Suzuki Swift Sport, un nom qui raisonne chez tous les amateurs de petites bombinettes abordables au caractère joueur. Cette quatrième génération (mais la troisième importée chez nous) de Swift se met en tenue de Sport et succombe à la mode du downsizing. Nous avons pu prendre le volant la version survitaminée de la petite japonaise !

En tenue de sport

Suzuki a donné à la Swift Sport un style qui ne passe pas inaperçu. Touches diverses de faux carbones sur les pare-chocs et bas de caisse, double sortie d’échappement et, pour notre exemplaire, une peinture jaune qui ne manquera pas de vous faire remarquer (rassurez-vous, des couleurs plus classiques sont aussi disponibles). L’intérieur n’est pas en reste avec un volant à méplat, des placages rouges ou encore de très beaux sièges baquets à l’excellent maintien. Mais si tout cet attirail laisse penser à une véritable bombinette amatrice de virolos, la réalité est un petit peu différente.

Efficace avant tout

Clé dans la poche, on appuie sur le bouton de démarrage. Le moteur se met alors en marche. Le son sortant alors des échappements est une petite déception. Assez quelconque, il ne réveille pas en nous le frisson attendu tout au long du compte tour. Dès que la route se met à tournicoter, le châssis se révèle très efficace.

L’avant mord la corde pour ne plus la lâcher, même si il a parfois un peu de mal à digérer tout le couple. L’arrière quant à lui, reste collé et suit sans broncher. C’est propre, net et sans bavure mais les fans des anciennes GTI à l’arrière-train joueurs resteront sur leur faim.

L’amortissement taré plus souple que par le passé manque un peu de tenue lors des phase de franche arsouille. Les fans de circuit et d’asphalte parfaitement lisses seront un peu déçus, mais sur les routes pas toujours en parfait état que nous avons affrontées, nos lombaires ont apprécié !

Un moteur dans l’air du temps

Le 4 cylindres 1,4 BoosterJet de 140 ch (qui officie déjà sous les capots des S-Cross et Vitara S…) donne tout le dynamisme nécessaire à cette nouvelle Swift Sport. Le 0 à 100 km/h est annoncé en 8,1 secondes et la vitesse maximale est de 210 km/h. Le poids en baisse de 80 kg y est aussi pour quelque chose et permet à la petite Suzuki de passer sous la tonne (970 kg).

Par rapport à l’ancienne version, l’ajout du Turbo se fait sentir avec un couple de 230 Nm (contre 160 Nm) disponible dès 2500 tr/min. Alors bien sur, les envolées lyriques de l’ancien bloc atmosphérique appartiennent désormais au passé, la zone rouge démarrant à 6000 tr/min. Mais en contre partie, les reprises énergiques permettent de se relancer en sortie de virages de façon efficace.

La boite de vitesse est bien étagée et semble avoir été étudiée pour tout faire en troisième. Mais lorsque qu’il faut jouer du levier, ce dernier s’avère agréable à manier. La commande de boite se révélant à la fois douce et précise. Pour être tatillon, on aurait pu souhaiter des débattements un petit peu plus court.

Le porte-monnaie

S’offrant à vous pour 20 700 €, la Swift Sport se fait généreuse, Suzuki ne proposant aucune option. GPS, caméra de recul, connexion Mirror link / Apple CarPlay / Android Auto, clim auto, sièges sport chauffant, l’accès + démarrage sans clé, tout est de série. Le constructeur japonais ne lésinant pas non plus sur la sécurité avec la commutation auto feux de route, le régulateur adaptatif, l’aide au maintien dans la file ou encore le freinage d’urgence.

Coté esthétique, les jantes de 17 pouces sont comprises tout comme la déco carbone sur les bas de caisses, le pare choc avant ou le faux diffuseur. Même la peinture métallisée est inclue dans le prix ! Seul extra sur notre modèle d’essai, le covering carbone du toit et des coques de rétroviseurs a été réalisé par un prestataire extérieur.

La consommation moyenne de notre essai mené bon train s’approche des 9L, moyenne qu’il est évidemment possible de réduire en ayant le pied droit plus léger. Cependant le petit réservoir de 37 L vous obligera à ravitailler lors des grands trajets. Un avantage, et surement la principale raison, du passage de l’ancien 1,6 atmo au nouveau 1,4 BoosterJet  est de limiter les rejet de CO2 à 125g/km selon le cycle NEDC. Pas plus mal en ces temps de matraquage fiscale puisque le montant du malus se s’élève jusqu’à la fin de l’année à 113€ pour passer à 140€ en 2019 avec la nouvelle grille tarifaire.  Profitez en maintenant si vous le pouvez  car NEDC vit ses dernier instant et sera prochainement remplacé par le cycle WLTP plus proche de la réalité et donc, plus sévère.

Conclusion

Cette Swift Sport s’avère très convaincante à conduire. Cependant, elle s’éloigne de l’esprit GTI des générations précédentes pour devenir une petite GT. L’amortissement plus souple qu’auparavant permet une plus grande polyvalence tout comme le moteur turbo disponible dès le bas du compte tour. L’équipement complet est à cette image : plus bourgeois que radical. Il faut tout de même souligner les efforts de Suzuki pour réduire le poids de son dernier modèle. Et si finalement, les clients de cette nouvelle Swift Sport ne seraient pas les adeptes de la première génération apparu 10 ans plus tôt ?