Le constructeur aux anneaux fait un choix fort pour sa compacte électrique. Celui de relancer le nom Audi A2, lancé dans les années 2000 avec un monospace compact en aluminium dans le but de réduire les consommations. Mais si vous connaissez bien l’histoire de la marque allemande, vous savez l’échec relatif qu’a connu l’Audi A2. Pourtant, Audi reprend le nom d’A2 pour sa compacte électrique, tout en réinterprétant le style singulier du monospace. Voici ce qu’il faut savoir de l’Audi A2 e-tron.
Un pari fort
Audi fait un pari fort avec celui de l’A2 : remettre le style monospace au goût du jour. Pour cela, la marque allemande est partie de la base des Cupra Born et Volkswagen ID.3 Neo, qui ressemblent déjà à de petits monospaces. Mais Audi est allé encore plus loin, car les designers ont choisi de réinterpréter le style de la première Audi A2. Un choix fort puisque les inspirations rétro sont généralement associées à des modèles ayant marqué leur époque, rarement à des modèles oubliés.
Pourtant, c’est bien l’Audi A2 de première génération que les plus observateurs pourront reconnaître dans les lignes de l’Audi A2 e-tron. Cette compacte électrique de 4,32 m affiche une ligne de toit similaire, plongeante sur l’arrière, vers une lunette arrière en deux parties, coupée par un spoiler couleur carrosserie. La calandre avant pleine et noire peut aussi faire penser à celle de l’Audi A2 du début des années 2000. S’il y a autant de similitudes, c’est qu’Audi a une contrainte commune entre les deux générations de l’A2 : l’efficience.
La marque d’Ingolstadt a cherché à améliorer autant que possible le coefficient de pénétration dans l’air de son Audi A2 e-tron. Le résultat est un Cx de 0,24, participant à l’efficience du modèle. Pour optimiser cette efficience, les ingénieurs ont opté pour des entrées d’air de refroidissement pilotées, un soubassement largement caréné, des déflecteurs intégrés aux élargisseurs de passages de roue réduisant l’écart entre les pneumatiques et les ailes, des poignées de portes sous forme d’ailettes, ainsi que de nouvelles jantes aérodynamiques spécialement développées. À l’époque, l’Audi A2, plus compacte, avait un Cx de 0,25.
Un habitacle singulier
Si Audi intègre sa grande dalle numérique embarquant un compteur de 11,9 pouces et un système d’infodivertissement de 12,8 pouces, c’est l’absence de console centrale enveloppante entre les deux sièges avant qui surprend. À la place, on retrouve une console centrale très basse qui laisse de la place entre les sièges avant, un choix surprenant de la part d’Audi, surtout que Volkswagen et Cupra ont conservé une console centrale haute pour les cousines ID.3 Neo et Born.
Audi a fait le choix de conserver quelques commandes physiques sur une réglette séparée de l’écran. Elle permet de changer rapidement de mode de conduite, de retrouver une molette pour le volume de la radio ou encore de contrôler les aides à la conduite. En revanche, les commandes de climatisation sont sur le bas de l’écran tactile. Un écran tactile qui profite d’un système d’exploitation sous Android Automotive, avec une surcouche Audi et une commande vocale boostée à l’IA. Au centre de la planche de bord, on retrouve un chargeur par induction pour smartphone.
Les panneaux de portes sont innovants, avec un design très épuré. Les poignées de portes seront certainement l’élément le plus clivant dans l’habitacle puisqu’il s’agit de boutons tactiles et électriques.
Concernant l’habitabilité, l’espace aux places arrière semble au moins aussi bon que celui de la Volkswagen ID.3 Neo et de la Cupra Born, tandis que le coffre offre un volume de 396 à 1 336 litres. C’est un peu mieux que celui de sa cousine allemande et de sa cousine espagnole. Un petit coffre avant, ou frunk, de 13 litres est proposé.
Une grande autonomie
L’Audi A2 e-tron a donc un coefficient de pénétration dans l’air parmi les meilleurs de la catégorie, ce qui entraîne une efficience de premier ordre pour offrir une bonne autonomie, tout comme l’Audi A2 en son temps.
De ce fait, les autonomies proposées sont importantes. L’entrée de gamme associe un moteur de 170 chevaux avec une batterie LFP de 50 kWh pour une autonomie allant jusqu’à 423 km. Ce qui ne paraît pas énorme, mais il faut prendre en compte que la batterie ne fait que 50 kWh, soit une capacité plus petite que celle d’une Renault 5, qui propose une autonomie similaire pour un gabarit bien plus compact.
Ensuite, une batterie LFP de 58 kWh est associée au moteur de 190 chevaux, ce qui lui offre une autonomie allant jusqu’à 501 km.
Enfin, les versions offrant le plus d’autonomie utilisent une batterie NMC de 79 kWh. Elle est associée soit à un moteur de 231 chevaux pour offrir la meilleure autonomie de 649 km, soit à un moteur de 326 chevaux pour 630 km d’autonomie. Toutes ces versions sont des propulsions, avec un moteur arrière, ce qui est très rare chez Audi. Il n’y a d’ailleurs pas de version quattro, à quatre roues motrices, annoncée pour le lancement.
Côté recharge, toutes ces versions arrivent à contenir l’exercice du 10 à 80 % en moins de 30 minutes, avec des puissances allant de 100 à 183 kW en fonction de la taille de la batterie. La charge en courant alternatif est de 11 kW et toutes les versions sont équipées des fonctions V2L et V2H.
En ce qui concerne les tarifs, l’Audi A2 e-tron débute à 38 600 euros, monte à 46 900 euros avec la grande batterie, et atteint 52 000 euros pour la version la plus puissante. Une grande partie des versions de l’Audi A2 e-tron seront éligibles au bonus écologique, une bonne nouvelle pour la compacte électrique premium. Les premières livraisons sont attendues pour décembre 2026.
Paul-Emile
Journaliste à plein temps, je mets ma passion et mes connaissances du monde de l'automobile au service des lecteurs d'Abcmoteur.
Au plaisir sur les routes et sur mon Instagram.
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