Essai Seat Leon 2020
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Essai Seat Leon 1.5 TSI 150 mHEV : cousine germaine

Davantage de modernité et de connectivité sous une carrosserie au dessin plus latin que par le passé, voilà la nouvelle Seat Leon. Et équipée du dernier 1.5 eTSI 150, associée à la boite DSG7, elle profite de la micro-hybridation pour se montrer raisonnable côté consommation.

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Depuis son apparition en 1999, la Leon est un beau succès commercial avec plus de 2 millions d’exemplaires vendus. Cette quatrième génération de la compacte espagnole a été voulu par Lucas De Meo (alors encore PDG de Seat avant son transfert chez Renault) comme une toute nouvelle auto pour, enfin, sortir de l’ombre de ses cousines Golf et Audi A3. Un investissement massif de plus de 1 milliard d’euros pour son développement et sa chaine de production située à Martorell, à côté de Barcelone.

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Sans avoir abandonné les lignes tendues de la génération précédente, cette nouvelle Leon ajoute quelques courbes pour un rendu plus latin que par le passé. L’avant adopte un capot plongeant (pour satisfaire les nouvelles normes de choc piéton), ainsi que la calandre que l’on retrouve dorénavant sur tous les derniers modèles de la marque (Ateca et Tarraco notamment). Un bandeau lumineux rejoint les feux arrière entre eux et accueille le troisième feu stop. Une disposition pas vraiment idéale pour la visibilité en cas de freinage avec son placement assez bas.

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Si de l’extérieur la Leon ne peut être confondue avec une de ses concurrentes, dans l’habitacle, en revanche, la filiation avec les autres modèles du groupe Volkswagen ne peut être reniée. La planche de bord a droit à un dessin spécifique et une ligne de LED  de plus bel effet s’allume à la base du pare-brise a l’allumage des feux, on retrouve les mêmes écrans que dans une Golf 8 ainsi qu’un sélecteur de la boite de vitesse automatique identique.

Pour régler la température ou le volume, la Seat Leon bénéficie des mêmes barrettes tactiles placées au pied de l’écran de dix pouces. Si ces dernières font très modernes et épurées, leur maniement laisse à désirer avec une précision moindre qu’avec de classiques boutons physiques. Le tactile est définitivement mis en avant puisque les lumières du plafonnier et l’ouverture du toit ouvrant ont aussi droit à ce type de commande. Si leur utilisation ne pose aucun soucis, en cas de panne, une réparation peut s’avérer compliqué et leur remplacement couteux.

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Le plein de techno sous le capot

Le quatre cylindres 1.5 essence de 150 chevaux qui équipe notre modèle peut être associé à une boite mécanique ou à la boite double embrayage DSG7. Avec cette dernière, il bénéficie en plus d’une micro-hybridation grâce à l’ajout d’une petite batterie lithium-ion et d’un alterno-démarreur de 48 V. Il devient alors 1.5 eTSI 150 mHEV DSG7 (ouf).

En plus de bénéficier d’un léger boost électrique lors des démarrages et des relances à basse vitesse, le moteur peut se dissocier de la boite et tourner au ralenti pour passer en mode roue libre, voir même se couper lorsque l’accélérateur est totalement relâché. Pour que le système s’active, il faut cependant que toutes les conditions soient réunies (pas d’obstacle devant, pas de pluie battante…), ceci pour permettre à la voiture de réagir plus rapidement en cas de freinage automatique d’urgence par exemple. Un système totalement transparent à l’usage et uniquement perceptible en gardant un œil sur le compte-tour.

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Seat annonce une consommation normalisée mixte de 5,9 l /100 km. Pour notre part, sur un trajet d’environ 1 500 km comprenant une grande partie d’autoroute, ainsi que de la ville et des petites routes de montagne gravies à allure soutenue, notre consommation moyenne s’est établie à 6,7 l / 100 km suivant l’ordinateur de bord.

