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Essai Hyundai Bayon 1.0 T-GDi 100 : un SUV urbain plein d’entrain

Avec le Bayon, Hyundai ajoute un nouveau SUV à sa gamme. Un choix surprenant, puisque la marque coréenne propose déjà le Kona. Mais avec un tarif plus agressif et un habitacle plus spacieux, le nouveau venu a de sérieux arguments à faire valoir.

Hyundai nous a convié dans le Sud-Ouest pour essayer le SUV le plus accessible de sa gamme. Le Bayon sorti l’an dernier, mais quelque peu éclipsé par le renouvellement des Tucson et Santa Fe, deux mastodontes de la marque, tire son nom de la ville de Bayonne. Les deux se prononçant d’ailleurs de la même façon.

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Une gamme plus restreinte que le Kona

Avec 4,18 m, il n’est plus court que de trois petits centimètres que le Kona. Cependant, les deux véhicules ciblent une clientèle différente. Développé sur la plateforme de la citadine i20, alors que le Kona repose sur celle de la compacte i30, le Bayon offre un choix de motorisation bien plus limité. Si le Kona a droit à du thermique, de l’hybride et de l’électrique, le Bayon est uniquement thermique. On trouve sous son capot un 4-cylindres atmosphérique de 84 ch ou un plus moderne 3-cylindres turbo de 100 ch. Bénéficiant de l’injection directe et d’une micro-hybridation, il peut être associé à une boîte manuelle 6 vitesses ou auto à double embrayage 7 rapports.

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Le Bayon constitue ainsi l’accès aux SUV Hyundai. Il débute à 18 150 € pour culminer à 27 900 € contre un tarif allant de 24 350 € à 29 450 € pour le Kona (les versions hybrides et électriques de ce dernier étant respectivement disponibles de 27 000 à 33 050 € et de 35 400 à 42 100 €).

Un style unique

Contrairement à d’autres marques, Hyundai a choisi de doter chacun de ses modèles d’une identité propre et ne joue donc pas aux poupées russes. Un choix à contre-courant de la tendance actuelle.

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Ce concurrent des Renault Captur et autres Ford Puma a droit à un regard à double étage encadrant une large calandre noire laquée. On remarque aussi une fine entrée d’air reliant les feux de jour entre eux. Vu de profil, l’arrière forme une originale ligne brisée. Une bande réfléchissante est placée entre les imposants feux en boomerang. La large partie noire sous la lunette arrière prolonge visuellement cette dernière ce qui a pour effet de rendre le look de la poupe plus léger. Tout urbain qu’il soit, il se dote de tous les artifices du SUV avec de larges protections en plastique brute ainsi qu’avec des skis avant et arrière couleur aluminium.

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Habitacle sans surprise

L’habitacle est bien plus consensuel que l’extérieur puisqu’il est repris de la petite i20. On retrouve donc le volant à 4 branches derrière lequel s’affiche une instrumentation numérique (de série à partir du deuxième niveau de finition Intuitive). Surplombant la planche de bord, la dalle tactile de 10,25’’ (à partir de Creative, 8’’ sur les finitions inférieures), se montre suffisamment intuitive au quotidien. La connectivité est complète, notamment avec Apple CarPlay et Android Auto ainsi que la recharge smartphone à induction. Des touches sensitives d’accès direct se trouvent situées juste en dessous pour plus de praticité. Autre point positif, la climatisation profite de boutons physiques, un vrai plus pour l’ergonomie.

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Côté aides à la conduite, l’offre est complète. La finition de base Initia permet déjà de profiter du régulateur/limiteur de vitesse, de l’aide au maintien dans la voie, de la reconnaissance des panneaux ou encore des feux de route intelligents et du freinage d’urgence autonome avec reconnaissance des piétons et cyclistes. Pour bénéficier de la conduite semi-autonome de niveau 2 de série, il faut opter pour le haut de gamme Executive.

