La Mazda MX-5 ND arrive sur sa fin de carrière, l’occasion pour Mazda de redynamiser les ventes avec des nouveautés qui devraient plaire aux amateurs du roadster le plus vendu au monde.
Pour 2022, Mazda a décidé de retirer du catalogue le petit moteur. Le 1,5 litre de 131 chevaux ne fait pas assez de vente pour être conservé. L’année prochaine la seule option sera le 2,0l Skyactiv X de 184 chevaux.
Mazda ne s’arrête pas là. En effet, le Japonais annonce un nouveau système KPC pour Kinetic Posture Control. Ce système sera capable de freiner la roue arrière intérieure et d’agir sur l’assiette du véhicule pour aider à tourner et à limiter la prise de roulis.
Une nouvelle série spéciale est annoncée mais comme souvent, celle-ci sera jalousement réservée aux Japonais. Nous ne verrons pas sur nos routes la nouvelle MX-5 990S, baptisée ainsi en raison de son poids sous la symbolique tonne. Elle aura le droit à des jantes Rays forgées de 16 pouces équipées de pneus haut de gamme Yokohama Advan, un ensemble de fabrication japonaise. Ce gain de poids sur les masses non suspendues devrait exacerber les qualités dynamiques que l’on connaît de la MX-5. Un kit gros frein Brembo sera de la partie.
Une absence sur le marché européen regrettable lorsque que l’on sait que les principales modifications des propriétaires de MX-5 qui utilisent leur roadster nippon sur circuit sont très proches. Ne désespérons pas, l’Europe aura peut-être le droit à une série spéciale similaire.
En ce qui nous concerne, des nouveaux coloris sont disponibles un Platinum Quartz et un Machine Grey associé à une capote Navy de bel effet.
Prendre le volant de la Mazda MX-5 est toujours un grand moment de bonheur. Petite, légère, fun, elle le reste même dans cette déclinaison RF dotée d’un toit en dur et d’un profil de fastback. Elle se transforme même en petite GT dans cette série limitée Seiza Edition richement équipée.
La rentrée est passée, le temps gris et maussade va se faire de plus en plus présent et Noël est encore loin. Mais tout ceci, la Mazda MX-5 n’en a que faire. Il suffit de vous installer à son volant et de prendre le premier virage pour que votre visage soit barré d’un grand sourire. Et en plus, notre version RF (pour Retractable Fastback) profite d’un vrai toit en dur pour se protéger des éléments tandis qu’au moindre rayon de soleil, il ne vous suffit que de 12 secondes pour passer en mode plein air.
Parmi les quelques cabriolets restant disponibles sur le marché (la catégorie fond comme neige au soleil, pour cause de malus toujours plus important et de clients développant un amour démesuré aux SUV), la Mazda MX-5 est peut-être le »cab » qui est le plus synonyme de plaisir simple. Digne héritière des roadsters anglais, elle applique à merveille la même recette depuis son apparition en 1989 : poids réduit, empattement court et un 4 cylindres atmosphérique associé à une boîte manuelle toujours aussi délicieuse à manier. Voilà peut-être le secret du bonheur.
Une MX-5 au firmament
Avant de partir sur la route, petite présentation de notre auto. Pour cet essai, nous avons droit à la version haut de gamme de celle qui se la joue targa. Par rapport au classique cabriolet, cette MX-5 RF perd un peu en légèreté ce qu’elle gagne en polyvalence grâce à son toit en dur. Et pour plus d’exclusivité, notre exemplaire est un des 110 exemplaires de la série limitée Seiza Edition.
Davantage orientée GT, elle est basée sur la finition haute Selection mais a droit à quelques spécificités. Elle se distingue tout d’abord par sa très belle peinture bleu « Deep Crystal Blue » et ses jantes 17 pouces noires signées BBS. On trouve du noir aussi sur le toit bicolore et les coques de rétroviseurs. L’ensemble se marie fort bien avec la sellerie cuir Nappa blanc spécifique. Bien évidemment, plusieurs badges distinctifs prennent place que ce soit à l’extérieur ou à l’intérieur.
