client et les prestations du véhicule sont à la hauteur de leur réputation. De plus, parmi l’offre en voitures électriques aujourd’hui, la Model S surclasse toute la concurrence en autonomie !

Et qu’est-ce qu’une Tesla Model S pourrait envier à ses rivales thermiques, à l’exception de détails de finition moins irréprochables ? Pas grand-chose, au final. Le son d’une motorisation noble, un soupçon de dynamisme en conduite très appuyée, peut-être… Encore que pour la vie de tous les jours, c’est-à-dire aller travailler, chercher son pain et partir en vacances, on se passe facilement d’un bruit de moteur envahissant et d’un châssis tortionnaire. Ces derniers sont à garder pour la sortie plaisir occasionnelle ou l’usage circuit de ceux qui en sont passionnés !

Depuis que je roule en Tesla, je ne me vois plus revenir en arrière. Et même pour une autre marque, je ne changerais pas.

Un propriétaire de Model S 90D

La voiture électrique : la vraie voie d’avenir ?

Pour conclure, je me suis laissé convaincre par Tesla. Ce modèle de consommation de la mobilité qui m’angoissait, voire me déplaisait, m’est enfin paru vivable et même agréable avec cette Model S 100D. Le maillage du territoire que poursuit le constructeur offre de la liberté et de la réassurance. Et ce dans toute l’Europe ! Le penchant, c’est que pour l’instant Tesla apporte une réponse certes viable, avec des voitures véritablement pertinentes, mais au positionnement premium inaccessible pour une majorité.

Pertinente, oui. Meilleure que les autres électriques, oui. Mais une grande berline premium a un prix.

Nous attendons donc de pied ferme la plus accessible Tesla Model 3, ainsi que les avancées de la concurrence sur l’autonomie et le réseau de charge afin de juger de deux choses. D’abord, l’adaptabilité de ce système au plus grand nombre et sur tout le territoire, mais aussi et surtout la faisabilité et la viabilité d’une électrisation de masse du parc automobile, ce dont je doute pour l’instant toujours.

La Tesla Model S peut augmenter son autonomie à distance !

La Tesla Model S peut augmenter son autonomie à distance !

Tesla propose pour la première fois dans l’histoire de l’automobile d’accroître l’autonomie d’un véhicule électrique sans aucune intervention ! Ce « tour de magie » n’en est en réalité pas un…

170 euros… le kilomètre supplémentaire

La marque américaine nous a habitué à enrichir ses modèles déjà aux mains de leurs propriétaires en vendant à distance des améliorations telles que le pilotage automatique (+ 3 400 €). Un nouveau pas vient d’être franchi avec la Model S restylée le mois passé. La disparition de la calandre et l’amélioration du système de recharge ne sont pas les seules nouveautés. Un petit bonus était bien dissimulé.

Tesla Model S restylee

La version d’entrée de gamme 70 kWh est en fait dotée d’une batterie plus généreuse d’une capacité de 75 kWh. C’est ce qui permet à Tesla de proposer à la commande, et y compris après la livraison de l’auto, d’augmenter l’autonomie de la Model S 70 pour la passer en 75 (une amélioration également valable pour la quatre roues motrices 70D). Le gain n’est pas non plus spectaculaire puisque limité à 20 km (soit 475 km en 70 et 490 km en 70D). Il s’agit d’une simple mise à jour logicielle nécessitant aucune intervention mécanique !

Les clients intéressés devront débourser 3 400 € ou une somme très probablement légèrement plus élevée si la livraison a déjà été effectuée. Tesla invente donc en quelque sorte l’achat d’options améliorant les capacités de sa voiture directement depuis le siège conducteur. Une façon de rendre sa Model S plus accessible financièrement en la bridant, de diminuer les coûts de production (la capacité est identique pour les 70 et 75)… et aussi d’assurer des revenus en sus auprès des clients existants !

A 170 € le kilomètre supplémentaire, ce n'est pas l'affaire du siècle ! A noter que le badge 70 sera remplacé par un autre de 75 lors du prochain passage en atelier

A 170 € le kilomètre supplémentaire, ce n’est pas l’affaire du siècle ! A noter que le badge 70 sera remplacé par un autre de 75 lors du prochain passage en atelier

Cette manoeuvre de Tesla peut être comparée à Volvo qui offrait auparavant la possibilité d’activer CarPlay après l’achat ou encore aux moteurs thermiques quasiment identiques déclinés en plusieurs niveaux de puissance.