De la place pour tous

Le Bayon affiche logiquement un empattement de 2,58 m identique à celui de l’i20. Cependant, la place ne manque pas à bord avec suffisamment d’espace pour les jambes des passagers arrière. Ces derniers n’auront aussi pas besoin de se plier en deux grâce une garde au toit convenant sans problème à une personne de 1,80 m. Quelle que soit la place où l’on s’installe, on profite de sièges suffisamment moelleux qui soutiennent correctement. Bon point, le coffre affiche un total de 411 litres, ce qui le place parmi les plus grands de la catégorie. Un petit exploit compte tenu de sa taille le classant parmi les petits modèles chez les SUV urbains. À titre d’exemple, le Peugeot 2008 revendique 410 litres pour une taille de 4,30 m, alors que le Kona se contente de 374 litres.

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En bref, on se sent plutôt bien à bord du petit SUV Hyundai. On regrette toutefois que le noir soit omniprésent à l’intérieur, tout comme le plastique dur qui prend place absolument partout dans l’habitacle.

Un comportement enjoué

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Sous le capot de notre modèle, se trouve donc un moteur essence 1.0 l turbo de 100 ch profitant d’une micro-hybridation 48V. Bien que ce 3-cylindres ne fasse pas de miracle, il sied plutôt bien au Bayon qui profite d’un poids limité à 1 220 kg pour notre version à boîte automatique (1 195 kg pour la déclinaison mécanique). Une masse raisonnable qui profite au comportement routier, notamment dans les virages. En effet, sur les petites routes tournoyantes entre Béarn et Pays Basque, ce Hyundai est agréable à mener en limitant fort bien ses mouvements de caisse. Cela se paye toutefois par une fermeté pouvant paraître excessive sur les raccords de la chaussée et autres petits défauts du bitume.

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Alors bien sûr les performances ne sont pas décoiffantes. Elles restent cependant amplement suffisantes pour un usage quotidien. Un constat d’autant plus vrai que la boîte DCT-7 s’avère bien gérée et permet d’éviter le creux du moteur sous 1 500 tr/min, bien plus visible avec la boîte manuelle.

Elle sait s’adapter au mieux au style de conduite, notamment avec trois modes de conduite (Eco, Normal, Sport) qui ne paraissent jamais caricaturaux. Favorisant la récupération d’énergie et le mode roue libre en Eco, elle s’avère nettement plus réactive en Sport allant jusqu’à tomber plusieurs rapports au freinage. Très douce en conduite normale, elle ne brusque jamais les passagers.

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Toutefois, pourrons-nous lui reprocher de faire grimper le moteur dans les tours plus que de raison lors des fortes accélérations. Cela a pour effet de le faire hurler inutilement, alors que le couple de 172 Nm s’effondre au-delà de 4 000 tr/min.

Lorsqu’il est question de déplacement urbain, le Hyundai Bayon profite de son gabarit réduit et d’un rayon de braquage limité pour se faufiler dans les rues de la cité. La direction, précise et directe sur route, reste douce et souple pour manœuvrer sans effort en ville.

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En bref

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Sur le segment très disputé des B-SUV (les SUV urbain), Hyundai propose une excellente alternative aux stars de la catégorie, notamment françaises, avec ce Bayon, qui vise une clientèle différente du Kona, bien plus cher. Profitant d’un poids contenu, il offre des performances décentes avec un petit moteur volontaire. Si l’amortissement ne possède pas le moelleux d’un C3 Aircross, il permet de bénéficier d’un comportement routier soigné. Avec une habitabilité pouvant convenir à une petite famille et un design ne ressemblant à aucun autre, le Bayon est un choix à considérer avec attention.

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Jean-Baptiste TRICHOT

Jean-Baptiste TRICHOT

Passionné par le monde de l'automobile depuis tout petit, j'adore échanger et partager avec d'autres amoureux d'auto. Nouvelles ou anciennes, stars des showrooms ou modèles oubliés, elles m’intéressent toutes, surtout si je peux être au volant !

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