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L’Alpine A110 sacrée plus belle voiture de l’année 2017 : un bol d’air frais !

N’oublions pas que l’automobile est pour un grand nombre d’entre nous une passion. Une passion de plus en plus mal perçue par certains et mal vécue par d’autres, tant les décisions politiques (gouvernementales comme des constructeurs en conséquence) pèsent sur son avenir-même. La rationalisation économique et la préservation de l’environnement portent de rudes coups à certains segments qui finissent par être désertés par les marques, ou largement compensés par d’autres catégories plus rentables. Rentabilité et soumission au diktat européen marchent sur notre passion. Et pourtant, l’espoir subsiste…

A contre-courant, le groupe Renault fait renaître la défunte marque Alpine. Le processus a été long; la communication parfois hasardeuse; le chemin pavé d’embûches et de critiques; mais l’accouchement a eu lieu, et l’A110 renaît de ses cendres. Ce qu’on peut en retenir, c’est d’abord son design néo-rétro qui, sans faire l’unanimité, attire les regards et attise les débats. Ensuite, c’est le culot de l’alliance à proposer volontairement une automobile très clairement orientée vers le plaisir de conduire. Une voiture moins puissante que l’attendaient beaucoup, mais plutôt légère et bien construite, sous la patte de Renault Sport qui ne sont –il faut bien l’avouer– pas des manches pour pondre de bons châssis. En outre, l’audace persévère en ciblant à travers ce positionnement nulle autre que la sacro-sainte Porsche Cayman, rien que ça. L’initiative est osée, et moi j’aime ça.

Lorsqu’elle entre logiquement au concours de la Plus Belle Voiture de l’Année 2017, je dois admettre que je ne la voyais pas aller bien loin, noyée dans un océan de SUV qui ont le vent en poupe. Des SUV qui, il y a une quinzaine d’années de cela, n’auraient pas entré le concours car la catégorie des 4×4 était clairement différenciée de celle des automobiles. De l’art des constructeurs d’avoir fait évoluer ce segment (dans sa majorité) vers une automobile généraliste qui concurrence plus les berlines ou les breaks, et même les compactes, plutôt que vers un baroudeur voire un vrai franchisseur, comme auparavant. Subtile évolution du marché qui offre aujourd’hui quasiment le tiers de ses ventes aux SUV. Et croyez-moi sur parole, les modèles apparaissant comme des petits pains, l’offre créera sa demande et cette part de marché va continuer à croître. C’est donc tout à fait logiquement qu’en demi-finales, 4 des 6 automobiles encore en lice sont des crossovers et SUV.

     

Survivent deux « vraies » voitures (je force le trait, ne m’en voulez pas !) : la Mazda MX5 RF et l’Alpine A110. C’est chouette quand même de retrouver deux autos plaisir en demi-finale, et personne ne niera qu’elles ont un design véritablement réussi, bien que quelque peu soumis à la polémique du côté français, comme je le soulignais dans mon premier paragraphe. Les votes se succèdent, et le petit roadster japonais est éliminé. Il ne reste aux passionnés d’automobile sportive que l’A110 pour espérer battre les monte-trottoirs en finale ! Face à un DS7 Crossback statutaire d’inspiration germanique et un BMW X2 sexy mais purement représentatif de l’aberration du terme « utility » dans l’acronyme SUV (BMW ayant d’ailleurs renommé ceux de sa gamme avec l’acronyme « SAV » pour Sport Activity Vehicle, ce qui est très illustratif quand même…), l’Alpine a une réputation à défendre en finale. Et la mobilisation fut au rendez-vous.

L’Alpine A110 a donc été élue Plus Belle Voiture de l’Année 2017, ce qui ne peut être qu’une bonne nouvelle pour les passionnés d’automobile que nous sommes ! Le petit coupé a obtenu l’approbation générale de mes confrères lors des essais, souvent décrit comme une machine à sensations dans leurs papiers. Je ne l’ai pas eue entre les mains, mais je leur fais entière confiance sur ce sujet. Je suis donc pleinement satisfait de cette symbolique victoire (française, de surcroît !) qui prouve que la passion auto et le plaisir de conduite ne sont pas encore tombés dans l’oubli, tant mieux pour nous.

Julien Landry

Julien Landry

Commercial, musicien, je suis ici parce-que j'aime conduire et j'aime écrire. C'est avec grand enthousiasme que j'essaie de transmettre ma passion pour la bagnole et le sport auto, le tout en défendant avec ferveur le plaisir de conduite.

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