Tesla Model 3 : l’iPhone à roues

Tesla Model 3 : l’iPhone à roues

Il peut être facile de se moquer de ceux qui sont en transe lors de la présentation d’un nouveau smartphone. Les moqueries fusent encore plus rapidement quand on voit ces personnes camper devant les magasins pour être sûres d’avoir le leur. Et bien, chose que je croyais inimaginable, cela vient d’arriver pour une automobile.

Déjà 115.000 réservations

Tesla a dévoilé la nuit dernière en Californie son quatrième véhicule, la Model 3, dans une hystérie collective. Toute la presse et les réseaux sociaux en parlaient plusieurs jours avant l’officialisation de l’auto qui, fait rare de nos jours, n’avait pas fuité.

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Au cours de sa conférence de presse, la firme américaine a révélé un nombre hallucinant : 115.000 véhicules ont déjà été réservés dans le monde… par des gens qui n’avaient même pas vu à quoi la Model 3 ressemblait ! Quand on pense qu’en 2015, Tesla a vendu tout juste 50.000 voitures, voilà qui donne le tournis. Le plus dingue est que les livraisons ne commenceront pas au mieux avant l’automne 2017.

L’électrique à bas prix

Mais pourquoi un tel engouement ? La Model 3 marque une étape importante dans l’histoire de Tesla et de la voiture électrique. D’un gabarit semblable à la BMW Série 3 (d’où le nom avec un chiffre alors que Tesla est plutôt fidèle aux lettres), elle sera vendue aux USA à partir de 35.000 $. C’est deux fois moins que sa grande sœur la Model S et c’est à peine plus que la Nissan Leaf.

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Et sans vouloir vexer le constructeur japonais, avouez qu’il n’y a pas photo entre une Leaf et une Model 3. Il faut maintenant que Tesla tienne sa promesse du prix. Si celui-ci explose d’ici la commercialisation, nombre de clients qui ont versé 1.000 $ ou 1.000 € pour réserver un modèle pourrait se raviser.

Plus de 300 km d’autonomie

D’un point de vue stylistique, la Model 3 reprend les grandes lignes de ses sœurs. Il y a surtout du nouveau au niveau de la face avant, où l’on a l’esprit les productions de Porsche. La 3 est dénuée de calandre, ce qui la rend assez étonnante… et un peu inexpressive. Ses proportions sont déroutantes, du moins en photo, avec un capot court et un vitrage latéral plutôt haut. En images, on a l’impression que la Model 3 est une compacte.

La planche de bord est digne d’un concept-car. Comme dans la Model S, la console centrale est composée d’un immense écran, cette fois au format rectangulaire. Mais celui-ci flotte dans un univers très dépouillé alors que sur la S, il est intégré à un ensemble assez conventionnel.

Tesla Model 3 - 2

Tesla-Model-3-interieur

Pour l’instant, Tesla est sans surprise avare en informations techniques. L’emblématique PDG de la firme, Elon Musk, a indiqué que le modèle de base aurait une autonomie supérieure à 300 km et passerait de 0 à 100 km/h en environ 6 secondes. Un chiffre très bien placé chez les familiales. Il ne fait aucun doute que les versions les plus puissantes chercheront les chronos d’une M3.

Tesla, le petit qui bouscule les gros du premium

Tesla, le petit qui bouscule les gros du premium

Fin décembre, Porsche confirmait, non sans fierté, l’arrivée dans sa gamme d’ici la fin de la décennie d’une berline 100 % électrique. Ce véhicule s’inspirera du concept Mission E, découvert au Salon de Francfort.

Lors du show allemand, le cousin Audi dévoilait de son côté l’étude de style e-tron quattro. Fait rare, la marque germanique n’a pas joué de la langue de bois, fixant une date de commercialisation pour 2018.

L’électrique séduit le haut de gamme

Et la liste des constructeurs de luxe qui révèlent plus ou moins officiellement leur intérêt pour l’électrique ne cesse de s’allonger. Aston Martin et Bentley y pensent sérieusement, Jaguar développe actuellement un crossover branché… Alors que l’on pensait la voiture électrique au point mort, c’est par le haut de gamme qu’elle fait son grand retour médiatique.

