Essai Peugeot 3008 Hybrid 136 e-DCS6 (2023) : vraiment intéressant ou effet d’annonce ?

Essai Peugeot 3008 Hybrid 136 e-DCS6 (2023) : vraiment intéressant ou effet d’annonce ?

Peugeot introduit une nouvelle motorisation sur son 3008, en passe d’être renouvelé. Cette hybridation légère se veut plus sobre, mais ce n’est pas toujours facilement vérifiable dans la réalité.

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En marge de l’essai du Peugeot e-2008 restylé, la marque au lion nous a aussi laissé la possibilité de faire un petit tour dans le 3008 gréé du nouveau moteur à hybridation légère. Concrètement, ce bloc reprend la base du 3-cylindres 1.2 PureTech 130 ch que l’on connaît déjà, mais avec plusieurs modifications techniques : la courroie de distribution, maintes fois décriée pour sa fiabilité douteuse est ainsi remplacée par une chaîne de distribution, un nouveau turbo à géométrie variable fait son apparition et le moteur passe en cycle de combustion Miller (avec un taux de compression élevé et une course de détente des gaz brûlés plus longue que la course de compression du piston dans le cylindre, afin d’optimiser la combustion tout en utilisant moins de carburant). Il est ici marié à un petit moteur électrique de 28 ch et une mini batterie 0,45 kWh qui vient épauler le thermique dans les phases d’accélération et de besoin de puissance. Le tout est coordonné par une toute nouvelle boîte de vitesse automatique à double embrayage et 6 rapports baptisée e-DCS6, conçue en partenariat avec l’équipementier Punch Powertrain, qui vient du coup remplacer la boîte auto EAT8.

Transparent à la conduite

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Volant en main, le changement n’est pas transcendant entre l’ancien PureTech 130 ETA8 et ce nouveau PureTech 136 e-DSC6, qui le remplace dans la gamme (la version 130 ch existe toujours mais uniquement en boîte manuelle). Déjà parce qu’en termes de performance, l’apport de l’électrique est assez peu perceptible, mais aussi parce que le système hybride fonctionne de manière assez transparente. C’est évidemment en ville que l’on remarquera le plus souvent le bloc thermique se couper quelques secondes, car c’est en environnement urbain que la batterie se recharge le plus vite, à la force des décélérations. La boîte de vitesse, pas spécialement rapide, induit en revanche des à-coups clairement perceptibles et assez désagréables à basse vitesse.

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Autre bizarrerie, la machinerie électrique est étonnamment sonore, comme si les ingénieurs n’avaient pas eu le temps de peaufiner mieux son intégration. D’une manière général, il est un peu compliqué de situer ce nouveau PureTech 136 ch, car il est un peu à cheval entre de l’hybridation légère 48V et de l’hybride simple, que beaucoup de concurrents ont privilégié. Car si l’on peut effectivement rouler quelques centaines de mètres à la seule force du moteur électrique ou décoller au feu sans l’aide du thermique, la puissance fournie par la batterie est trop juste pour réellement faire du 3008 une voiture hybride comme un Hyundai Kona, un Toyota RAV4 ou encore une Renault Austral E-Tech.

Vraiment mieux en consommation ?

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Là où l’on attend un moteur hybride, c’est évidemment au niveau des consommations et sur ce point, le bilan est mitigé. Sur notre petite boucle d’essai comprenant de la ville, de la voie rapide et quelques routes secondaires, l’ordinateur de bord n’a pas daigné descendre en-dessous des 8,6 l/100 km de moyenne alors que le parcours a pourtant été effectué à rythme tout ce qu’il y a de plus normal. La région était certes vallonnée, mais on s’attendait à mieux car lors de notre essai, l’hybridation n’apportait aucun gain par rapport à un PureTech 130 EAT8. Nos confrères de L’Automobile Magazine ont toutefois obtenu des résultats plus encourageants avec leurs mesures de consommation normalisées, descendant à 6,6 l/100 km de moyenne. Difficile donc, de dire si dans la vraie vie, l’hybridation sera réellement bénéfique. Le type de trajet sera sans doute prépondérant !

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Pour le reste le Peugeot 3008 ne bouge pas d’un iota vu qu’il est en fin de carrière, étant toujours agréable à vivre avec un habitacle bien construit et pas désagréable à emmener grâce à un châssis qui vise assez juste au niveau du compromis confort/dynamisme. Comptez au minimum 38 870 € pour y accéder avec le premier niveau de finition Active Pack, sachant que la prochaine génération de 3008 sera présentée au mois de septembre, avec une commercialisation prévue pour début 2024.

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Merci à Tobias pour son aide sur les images.

Essai du nouveau Peugeot 3008 : il sort les crocs

Essai du nouveau Peugeot 3008 : il sort les crocs

Pour rester aux avant-postes, le Peugeot 3008 passe par la case restylage en cette fin d’année 2020. En plus d’un look modernisé, il fait le plein de technologie.

Peugeot 3008 restylé arrière

La seconde génération du 3008 est apparue en 2017 et a su rehausser l’image de marque de Peugeot avec un design marquant et une planche de bord novatrice. Les clients ont apprécié puisqu’ils ont été 800 000 à être séduits en quatre ans. Une vraie success story pour la Peugeot.

Pour continuer sur cette lancée, il fallait se mettre à niveau de la concurrence qui ne cesse de progresser (Volvo XC40, Ford Kuga, Seat Ateca). Que les adeptes du 3008 se rassurent, les changements sont mesurés avec principalement une mise à jour technologique (conduite semi-autonome) et un design retravaillé qui se remarque surtout à l’avant.

Un style plus  »mordant »

Pour ne pas brusquer les clients, Peugeot a choisi de faire évoluer son 3008 en douceur sans transfigurer sa ligne. Cependant, la face avant ne passe pas inaperçue, notamment avec cette calandre qui voit ses bords supprimés. Elle est désormais largement élargie jusqu’à se retrouver sous les nouveaux blocs optiques, retravaillés et affinés. Les crocs LED, déjà vus sur d’autres modèles de la marque, font aussi leur apparition.

Peugeot 3008 restylé calandre
Peugeot 3008 restylé calandre

Si le profil ne change pas, l’arrière voit les feux se moderniser avec une nouvelle signature lumineuse 3D allumée en permanence, à l’image des feux de jour à l’avant. Gimmick qui fait plus  »moderne », les clignotants sont désormais à défilement et ce, sur toute la gamme.

Peugeot 3008 restylé feux arrière

Le 3008, comme son grand frère 5008, peut, en option (300€) sur les versions hautes GT et GT pack, se doter d’un black pack remplaçant tous les chromes par des éléments en noir (calandre, logos, encadrement des vitres etc) pour un look plus sportif.

Un histoire de taille

Pas de gros changement visible dans l’habitacle, seule la tablette centrale passe de 8,5 à 10 pouces (sur les finitions les plus hautes), comme sur les 208 et 2008. En dessous, les touches piano permettent d’accéder aux différents menus, mais toujours pas de boutons en accès direct pour régler la climatisation. C’est surtout sur le plan de la technologie que le 3008 progresse. Il est le premier de sa catégorie à pouvoir se doter de la vision nocturne (1 400€). Une caméra infrarouge permet de détecter les piétons, cyclistes ou animaux au-delà de la portée des projecteurs. L’image est visible au niveau de l’instrumentation digitale.

Peugeot 3008 restylé planche de bord

Autre avancée, la conduite semi-autonome de niveau 2 est désormais disponible avec un nouvel assistant au positionnement dans la voie, plus efficace que l’aide au maintien dans la voie de série. À la place de simplement placer le 3008 au centre de sa voie, le système mémorise la position voulue à l’enclenchement. Une aide bienvenue permettant une meilleure cohabitation entre les voitures et les deux roues.

