Actualités

Gordon Murray T.33: plus sage ?

Gordon Murray est célèbre pour être le génie qui se cache notamment derrière la fabuleuse Mclaren F1. Motorisée par un V12 atmo-féerique de 612 chevaux accouplé à une boîte manuelle, elle tirait la quintessence d’un véhicule du XXème siècle. Cependant, son concepteur nostalgique comme d’autres de cette époque s’est lancé pour objectif de construire des voitures rappelant ces sensations. Ce fut fait avec l’incroyable Gordon Murray T.50 et aujourd’hui, le sud africain nous présente une version « assagie », la Gordon Murray T.33

Pièce d’orfèvrerie 

Commençons par le moteur, le plat de résistance de cette voiture, c’est à mon sens tout son intérêt face à ses concurrentes. Gordon Murray s’est adressé au britannique Cosworth pour fabriquer un V12 3.9L atmosphérique. Une mécanique qui devient rare mais encore plus rare lorsque l’on se penche sur ses chiffres. Si vous deviez en retenir qu’un seul, retenez 11,100 tr/min, c’est le régime maximal hallucinant réservé uniquement à une moto ou à un moteur de F1. Ce moteur est en mesure de développer 615 chevaux à 10 500tr/min et 451nm de couple à 9 500 tr/min. Dans cette quête de perfection, le moteur utilisé est le plus léger du monde avec seulement 178kg sur la balance.

Retrouver les sensations des années 90 nécessite l’utilisation d’une boîte mécanique, les fans des 3 pédales seront ravis car cette Gordon Murray T.33 propose une boîte manuelle à 6 rapports, une boîte automatique est aussi disponible. Comme la Mclaren F1, cette voiture est une propulsion.

Ligne pure mais au service de l’aérodynamique 

Contrairement à la T.50, la T.33 se passe du surprenant ventilateur arrière pour créer de l’effet de sol. Ici une solution plus classique est utilisée, l’entrée d’air avant dirige l’air sous la voiture et le conduit vers le diffuseur arrière dans l’objectif de créer un effet de sol afin de coller l’auto au bitume. Cette solution semble permettre à la Gordon Murray de se passer appendices aérodynamiques visibles. Seul un aileron arrière amovible vient ajouter de l’appui.

Le choix de miser sur l’effet de sol permet de donner une ligne très épurée à cette voiture, elle cache un châssis monocoque en carbone. Ce qui lui permet d’être très légère avec seulement 1 090kg, ce qui lui donne un rapport poids puissance très intéressant. La suspension est elle aussi très évoluée car à l’arrière, elle est montée directement sur le carter de transmission ce qui permet de gagner en rigidité et en réactivité. Les freins sont en carbone céramique fournis par Brembo cachés derrière des jantes en 19 pouces à l’avant et 20 à l’arrière.

Epurée

On comprend mieux son poids plume lorsque l’on se penche sur l’intérieur. Dans celui-ci, pas de place centrale comme dans la T.50 et la F1. L’instrumentation se veut très minimaliste avec seulement un compte-tours trônant au centre du poste de pilotage, il est épaulé par deux écrans permettant de gérer les paramètres de la voiture et de s’occuper du CarPlay, seule concession à la modernité.

Il semble évident que Gordon Murray a pour idée une voiture qui privilégie le plaisir de conduite. Elle s’adressera à des clients passionnés qui ne se seront pas arrivés par hasard dans le carnet de commandes. La marque annonce une production de seulement 100 exemplaires, de quoi en faire un collector qui est déjà facturé 1 644 700€.

Paul-Emile

Paul-Emile

Passionné d'automobile au sens large, j'ai une préférence pour tout! J'écris en parallèle de mes études de science politique pour le bonheur de partager. Au plaisir sur les routes et sur mon Instagram.

Shares