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Mercedes se lance dans l’électrique avec l’EQC

Les constructeurs allemands s’affrontent sur de nombreux terrains de bataille. Et ils s’apprêtent à combattre dans un segment supplémentaire, celui de l’électrique haut de gamme. Mais là, alors qu’ils ont l’habitude d’écraser les adversaires d’autres nationalités, ils vont devoir faire face à une marque qui a déjà pris une belle avance, il s’agit bien sûr de Tesla.

Un concurrent que les germaniques ne sous estiment pas, mais ne craignent pas non plus, grâce à leur force de frappe mondiale. Doublant de quelques jours Audi, qui dévoilera l’e-tron le 17 septembre, Mercedes est le premier à révéler son arme anti-Tesla, l’EQC, EQ étant le label électrique du groupe Daimler. La marque a toutefois joué la prudence pour sa première voiture branchée de grande série. L’EQC est en effet dérivé du GLC, d’où une certaine ressemblance de profil. Mercedes a voulu que le véhicule ait une apparence classique, alors que le Jaguar I-Pace a osé une silhouette plus étonnante grâce à son architecture électrique, qui lui a permis de placer les roues dans les coins et raccourcir le capot.

Bandeaux lumineux

Pour se distinguer du GLC, l’EQC adopte des éléments esthétiques inédits chez Mercedes. Les optiques avant sont reliées par un insert noir. Une barre de LED est intégrée en haut de la calandre. Dommage qu’il n’y ait pas une meilleure continuité avec la signature lumineuse des phares. A l’arrière, l’EQC adopte un bandeau de feux, qui fait très Porsche, et la plaque est rejetée dans le bouclier.

Dans l’habitacle, constat similaire : l’EQC ne cherche pas à faire dans le futuriste. La présentation est semblable à ce que l’on voit dans les autres Mercedes, d’ailleurs la base de la console centrale est reprise au GLC. On retrouve deux écrans en enfilade. Les différences se trouvent dans le dessin des aérateurs, anguleux et non plus ronds, et au-dessus de la planche de bord, qui a un aspect plus dégagé vers le pare-brise, et se prolonge bien dans les portes. Mauvaise surprise à l’arrière : le passager du centre est gêné par un tunnel de transmission, inutile sur ce modèle. Mais c’est parce que la base est celle du GLC, encore. Le coffre annonce un volume de 500 litres.

Poids lourd

L’EQC est doté de deux moteurs électriques, un sur chaque essieu, ce qui permet d’avoir quatre roues motrices. La puissance cumulée est de 408 ch. C’est surtout la valeur de couple qui impressionne, avec 765 Nm, mieux que des V8 bien plus musclé ! Et avec l’électrique, toute la puissance est là du départ. Si la vitesse maxi est limitée à 180 km/h, le 0 à 100 km/h est réalisé en 5,1 secondes ! Mais la fiche technique refroidit sur deux aspects.

Déjà, le poids, il est de 2.425 kg, ce qui est énorme pour un engin de 4,76 mètres de longueur. Le Jaguar I-Pace annonce quasiment 300 kg de moins. Si l’EQC ira vite en ligne droite, on espère qu’il ne sera pas très pataud dans les enchaînements de virages. Ensuite, avec sa batterie de 80 kWh, il annonce une autonomie de 450 km… avec l’ancienne norme NEDC. En clair, dans la réalité, ce sera entre 300 et 350 km, ce qui n’est pas énorme pour un véhicule électrique commercialisé en 2019. Le sélecteur de mode de conduite proposera des réglages permettant d’optimer l’autonomie. Le conducteur aura aussi une palette au volant qui lui permettra d’ajuster le dosage de la récupération d’énergie au freinage. Le plus fort évitera d’utiliser la pédale de frein !

L’EQC sera exposé au Mondial de l’Automobile et vendu mi-2019.

 

UnFlo

UnFlo

J'aime les voitures, j'aime les médias, je fais donc la synthèse des deux en écrivant sur Abcmoteur. J'avoue que je suis quand même le bizarre de la bande, car je préfère prendre le clavier pour partager l'information que prendre le volant. Ce qui arrange bien mes collègues dingues de conduite !

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