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Peugeot 3008 restylé i-cockpit
Peugeot 3008 restylé écran central
Peugeot 3008 restylé banquette arrière

Toujours aussi habile sur la route

Après avoir laissé la voiture conduire, presque toute seule, il est temps de reprendre le contrôle. Les possesseurs de l’ancien 3008 ne seront pas dépaysés et retrouveront les mêmes sensations de conduite, la plateforme EMP2 n’évoluant pas et les réglages du châssis étant conservés. Une excellente nouvelle puisque le 3008 fait référence dans sa catégorie en matière de compromis confort / tenue de route. Le petit volant, plébiscité par les clients, bien qu’il puisse cacher les compteurs suivant votre position de conduite favorite, dirige un train avant précis et renseigne suffisamment sur l’état de la chaussée et le niveau d’adhérence disponible. L’amortissement sait rester assez souple pour préserver les occupants sans se montrer trop lâche en cas de conduite dynamique.

Peugeot 3008 restylé avant

Notre exemplaire d’essai était équipé par le 1.2 Puretech 130 ch associé à la boite automatique EAT8. Le trois cylindres octroie de bonnes relances au 3008 et sait rester discret une fois la vitesse de croisière atteinte. La boite de vitesse égrène ses huit rapports avec douceur tout en sachant se montrer réactive en cas de besoin. Enfin, les bruits d’air et de roulement sont bien maitrisés. De quoi parcourir de longs trajets en toute quiétude, d’autant plus que la sono Focal est d’excellente facture.

Peugeot 3008 restylé arrière

Un équipement enrichi

Disponible à partir de la finition Active, le nouveau 3008 voit ses prix d’accès augmenter de 800 € en essence et de 1 000 € en diesel soit respectivement 29 060 € et 31 310 €. Seule la finition haute GT ne subit pas d’inflation. Si le 3008 ne se brade pas, cette augmentation tarifaire se justifie par un équipement plus fourni : les phares à LED, l’accès et le démarrage sans clé, les clignotants à défilement et le freinage d’urgence sont ainsi disponibles dès l’entrée de gamme. Par rapport à la concurrence, il se situe entre les généralistes Renault Kadjar ou Citroën C5 Aircross et les Volkswagen Tiguan ou Audi Q3. Un placement astucieux avec des prétentions plus haut de gamme que les premiers cités et un contenu technologique en hausse (du moins sur les versions les plus huppées).

Peugeot 3008 restylé avant

Un 3008 rajeunit

À l’occasion de son restylage, le 3008 ne prend pas de risque et fait dans la continuité. Le plus visible est sans conteste la nouvelle face avant qui reçoit les crocs LED, nouvelle signature de Peugeot et une calandre élargie. Il est aussi désormais possible d’opter pour un black pack, mais  seulement en finition GT / GT Pack. Les principaux changements sont invisibles avec un contenu technologique en hausse (conduite semi-autonome, vision de nuit) pour se mettre au niveau de la concurrence. Mais toutes ces nouveautés ne sont disponibles qu’en finition haute ou en options quand les tarifs tendent vers la concurrence allemande.

concessionnaire auto Peugeot d'occasion
Peugeot 3008 restylé arrière

 

 

Essai Peugeot 508 HYbrid et 3008 HYbrid4 : 50 nuances d’électrification

Essai Peugeot 508 HYbrid et 3008 HYbrid4 : 50 nuances d’électrification

Suite logique dans la stratégie d’électrification de sa gamme, Peugeot décline désormais son SUV phare, le 3008, ainsi que la berline 508, en version hybride rechargeable. De quoi les transformer ou bien s’agit-il uniquement d’un coup marketing ?

Il suffit de regarder les récentes campagnes publicitaires des marques pour s’en convaincre : tous les constructeurs ou presque sont désormais obligés d’électrifier leurs gammes pour éviter de très lourdes amendes dues à des émissions de CO2 trop élevées. Peugeot n’y échappe pas et tous les nouveaux modèles auront droit à au moins une déclinaison emportant avec elle des batteries et un moteur électrique. Les récentes 208 et 2008 se passent même complètement de moteur thermique dans leurs versions respectives e208 et e2008, avec des résultats à la hauteur puisque la citadine électrique compte aujourd’hui pour 27 % des ventes sur l’ensemble des motorisations disponibles pour la 208. Mais pas question d’utiliser la même technologie pour tous les modèles : Peugeot a bien compris que l’électrique fait peur et que l’angoisse de la batterie vide ne s’estompera pas avant plusieurs années. C’est donc l’hybride rechargeable qui est privilégiée pour les plus gros modèles de la marque, une technologie censée réunir le meilleur du thermique et de l’électrique, et qui est aujourd’hui étrennée sur les 508 et 3008.

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Si ce n’était pas marqué dessus, il faudrait vraiment y regarder à deux fois avant de se rendre compte que nos deux lionnes du jour ne sont pas tout à fait conventionnelles. Extérieurement, il n’y a que la deuxième trappe à essence, qui cache en réalité la prise de recharge, qui permet de les distinguer de leurs homologues purement thermiques. Tout le reste est identique ! De quoi se rappeler que le design des Peugeot modernes est franchement réussi et que même plusieurs années après leurs présentations respectives, les 508 et 3008 font toujours leur petit effet. La berline, moins présente dans nos rues, garde pour elle un sentiment de nouveauté qui n’est fatalement plus présent sur le 3008 que l’on croise absolument partout.

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Le constat se poursuit à l’intérieur où rien ne bouge, à l’exception d’une sellerie en suédine claire et d’un bouton dédiée pour accéder au menu permettant de paramétrer les différents modes hybrides via l’écran central. Nous vous laissons cliquer ici pour l’essai du 3008 ou là pour celui de la 508 si vous souhaitez un tour plus complet du propriétaire. Retenez simplement que le SUV se veut rassurant avec sa position de conduite haute et son intérieur assez spacieux pour une petite famille, quand la berline est plutôt partisane de l’effet cocon avec des sièges avants séparés par une imposante console centrale et un arrière à la garde au toit limitée à cause de la ligne fuyante. Les deux profitent d’un bon niveau de finition et de matériaux globalement flatteurs.

Attention aux faux-semblants

C’est bien entendu au volant que l’on prend toute la mesure des modifications apportés par l’hybridation et le résultat s’est montré sans surprises. Rouler sans jamais déclencher le moteur thermique en ville est un bonheur : l’absence de passage de rapports apporte une sérénité bienvenue dans la conduite, le fait de ne ressentir aucune vibration joue en faveur du confort et n’entendre aucun bruit de moteur permet de profiter pleinement d’une conversation ou de la musique. Sur le 3008 comme sur la 508, le passage entre électrique et thermique se fait de manière très douce et non invasive, ce qui est appréciable au quotidien.

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Sur route, les changements sont toutefois plus marqués. En effet, technologiquement parlant, les deux Peugeot sont un peu différentes. La 508 embarque un moteur électrique en plus du thermique et reste donc une simple traction, avec 225 ch de puissance cumulée. De son côté, le 3008 embarque pour sa part deux moteurs électriques en plus du thermique, l’un d’eux se chargeant de mouvoir les roues arrière. Cet ajout le transforme en quatre roues motrices, tandis que la puissance cumulée atteint 300 ch. Disons-le d’emblée, le 3008 accélère fort, plus fort que ce que l’on attendrait d’un SUV compact sans velléité sportive. C’est bien de ça qu’il faut se rappeler, tant il est facile de se laisser griser par les chiffres. 300 ch peut-être, mais ni les freins ni le châssis ne sont pensés pour exploiter dynamiquement cette puissance, car le poids vient jouer les trouble fêtes. Avec le système hybride ce ne sont pas moins de 345 kg supplémentaires qu’il faut gérer, et cela se ressent immédiatement en virage.

