Essais

Essai nouvelle Peugeot 508 SW : pas de surprise, bonne surprise !

Après une berline franchement réussie, il me tardait de prendre le volant du break 508. Peugeot n’a pris aucun risque en appliquant la même recette à base de dynamisme, élégance et raffinement. Aucun doute possible sur son pedigree !

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C’est beau, un break. En substance, c’est à peu près ce que tous mes camarades de jeu ont dit quand ils ont découvert la 508 SW au Mondial de Paris en octobre dernier. Et franchement : j’adhère complètement à leur propos. Peugeot a su garder les traits caractéristiques de la berline tout en lui greffant un sac à dos qui, loin d’être disgracieux, renforce encore un peu plus la présence de la 508 sur la route. Quelle allure ! La ligne n’est pas alourdie et notre version d’essai gris amazonite très sensible à la lumière ambiante (la voiture apparaît tantôt très grise, tantôt complètement verte) permet de prendre toute la mesure des changements visuels effectués.

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La version SW grandit de 17 mm et son porte-à-faux arrière s’allonge de 40 mm. En conséquence, les passagers arrière profitent d’une garde au toit plus importante, tandis que le coffre affiche une capacité de chargement minimale de 530 L (487 L sur la berline). C’est plus qu’une Renault Talisman Estate et ses 492 L et même mieux que les 524 L d’une Volvo V60. Notez que l’édition limitée First Edition propose un inédit plancher de coffre en bois absolument magnifique, mais qui fera beaucoup grimper l’addition. En dehors des changements effectués à l’arrière, rien ne bouge dans l’habitacle. J’aurais pu reprendre les photos de l’essai 508 berline que vous n’y auriez vu que du feu ! On retrouve donc la planche de bord très haute qui donne un effet cocon aux passagers avant, les matériaux qualitatifs et le i-Cockpit avec ses compteurs digitaux et son petit volant. Difficile de formuler de grosses critiques tant il est agréable de voyager à bord de la 508 SW, mais il est tout de même bon de relever que l’écran de la planche de bord est très clairement orienté vers le conducteur, ce qui facilite sa manipulation en roulant et s’avère très vite frustrant pour le passager.

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Copie conforme

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80 kilos séparent ma monture du jour de la 508 GT essayée cet été. C’est imperceptible en conduite normale, notamment parce que malgré l’embonpoint et l’allongement, l’empattement reste le même. La SW se montre donc aussi agréable à emmener que la berline et son châssis fait preuve d’un bel équilibre tout en gardant ce savant mélange entre confort et dynamisme. Il n’y a que dans le très sinueux qu’elle avoue ses limites et me rappelle que son truc à elle, c’est avant tout de pouvoir tracer la route avec sérénité quelles que soient les conditions. Une utilisation qui convient d’ailleurs parfaitement au moteur essence PureTech de 225 ch disponible en finition GT. Le 4-cylindres 1.6 turbo est volontaire, doux et très souple, à défaut de disposer d’un caractère de feu. Même combat pour la boîte EAT8 qui préfère de loin cruiser et égrainer ses rapports en toute discrétion plutôt que vous lui forciez la main via les palettes fixes derrière le volant.

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Côté consommation, on s’approche très -trop- facilement des 11 L/100 km en roulant assez fort, mais il est tout à fait possible de descendre sous les 8 L/100 km en ayant le pied léger. Comme sur la berline, des aides à la conduite telles que la conduite semi-autonome avec maintient de position dans la voie, la vision nocturne, le détecteur d’angle mort et la caméra de recul sont disponibles.

En conclusion

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La Peugeot 508 SW est totalement sans surprises. Bonne en tout, elle en offre assez pour se démarquer face à ses concurrentes généralistes sans pour autant se placer totalement dans la catégorie premium qui garde pour elle des motorisations plus puissantes et une qualité de finition encore au-dessus. Un positionnement singeant un peu le « cul entre deux chaises » qui, loin de nuire à Peugeot, lui permet au contraire d’aller chercher quelques clients qui préfèrent une française belle et bien équipée plutôt qu’une allemande ou une suédoise au même prix mais avec moins d’options. Les tarifs reflètent d’ailleurs cette volonté d’offrir un intermédiaire entre généraliste et premium, avec une gamme comprise entre 33 600 et 52 950 €.

Prix de la nouvelle Peugeot 508 SW

Finitions et équipements de la nouvelle Peugeot 508 SW

Modèle essayé :

Peugeot 508 SW GT PureTech 225 EAT8

Modèle essayé : 47 300 €

à partir de 33 600 €

Points forts

  • Ligne toujours aussi réussie
  • Comportement rigoureux et confort préservé
  • Tarifs en accord avec les prestations poposées

Points faibles

  • Boîte EAT8 parfois paresseuse
  • PureTech 225 glouton quand on le sollicite
  • Ergonomie perfectible
Jalil Chaouite

Jalil Chaouite

Tant que ça roule, ça me plait... Ou presque. En tout cas je suis toujours curieux d'essayer tout ce que je peux, pour multiplier les points de comparaison. Je mentirais si je disais que je ne préfère pas une sportive à une banale citadine, mais je mets un point d'honneur à aborder chaque nouvel essai avec la même neutralité. Mes avis sont en général très tranchés, mais je ne suis jamais fermé à la discussion ! Bonne lecture :)

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