Porsche Mission E dynamique-2

Les constructeurs de véhicules luxueux y ont plusieurs intérêts. Tout d’abord, c’est bon pour l’image. Le fait de les voir largement communiquer sur des véhicules en cours de développement le prouve. Ensuite, ils ont besoin d’un modèle zéro émission pour faire baisser la moyenne des rejets de CO2 de leur gamme. Et cela ne nuit pas à leur image sportive, car les performances des engins électrifiés sont comparables à celles des équivalents thermiques, voire les surpassent.

Tesla, roi légitime

Enfin, plus simplement, il n’y a pas de fumée sans feu : il y a un marché, une demande. Et c’est un tout petit constructeur qui le prouve, et en est quasiment à l’origine. Au même titre que dans l’esprit du grand public Toyota = hybride, Tesla est le symbole du premium électrique.

Né il y a 13 ans, Tesla s’est d’abord fait connaître avec le Roadster, vite devenu populaire grâce à des conducteurs célèbres, tel Leonardo Di Caprio. Commercialisé en 2008, sa production s’est arrêtée quatre ans plus tard pour laisser la place à l’actuel porte-drapeau de Tesla, la routière Model S. Celle-ci a été rejoint il y a quelques semaines par son dérivé SUV, le Model X.

Tesla-Model-X

Et la firme californienne enchaîne, puisqu’elle présentera jeudi une nouvelle berline, plus petite, la Model 3. Celle-ci sera logiquement plus abordable, et Tesla compte même casser les prix à l’échelle de l’électrique. Son tarif de l’autre côté de l’Atlantique devrait être sous la barre des 40.000 $.

Finances fragiles

En 2015, avec la Model S et les premières livraisons du Model X aux USA, Tesla a réussi à vendre un peu plus de 50.000 autos. C’est mieux que Maserati, qui propose pourtant deux berlines sur les marchés clés, et c’est un quart des ventes de Porsche.

Quand on sait que l’Allemand réalise deux tiers de ses ventes avec ses 4×4 Macan et Cayenne, on prend alors conscience de l’impact que peut avoir Tesla. D’autant que le prix moyen d’un véhicule de la firme américaine n’a rien à envier à celui d’une Porsche. Seule différence, ô combien importante : le germanique est hyper-rentable tandis que Tesla perd encore beaucoup d’argent sur chaque véhicule vendu. Nombre de ses détracteurs estiment d’ailleurs que Tesla est surcoté et pourrait disparaître aussi vite qu’il est apparu.

Tesla-Model-S

Mais l’emblématique patron de Tesla, Elon Musk, a annoncé que les premiers bénéfices seraient engrangés dès cette année. L’élargissement de la gamme devrait faire baisser les coûts de production. Et le constructeur a encore au moins deux années de tranquillité avant l’arrivée des premiers concurrents les plus dangereux.

Des Allemands outsiders !

Face à la concurrence, Tesla n’aura pas à rougir car il aura trois arguments clés : l’expérience, la légitimité et une image en béton. Tesla est un peu l’Apple de l’automobile, avec un fan club et des clients prêts à y mettre le prix pour rouler différent. Il va d’ailleurs lancer les réservations pour la Model 3 alors que les livraisons ne commenceront pas avant fin 2017. Et tout indique que cela va fonctionner !

model s rouge

Lorsqu’Audi et Porsche débarqueront sur le marché, Tesla aura un gros vivier de clients, qui pourrait même exploser dans les mois à venir grâce à la clientèle professionnelle. La Model S devient la coqueluche des chefs d’entreprise, des taxis et des VTC.

Tesla, c’est donc l’histoire d’un petit constructeur tout jeune qui bouscule les gros du premium et les fait réagir. Une fois n’est pas coutume, ce sont ces derniers qui seront les outsiders. Un exploit quand on regarde le nombre de labels haut de gamme qui n’arrivent pas à ralentir la croissance des Allemands, comme Infiniti ou Lexus.

Crédit photo de couverture : Steve Jurvetson

Tesla va devenir plus abordable

Tesla va devenir plus abordable

Tesla a présenté récemment le Model X, portant sa gamme à deux modèles. D’ici trois ans, l’offre va doubler avec l’arrivée de deux modèles supplémentaires qui seront plus accessibles.

Tesla descend en gamme… de quoi devenir rentable ?

Aujourd’hui, Tesla est une marque de voitures électriques très haut de gamme avec un prix d’appel à environ 70 000 €. Demain, le constructeur américain proposera une berline de type BMW Série 3 et un SUV du gabarit d’un Audi Q5. Elon Musk qui est à la tête de Tesla a confirmé sur son compte Twitter que ces modèles s’appelleront respectivement Model 3 et Model Y.