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Avec son centre de gravité haut perché, le 3008 HYbrid4 peut vite se laisser embarquer et élargir la trajectoire plus que de raison quand on lui secoue les puces, ce qui peut déclencher quelques frayeurs si l’on n’y est pas préparé. Plus basse, la 508 HYbrid s’en tire mieux et conserve ce bel équilibre qui nous avait déjà plus lors de notre essai, mais les 280 kg d’embonpoint induits par l’hybridation ont imposés aux ingénieurs des suspensions plus souples, la rendant ainsi moins efficace qu’une 508 GT Puretech 225. En clair, les Sochaliennes électrifiées s’apprécient en conduite coulée et sont convaincantes sur tous types de route, même dans le sinueux, tant que l’on ne les brusque pas. C’est à la future 508 Peugeot Sport Engineered, qui devrait proposer environ 360 ch, quatre roues motrices et un châssis aux petits oignons comme les ingénieurs de Peugeot Sport savent si bien les faire, qu’incombera la lourde de tâche de marier électrification et sportivité.

Consos décentes… Batterie pleine

S’il ne nous a pas été possible de relever de vrais consommations approfondies en quelques heures de roulage, l’ordinateur de bord affichait, dans un cas comme dans l’autre, un peu plus de 6 l/100 km sur le réseau secondaire, tant que la batterie n’avait pas atteint son seuil de charge minimum. Dans ce cas, il faut bien ajouter entre 1,5 et 3 l/100 km à la conso moyenne à cause du poids supplémentaire à tracter. Comme sur les e208 et e2008, Peugeot offre un mode B sur la boîte de vitesse, qui permet un freinage régénératif (il utilise l’énergie récupérée pour recharger la batterie) quand on lève le pied de l’accélérateur. Il n’est toutefois pas très puissant et ne permet pas de se passer des freins classiques pour les petites décélérations, comme c’est le cas sur un Kia e-Niro par exemple.

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Au final, Peugeot propose ici deux bonnes autos non pas parce qu’elles sont hybrides, mais parce qu’elles sont tout simplement bien nées et que l’ajout de la technologie hybride n’a pas trop perturbée leurs qualités intrinsèques. Si vous hésitez entre une 508 HYbrid ou un 3008 HYbrid4 et leurs homologues thermiques, vous devez impérativement savoir que l’électrification impose de payer un supplément important pour profiter d’une technologie encore très jeune, qui inflige autant de limitations qu’elle n’offre d’agrément. Comme nous avons pu le voir de manière extensive avec le Volvo V60 T8 que nous avons passé au crible (essai complet ici), rouler en hybride rechargeable requiert de recharger la batterie quotidiennement pour ne pas surconsommer et de faire des trajets qui ne dépassent pas une centaine de kilomètres, mêlant un peu de ville et de réseau secondaire. Les gros rouleurs sont toujours beaucoup plus avisés de se tourner vers du diesel, surtout sur des parcours autoroutiers. Ceux qui veulent plus de plaisir au volant et un poids contenu seront des clients pour de l’essence. Il n’existe pas, aujourd’hui, un seul type de motorisation apte à remplacer totalement les autres et il serait bien illusoire de croire que l’on peut réussir la quadrature du cercle en ne gardant que le meilleur du thermique (autonomie et caractère moteur) et de l’électrique (silence, performances en ligne droite et écologie). Ni toute noire, ni toute blanche, il y a en revanche une solution pour chaque usage. A vous, donc, de choisir ce qui vous convient le mieux !

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Merci à l’ami Kwamé (chaîne Youtube Planète GT) ainsi qu’à Victor (Blog-Moteur) pour leur aide à la réalisation des images dynamiques. 

Essai Peugeot 3008 GT Line BlueHDi 130 : mariage heureux

Essai Peugeot 3008 GT Line BlueHDi 130 : mariage heureux

Peugeot organisait une journée porte ouverte pour son parc presse le 16 mai dernier. L’occasion pour nous de reprendre le 3008 en main et d’apprécier son récent diesel 1.5 130 chevaux, alors que l’ancien 1.6 120 a été peu à peu évincé de la gamme.

Le 3008 tel que nous le connaissons aujourd’hui date de 2016 et fait figure de véritable best-seller pour Peugeot. Il s’est écoulé à plus de 260 000 exemplaires l’année dernière et représente, combiné avec le plus grand 5008, plus d’un quart du chiffre d’affaire de la marque. Une belle preuve, s’il en fallait, que le marché des SUV est toujours aussi juteux. Le 3008 a opéré une rupture totale avec son prédécesseur. De petit monospace au design franchement banal, il s’est métamorphosé en un SUV compact à la plastique musculeuse qui a charmé un large public lors de sa présentation officielle. Aussi, pour ne prendre aucun risque, Peugeot prend bien soin de ne faire évoluer son bébé que par petites touches. Parmi elles, l’introduction d’un nouveau moteur diesel 1.5 BlueHDi fort de 130 chevaux sous le capot. Bien que de puissance modeste, il sied à merveille au 3008, faisant du SUV un très bon compagnon de route au quotidien. Globalement, il est à l’aise partout : ville, réseau secondaire, autoroute… Ce n’est pas un foudre de guerre mais il est suffisant dans 95 % des situations de conduites dans lesquelles on peut se retrouver. En plus de ça, il a l’avantage de se montrer frugal et se contente d’un petit 7L/100 km pour peu que vous ne soyez pas en permanence le pied au plancher.

 

Toujours aussi bon sur route

Seul petit reproche que nous pourrions lui faire, il se montre sonore en accélération et claque beaucoup. Dommage, car l’insonorisation de l’habitacle est en dehors de ça très bonne. Notre modèle d’essai était équipé de la boîte manuelle à six vitesses (une très bonne boîte de vitesse automatique à huit rapports est également disponible). Cette dernière s’est montrée agréable à l’usage car bien guidée, douce et précise. On se demande juste ce qu’ont pensé les designers pour coller un pommeau aussi imposant sur le levier, que les petites mains auront bien du mal à utiliser de manière confortable. Difficile de faire la fine bouche sur le comportement en revanche. Mener le 3008 sur des routes tournoyantes est toujours un plaisir tant le châssis se montre équilibré et bien amorti. Le bon compromis entre fermeté de la suspension et confort des passagers semble avoir été atteint avec brio et l’on se surprend vite à vouloir repousser les limites de la voiture avec des vitesses de passage en courbe assez soutenues pour un modèle qui ne se veut pourtant absolument pas sportif. Notez que sur la version GT (la plus haut de gamme), les voies sont légèrement élargies et la suspension raffermie, afin de proposer un comportement encore plus incisif. Mais très franchement, nul besoin d’y recourir pour profiter d’une agilité déjà bien convaincante. Avec l’option Driver Sport Pack, une pression sur la touche Sport à la base du levier de vitesse aura pour effet de changer la consistance de la direction, la cartographie de la pédale d’accélérateur… Et d’activer un générateur de son moteur aussi peu convaincant qu’énervant à la longue. On s’en serait bien passé !

 

Un parfum de premium dans l’habitacle

 

La vie à bord du 3008 est agréable. Le design est toujours dans le coup, la construction est sérieuse, les ajustements sont précis. Mention spéciale pour le petit volant à méplats qui participe grandement au plaisir de conduite. Le combiné d’instrumentation digital i-Cockpit est bien pensé et permet d’afficher de nombreuses informations  comme la navigation, des cadrans, des informations sur le véhicule, sur la source audio en cours de lecture… A vous de choisir le mode d’affichage qui vous plait le plus en complément de l’écran façon tablette qui trône sur le tableau de bord. L’écran central est tactile, mais Peugeot a eu la très bonne idée de conserver des raccourcis physiques sous forme de switchs façon aviation. Ainsi, on ne se perd pas dans les nombreux menus du système d’infodivertissement, une pression sur le raccourci correspondant suffit à trouver la fonction recherchée. Le 3008 peut être assez hautement configuré si vous piochez dans le catalogue d’options : on y trouve en autres des sièges chauffant et massant, un chargeur smartphone par induction, pléthore d’aides à la conduite (assistance freinage d’urgence, Park Assist, régulateur adaptatif jusqu’à arrête complet du véhicule etc) et un système audio Focal. Ce dernier est bon, mais pas indispensable.

