Lorsque l’on pense motoriste de renom on pense tout de suite à BMW, Porsche ou encore Ferrari. Mais l’on pense, à tort, un peu moins à regarder du côté du Japon. Mazda fut longtemps le seul constructeur à proposer un moteur rotatif (jusqu’en 2012) avec les RX-7 et RX-8 et fut aussi le premier (et seul à ce jour) à gagner les 24h du Mans avec ce type de moteur en 1991. À l’heure du downsizing, Mazda continue de tracer sa voie avec des blocs essences sans turbo et sans réduction de cylindrée. En témoigne ce 2,5 l atmosphérique Skyactiv-G de 194 ch, glissé sous le capot de son CX-5, où il est obligatoirement associé à une transmission intégrale et boite automatique.

Un design travaillé

Avant d’en prendre le volant, passons rapidement sur le style. Bien sur, le look est quelque chose de subjectif et chacun aura son propre avis. Mais force est de constater que ce CX-5, restylé l’an dernier, plait. Nous avons effectué un sondage auprès des personnes croisées durant cet essai et l’avis étais toujours le même : «c’est plutôt beau quand même hein ».

Ce SUV reprend bien les codes du KODO, l’âme du mouvement en japonais, qui inspire le design de toutes les Mazda actuelles. Le capot plongeant donne sur une large calandre soulignée de chrome et encadrée par les phares à LED adaptatifs. L’ensemble, bien qu’imposant, n’en fait pas trop, au contraire d’un DS7 Crossback. Les jantes de 19 pouces paraissent presque petites dans les arches de roues, tandis qu’à l’arrière deux sorties d’échappement viennent souligner le caractère dynamique de notre CX-5. C’est efficace, ça plait sans être tape à l’œil !

Un intérieur agréable

Et si l’extérieur est plaisant, l’intérieur n’est pas en reste. La première chose que l’on remarque en ouvrant la portière est cette superbe sellerie en cuir blanc, dénommée ‘’Pure-White’’. Disponible en échange de 200€, c’est une des deux seules options disponible sur le plus haut niveau de finition « Sélection » dont nous disposons. L’autre étant la peinture métallisée entre 500 et 800€ selon les teintes. La planche de bord, au dessin rectiligne, offre une sensation d’espace accentuée par la luminosité provenant du toit vitré et ouvrant. L’écran, tactile seulement à l’arrêt, est placé en hauteur, ce qui évite d’avoir à trop quitter la route des yeux pour le consulter. Cependant, avec une taille de 7 pouces, il n’est pas ridicule mais parait un peu juste par rapport à ce que propose la concurrence. L’ensemble des matériaux et des assemblages sont de très bonnes factures, sans atteindre l’excellence allemande. Globalement l’ensemble respire la qualité.

Equipement complet et matériaux qualitatifs. Il fait bon vivre dans le Mazda CX-5

Cette sellerie en cuir blanc « Pure-White » est du plus bel effet.

Avec 4,55 m (ce qui le place à mi-chemin entre les SUV compacts et familiaux), le CX-5 offre à ses occupants un habitacle accueillant et un coffre généreux avec 506 litres. L’équipement est complet : Sièges avant et arrière chauffants, tout comme le volant ; prises USB disponibles à l’avant, mais aussi pour ceux voyageant sur la banquette. Mazda chouchoute ses occupants.

Sièges chauffants, prises USB, toit ouvrant, régulateur adaptatif avec aide au maintien dans la file ou encore affichage tête haute. Le CX-5 fait le plein d’équipement !

Un agrément de premier ordre

Mais trêve de blabla, allons voir tout de suite ce que vaut ce moteur 2,5 l Skyactiv-G  de 194 ch (à 6000 tr/min) et 258 Nm de couple (à 4000 tr/min). Clé dans la poche, pieds sur le frein, on appuie sur le bouton de démarrage. Quel bonheur de ne pas entendre de claquement de diesel sous le capot. Bien installé derrière le volant, seul le doux ronronnement du bloc essence nous parvient. L’autoroute nous permet de démarrer en douceur et de constater le silence de fonctionnement général. Les bruits d’air et de roulement sont bien maîtrisés et le moteur reste discret. Afin de ne pas trop consommer, ce 2,5 l bénéficie de la désactivation partielle des cylindres lorsqu’il n’est pas fortement sollicité. Totalement transparent pour le conducteur et les passagers, cela nous a permis d’afficher sur ce type de parcours, une consommation moyenne d’environ 8 litres aux 100 kilomètres. Un chiffre tout à fait honorable pour un SUV essence de 1485 kg à vide.

Quitter les routes à péages pour le réseau secondaire n’est pas du tout une punition avec ce CX-5. Se pliant de bonne grâce à l’exercice des virages et des revêtements aléatoires, le SUV japonais s’en sort avec les honneurs. Bien suspendu, le confort est toujours royal, les grandes jantes de 19’’ ne gênant en rien le moelleux de suspension. Les mouvement de caisse sont bien contenus, que ce soit en virages ou au freinage. Cependant, si le rythme s’accélère un petit peu trop,  le Cx-5 n’est plus à son aise. La boite de vitesse, très agréable et douce en conduite normale perd un peu de sa superbe en manquant de réactivité. Et le bouton sport situé sur la console centrale n’y changera rien. Rien ne vous empêche de conduire de façon dynamique mais la fluidité est la clé. Et malgré son 4 cylindres montant jusqu’à 7000 tours dans une sonorité tout ce qu’il y a de plus agréable, le sport n’est pas sa tasse de thé (ou son verre de saké). Le mieux est d’apprécier sa douceur au quotidien sans s’interdire de temps en temps un petite accélération sur une route de campagne !

Consommation

Si sur autoroute, le moteur Skyactiv sait rester raisonnable, c’est un petit moins vrai en dehors. Sur nos routes Nationales et Départementales, les 12 litres aux 100 sont atteints. En ville, qui n’est pas son terrain de jeux favoris,  notre CX-5 s’approche des 14 litres. Ceci dit, étant donné la transmission intégrale et la boite automatique, ces valeurs n’ont rien d’inattendu. C’est certes plus qu’un diesel, mais le gazole n’est plus en odeur de sainteté dans nos centres urbains. Et c’est sans compter sur l’agrément bien supérieur de notre essence.

Notre conclusion

Vous l’aurez compris, ce CX-5 Skyactiv-G 194 ch nous a beaucoup plu. Confortable, et pas trop porté sur la boisson compte tenu de ses performances, il est un modèle à ne pas négliger au moment du choix.  Son tarif de 41 150€ bien étudié et son équipement ultra complet font de lui une bonne affaire dans la catégorie. Si vous êtes un allergique au diesel et amateur de douceur au quotidien, Mazda a ce qu’il vous faut !