Le nom de Seiza n’a pas été choisi par hasard et possède une double signification. Cela peut se traduire par constellation et rappelle « la teinte extérieure sombre et l’intérieur clair » d’après la marque. Mais Seiza fait aussi écho à une posture traditionnelle japonaise signifiant littéralement « assise correcte », utilisée en son temps par les samouraïs.
Un style irrésistible
On retrouve bien évidemment le style de la MX-5 qui séduit quasiment tout le monde avec son long capot, son regard affuté et son profil de fastback dans cette déclinaison RF. Les arches de toit restant toujours en place, le toit ne nécessite pas une place disproportionnée dans le coffre. Cela permet d’éviter le traditionnel popotin massif des coupés-cabriolets.
Une fois installé dans l’habitacle, on se retrouve assis assez bas dans des sièges suffisamment moelleux avec toutes les commandes qui tombent bien sous la main. Mazda oblige, on retrouve un écran central non tactile qui se pilote depuis la molette située entre les sièges. Juste devant elle se trouve le petit levier de vitesse au maniement exquis. Ferme sans être dur tout en étant bien guidé, passer les rapports est un véritable plaisir.
2.0 atmosphérique
Le moteur est un 2.0 à l’ancienne, entendez par là qu’il se passe de toute aide respiratoire. Ce 4 cylindres atmosphérique développe 184 ch. Mais pour bénéficier de la totalité de l’écurie, il ne faut pas hésiter à grimper dans les tours. En effet, la puissance maximale est disponible à 7 000 tr/min. Mais ne croyez pas que cette Mazda n’est pas utilisable au quotidien. Assez souple, le 2.0 Skyactiv-G accepte de relancer à bas régime et ne se montre jamais brutal. Tout juste pouvons nous regretter une trop grande linéarité du bloc qui gagnerait à se montrer plus démonstratif et plus rageur au fur et à mesure de l’ascension du compte-tours.
Plus de confort….
L’amortissement, s’il n’a pas la douceur des voitures plus conventionnelles, ne se montre jamais cassant. Il a même été assoupli par rapport à la MX-5 à toit en toile pour absorber les 40 kilos supplémentaires du toit métallique. Elle en devient plus confortable et envisager cette MX-5 RF comme sa voiture du quotidien est tout à fait possible. Le toit permet en outre une insonorisation plus poussée, ce qui peut être fort appréciable lors de longs trajets sur autoroute par exemple.
…mais aussi du sport !
Toutefois, c’est sur les routes sinueuses que le roadster donne le meilleur de lui-même. Son châssis parfaitement réglé conjugué à une direction bien calibrée permettant de bien ressentir la route donnent des airs de kart à la Mazda MX-5. Pure propulsion, la japonaise sait rester civilisée mais peut se déhancher à la demande, surtout si la chaussée est mouillée. Mais les 205 Nm de couple arrivant de façon suffisamment progressive permettent de ne jamais être surpris par les réactions de la voiture.
Pas de place à la morosité
Au fil des années, Mazda a su garder l’âme de son roadster en peaufinant la recette de la MX-5 sans jamais la dénaturer. Cette version RF, en particulier dans cette déclinaison Seiza Edition au traitement plus chic, se veut davantage typée GT que véritable sportive pure et dure. Elle sera capable de vous transporter confortablement au quotidien.
Cependant, son terrain de prédilection restera toujours les petites routes vallonnées faisant la part belle aux virages. Avec sa ligne racée, son 2.0 atmosphérique envoyant sa puissance aux roues arrières, sa position de conduite au ras du sol et son châssis aux petits oignons, vous êtes certain de ne jamais vous ennuyer, même une fois la rentrée passée.
Non, cette version ne rend pas hommage à l’Hexagone. RF n’a rien à voir avec République Française ! Cela signifie Retractable Fastback. Comprenez un coupé à la silhouette séduisante qui offrira tout de même la possibilité de rouler cheveux dans le vent.