 

En conclusion

 

Proposé dès le deuxième niveau de finition (Active), le 1.5 BlueHDi 130 est un choix judicieux pour le 3008, qui s’échange alors contre 31 100 €. Il conviendra à ceux qui recherchent un daily agréable et à l’aise dans la plupart des situations, tout en se montrant vraiment raisonnable côté conso. Deux ans après sa sortie, le SUV compact de la marque au lion fait toujours bonne figure : design, bien fini et assez qualitatif pour séduire, il est définitivement une option à garder en tête au moment de faire son choix sur un segment saturé qui ne compte plus les nouveaux venus.

Un grand merci à l’ami Tran pour le spot photo du château et l’aide sur les dynamiques !

 

Ce qu’il faut retenir du Peugeot 3008 GT Line

 

Les plus Les moins
  • Bon chassîs
  • Consommation maitrisée
  • Intérieur agréable
  • Moteur sonore en accélaration
  • Sonorité artificielle du Drive Sport Pack
  • Taille du levier de vitesses

Modèles essayés Prix (hors options)
Peugeot 3008 GT Line BlueHDi 130 bvm 6 à partir de 35 950 €
Premier match : le nouveau Peugeot 3008 face aux Kadjar et Tiguan

Premier match : le nouveau Peugeot 3008 face aux Kadjar et Tiguan

Oublié le positionnement bancal de la première génération. Le nouveau 3008 est un vrai SUV compact, du moins en apparence car il fait encore l’impasse sur les quatre roues motrices. Il est ainsi pleinement intégré à une catégorie en pleine expansion, qui selon Peugeot représente en Europe une vente sur dix.

Après notre première présentation et notre premier contact réel, place maintenant à une première rencontre virtuelle avec deux des plus dangereux rivaux du 3008 II, les Renault Kadjar et Volkswagen Tiguan.

Le design extérieur

C’est une bonne chose : ces trois véhicules ont des looks bien distincts. Le 3008 inaugure en série les dernières nouveautés esthétiques de Peugeot, comme le bandeau noir à l’arrière dans lequel se fondent les feux. Le SUV du lion adopte un look très anguleux, sous certains angles un peu chargé.

Peugeot 3008 - 2016 - 8

dynamique vue 3-4 avant Renault Kadjar Rouge Flamme

Volkswagen Tiguan II dynamique-2

Le Kadjar mise de son côté sur la rondeur et la fluidité, cachant très habilement le fait qu’il partage sa structure avec le Nissan Qashqai. Certains aimeront l’aspect galbé du Renault, pendant que d’autres lui trouveront un côté bouboule. En photos, il semble plus long et imposant que le 3008, alors qu’il n’en est rien.

Chez Volkswagen, pas de surprise. Tout juste arrivé dans les concessions, le Tiguan II a un design sobre et anguleux comme les autres productions de la marque allemande. Le profil et la partie arrière ont gagné en dynamisme. Dommage qu’il n’en soit pas de même à l’avant, les phares du nouveau venus étant assez grossiers.

Avantage : comme toujours, on vous laisse attribuer le point du design 

Le poste de conduite

Comme pour l’extérieur, les intérieurs de nos trois protagonistes ne se ressemblent pas ! Et dans ce domaine, le 3008 frappe un grand coup avec une planche de bord au dessin très original. Le conducteur a dans les mains un petit volant et lit par-dessus l’instrumentation, qui est 100 % numérique avec un écran 12,3 pouces aux graphismes soignés. Une grande partie des fonctions se commande via l’écran tactile central de 8 pouces, qui surmonte une rangée de raccourcis imitant des touches de piano. Ces dernières font visuellement corps avec la large console centrale.

Peugeot 3008 - 2016 - 4

RENAULT KADJAR (HFE) - PHASE 1

Volkswagen Tiguan II interieur

Face à une telle modernité, le Kadjar prend une petite claque. Son poste de conduite est presque vieillot en comparaison, avec son seul écran tactile 7 pouces placé trop bas. Renault est parti de l’intérieur du Qashqai et cela se sent. Mais l’ambiance plus simple et plus zen dans le Kadjar peut séduire une partie de la clientèle.

Le Tiguan aussi semble procéder à l’ancienne. La planche de bord de l’allemand reste chargée, symbolisant une robustesse esthétique typiquement germanique. Mais la recette est efficace, avec une ergonomie évidente. En outre, la qualité de fabrication reste au top.

Avantage : Peugeot

Les dimensions et l’habitabilité

Dimensions en mm Peugeot 3008 Renault Kadjar Volkswagen Tiguan
Longueur/Largeur/Hauteur 4447/1841/1624 4449/1836/1607 4486/1839/1632
Empattement 2675 2646 2681
Garde au toit AV/AR 915/912 905/910 1049/1012
Largeur aux coudes AV/AR 1493/1484 1480/1455 1503/1491
Espace aux jambes AR 240 220 NC
Volume du coffre (dm3) 520 472 615

Avantage : Volkswagen

L’offre moteurs

Le 3008 débutera sa carrière en octobre. A ce moment-là, il sera disponible avec six moteurs. En essence, ce sera les 1.2 PureTech de 130 ch et 1.6 THP 165 ch. En diesel, il y aura les 1.6 BlueHDI 100 ou 120 ch et le 2.0 Blue HDI 150 ch ou 180 ch. Les haut de gamme pour chaque carburant sont dotés d’office de la boîte automatique EAT6. Le PureTech 130 ch et le Blue HDI 120 ch pourront la recevoir en option.

Peugeot 3008 - 2016 - 12

Renault Kadjar 2015 - 55

Volkswagen Tiguan II dynamique

L’offre moteurs apparaît comme le gros point faible du Kadjar. Le SUV Renault n’est proposé qu’avec un 1.2 TCe essence 130 ch et des diesels 1.5 110 ch et 1.6 130 ch ! Le Losange a clairement fait le choix de se concentrer sur le cœur de gamme, qui représente la très grosse majorité des besoins de la clientèle. Le TCe et le dCI 110 sont proposés avec la bonne boîte double embrayage EDC6.

Chez Volkswagen, l’offre est pour l’instant composée de deux essence TSI 125 et 150 ch et de trois diesel TDI 115, 150 et 190 ch. La boîte double embrayage DSG est de série sur le TDI 190 et en option sur les deux blocs de 150 ch.

Côté hybride, les trois modèles seront dans les prochaines années proposés avec un bloc rechargeable. Volkswagen sera le premier à dégainer courant 2017. Pour les Français, il faudra attendre… 2019 !

Verdict : Peugeot et Volkswagen à égalité

Les aptitudes en hors piste

Peugeot se refuse toujours à la transmission intégrale. Le 3008 II aura toutefois une version quatre roues motrices lorsque l’hybride sortira, puisque le bloc électrique entrainera les roues arrière. La marque au lion met en attendant en avant le Grip Control, un super antipatinage qui permet de se sortir de quelques situations difficiles, si tant est que l’auto a les pneus adaptés. A écouter Peugeot, le 3008 II avec des pneus hiver peut affronter une route enneigée aussi bien qu’un 4×4. Le 3008 reçoit en plus une aide en descente, qui maintient le véhicule à (faible) vitesse constante dans les pentes.

Peugeot 3008

Renault Kadjar dynamique-2

Volkswagen Tiguan II dynamique-3

Chez Renault, c’est simple. Le seul dCi 130 ch peut être couplé à une classique transmission intégrale, qui offre trois modes de fonctionnement : deux roues avant motrices, quatre roues motrices permanentes ou mode automatique qui sollicite le train arrière en cas de besoin.