La Model 3 mesure environ 4,60 m de long, contre 4,97 m pour la Model S. En plus d’un gabarit réduit, la petite sœur de la S lui concèdera également de l’autonomie. La distance autorisée par ses batteries serait aux alentours des 300 km, alors que la S peut atteindre les 400 km en usage réel. Ce désavantage est vite pardonné lorsqu’on l’on apprend que le tarif estimé est divisé par deux (30 000 €) ! La présentation officielle devrait se tenir en 2016. La commercialisation interviendrait l’année suivante.

Une illustration de la Model 3 (crédit : just9arrett)

Une illustration de la Model 3 (crédit : just9arrett)

Du côté du Model Y, soit le petit frère du Model X, la nouvelle plateforme en aluminium de la Model 3 sera réutilisée. Il est fort probable que l’on retrouve les Falcon Wings, correspondant aux portes papillon équipant le Model X, sur le Model Y. Là aussi, l’autonomie s’établirait à 300 km, voire légèrement plus. La puissance sera plus faible que les 700 ch revendiqués par le Model X, mais le prix de base également. Il devrait pouvoir être acquis à partir de 35 000 €. Il sera révélé en 2017 – sans doute avec un show car – pour une date de sortie dans le courant de l’année 2018.

Voici donc un programme ambitieux pour M. Musk perdant actuellement plusieurs milliers de dollars pour chaque exemplaire vendu à cause des investissements importants qu’il a dû réaliser pour pouvoir commercialiser ses voitures. Arrivera-t-il à amorcer une démocratisation de la voiture électrique ? Les autres constructeurs, notamment allemands, vont-ils réagir et empiéter sur son marché peu disputé pour le moment ?

Réponse d’ici les prochaines années, il serait également pas étonnant que quelques événements imprévus (retards, concurrent inattendu, …) bouleverse la donne…

Voici enfin le Model X, le SUV électrique de Tesla

Voici enfin le Model X, le SUV électrique de Tesla

L’attente aura été plus longue que prévue pour le troisième modèle de Tesla, mais nous avons enfin sous les yeux le Model X dans sa version définitive !

Le modèle le plus ambitieux de la marque ?

Le concept de 2012 annonçait bien un Model X presque à l’identique. Mis à part la calandre qui diffère, les formes de la carrosserie, les portes papillon et l’intérieur sont très proches de ce que l’on connaissait donc déjà. Certains y verront aussi des airs de Model S surélevée, quand d’autres penseront à une BMW Série 5 Gran Turismo…

Tesla-Model-X Tesla-Model-X-3

Comme toute Tesla, le Model X affiche des performances de premier plan. Avec la motorisation P90D, les deux moteurs électriques (259 ch et 503 ch) situés sur chacun des essieux permettent d’atteindre le 0 à 100 km/h en 3,2 s seulement, quand la vitesse maximale est bridée à 250 km/h. Le bémol vient de l’autonomie théorique plafonnant à 414 km, alors que la Model S peut aller jusqu’à 528 km.

Le Model X est disponible en transmission 4x4

Le Model X est disponible en transmission 4×4

L'aileron est réglable sur trois positions

L’aileron est réglable sur trois positions

L’ensemble des portes du Model X sont motorisées afin de s’ouvrir lorsque l’on s’en approche. Des capteurs vérifient de nombreux paramètres évitant tout accrochage. A l’intérieur, on retrouve la grande tablette tactile au format portait. La voiture est connectée au réseau mobile pour notamment se mettre à jour à distance. Les trois rangées de sièges peuvent accueillir jusqu’à sept occupants. La note de cinq étoiles est visée au crash-test Euro NCAP.

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Tesla aurait enregistré quelques 20 000 à 30 000 commandes de son SUV dont le prix devrait débuter à environ 70 000 € avec le plus petit moteur (85D). Les premiers exemplaires seront livrés au deuxième semestre 2016.

Il sera intéressant d’observer les ventes de ce nouveau venu qui pourrait à mon sens en rebuter quelques uns à cause de l’ouverture de ses portes arrière, son poids élevé et son autonomie plus faible sans parler des tarifs estimés toujours élevés… Pourtant, Elon Musk, qui est à la tête de la firme américaine, doit réussir son pari qui lui permettra de grandir et d’envisager plus sereinement les jours futurs de son entreprise.