Polyvalence
Mazda aurait pu faire simple en proposant juste un coupé « tout court », d’autant que la marque indique bien que ce modèle a été conçu pour un agrément de conduite supérieur en configuration fermée. Logique : le vrai roadster à capote souple est là pour ceux qui aimer profiter du plein air. Mais tant qu’à faire, autant être le plus polyvalent possible pour séduire le plus de clients possible avec cette architecture qui évoque la 911 Targa.
Les designers ont souhaité privilégier la forme de l’auto toit en place, avec la volonté d’obtenir un petit coupé fastback. Ils ont ainsi rapidement abandonné l’idée de ranger l’intégralité du couvre-chef. Au final, seule la partie au-dessus de la tête disparaît sous une protection qui se soulève à la verticale. La lunette derrière les occupants s’abaisse. L’opération est 100 % électrique, ne prend que quelques secondes et peut être effectuée en roulant jusqu’à… 10 km/h.
Patience
L’intégration de l’ensemble est parfaite et ne vient pas troubler le bel équilibre des lignes de l’auto. Au contraire, cette MX-5 est encore plus désirable ! La longueur reste à 3,915 mètres, la hauteur gagne 5 mm à 1,245 mètre. La RF a fait sa première apparition officielle avec une couleur inédite, nommée Machine Grey, qui selon les mots de Mazda « donne l’impression que le véhicule a été taillé dans un lingot d’acier ».
Seul élément nouveau à bord : le bouton qui commande le toit, placé sous le bloc climatisation. Le volume du coffre n’a pas été réduit dans l’opération… et heureusement, car il était déjà riquiqui avec 110 litres !
Les deux moteurs disponibles sur le roadster se retrouveront sous le capot de la RF, à savoir un 1.5 de 131 ch et un 2.0 de 160 ch. Particularité de ce coupé-cabriolet : Mazda proposera une boîte automatique 6 rapports. Les ingénieurs ont adapté les réglages de la suspension et de la direction. La date de commercialisation n’a pas encore été dévoilée pour le marché européen. Il ne faut sûrement rien espérer avant la fin 2016.
Alors que certains invoquent le ciel de leur offrir un beau soleil pour les différents jours fériés et ponts de mai, d’autres en sont déjà à espérer un mois de septembre radieux (le fameux été indien). Pourquoi ? Parce que Mazda débutera les livraisons de son nouveau roadster à ce moment-là !
Pas de course à la puissance
On sent que le japonais a été un proche de Ford par le passé : comme l’américain, il met notre patience à rude épreuve. Il se passe un temps important entre la présentation et la commercialisation d’une nouveauté ! Le SUV urbain CX-3 a ainsi été révélé fin novembre et, si ses tarifs sont connus depuis quelques semaines, il n’arrivera dans la rue que cet été. Pour la quatrième génération du MX-5, c’est pire : l’auto a été officiellement montrée début septembre 2014 ! Elle sera donc disponible un an plus tard…
Le prix de base d’un MX-5 augmente légèrement. Mais le roadster japonais reste un plaisir abordable.
Ceux qui souhaitent un exemplaire le plus rapidement possible peuvent déjà passer commande puisque la grille de tarifs vient d’être mise en ligne. Le MX-5 « ND » débutera sa carrière avec deux moteurs essence. Et fidèle à ses bonnes habitudes, ce cabriolet ne cherche pas à faire la course à la puissance. Il n’en a pas besoin puisqu’il soigne son poids. L’entrée de gamme est ainsi dotée d’un petit bloc 1.5 atmosphérique de 131 ch (en remplacement du 1.8 126 ch). Ceux qui en veulent plus se tourneront vers le 2.0 160 ch. Ces deux moteurs sont couplés à une boîte manuelle à 6 rapports.
Toujours sans concurrence… pour l’instant
Trois finitions composent la gamme. Celle de base, nommée Elégance, est dotée d’office de jantes alliage 16 pouces, de rétroviseurs extérieurs électriques et chauffants, de la climatisation manuelle, de vitres électriques, du régulateur/limiteur de vitesse, d’une radio avec écran couleur 7 pouces, du système Bluetooth ou encore de deux ports USB. Au-dessus, la Dynamique gagne l’avertisseur de franchissement de ligne, la sellerie cuir, les sièges chauffants, l’allumage automatique des feux, le capteur de pluie, la climatisation automatique et la navigation.
