Nicolas Hulot et Elisabeth Borne, respectivement ministre de la Transition écologique et ministre des Transports, ont dévoilé les grandes lignes du projet de loi d’orientation sur les mobilités. L’accent est mis sur la lutte contre la pollution engendrée par les conducteurs.

Il a été rappelé que la première source d’émission de gaz à effet de serre en France est le transport. Il peut donc sembler logique de s’y attaquer… mais c’est surtout parce que c’est très facile. Les automobilistes seront donc un peu plus embêtés dans la libre circulation et taxés. Le gouvernement va ainsi forcer les grandes métropoles à mettre en place des zones à faibles émissions, autrement dit des interdictions de circulation pour les véhicules les plus anciens.

Il a aussi été annoncé que le barème du bonus-malus sera à nouveau revu le 1er janvier 2019, alors qu’il a déjà été durci en 2017 et 2018. D’apparence, la refonte ne semble toutefois pas bien méchante, car il est prévu d’abaisser le seuil de déclenchement de la taxe de quelques grammes seulement. Ce sera à partir de 117 g/km, contre 120 g aujourd’hui. Et la grille de progression des taxes devrait juste être décalée, avec donc 50 € pour commencer et 10.500 € au maximum. En clair, le malus maxi arriverait 3 grammes plus tôt. Et une chose est déjà actée, un durcissement 3 grammes par 3 grammes sera opéré les années suivantes.

Le mystère WLTP

Mais il y a une énorme inconnue. Sur quel système de mesure des consommations sera basé le malus 2019 ? Pour rappel, au 1er septembre 2018, les constructeurs devront donner pour toutes leurs voitures des valeurs avec le nouveau protocole WLTP. Celui-ci est plus sévère que l’ancien NEDC, ce qui donne aux clients une information plus réaliste. Mais cela entraîne une hausse des consommations « officielles » et donc des rejets polluants, entre 10 et 20 % de plus.

Si le WLTP est retenu pour le malus 2019, il faut donc bien s’attendre à une forte hausse des taxes, puisque celles-ci seront liées à des valeurs de CO2 plus élevées qu’en 2018. Pour l’instant, c’est encore le mystère, et donc le grand flou. Quoi qu’il arrive, si vous avez envie de vous faire un plaisir automobile, n’attendez pas, dans tous les cas, ce sera plus cher en 2019.