Lancée en 1996, la Skoda Octavia fête ses 30 ans et approche les 8 millions d’exemplaires distribués. Un véritable succès pour ce duo de berline et break ayant fait de la simplicité et de l’habitabilité ses deux principaux arguments. J’ai pu reprendre le volant de la…
Après avoir entretenu le suspense pendant plusieurs mois, Land Rover lève enfin le voile sur le Range Rover Electric, première déclinaison 100 % électrique de son grand SUV de luxe. Si cette nouvelle version adopte une motorisation inédite, la marque britannique a volontairement évité de bouleverser les codes du modèle. Le Range Rover reste immédiatement reconnaissable, avec la même philosophie tournée vers le luxe, le confort et, malgré son orientation très routière, les capacités en tout-terrain.
Un Range Rover électrique qui joue la carte de la discrétion
Le Range Rover est devenu bien plus qu’un simple 4×4. Dans les grandes métropoles européennes comme Paris, Londres ou Monaco, il est particulièrement présent auprès d’une clientèle attirée par son image, son confort et son standing. Ses aptitudes en tout-terrain sont rarement exploitées au quotidien. Dans ce contexte, l’arrivée d’une version électrique apparaît finalement assez logique.
Pour cette première génération zéro émission, Land Rover n’a toutefois pas souhaité créer un modèle à part. Le Range Rover Electric reprend quasiment à l’identique le dessin des versions thermiques et hybrides rechargeables. Une stratégie qui permet à la marque de conserver les codes esthétiques auxquels ses clients sont habitués.
Le modèle affiche ainsi 5,05 mètres de longueur en version courte et 5,26 mètres avec la carrosserie longue. Les proportions générales et les principaux éléments de carrosserie restent inchangés. Les différences sont essentiellement concentrées sur certains détails : la calandre, les roues et plusieurs éléments situés sous la carrosserie ont été retravaillés.
Ces évolutions répondent principalement à une problématique d’efficience. Les modifications aérodynamiques doivent permettre de réduire la consommation électrique sans transformer visuellement le Range Rover. À l’image du Mercedes Classe G électrique, le constructeur a donc choisi de préserver au maximum l’identité de son modèle emblématique.
Cette volonté de continuité se retrouve également dans l’habitacle. Le conducteur retrouve une présentation très proche de celle des autres Range Rover, avec des matériaux haut de gamme, une ambiance particulièrement épurée et une intégration discrète des équipements technologiques. L’instrumentation numérique et le grand écran tactile central constituent les principales interfaces avec le véhicule, tandis que le volant conserve ses quatre branches et ses commandes tactiles.
L’objectif est clair : permettre aux propriétaires de passer à l’électrique sans avoir le sentiment de changer complètement de voiture.
Une électrique capable de sortir des sentiers battus
Si le Range Rover est désormais très présent en ville, Land Rover n’a pas pour autant renoncé aux aptitudes qui ont contribué à sa réputation. Cette déclinaison électrique repose ainsi sur une importante batterie de 118,5 kWh, développée pour supporter des conditions climatiques particulièrement difficiles. Le constructeur indique notamment avoir soumis celle-ci à des températures allant de -40 à 90 °C durant sa mise au point.
Selon la configuration, l’autonomie peut atteindre 600 km selon le cycle WLTP. Land Rover évoque également une autonomie pouvant atteindre environ 535 km dans des conditions d’utilisation réelles.
La transmission intégrale repose sur deux moteurs électriques. Le premier niveau de puissance développe 450 ch et 677 Nm, tandis que la version la plus performante atteint 550 ch et 850 Nm. Cette dernière sera la seule disponible avec la carrosserie longue. Avec une telle cavalerie, le Range Rover Electric est capable d’abattre le 0 à 100 km/h en 4,5 secondes.
Pour limiter le temps passé sur les bornes, Land Rover a retenu une architecture électrique 800 volts. Le SUV accepte jusqu’à 350 kW en courant continu, ce qui lui permettrait de passer de 10 à 80 % de charge en seulement 22 minutes dans les conditions appropriées. La marque annonce par ailleurs jusqu’à 220 km d’autonomie récupérés en dix minutes.
Mais un Range Rover ne pourrait pas faire l’impasse sur le tout-terrain. Malgré son positionnement haut de gamme et son usage probablement majoritairement routier, la version électrique conserve donc plusieurs technologies destinées au franchissement.
Le système Intelligent Driveline Dynamics optimise notamment la répartition de la puissance entre les deux essieux. L’Integrated Traction Management surveille quant à lui l’adhérence et adapte très rapidement le fonctionnement des moteurs. Land Rover annonce une gestion de la vitesse des moteurs en seulement 50 millisecondes, avec une capacité à contrôler le patinage jusqu’à 100 fois plus rapidement qu’un modèle thermique comparable.
Le mode Single Pedal participe également aux capacités du SUV sur les terrains difficiles. Il permet notamment de gérer plus facilement les démarrages en côte, avec des pentes pouvant atteindre 33 degrés, ainsi que les descentes jusqu’à 45 degrés.
Enfin, le Range Rover Electric conserve une impressionnante capacité de franchissement dans l’eau. Le constructeur annonce une profondeur de gué maximale de 900 mm.
Les clients peuvent désormais commander le nouveau Range Rover Electric. Le tarif débute à 163 500 euros hors options, ce qui le positionne sans surprise parmi les SUV électriques les plus exclusifs du marché. La production sera assurée au Royaume-Uni, dans l’usine Jaguar Land Rover de Solihull.