Le haut de gamme Sélection bénéficie des phares directionnels, de la gestion automatique des feux de route, d’un système audio Bose, de l’aide au stationnement arrière, de sièges Recaro en cuir et alcantara. Le 2.0 160 ch est uniquement proposé en Sélection, avec en série le Stop and Start et le différentiel à glissement limité. A noter que le nouveau MX-5 n’existe qu’avec une petite capote en toile.
Le prix d’accès à l’univers MX-5 est un peu plus élevé avec cette nouvelle génération. Mais il reste sous la barre des 25.000 € avec précisément 24.800 €, au lieu de 24.350 €. Voilà qui est tout à fait raisonnable, même s’il est vrai qu’à ce prix on a une Renault Clio RS (voir notre essai) bien plus puissante et surtout plus polyvalente… mais nettement moins fun et sympathique. Le MX-5 reste une proposition unique sur le marché… jusqu’à l’arrivée de son futur jumeau signé Fiat, qui devrait être présenté en fin d’année.
Présentée au début de mois de septembre dernier, la Mazda MX-5 n’avait pas tout dit de ses caractéristiques. A l’approche du salon de Genève, quelques essayeurs ont pu prendre en main le petit roadster. L’occasion de découvrir sa palette de motorisations et une éventuelle version sportive…
Deux blocs atmosphériques…
Si les lignes de la petite propulsion (3,91 m de long) évoluent de manière significative par rapport à son prédécesseur, la proposition en matière de motorisations reste fidèle à ce que l’on connait. A savoir, des blocs essence atmosphériques d’une puissance modérée. Le client aura le choix entre un inédit 1,5 l Skyactiv-G proposant 131 ch à 7 000 tr/min – belles montées en régime en perspective ! – et 150 Nm de couple à 4 800 tr/min. L’autre choix est un 2,0 l Skyactiv-G de 165 ch et 210 Nm déjà vu sous le capot de la Mazda6. La boîte peut être manuelle ou automatique et elle possède dans les deux cas 6 rapports.
Ainsi, le 1,5 l prend la place du 1,8 l qui développait 126 ch (- 5 ch), mais 167 Nm (+ 17 Nm). La voiture n’en sera pas moins performante, car entre temps celle-ci a suivi un régime minceur lui faisant perdre une centaine de kilos. Sa masse totale est maintenant d’une tonne. Cependant, il est certain que le plus petit des deux blocs demandera à être plus cravaché que le plus gros disposant de plus de couple.
En revanche, nous n’en savons pas plus sur les performances. Sa date de sortie interviendra au cours de l’été 2015 à un prix de base estimé tout juste en-dessous des 25 000 €.
… et un moteur turbo ?
Kudo Hidetoshi, à la tête des relations publiques de Mazda, a indiqué qu’en interne ils sont en train d’analyser les acheteurs potentiels d’une version plus puissante de celle que l’on appelle aussi « Miata » ou « ND ». Sa durée de vie sera d’une dizaine d’années – quand même ! – et cela laisserait donc le temps d’envisager d’introduire une ou des mécaniques plus musclées. M. Hidetoshi a déclaré que pour conserver l’équilibre des masses à 50/50, le recours au turbo sera nécessaire. Une affaire à suivre pour cette future MX-5 MPS…
L’industrie automobile traverse sans aucun doute une période difficile et de mutation à cause notamment de la pollution et des nouvelles technologies. Pour autant, les nouveautés ne manquent pas pour attiser notre curiosité !… Voici la sélection d’Abcmoteur pour 2015.
Notre top 5 des autos immanquables pour cette année
En ne retenant que seulement cinq modèles, le tri n’a pas été facile. Parmi les sélectionnés, nous avons retenu une majorité de sportives, mais ce n’était pas un critère indispensable. Le choix se faisant sur l’impact de telle ou telle commercialisation et sur l’attrait du modèle. Dans la mesure du possible, nous essayerons de vous proposer les essais de ces autos sur Abcmoteur.
