Peu de communication est faite sur le résultat de ces Renault Megane RMNG (Radar Mobile de Nouvelle Génération). Pourtant, elles sont de plus en plus nombreuses à sillonner sur les routes françaises (voir la carte) à la recherche du délinquant routier qui aurait évité le flash d’un radar fixe…

Des radars moins efficaces que ceux qu’ils remplacent

Toutefois, quelques informations ont quand même filtré pour ces dispositifs en service depuis la mi-mars 2013. Ainsi, d’après les hommes en bleu qui utilisent ces véhicules banalisés (modifiés pour 70 000 € pièce !), ils seraient « … moins efficaces que les radars embarqués classiques ». L’homologation avait été obtenue difficilement, la détection de la vitesse serait-elle peu fiable ? La marge d’erreur étant par ailleurs plus élevée que pour les autres types de radars…

La Renault Megane avec radar embarqué de l'Eure (27) en action près de près de Gaillon-Aubevoye est utilisée par la Gendarmerie. Peut-être que la mobilisation des internautes et les avertisseurs de radar ont eu raison de cet arsenal de répression ?

La Renault Megane avec radar embarqué de l’Eure (27) en action près de près de Gaillon-Aubevoye. Elle est utilisée par la Gendarmerie. Peut-être que la mobilisation des internautes et les avertisseurs de radar ont eu raison de cet arsenal de répression ?

Du côté du taux de réussite sur les photos prises par le flash infrarouge (et donc indétectable à l’œil nu), le chef de la Sécurité Routière, Frédéric Pechenard, indique une performance de 60 %. Par conséquent, ce sont 4 clichés sur 10 qui ne donneront pas de suite car le conducteur fautif n’a pas pu être identifié.

Par ailleurs, ces ETM (Equipement de Terrain Mobile) n’aimeraient pas les courbes et virages pour traquer les automobilistes, ni les situations de fort trafic où il a du mal à se focaliser…

L’utilisation faite des nouveaux radars mobiles

Face aux piètres résultats de leur traque « mobile », les Gendarmes et Policiers qui utilisent leur radar embarqué préfèrent des voies de circulation larges tels que les périphériques aux heures creuses ou stationner à des endroits régulièrement dangereux : bas-côté, terre-plein, bande d’arrêt d’urgence, … Dans ce dernier cas, la marge technique se réduit et l’appareil photo se déclenche plus souvent (pour les deux sens de circulation dans cette configuration ! ) avec un meilleur taux de transformation en PV. De plus, la voiture étant à l’arrêt, c’est un budget de fonctionnement réduit avec l’absence de consommation de diesel.

Il reste donc encore de nombreux points d’ombre sur ce nouvel outil qui avait flashé 10 000 fois seulement un mois après son lancement. La prochaine étape sera un contrôle de vitesse pour les autos venant dans le sens opposé tout en étant en mouvement.

A suivre…