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Nouvelle prime à la casse : comment en profiter ?

Une prime à la casse plus généreuse a été mise en place pour accélérer la reprise du marché automobile. Montants et conditions, voici ce qu’il faut savoir.

Pour booster la reprise de l’activité dans les showrooms, le gouvernement a choisi la méthode de la carotte. De nouvelles aides à l’achat ont été mises en place le 1er juin afin d’inciter les Français à retourner au plus vite dans les concessions, une manière d’aider la filière automobile, très fortement secouée par la crise du Covid-19. Outre un bonus plus généreux, l’Etat a lancé une prime à la casse exceptionnelle.

Elle est exceptionnelle, car une règle très importante est à connaître : elle est limitée aux 200.000 premières demandes. Et cela pourrait partir plus vite que prévu, d’ici la fin juillet ! Il est donc temps de réfléchir à votre achat si vous voulez en profiter.

La première grande nouveauté de cette prime de relance est que l’on peut mettre à la casse un véhicule Crit’Air 3. Cela correspond aux voitures à moteur essence d’avant 2006 et aux voitures à moteur diesel d’avant 2011. 2011, ce n’est pas si vieux ! A noter que ce critère est désormais le même quel que soit le niveau de revenu. Précision à connaître : le véhicule à mettre à la casse doit vous appartenir depuis un an au moins.

Ensuite, l’autre grand changement concerne les tranches de revenu fiscal de référence par part (RFR/P). Le gouvernement a fait simple : il n’y a plus que deux cas de figure. C’est en-dessous ou au-dessus de 18.000 €. Bon point : l’ancienne distinction se faisait avant à 13.490 €. Un plus grand nombre de ménage peut donc profiter des aides maximales. Attention : le véhicule acheté neuf ou occasion doit coûter moins de 60.000 € (prix d’achat avec remise et le coût éventuel de la batterie).

Avec un revenu fiscal de référence par part jusqu’à 18.000 €

  • 5.000 € de prime pour l’achat d’un véhicule électrique (0 à 20 g/km de CO2).
  • 5.000 € de prime pour l’achat d’un véhicule hybride rechargeable de 21 à 50 g/km de CO2 avec une autonomie électrique d’au moins 50 km en ville (norme WLTP).
  • 3.000 € de prime pour l’achat d’un véhicule hybride rechargeable de 21 à 50 g/km de CO2 sans autonomie électrique suffisante.
  • 3.000 € de prime pour l’achat d’un véhicule Crit’Air 1 (pas de contrainte de date) ou Crit’Air 2 mis en service après le 1er septembre 2019, avec rejets de CO2 jusqu’à 109 g/km en NEDC corrélé et 137 g/km en WLTP.

Avec un revenu fiscal de référence par part au-dessus de 18.000 €

  • 2.500 € de prime pour l’achat d’un véhicule électrique (0 à 20 g/km de CO2).
  • 2.500 € de prime pour l’achat d’un véhicule hybride rechargeable de 21 à 50 g/km de CO2 avec une autonomie électrique d’au moins 50 km en ville (norme WLTP).
  • 1.500 € de prime pour l’achat d’un véhicule hybride rechargeable de 21 à 50 g/km de CO2 sans autonomie électrique suffisante.
  • Rien pour le reste !
UnFlo

UnFlo

J'aime les voitures, j'aime les médias, je fais donc la synthèse des deux en écrivant sur Abcmoteur. J'avoue que je suis quand même le bizarre de la bande, car je préfère prendre le clavier pour partager l'information que prendre le volant. Ce qui arrange bien mes collègues dingues de conduite !

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