1. Ford Mustang (mi-2015) – L’Amérique arrive en Europe
L’événement de cette année, c’est sans conteste le lancement pour la première fois de la Ford Mustang en France ! Proposée à des prix très compétitifs (à partir de 35 000 €) et entièrement nouvelle, la muscle-car risque bien de faire des émules. La Chevrolet Camaro a maintenant une première véritable concurrente !
2. Jaguar XE (juin 2015) – L’offensive du Félin face aux Allemands
Jaguar revient de loin. Mal en point, la firme anglaise se porte nettement mieux depuis son rachat. Elle s’aventure pour 2015 sur un terrain où la concurrence est ardue et dominée par le trio allemand formé par Audi, BMW et Mercedes : le segment D correspondant aux berlines familiales. Le constructeur a placé la barre très haut et mise gros sur ce lancement. La plateforme allégée, le moteur diesel inédit quatre-cylindres Ingenium de 180 ch et le dynamisme de la XE sont à étudier !
3. Honda Civic Type R (mi à fin 2015) – La hache de guerre enfin déterrée ?
Dans l’univers des compactes sportives, la guerre est redoutable. Toutes ou presque, cherchent à revendiquer le meilleur chrono sur le très exigent circuit du Nürburgring. Ce chiffre ne faisant pas tout, la prochaine Honda Civic Type R – enfin ! – annoncée pour le salon de Genève (5 au 15 mars) devra être en mesure de bousculer les références que sont les Renault Megane RS (voir notre essai) et Seat Leon Cupra pour se faire une place. Les essais sont particulièrement attendus, tout comme le caractère du moteur turbo i-VTEC qui devrait s’approcher des 300 ch.
La Mazda MX-5 est un roadster propulsion qui connait un vrai succès depuis la première génération apparue en 1989. Pour le quatrième opus, la marque a allégé son auto, l’a raccourci et l’a rendu plus efficiente tout en conservant des moteurs atmosphériques relativement modestes (1,5 l 131 ch et 2,0 l 165 ch). Une auto sans superflu et amusante qu’il nous tarde d’essayer !
5. Audi R8 (fin 2015) – Objectif : faire perdurer son succès
Ici, nous parlons supercar. Forcément, il est moins aisé de s’identifier à ce type de voiture que la plupart d’entre nous ne pourront jamais s’offrir. Cela étant, la R8 est une réussite en terme d d’efficacité, mais aussi de ventes, ce qui a beaucoup contribué à l’image de marque d’Audi. Ce modèle très populaire joue à fond son rôle de porte-drapeau. Sa remplaçante, dont la présentation officielle se fera au salon suisse dans un mois, aura la lourde tâche de rencontrer le même succès et d’améliorer les qualités de sa devancière, tout en se montrant toujours aussi compétitive face à ses concurrentes qui se sont affûtées entre temps et possédant une histoire bien plus longue sur ce marché (l’Audi R8 a été produite à partir de 2007). Un défi d’envergure !
Pour le Mondial de l’Automobile 2014, Mazda avait fait le choix d’exposer sur son stand des modèles uniquement dans un coloris rouge spécifique à la marque. Un peu plus en hauteur, on ne pouvait manquer la nouvelle génération de la MX-5, elle aussi toute écarlate !
Pour cette quatrième mouture de son roadster s’apprêtant à franchir le cap des 1 million d’exemplaires vendus, Mazda suit la tendance actuelle concernant l’allégement. En réduisant légèrement les dimensions de son auto et surtout en utilisant de l’aluminium pour certaines parties de la carrosserie, le poids chute de 100 kg, une différence notable !
L’intérieur reçoit un coup de jeune, tandis que la conception est toujours aussi simple (capote en toile manuelle…). De quoi conserver un prix pas trop élevé et beaucoup de plaisir de conduite pour cette propulsion légère avec une répartitions des masses à 50/50 et une puissance maximum en-dessous des 200 ch.