Chez Volkswagen, les TDI 150 et 190 ch sont disponibles avec une transmission intégrale 4MOTION très intelligente. Le système Active Control proposé en option intègre des réglages spécifiques pour le terrain rencontré, à la manière du système Land Rover : Route, Neige, Offroad et Offroad Individuel. Le premier permet d’accéder aux profils de conduite Eco, Normal, Sport et Individual.

Avantage : Volkswagen

Verdict

Les 3008 et Tiguan partagent nos « avantages ». L’un ne distance pas l’autre, ce qui promet un beau duel sur la route pour vraiment les départager. Le 3008 peut d’ores et déjà miser sur sa présentation intérieure pour faire la différence et attirer les indécis. Son design extérieur un peu plus original peut aussi détourner la clientèle du Volkswagen, qui reste le plus habitable. Le Kadjar semble dans les choux. Mais il ne faut pas tirer cette conclusion hâtive. Si sa présentation et sa finition sont en retrait, le Renault a su prouver sur la route qu’il méritait l’intérêt. Il profite en plus de tarifs bien placés.

> Lisez aussi notre essai du Renault Kadjar et celui du Volkswagen Tiguan

Rencontre en vidéo avec le nouveau Peugeot 3008 : inédit et futuriste ?

Rencontre en vidéo avec le nouveau Peugeot 3008 : inédit et futuriste ?

Fort du succès rencontré par le premier opus lancé il y a sept ans, Peugeot aurait pu opter pour une deuxième génération dans la continuité. Le premier contact établi avec le nouveau 3008 lors de sa présentation au Parc des Exposition du Bourget, à laquelle Abcmoteur était présent, nous a permis de nous forger un premier jugement sur ce SUV particulièrement attendu…

Nouveau 3008 et nouveau Peugeot ?

Depuis maintenant quelques mois, de nombreuses rumeurs couraient au sujet du futur 3008 annoncé comme inédit. Pour l’avoir observé de près et être monté à son bord, Peugeot a sans aucun doute concentré beaucoup d’efforts ! La carrosserie nettement plus athlétique, l’habitacle très travaillée et l’allure générale plus agressive transforment cette auto passant d’un physique semblant souffrir d’embonpoint à un SUV affirmé.

3-4 avant Peugeot 3008 2

Après une 208 élégante et une 308 à la limite de la banalité, le Lion sort ses griffes avec ce nouveau 3008 à la face avant véritablement menaçante. Ses optiques acérées et comportant un décroché, sa calandre large et légèrement enfoncée, ainsi que son bouclier aéré recevant un protection imitant l’alu en imposent. Le profil est plus sage. Néanmoins, il a quelques spécificités comme une ouïe sur le capot, des bas de caisse en plastique brut bien visible et un décroché au niveau de la portière arrière.

optique Peugeot 3008 2 calandre Peugeot 3008 2

profil Peugeot 3008 2-2

Ce 3008 II aurait-il un style « japonais » pour plaire à la clientèle asiatique ?

Le dernier montant noir laisse croire que le toit est flottant. Une astuce connue des designers, mais apportant un petit plus esthétique appréciable à mon goût. La poupe joue d’ailleurs sur ce même registre assez chic avec des optiques, formant comme trois griffes de chaque côté, reliées par un bandeau en noir brillant. La vitre du hayon est fortement inclinée pour apporter un certain dynamisme. C’est surtout la simplicité générale de la partie arrière qui me fait dire qu’il s’agit du côté le plus réussi du 3008 II. Seul le bouclier dénote en intégrant une barrette de chrome trop large et des imitations de sorties d’échappement.

3-4 arriere Peugeot 3008 2-2 feu arriere Peugeot 3008 2 echappement factice Peugeot 3008 2

Le plus intéressant est encore ce que nous réserve l’intérieur. Ici, Peugeot a mis les grands moyens pour un résultat impressionnant pour la catégorie. Le cuir et le tissu chiné que l’on retrouve sur les sièges et contre-portes apportent un côté plaisant et inattendu. Le volant à deux branches et les deux grands écrans tranchent avec l’ancien 3008.

habitacle Peugeot 3008 2

Je vous propose de continuer cette découverte grâce à cette vidéo tournée sur place :

Au final, le nouveau Peugeot 3008 donne le sentiment d’avoir placé la barre assez haut et incarne ce nouveau Peugeot qui monte depuis quelques années. Lors de son lancement commercial, le terme « nouveauté » ne sera pas galvaudé ! Son principal concurrent qu’est le Kadjar (lire notre essai) va sans doute en souffrir dans les prochains comparatifs… Rendez-vous la semaine prochaine sur Abcmoteur pour en savoir plus.

trottinette Peugeot 3008 2

> Lisez aussi notre présentation détaillée du Peugeot 3008 2 (motorisations, équipements, …)

Nouveau Peugeot 3008 : le lion rugit très fort

Nouveau Peugeot 3008 : le lion rugit très fort

Si l’on met de côté le très utilitaire Traveller, les restylages et autres nouvelles versions, Peugeot n’avait pas présenté de « grosse » nouveauté depuis deux ans. Mais le Lion repart enfin à l’attaque, débutant aujourd’hui une belle offensive.

Le Tiguan dans le viseur

Le nouveau 3008 dévoilé ce matin sera rapidement suivi par un grand frère, qui poussera vers la sortie le 5008, avant la présentation en 2017 de la remplaçante de la 508. La firme française concentre donc d’abord ses efforts sur le segment des SUV, dont les ventes ne cessent de croitre à l’échelle mondiale.

Peugeot 3008 - 2016 - 7 Peugeot 3008 - 2016 - 13

Il est ainsi aisé de comprendre rapidement l’importance du 3008 II, qui boxera dans la catégorie des SUV compacts. Le nouveau venu est clairement placé face aux Renault Kadjar (lire notre essai) et Volkswagen Tiguan (lire notre essai). Notez d’ailleurs que Peugeot ne souhaite plus parler de crossover. Un changement de classement marketing qui se voit esthétiquement.

Look plus baroudeur

Oubliez la silhouette bancale, qui hésitait entre 4×4, break, monospace compact. La seconde génération a une allure plus anguleuse, plus charpentée, avec la volonté d’obtenir une apparence plus robuste. Le capot large et horizontal symbolise parfaitement cela. Le côté baroudeur est également renforcé, avec des protections plastique qui font tout le tour de la carrosserie.

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Le 3008 II inaugure les dernières évolutions esthétiques de Peugeot, dont un bandeau noir qui relie les feux. Ce gimmick n’est pas sans évoquer les années 1990 ! A l’avant, il y a la nouvelle calandre verticale, à l’aspect légèrement creusé, aperçue sur le 2008 restylé. Le profil cède à la mode du pavillon flottant, avec une custode collée à la lunette arrière. La petite cassure en bas du vitrage fait penser au Lexus RX.

Présentation intérieure de toute beauté

Comme le premier 3008, le nouveau modèle compte séduire avec sa présentation intérieure. Celle-ci était connue puisque Peugeot avait dévoilé son nouveau i-Cockpit le mois dernier (retrouvez d’ailleurs notre présentation très détaillée). La planche de bord séduit par son originalité, son côté épuré et technologique, son impression de qualité.

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Le 3008 reprend le principe du petit volant et de l’instrumentation placée en hauteur. Joli coup de Peugeot : cette dernière sera 100 % numérique dès le niveau de base ! Cinq types d’affichage sont disponibles, dont un personnalisable. La marque semble avoir particulièrement soigné les graphismes. Un autre écran, tactile celui-ci, est au centre, parfaitement accessible pour le conducteur. En dessous, une rangée de touches de raccourcis très élégante.