Il fait un chrono sur le Nürburgring en Tesla Model S !

Il fait un chrono sur le Nürburgring en Tesla Model S !

Il est possible de voir toute une panoplie de records sur le Nürburgring, toutefois lorsqu’il s’agit d’une voiture électrique, ici en l’occurrence une Tesla Model S, c’est déjà nettement plus rare !

A plus de 200 km/h sur l’Enfer vert sans aucun bruit

Enregistrer un temps en-dessous des 9 minutes au Nürburgring ? C’est le pari qui a été tenté par le conducteur d’une Telsa Model S P85D. Une grande berline pouvant accueillir jusqu’à 7 passagers qui a la particularité d’être totalement électrique. Grâce à ses deux moteurs électriques placés sur chacun des trains (avant/arrière), la voiture américaine est en réalité une supercar au regard de sa fiche technique ! 700 ch, 930 Nm de couple envoyés aux quatre roues et un 0 à 100 km/h abattu en 3,4 s ! Quid de ses performances sur le tracé le plus exigent du monde ?

Rouler en Porsche 911 GT3 et se faire dépasser par une "simple" berline, c'est à découvrir en vidéo en fin d'article !

Rouler en Porsche 911 GT3 et se faire dépasser par une « simple » berline, c’est à découvrir en vidéo en fin d’article !

Entièrement d’origine avec des jantes de 19 pouces, la Model S P85D et ses 2 239 kg (!) n’a besoin que de 8 min 50 pour rejoindre l’arrivée ! La batterie rechargée à 88 % aura perdu une partie de son énergie, puisqu’elle chute à 59 % après avoir été malmenée. Il faut admettre que bajasmc qui est au volant de ce bolide d’une valeur de 107 000 € possède un bon niveau de pilotage, tandis que l’auto se débrouille vraiment pas si mal !

Certes, les pneus gémissent, la suspension mériterait d’être plus ferme et le poids est handicapant avec du sous-virage, mais c’est un petit exploit qui mérite d’être salué !

La Tesla Model S est-elle une bonne drifteuse ?

La Tesla Model S est-elle une bonne drifteuse ?

La Tesla Model S est connue pour son autonomie et ses performances de premier niveau sur le segment des voitures électriques, mais qu’en est-il si l’on décide de débrancher les aides électroniques dont notamment l’antipatinage ? Les Japonais nous apportent la réponse en vidéo !

La totalité du couple moteur disponible en permanence !

Le grand avantage d’un moteur électrique, c’est de pouvoir délivrer toute sa puissance dès 0 km/h, alors qu’avec un moteur thermique il faut atteindre un nombre de tours/min minimum. Un atout que le pilote automobile Nobuteru Taniguchi a voulu tester lors de l’ouverture d’un événement de drift à Tokyo.

La Tesla Model S lancée sur une belle glisse !

La Tesla Model S lancée sur une belle glisse !

La Tesla Model S à l’épreuve du drift

Pour cela, il a pris le volant d’une Model S (avec au minimum 334 ch et jusqu’à maintenant 700 ch !). Le résultat est loin d’être décevant, malgré quelques pertes de contrôle, mais au regard du poids élevé (plus de 2 tonnes !) et du déluge du couple, les figures ne doivent pas être des plus aisées à être réalisées.

Crédit image : capture vidéo YouTube « Drifting TESLA Model S »

Vidéo : l’imposant Tesla Model X en approche

Vidéo : l’imposant Tesla Model X en approche

Annoncé depuis un moment, c’est cet été que le premier SUV Tesla sera révélé officiellement dans sa forme définitive. Une étape importante pour la marque américaine spécialisée dans la voiture électrique à haute performance.

Un prototype du Model X en vadrouille

Annoncé par un concept, le Model X de série semble conserver la même allure, soit celle d’une Model S qu’on aurait surélevée et dotée d’un pavillon plus haut. Tout comme la berline, le SUV sera puissamment motorisé (on parle jusqu’à 700 ch !…) et disponible avec une transmission intégrale tout un proposant une grande autonomie pour un VE : environ 450 km.

Le Tesla Model X surpris en cours de test

Le Tesla Model X surpris en cours de test

Sa grande particularité, ce sont ses portes « Falcon Wings », déjà vues sur l’étude de style, permettant un accès à bord facilité à l’image d’une Mercedes SLS. Ces portes « papillons » offrent la possibilité de rentrer dans l’habitacle (jusqu’à 7 places) sans se courber ou presque…

Voici la vidéo d’un Model X en cours de développement filmé sur une voie rapide à Palo Alto, en Californie :

A noter qu’un modèle plus compact devrait suivre après ce gros SUV.