Mazda a sûrement déjà calculé le moment où cela devrait arriver : cette quatrième génération va passer un cap très symbolique. Un exemplaire de cette nouvelle mouture sera en effet le millionième MX-5 produit depuis la naissance de la dynastie, il y a 25 ans. A la fin juillet, plus de 945.000 MX-5 avait été fabriqués. C’est un record pour un roadster. Et cela n’est donc pas fini puisque l’aventure repart aujourd’hui de plus belle.
Avec ses 3,91 mètres de longueur, le nouveau MX-5 est plus petit qu’une Renault Clio !
Plus petit, plus léger
Le MX-5 a décidé d’aller à contre-courant des tendances. Face à des autos toujours plus ceci ou plus cela, l’auto préfère les moins. Déjà, avec une longueur de 3,91 mètres, elle perd dix centimètres par rapport à sa devancière. Ensuite, les ingénieurs sont partis à la chasse aux kilos superflus et de nombreuses pièces sont réalisées en aluminium (capot, ailes avant, malle…). Ce qui fait que l’auto a perdu une centaine de kilos ! L’entrée de gamme devrait donc tourner autour de la tonne. Enfin, la version coupé-cabriolet passe à la trappe et Mazda ne propose plus qu’une capote souple qui se manipule à la main ! La manœuvre est promise ultra-simple.
Pour l’instant, la gamme de motorisations n’a pas encore été dévoilée. On sait juste qu’il y aura des quatre cylindres essence issus de la nouvelle famille de blocs Skyactiv-G. Fidèle à ses habitudes, le MX-5 devrait rester sous la barre des 200 ch. Chez Mazda, on préfère mettre l’accent sur les sensations plutôt que sur les performances. Le MX-5 mise sur la réactivité et l’agilité. Avec son moteur en position centrale avant et sa transmission aux roues arrière, la répartition des masses est parfaite (50/50). Le champs de vision a été amélioré avec des montants de pare-brise repoussés vers l’arrière. Côté boîte, le constructeur japonais annonce de nouvelles transmissions manuelle et automatique à six rapports spécialement mises au point pour l’auto.
Vedette du Mondial de l’Automobile
Côté look, Mazda n’a pas voulu faire dans le rétro… même si le côté très simple du dessin fait penser à la première génération… et aux suivantes. Les lignes sont plus anguleuses, influencées par le nouveau style de Mazda, nommé Kodo. Le MX-5 millésime 2015 ne reprend cependant pas la baguette chromée qui relie les optiques. Celles-ci ressemblent à des yeux entrouverts dans la carrosserie, donnant l’effet d’un regard perçant. A l’arrière, on trouve des feux ronds prolongés par une pointe, qui font un peu penser à des feux de Jaguar.
L’intérieur est dans la lignée de celui de la nouvelle Mazda 2, avec un côté très dépouillé… qui colle parfaitement à la philosophie de l’auto. Le nombre de commandes a été réduit grâce à l’adoption d’un grand écran. Petite astuce : pour bien profiter du son de la musique, les haut-parleurs sont intégrés dans les appuis-tête. Assis au ras du sol, le conducteur aura sous la main un court levier de vitesses.
Dévoilé au Mondial de Paris (on espère connaître les moteurs à ce moment-là), le nouveau MX-5 devrait arriver dans les concessions Mazda au printemps 2015.
La future Mazda MX-5 – qui devrait également servir de base pour un coupé Alfa Romeo ou Fiat Abarth selon les dernières informations –, nous en dit plus sur ses motorisations prévues à son lancement. Le moins que l’on puisse dire, c’est que le Japonais ne devrait pas fâcher les aficionados du modèle actuel.
Toujours de l’atmosphérique sous le capot
Pour la MX-5 2015, le petit coupé ne cède pas à la mode de la suralimentation. Toujours en propulsion, cette prochaine génération se dotera d’un nouveau bloc essence 1,5 l de 100 ch et 111 Nm de couple. Une puissance modeste, qu’il faut mettre en perspective avec un poids encore diminué par rapport à aujourd’hui grâce à l’emploi d’une plateforme entièrement nouvelle, ainsi que les technologies SkyActiv. On pourrait ainsi s’approcher de la tonne, contre 1 075 kg jusqu’à maintenant.