Plus logeable

Comme pour la 308, Peugeot met l’accent sur les sensations, en souhaitant solliciter tous nos sens. Cela ne concerne pas uniquement la vue, mais aussi le toucher, l’odorat (avec un diffuseur de parfum) ou encore l’ouïe (avec un système audio signé Focal, une première dans une auto). Bonne nouvelle pour les amateurs d’air frais : Peugeot proposera enfin un toit ouvrant panoramique.

Le nouveau 3008 mesure 4,45 mètres de longueur, soit 8 cm de plus que le précédent modèle. L’empattement gagne à lui seul 6,2 cm. Peugeot promet une habitabilité en progrès, avec notamment 24 mm de plus pour les jambes des passagers arrière. Le volume de coffre est aussi le grand gagnant avec 520 litres, contre 432 précédemment.

Commercialisation en octobre

L’accès à la soute est aisé grâce à un seuil de chargement bas. Le hayon peut être électrique avec fonction d’ouverture mains libres. La banquette se rabat aisément selon le format 2/3-1/3, en formant un plancher plat. Détail amusant : le coffre pourra héberger une trottinette à assistance électrique, proposée dans le catalogue d’options. Le reste de la liste des équipements fait dans le classique, avec les aides à la conduite devenues courantes.

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Le 3008 repose sur la plate-forme modulaire EMP2. Peugeot annonce une baisse de poids d’environ 100 kg. La gamme de motorisations met encore l’accent sur le diesel avec quatre blocs BlueHDI de 100, 120, 150 et 180 ch. Les amateurs d’essence devront choisir entre le PureTech 130 ch et le THP 165 ch. A noter que la boîte automatique EAT 6 sera disponible sur les deux essence et les diesel 120 et 180 ch. Il n’y a toujours pas de transmission intégrale au programme, mais l’antipatinage évolué Grip Control est reconduit. Ce dernier est tout de même cette fois complété par un système d’aide à la descente.

Le nouveau 3008 arrivera dans les concessions courant octobre, quelques jours après ses débuts en public au Mondial de l’Automobile.

> Découvrez aussi notre rencontre en vidéo avec le Peugeot 3008 2

Nouveau Peugeot 3008 : l’avant et le profil quasiment dévoilés

Nouveau Peugeot 3008 : l’avant et le profil quasiment dévoilés

Ce n’est plus un secret : le nouveau Peugeot 3008 sera officiellement dévoilé le lundi 23 mai, au Bourget. Nous serons d’ailleurs sur place pour vous faire vivre en direct sur nos réseaux sociaux cet événement, avant de vous proposer un compte-rendu détaillant nos premières impressions.

Un air de Lexus

A dix jours de la révélation, la pression monte dans les bureaux de la firme au lion, qui a peur des fuites qui gâcheraient la surprise. Du moins des trop grosses fuites, avec notamment des images officielles publiées en avance, car côté petites nous commençons à être servis !

Peugeot 3008 II Spy

Il y a une dizaine de jours, c’est un véhicule en partie décamouflé qui a été photographié dans la rue. L’exemplaire immortalisé participait au tournage de la vidéo promotionnelle. Le cliché, publié par le média néerlandais Autoweek, montre une vue du profil, riche en enseignements. On découvre notamment la forme du vitrage latéral.

Celui-ci fusionne avec la lunette arrière, donnant l’impression que le toit flotte. Voilà un élément esthétique de plus en plus prisé des constructeurs, peut-être un peu trop cette fois. La partie basse du vitrage est marquée par une cassure au niveau de la custode, qui fait furieusement penser au nouveau Lexus RX ! D’ailleurs, il se murmure que le nouveau 3008 aura quelques ressemblances avec les productions de la firme japonaise, notamment avec une carrosserie fortement nervurée.

Ce n’est plus un crossover, mais un SUV

Hier, c’est une autre face du nouveau 3008 qui a été exposée, la partie avant. Un véhicule a été filmé furtivement dans l’usine. La qualité est moyenne, mais suffisante pour deviner le dessin de la proue. L’élément fort est une grande calandre intégrant le logo, très menaçante et à la forme complexe : elle est creusée en son centre, comme sur le nouveau Traveller.

Les prises d’air sont généreuses et le bouclier est souligné par un élément chromé marquant bien l’appartenance au monde du SUV. Evidemment, il est trop tôt pour juger ce que l’on aperçoit.

Mais il n’y a plus que quelques jours à patienter avant de tout voir et tout savoir sur ce véhicule très important pour Peugeot. Le 3008 II sera véritablement le porte-drapeau du lion renouvelé, en inaugurant les dernières évolutions stylistiques et les nouvelles technologies. Parmi celles-ci, l’instrumentation 100 % numérique, déjà officialisée.

Habitacle Peugeot 3008 - 2016 - 8

Nouveau Peugeot 3008 : tout savoir sur sa planche de bord

Nouveau Peugeot 3008 : tout savoir sur sa planche de bord

La semaine dernière, des images montrant une planche de bord Peugeot inédite étaient apparues sur le Net (lire : Nouveau Peugeot 3008 : est-ce la planche de bord ?). Il ne faisait guère de doute qu’elles correspondaient à l’habitacle du nouveau 3008, attendu dans les concessions à la rentrée. Ce que la firme au lion… ne confirme pas aujourd’hui.

En effet, Peugeot a bien officialisé les clichés, mais il parle juste de son nouveau i-Cockpit, qui annonce « l’avenir des habitacles de la marque ». De la belle langue de bois ! Peugeot ne souhaite donc pas citer de modèle, mais c’est certain, nous avons sous les yeux le poste de conduite de la 3008. Petite revue de détails.

Habitacle Peugeot 3008 - 2016 - 8

Le principe i-Cockpit

Après le duo 208/2008 et la 308, le 3008 sera donc le troisième modèle Peugeot doté de cette originale architecture. Si certains sont rebutés par l’implantation en hauteur de l’instrumentation, Peugeot est conforté par le succès rencontré par les modèles déjà équipés (2,2 millions de ventes depuis 2012).

Le volant

L’un des éléments clés du i-Cockpit est le volant de petite dimension. Cela n’a rien d’un gadget : l’essayer c’est l’adopter. Il est au cœur de l’idée i-Cockpit, qui est de renforcer les sensations données au conducteur. Selon Peugeot, il est encore plus compact. Il a un méplat en haut et en bas pour une meilleure préhension et surtout dégager la vue vers l’instrumentation. C’est l’un des soucis sur la première génération d’i-Cockpit : le cerceau gêne parfois les compteurs. Esthétiquement, le volant n’a que deux branches.

Habitacle Peugeot 3008 - 2016 - 3

L’instrumentation

Nous retrouvons le principe d’une instrumentation surélevée, qui se lit au-dessus du volant, et fait en quelque sorte office d’affichage tête-haute. Grande nouveauté : le 3008 inaugure un affichage 100 % digital, avec écran 12,3 pouces, semblable à ce que propose Audi (lire notre essai de l’A4). Il est entièrement paramétrable. Le conducteur pourra ainsi choisir ce qui s’affiche. Les premières images sont très prometteuses : les designers Peugeot semblent avoir soigné les graphismes et animations.

Habitacle Peugeot 3008 - 2016 - 4

L’écran central

Au centre trône un écran de 8 pouces, légèrement orienté vers le conducteur. Il s’apparente à une tablette… dont l’intégration est un peu discutable. Evidemment, il faudra attendre de découvrir le 3008 en réel pour vraiment juger. Sa proximité avec l’instrumentation numérique fait craindre un champ de vision au final un peu encombré. Cet écran est doté d’une technologie capacitive. Il donne accès à la majorité des fonctions, dont la climatisation. Dommage qu’il n’y ait pas des raccourcis plus classiques pour la ventilation. C’est un gros défaut du i-Cockpit de la 308 (lire notre essai).