Crédit image : capture vidéo YouTube « tesla model x in palo alto »

La Tesla Model S passe en transmission intégrale

La Tesla Model S passe en transmission intégrale

Le constructeur de voiture électrique de luxe frappe fort avec l’introduction d’une transmission intégrale sur sa berline Model S. La méthode employée ? L’ajout d’un deuxième groupe motopropulseur, tout simplement !

Puissance à revendre

La Model S est disponible en trois versions : 60, 85 et P85, le chiffre correspondant à l’énergie restituable par la batterie (en kilowattheure) et le P étant réservé à la version performance. Tesla à récemment dévoilé les versions 60D, 85D et P85D, le D marquant l’arrivée d’une version intégrale. Au moteur déjà présent sur l’essieu arrière, le constructeur y ajoute un bloc électrique sur l’essieu avant. La puissance des 60 et 85 reste identique et passe simplement de 380 ch distribués aux seules roues arrières, à 190 ch sur chaque essieu. Malgré un poids en hausse de 80 kilos, les performances sont en légère amélioration avec un 0 à 100 km/h qui gagne 0,2 s (respectivement 6 et 5,7 s) et une autonomie qui grapille 16 kilomètres (respectivement 362 et 475 km).

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Le haut de gamme P85D en revanche conserve le moteur de 475 ch de la P85 et y ajoute un bloc de 225 ch sur les roues avant ! Il en résulte une impressionnante puissance cumulée de 700 chevaux et un couple titanesque de 930 Nm disponible instantanément, magie de la fée électricité. Le verdict est sans appel : le 0 à 100 gagne une seconde pleine et s’établit à 3,4 s quand la vitesse maxi passe de 210 à 250 km/h. Une fois encore la hausse de poids (132 kilos) n’affecte donc en rien les performances et l’autonomie est de 443 kilomètres (+ 16 km).

Pilote automatique

L’autre grosse nouveauté présentée par Tesla concerne un système de conduite autonome sur autoroute. Constitué de caméras frontales et d’un sonar fonctionnant à 360 degrés, il permet à la voiture de « lire » la route et les panneaux et de détecter le trafic environnant. La voiture suit ainsi sa file, respecte les limitations de vitesses et freine automatiquement quand les voitures précédentes ralentissent. Cette option à 4 250 dollars (3 350 euros) constitue pour la marque le premier pas vers une voiture à 90% autonome, qu’elle aimerait commercialiser d’ici 5 à 6 ans.

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Le tarif des versions D n’est pas encore connu en France, mais le surcoût par rapport aux versions propulsions est de 14 600 dollars (11 500 euros) aux États-Unis.

Tesla Model S, un modèle en avance sur son temps !

Tesla Model S, un modèle en avance sur son temps !

Tesla est une marque créée en 2003 en Californie. Jusqu’à présent peu de personnes parlaient de cette marque en France… Aujourd’hui, Tesla a décidé de se faire connaître à travers l’Europe grâce à son modèle 100% électrique, la Tesla Model S.

tesla model s

Parlons un peu de ses caractéristiques….

La Model S est une voiture totalement électrique. Trois batteries en lithium-ion son disponibles, avec une garantie de huit ans, comme quoi… Kia n’est pas le seul à proposer seulement sept ans de garantie…

Le prix de la Model S dépend fortement du pack de batterie choisi, mais également des différentes options qui sont disponibles.

Voici le tableau des différentes batteries possibles, avec leurs autonomies respectives, le prix, ainsi que la puissance maximale du moteur :

Capacité batterie40 kWh60 kWh85 kWh
Autonomie estimée250 km370 km480 km
Puissance maximale du moteur302 ch (225 kW)362 ch (270 kW)416 ch (310 kW)
Prix de départ64 760 €75 150 €89 400 €

profil model s

A l’extérieur…

La Tesla Model S est une grosse voiture. Avec 4,978 m de long, 1,964 m de large et 1,435 m de haut, elle est plus longue, plus large et plus basse que ses concurrentes thermiques les plus évidentes, comme la BMW Série 5, la Mercedes-Benz Classe E et l’Audi A7. C’est 79 mm de plus en longueur, par exemple, qu’une série 5. Sa structure de carrosserie est principalement de l’aluminium. Seul bémol, cette voiture a un poids de plus de deux tonnes

Chaque millimètre de la Model S est conçu pour optimiser l’aérodynamisme. Les poignées de porte n’y font pas exception. Lorsqu’elles ne sont pas utilisées, les poignées s’escamotent dans la carrosserie améliorant le flux aérodynamique. Lorsqu’un conducteur s’approche du véhicule avec une clé, les poignées resurgissent et sont déverrouillées avec un simple contact.