Avec un 0 à 100 km/km effectué en 8,4 secondes, les performances ne souffrent pas des 50 kg supplémentaires induits par l’ajout de la micro-hybridation. Mais, comme dans la Golf, le caractère du 1.5, combiné à la boite DSG7, se veut très linéaire et ne provoque pas d’émotion particulière à la conduite.

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Les réglages de la boite automatique sont davantage orientés vers le confort et l’économie et rechigne à rétrograder en cas de conduite plus soutenue. Il faut alors passer en mode sport pour palier en grande partie à ce défaut. La Leon reste cependant très plaisante à emmener sur les routes des Alpes que nous avons pu parcourir avec un bon équilibre du châssis et un train arrière, qui suit l’avant sans broncher. La direction, ici adaptative, se montre précise mais pourrait communiquer davantage pour que le tableau soit idyllique.

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Le retour du confort

Qu’il semble loin le temps où les Seat se voulaient aussi raides qu’un bout de bois. Cette nouvelle Leon, équipée de l’amortissement adaptif, ne veut que votre bien et sait faire preuve d’un excellent confort quel que soit le type de revêtement. En mode sport, on remarquera quelques trépidations à basse vitesse sans que cela n’en devienne inconfortable alors que le mode confort se signalera par un peu plus de moelleux. Les virages rapides se verront alors abordés avec légèrement plus de roulis. À bord, le moteur se fait presque inaudible jusqu’à 2500 tr/min et reste très discret au-delà. Seuls quelques bruits d’air au niveau des rétroviseurs peuvent se faire entendre à 130 km/h, sans que cela n’entrave la tranquillité de vos trajets.

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Lors de notre retour sur Paris, le trajet autoroutier nous a donné l’occasion de tester les nombreuses aides à la conduite présentes comme le régulateur adaptatif combiné au maintien dans la voie qui permet de profiter d’une conduite semi-autonome. Gare en revanche au Lane-Assist fourni de série, comme le veut la réglementation. Il impose des corrections de trajectoire directes et ne réagit pas forcément avec à-propos en cas de marquage approximatif. D’autant plus désagréable que sa déconnexion, nécessaire à chaque redémarrage, impose de farfouiller dans les différents menus.

Tarifs contenus

La Leon démarre à partir de 21 490 € quand une Golf ne s’offre pas en dessous de 27 540 €. Notre modèle en finition haute FR et équipé de ce 1.5 eTSI 150 mHEV associé à la boite DSG7 est disponible en échange de 32 950 €. Un prix qui reste inférieur d’environ 2 000 € par rapport à sa cousine allemande à équipement équivalent (radar avant / arrière, écran tactile 10 pouces, commande vocale, sièges sport, SEAT Drive Profile etc). Dans le catalogue des options, il est possible de choisir l’amortissement piloté associé à la direction progressive contre 665 €. Une somme qui parait raisonnable tant cet équipement nous a convaincu.

La Seat Leon a tout de la bonne affaire de la catégorie. Sous une carrosserie élégante, elle cache des capacités routières d’un excellent niveau et un équipement complet doublé d’une habitabilité appréciable. Sur la route, elle fait preuve d’un grand confort sans jamais paraitre trop molle. Le moteur 1.5 eTSI est assez vigoureux pour mouvoir la Leon mais sait rester raisonnable au moment de passer à la pompe. Reste une ergonomie qui pourrait être plus intuitive s’il elle ne misait pas autant sur le tout tactile.

Merci à Yohan Paschal et Thomas Chung pour leur aide précieuse pour les prises de vue.
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Jean-Baptiste TRICHOT

Jean-Baptiste TRICHOT

Passionné le monde de l'automobile depuis tout petit, j'adore échanger et partager avec d'autres amoureux d'auto. Nouvelles ou anciennes, stars des showrooms ou modèles oubliés, elles m’intéressent toutes, surtout si je peux être au volant !

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