Les toggles switches

C’est le nouvel élément fort du design Peugeot dans l’habitacle. Il s’agit d’une rangée de boutons, qui se manipulent comme des touches de piano. Leur forme n’est pas sans rappeler celle des griffes du félin. Elles sont superbement intégrées à un ensemble chromé qui se prolonge sur le tunnel central.

Habitacle Peugeot 3008 - 2016 - 6

Le tunnel central

Celui-ci est imposant et fait une séparation importante entre le conducteur et le passager. Plusieurs buts à cela : un côté haut de gamme, un aspect de robustesse et une impression de cocon pour le pilote. C’est aussi une continuité avec le premier 3008, dont la planche de bord sportive a été un argument de vente important. Le tunnel central intègre la molette du Grip control, un nouveau levier de vitesses ou encore le bouton de démarrage.

La connectivité

Nouvelle génération d’habitacle, nouveau système multimédia. Plutôt à la traine sur ce point, Peugeot compte se replacer au meilleur niveau. Les premières images montrent une belle navigation en 3D. Peugeot signale la présence de l’info-trafic Tom Tom, de la reconnaissance vocale et des compatibilités Apple CarPlay, Mirrorlink et Android Auto.

Photo écran tactile Peugeot Connect Nav Peugeot i-Cockpit - Peu

L’émotion

Peugeot insiste beaucoup sur les sensations au volant et l’émotion ressenties par le conducteur. La marque pousse le bouchon plus loin, en mettant en avant une touche qui permet de solliciter quasiment en même temps tous les sens : la vue, avec l’éclairage d’ambiance ; l’ouïe, avec l’univers sonore travaillé ; le toucher, avec le siège massant ; l’odorat avec un diffuseur de parfum. Deux ambiances pré-réglées seront proposées : Boost (plutôt dynamique) et Relax. Mais il sera aussi possible de configurer son univers idéal.

La qualité

Ce ne sont que des images, et sûrement archi-retouchées par informatique. Mais l’ensemble s’annonce très prometteur en terme de qualité perçue, dans la veine de ce que l’on a vu dans la 308. Après avoir travaillé sur l’architecture, Peugeot va se concentrer sur les matériaux. La planche de bord et les contre-portes sont par exemple en partie recouverts d’un original tissu chiné.

Habitacle Peugeot 3008 - 2016 - 7

Nouveau Peugeot 3008 : est-ce la planche de bord ?

Nouveau Peugeot 3008 : est-ce la planche de bord ?

Le calendrier des nouveautés 2016 des marques françaises est bien chargé. Renault a dévoilé au Salon de Genève sa plus grande star de l’année, le Scénic de quatrième génération. Citroën et Peugeot attendront le Mondial de l’Automobile pour révéler au public leur nouvelle tête d’affiche. Pour les chevrons, ce sera la C3 de troisième génération, et pour le lion, il est question du nouveau 3008.

Officialisation attendue en mai

Ce dernier devrait cependant se montrer en photos dès le mois prochain. Et plus l’échéance approche, plus les risques de fuites sont élevés ! Les forums réunissant les passionnés et les réseaux sociaux sont aux aguets. Les deux peuvent vite s’enflammer à la moindre image intrigante.

Peugeot 3008 2016 fuite

C’est aujourd’hui le cas avec ce cliché (dont l’origine serait Instagram) qui pourrait montrer à quoi ressemble la planche de bord du 3008 II. Autant être clair et honnête tout de suite : je ne suis pas en mesure de vous dire si c’est une fuite d’une image officielle. Son origine est inconnue et certains évoquent un photoshop (qui serait alors parfaitement réalisé).

Les grandes lignes sont là

Tout est à mettre au conditionnel donc. Mais, à la vue des indices aperçus sur les derniers concepts de la marque, dont le Quartz, et les prototypes récemment photographiés, même si cette photo n’est pas « vraie », elle donne un avant-goût fidèle. Il est ainsi acquis qu’il y aura une instrumentation surélevée et 100 % numérique comme sur les dernières Audi. Le volant sera aplati en bas et en haut pour bien lire les compteurs. Il est aussi certain qu’une rangée de boutons type touches de piano sera présente et que le tunnel central sera imposant… comme sur l’actuelle génération.

Si cette image est bonne, l’ensemble est fort réussi, même si personnellement je mettrais un petit bémol sur l’intégration de l’écran central, qui fait un peu verrue. Mais il y a une vraie touche d’originalité et de modernité. Reste maintenant à patienter pour savoir… si je suis tombé dans un piège !

Le Peugeot 3008 va quitter son allure de crossover

Le Peugeot 3008 va quitter son allure de crossover

Commercialisé depuis le 30 avril 2009 et restylé fin 2013, le Peugeot 3008 est un véritable succès. Ecoulé à près de 800 000 unités, il occupe toujours la place du numéro un en France sur son segment malgré son âge avancé. Le Lion est en train de développer son remplaçant qui devrait à nouveau surprendre !…

Méconnaissable

Oubliez son allure actuelle intercalée entre un monospace et un SUV, la deuxième génération du 3008 dessinée sous l’ère de Gilles Vidal s’affirmera sans complexe comme un baroudeur (des villes) ! Ses formes rondouillardes seront troquées pour des traits plus tirés inspirés par le concept Quartz (lire : Trois concept-cars Peugeot et des pistes pour le futur). Il gagnera la nouvelle calandre aux coins biseautés, des optiques avant comportant le décroché propre à Peugeot et bien entendu les fameuses griffes pour celles situées à l’arrière.

Med a imaginé avec brio pour Worldscoop ce à quoi pourrait ressembler le futur 3008

Med a imaginé avec brio pour Worldscoop ce à quoi pourrait ressembler le futur 3008

Du côté de l’habitacle, le 3008 II devrait frapper fort. La première mouture avait déjà marqué les esprits, la seconde devrait être encore au-dessus et faire mieux que la 308 pourtant déjà très bien notée sur ce chapitre (lire notre essai) ! Il est hautement probable que l’on retrouve un poste de conduite relativement enveloppant, des interrupteurs à bascule sur la console centrale et une poignée de maintien pour le passager avant.

Un diesel et une version hybride inédits

Sans doute exposé au salon de Francfort en septembre 2016, le futur Peugeot 3008 serait lancé au premier trimestre 2017. A ce moment-là, peu de surprises sont à prévoir sous le capot. En essence, ce sera le trois-cylindres 1,2 l PureTech proposé en 110 et 130 ch. Le quatre-cylindres 1,6 l THP décliné en 165 et 205 ch sera également de la partie. Pour les amateurs de diesel, le choix sera constitué du 1,6 l BlueHDi 120 et du 2,0 l BlueHDi 150 et 180 ch. Il n’est pas impossible qu’une version GT plus suggestive (à l’image de 308) sera livrée avec les deux blocs les plus puissants.

vue 3-4 arriere Peugeot 3008 II

La même année devrait arriver en renfort un 1,2 l PureTech gonflé à environ 150 ch et un 1,5 l HDi en 75, 100 et 130 ch dérivé du 1,6 l HDi et toujours développé en collaboration avec Ford. Pour ce qui est de la boîte automatique EAT6 du 2,0 l BlueHDi, il se pourrait qu’elle soit remplacée par une EAT8 de nouvelle génération.

Enfin, au chapitre de l’hybridation, le 3008 recevra un système baptisé Hybrid Eco présenté en 2013 par PSA. La machine électrique de 10 kW permet de rouler jusqu’à 20 km/h en tout électrique, d’assister le moteur thermique lors d’une accélération, d’enclencher un mode roue libre et aussi de récupérer l’énergie dégagée au freinage. Les économies à la clef sont une réduction de 15 g de CO2 et une baisse de 15 % de la consommation de carburant.

Le prix de vente de base est estimé à 24 500 €, soit légèrement au-dessus de ses deux grands rivaux que seront les Renault Kadjar et Nissan Qashqai.