AVANT : Les poignées s'escamotent dans la carrosserie

AVANT : Les poignées s’escamotent dans la carrosserie

APRES : Les poignées resurgissent et sont déverrouillées avec un simple contact.

APRES : Les poignées resurgissent et sont déverrouillées avec un simple contact.

Une fois à l’intérieur du véhicule, on retrouve un intérieur différent d’une nouvelle Renault Clio. Pourquoi citer la Clio ? Car Renault était l’un des premiers constructeur à proposer un écran tactile incorporé au tableau de bord… Dans cette Model S, vous trouverez un écran tactile de 17″ (soit 43 cm) conçu par Google ! Inimaginable jusqu’à aujourd’hui…

Un intérieur assez classe, avec le joyau de l'intérieur : l’écran tactile de 17"

Un intérieur assez classe, avec le joyau de l’intérieur : l’écran tactile de 17″

43 cm, pour pouvoir gérer toute la Model S

43 cm, pour pouvoir gérer toute la Model S

Grâce a cet écran, vous pouvez écouter n’importe quelle chanson avec la radio HD (DAB+), la radio online, la radio Internet à la demande, le Bluetooth ou les périphériques audio USB. Il est également possible de planifier Google Maps avec les informations trafic en temps réel et la navigation, de rester connecté à Internet avec le navigateur, le téléphone, de profiter de la caméra embarquée, de changer la température, d’ouvrir le toit panoramique en verre, d’ajuster la hauteur de caisse ou le mode de direction et bien plus encore… Bref, toute la voiture fonctionne grâce à cet écran géant qui s’impose sur toute la console centrale.

Partir en voyage avec ce modèle est loin d’être difficile ! L’architecture unique de la Model S crée un espace de rangement inégalé. La Model S permet de transporter en même temps un VTT, une planche de surf et un téléviseur à écran plat. Sans moteur à l’avant, la Model S offre un compartiment supplémentaire de 150 litres sous le capot. Avec ses sièges pliés, elle offre plus de 1 795 litres d’espace de rangement. Vous pouvez également rajouter deux sièges dans le coffre !

Intérieur spacieux, qui propose jusqu’à 1 795 litres d'espace de rangement

Intérieur spacieux, qui propose jusqu’à 1 795 litres d’espace de rangement

Il suffit de retirer le faux plancher et installer les 2 sièges pour pouvoir avec une 7 places en quelque minutes

Il suffit de retirer le faux plancher et installer les 2 sièges pour pouvoir avec une 7 places en quelque minutes

Le compartiment supplémentaire de 150 litres sous le capot

Le compartiment supplémentaire de 150 litres sous le capot

La commercialisation de la Model S a été lancée en 2012 aux USA et se fera cet été en Europe. Il est déjà possible de réserver la voiture sur le site de Tesla !

En bref…

La Model S affiche des performances assez impressionnantes. Elle est ainsi capable d’abattre le 0 à 100 km/h en 5,6 s. Sa vitesse maximale est de 212 km/h et elle bénéficie d’une tenue de route très bonne grâce à l’abaissement du centre de gravité avec les batteries. Avec un intérieur high-tech, grâce à son écran tactile de 43 cm et ses différentes options… Seul souci, il va falloir débourser pour pouvoir acheter ce modèle ! Ah oui ! Tesla propose un chargeur STANDARD. Surtout croisons les doigts pour ne pas que l’écran tactile lâche… Sinon, bonjour l’assistance !

 

Tesla Model X 2013 : le monospace électrique des US

Tesla Model X 2013 : le monospace électrique des US

Le constructeur de voitures électriques Tesla a bien compris que pour ne pas revivre une situation économique similaire à celle de 2010 il fallait se diversifier. Cela passe donc par un élargissement des modèles proposés, le nouveau Model X va donc remplir ce rôle tout en limitant des coûts. En effet, comme les illustrations ci-dessous permettent de s’en apercevoir, le crossover reprend la base et une bonne partie du style de la Model S.