Le roadster Mazda mettra au placard le 1,8 l de 126 ch – (crédit : X-Tomi Design)
Chez le constructeur, on est très fier du design du MX-5 mk4. Il est décrit comme « vraiment magnifique » – (crédit : X-Tomi Design)
Pour ceux recherchant un peu plus de performance, un moteur 2,0 l SkyActiv repris à la Mazda 3 et culminant pour l’occasion à 160 ch est attendu pour environ 200 Nm.
La philosophie de Mazda par rapport à sa célèbre MX5 est de proposer un cabriolet sexy de taille moyenne avec des moteurs « punchy » et un tarif abordable. Aujourd’hui, le prix du neuf s’établit à 23 300 € pour la version 1.8L MZR 126 Elégance (Cabriolet).
Quel prix pour la Mazda MX5 2012/2013 ?
La prochaine Mazda Mx-5 de profil ? Le photoshop est plausible
Le but serait donc, malgré les contraintes que s’impose le constructeur pour la MX-5 4, de continuer à proposer une voiture sympa à un prix restant convenable. Ainsi, viser les 23 800 – 24 000 € pour la prochaine version paraît plausible. Le roadster avec son toit électrique restera un peu plus cher, il faudra compter 2 000 à 3 000 € supplémentaires selon les finitions. A suivre !
Avec les contraintes de poids que s’est imposé Mazda pour la future MX5 IV, le constructeur sera obligé d’installer sous le capot du cabriolet des motorisations plus légères. La prochaine génération sera d’ailleurs l’occasion d’accueillir un nouveau quatre cylindres à injection développant 160 chevaux.
La future Mazda MX5 imaginée par Top Speed
Combiné avec un système « Stop&Start », le moteur sera performant et plus économe en carburant. Par ailleurs, il sera possible de conduire le roadster avec une boîte manuelle ou semi-automatique (cette dernière sera dotée d’un double embrayage).
[MAJ] : La future Miata devrait être équipée de moteurs essence SKY-G caractérisés par leur efficacité accrue. On parle d’un 1,6 litre et d’un 1,8 litre. La boîte de vitesse devrait compter six rapports.
[MAJ] : Le salon de Genève a apporté une nouvelle information : la Mazda MX-5 pèsera non plus 800 kilos mais une tonne sur la balance. Ce qui reste raisonnable.
Lancée pour la première fois en 1989, la Mazda MX-5 est devenue l’un des cabriolets le plus vendu au monde. En l’espace de 21 ans, ce sont donc trois générations qui se sont succédées alors que la prochaine commercialisation devrait intervenir d’ici 2013.
Le concept Shinari comme source d’inspiration pour la MX-5 2013
Véritable réussite, ce concept pourrait la source d'inspiration pour le design de la prochaine Mazda MX-5
Feux effilés, sorties d'échappement effilées...
Dévoilé l’année dernière, le concept-car Shinari sera une source d’inspiration pour le design de la future MX-5 2013. Le petit cabriolet japonais devrait donc adopter un style plus affirmé pour la face avant avec des striures sur le capot. Certains disent que ce sera pour le constructeur l’occasion de revisiter le modèle de fond en comble…
Une cure d’amaigrissement de près de 250 kilos pour la Mazda MX-5 2013
L'habitacle du concept-car Shinari est moderne tout en restant réaliste et pas extravagant
Mazda n’a pas peur de donner du fil à retordre à ses ingénieurs ! En effet, dans le cahier des charges l’objectif serait d’arriver à une MX-5 IV moins lourde que la première génération sortie 21 ans plus tôt… Le pari semble presque irréalisable si ce n’est avec de petits moteurs et l’usage de matériaux légers. Etant donné qu’il s’agit d’une propulsion sensée donner du plaisir à son conducteur pour un coût relativement peu élevé, la marque aura sans doute du mal à respecter toutes les conditions imposées par le cahier des charges. A suivre… Une présentation du roadster devrait avoir lieu en 2012 !
Galerie photo du concept-car Shinari préfigurant la prochaine MX-5
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