A suivre.

Peugeot 3008 et 5008 : l’heure du restylage

Peugeot 3008 et 5008 : l’heure du restylage

Le 3008, c'est le succès surprise de Peugeot avec plus d'un demi-million d'exemplaires vendus. Les changements ne concernent donc que l'avant.

Le 3008, c’est le succès surprise de Peugeot avec plus d’un demi-million d’exemplaires vendus. Les changements ne concernent donc que l’avant.

Le 3008 n’est pas moche, il n’a pas un physique facile ! Ce qui ne l’a pas empêché de bien se vendre jusqu’à maintenant. Et même très bien, puisque l’auto a été un véritable carton commercial, avec plus de 500 000 exemplaires écoulés depuis sa naissance en mars 2009 jusqu’à la fin juin 2013, soit un score 50 % supérieur aux objectifs de départ !

Mais Peugeot était conscient que le 3008 aurait encore pu faire mieux avec un faciès moins disgracieux. Il tente donc de corriger le tir avec le restylage de mi-carrière de l’auto, histoire d’attirer ceux qui ont toujours trouvé l’auto… moche. Comme souvent lors des liftings, c’est la face avant qui change le plus. Celle-ci gagne en légèreté, avec une calandre moins grossière.

Au programme : nouveau dessin pour la base des optiques, lion posé sur la carrosserie, nouvelle grille de calandre...

Au programme : nouveau dessin pour la base des optiques, lion posé sur la carrosserie, nouvelle grille de calandre…

La fin du coupe-frites

On oublie l’habillage en coupe-frites. A la place, on a des baguettes horizontales et un cerclage chromé. Les parties noires autour des antibrouillards sont moins imposantes. Le 3008 reprend les derniers codes esthétiques de Peugeot, comme le décroché de carrosserie dans les optiques, le logo directement apposé sur la carrosserie ou encore la signature lumineuse en forme de griffes dans les feux arrière. C’est d’ailleurs l’une des seules modifications bien visibles au niveau de la poupe.

A bord, un seul changement : un habillage inédit pour la console centrale, réalisé au laser. Dans la réalité, ce n'est pas top.

A bord, un seul changement : un habillage inédit pour la console centrale, réalisé au laser. Dans la réalité, ce n’est pas top.

Preuve que le problème du 3008 était surtout sa face grimaçante, Peugeot a à peine retouché l’habitacle. Il n’y en avait pas besoin. Car le 3008 doit beaucoup son succès à la forme très sportive de son tableau de bord, qui a séduit les papas en mal de sensations. La marque a juste changé l’habillage de la console centrale, avec un gravage au laser.

Grande bouche pour le 5008

Le monospace compact 7 places de Peugeot est lui aussi revu. Il adopte un nouveau bouclier avant une grande bouche. Les chromes se font plus discrets.

Le monospace compact 7 places de Peugeot est lui aussi revu. Il adopte un nouveau bouclier avant une grande bouche. Les chromes se font plus discrets.

Le constructeur de Sochaux s’est aussi logiquement penché sur le grand frère du 3008, le 5008. Et le monospace conserve une face avant spécifique (même si le capot et les phares sont communs). Curieusement, le 5008 adopte une grande bouche au centre du bouclier alors qu’il était le seul modèle de la marque a avoir eu la chance d’y échapper et que depuis l’arrivée de la 308 II, elle n’est plus vraiment à la mode. Pour les prises d’air complémentaires, Peugeot s’est d’ailleurs inspiré de sa nouvelle compacte, avec par exemple des joncs chromés en forme de C autour des antibrouillards.

Tous les sièges arrière se rabattent dans le plancher de façon simple et rapide.

Tous les sièges arrière se rabattent dans le plancher de façon simple et rapide.

Comme pour le 3008, le 5008 n’évolue pas beaucoup ailleurs. A l’arrière, un œil exercé remarquera surtout la nouvelle position du monogramme de la marque, sous le logo. A bord, on retrouve la même déco pour la console centrale. Le 5008 a quand même droit à de nouveaux habillages, mais rien de bien bouleversant.

Caméra de recul au programme

Côté équipements, deux petites nouveautés pour les deux frères. Une caméra de recul fait son apparition et l’affichage tête-haute voit son ergonomie améliorée grâce à l’utilisation d’une couleur par fonction : blanc pour la vitesse instantanée, orange pour le limiteur, vert pour le régulateur et rouge pour le Distance Alert.

Dans les deux modèles, une caméra de recul fait son apparition. Pratique pour les manœuvres de stationnement.

Dans les deux modèles, une caméra de recul fait son apparition. Pratique pour les manœuvres de stationnement.

Sous le capot, on retrouve de part et d’autre les mêmes moteurs : 1.6 VTi 120 ch, 1.6 THP 155 ch, 1.6 HDI 115 ch et 2.0 HDI 150 ch boîte manuelle ou 163 ch boîte automatique. Seule nouveauté : une version 163 ch du 1.6 THP. Le 3008 reste le seul proposé en version hybride diesel (HYbrid4 200 ch).

Arrivée dans les concessions d’ici novembre.

Peugeot 3008 2013 restylé : les premières photos

Peugeot 3008 2013 restylé : les premières photos

Lors de sa sortie en 2009, le Peugeot 3008 avait quelque peu dérouté. Avec un style assez spécial et le fait que ce soit le premier modèle au lion sur le segment des crossover laissait perplexe. Le Nissan Qashqai avait-il à s’inquiéter ? La réponse est oui, le 3008 a été immédiatement un succès pour demeurer encore aujourd’hui dans le top 10 des ventes du marché français et le numéro un de sa catégorie. Il est donc temps de penser au restylage s’il veut garder sa splendeur…

le peugeot 3008 en chine qui pourrait la phase ii pour la france

Nouvelle calandre, du chrome en plus, le nouveau Peugeot 3008 adopte un style plus haut de gamme. Les optiques avant courent toujours aussi loin sur les ailes

Si la photo volée ci-dessus ne prouve d’aucune façon qu’il s’agira de la version restylée du 3008 pour la France, c’est en tous cas le modèle que pourront acheter les chinois d’ici peu.

l'arrière du 3008 2013

En ce qui concerne la partie arrière du 3008 restylé les changements sont plus minimes. On notera simplement que le dessin des feux a été revu. Cela semble un peu chargé…

En effet, Peugeot produira le 3008 sur le sol chinois et n’importera plus d’exemplaires comme c’est le cas aujourd’hui. Il est à noter que les clients auront le choix entre deux motorisations : le 1,6 litre turbo et le 2,0 litres atmosphérique avec une boîte manuelle à 5 ou 6 rapports.

Affaire à suivre lors du démarrage du mondial de Paris le 27 septembre pour découvrir le 3008 phase 2 2013.

Peugeot prépare le restylage du 3008

Peugeot prépare le restylage du 3008

Lors du lancement du Peugeot 3008 l’ensemble de la presse était sceptique : le design du crossover de la marque sochalienne paraissait tordu, un peu maladroit et à part. On se demandait comment il allait faire face à l’outsider de la catégorie : le Nissan Qashqai. Depuis, le 3008 a fait son chemin et est désormais plus vendu que son concurrent japonais ! Pour ne perdre son leadership, Peugeot prépare déjà activement la phase 2 du 3008, c’est-à-dire son restylage, que voici.

le peugeot 3008 restyle en tests

Même avec ces modifications faites aux optiques avant et à la calandre, le Peugeot 3008 restylé gardera son style atypique

Il est difficile de se faire une première impression avec les photos volées ci-dessus. En effet, celles-ci représentent pas vraiment le 3008 restylé, il s’agit d’un plus du modèle actuel qui a été modifié, d’où cette impression que le capot est mal fermé ?… Rendez-vous pour une commercialisation en 2012.