Les motorisations du crossover

Lors de la sa commercialisation, la Tesla Model X sera proposée avec deux niveaux de puissance et trois configurations de transmission. Le premier pack de batteries de 60 kWh autorisera une autonomie d’environ 260 kilomètres et le deuxième pack (85 kWh) permettra de parcourir jusqu’à 480 km au maximum. Les transmissions disponibles sont 4×2, 4×4 et 4×4 performance.

le crossover model x de tesla

L'ouverture des portes arrière rend le Tesla Model X impressionnant

le tesla model x portes ouvertes

La Tesla Model X proposera une grande habitabilité pour poids supérieur à 10 % par rapport à la berline Model S. L'Audi Q7 dans le viseur ?

Côté performances, la marque ne trahit pas sa réputation avec un 0 à 100 km/h atteint en seulement 5 secondes.

Le prix du Model X

l'interieur de la tesla model x 2014

Une voiture électrique mais branchée, raffinée et au top de la technologie, voici à quoi ressemble l'intérieur du nouveau Model X avec cet énorme écran sur la console centrale !

Le prix d’une Tesla correspond aux tarifs pratiqués pour les voitures de luxe. Pour preuve, la future Tesla Model X 2013 débutera à 57 400 (43 493 €) pour atteindre jusqu’à 100 000 dollars (75 770 €) selon les dernières informations !

Date de sortie de la Tesla Model X

le monospace model x 2013 en vue avant

Le Model X ne sera pas bradé, Tesla garde donc sa politique de prix de élevés

La majorité des clients obtiendront leur voiture électrique en 2014 mais une édition limitée sera livrée à la fin de l’année 2013 pour les plus impatients. Les réservations sont dors-et-déjà ouvertes sur le site.

Galerie photo

Tesla va devoir vendre (encore) beaucoup plus pour être rentable

Tesla va devoir vendre (encore) beaucoup plus pour être rentable

Le constructeur californien de voiture électriques sportives fait, certes plus de recettes, mais son défit se dégrade de plus en plus dangereusement. Avec des chiffres de ventes sur la bonne voie et une santé économique fragile, comment le constructeur peut-il faire pour aller mieux si ce n’est vendre davantage ?

Les recettes de Tesla Motors

les tesla model s et roadster cote a cote

Tesla S et roadster

Les recettes de Tesla Motors ne sont pas uniquement constituées de la vente de roadstars, il y a également des entreprises qui lui demande son savoir-faire dans son domaine par excellence : l’électrique. Ainsi, la marque fournit à Daimler des batteries pour sa Smart électrique, il a transformé le Rav4 de Toyota en tout électrique… Tout cela fait que les recettes ont progressé de 4 % de 2010 à 2009 (de 11,9 millions à 116,7). On attend mieux d’une entreprise qui démarre dans la Silicon Valley. Toutefois, l’automobile se développe pas aussi facilement que le dernier produit high-tech !

Un déficit inquitétant

Il s’agit du point noir de l’entreprise américaine. En augmentation de 200 % entre 2009 et 2010, ce pourrait être le facteur responsable de la disparition de Tesla. Heureusement, les investisseurs ont toujours confiance dans le constructeur en bourse. Alors que Tesla perdait 55,7 millions il y a deux ans et que l’année dernière ce fût 154,3 millions (!), l’action se tient toujours au Nasdaq.

Vendre plus pour retrouver l’équilibre financier

Avec 1 500 ventes au compteur, le constructeur devra donc vendre beaucoup plus pour être rentable. Déjà 3 700 commandes ont été réalisé pour son futur modèle S, voilà une bonne nouvelle !

Les propriétaires de voitures électriques provocateurs ?

Les propriétaires de voitures électriques provocateurs ?

Et pourquoi pas un peu d’humour ? Ce propriétaire d’une sportive Tesla photographié sur une autoroute de Californie aux Etats-Unis ne manque pas de signaler que, pour lui, l’essence c’est fini comme en témoigne sa plaque d’immatriculation pour le moins humoristique…

l'arriere d'une tesla

"LOL-OIL" (laughing out loud)

Un petit message amusant aux automobilistes roulant aux carburants traditionnels qui marquerait le début d’un camp pour l’énergie électrique et un autre pour l’énergie fossile ? Il est encore bien trop tôt pour le savoir.