Essais

Essai Toyota Corolla Hybrid : retour aux sources

Les îles Baléares, en plein mois de février, ou comment bien entamer 2019 avec Toyota qui nous a convié à prendre le volant de la douzième génération de la Corolla. Et oui, fini l’appellation « Auris », Toyota a décidé de revenir aux sources avec l’emblématique « Corolla » et vous savez quoi ? Toyota s’est penchée sur une solution totalement hybride ! 

Des lignes visuellement plaisantes

Une face avant plus élogieuse avec une calandre racée et sportive grâce à l’intégration de nouveaux projecteurs à LED et un profil rehaussé grâce à un choix de quatre nouveaux modèles de jantes (17“ et 18“). On notera aussi cette carrosserie couleur « bi-ton » lui donnant un peu plus de caractère.


A l’arrière, on retrouve des formes plus musclées avec une lunette arrière inclinée, des épaules bien plus évasées, des feux débordants sur le hayon, un becquet de toit mais aussi une antenne type « requin ». On comprend dès lors la démarche de Toyota avec ce nouvel élan stylistique (singulier diront certains) visant essentiellement une clientèle jeune.

Habitacle : Alliance de modernité et de sobriété

Une fois à bord, on retrouve une alliance entre sobriété et modernité qui se veut moins « fun » qu’à l’extérieur. Néanmoins, on remarquera l’effort qui a été fait quant aux choix des matériaux et des textures. Entre plastiques moussés, cuirs et plastiques laqués, les plastiques durs et autres assemblages moins nobles sont majoritairement en régression dans l’habitacle.

L’écran multimédia de 8 pouces s’avère à l’usage plutôt réactif et intuitif  même si l’on peut regretter qu’il ne soit pas intégré à la planche de bord. Il est en réalité posé tout simplement à la verticale avec des boutons répartis de chaque côté, le tout dénotant un peu avec la sobriété du reste de l’habitacle.

Côté habitabilité, il n’y a là vraiment pas à se plaindre à notre sens. Le conducteur se trouve dans une excellente position de conduite, les sièges sont confortables et, sur les routes sinueuses de Palma de Majorque, ils ont su montrer leur excellent maintien.

En ce qui concerne les places arrières, la Corolla gagne désormais 7 cm d’empattement par rapport à son aïeul l’Auris offrant ainsi un peu plus d’espace. A noter cependant que la banquette est un peu plus ferme du fait de la présence des batteries qui sont positionnées en dessous.

L’autre bon point se trouve au niveau du coffre puisque malgré le fait que la batterie se situe dans le plancher, notre coffre dans cette version 122h affiche une capacité de 361 L.  La version 180h affiche pour sa part 313 L et une fois la banquette rabattue, le tout forme un plancher plat pour faciliter le chargement d’objets encombrants.

Une fois au volant : une nouvelle façon d’appréhender la route

Prendre le volant d’un véhicule hybride c’est aussi apprendre à s’adapter. Démarrer dans un silence le plus total peut paraître déstabilisant mais on y prend vite goût. C’est une nouvelle façon de conduire, fini la conduite brusque ou encore le pied lourd sur l’accélérateur, la Corolla nous incite à une conduite bien plus calme tout en nous invitant à doser notre pied sur l’accélérateur et ce grâce à l’affichage tête haute (en option) avec un indicateur d’éco-conduite indiquant les phases de décélération (recharge de la batterie), d’accélération avec le moteur électrique mais aussi lorsque toute la puissance du moteur est exploitée (moteur électrique + thermique).

Nous avons effectué des trajets mixtes avec notre Corolla 122h équipée du 4 cylindres 1.8 L. hybride de 122 chevaux associé à une boîte à « train épicycloïdal », une boîte à variation autrement appelé boîte CVT.

Sur un parcours alliant autoroutes et routes sinueuses avec de nombreux lacets, la Corolla nous a agréablement surpris par son comportement sécurisant. L’équipement est très fourni et l’on a apprécié le pack Safety Sense qui comprend le régulateur de distance ou le freinage automatique d’urgence à détection de piétons.  S’ajoute à cela la lecture des panneaux de signalisation, le moniteur d’angle-mort ou encore l’alerte de franchissement de ligne. Le seul bémol est que tout ce petit monde peut vite devenir envahissant quand ils bipent tous au même moment.

S’il n’y a peu de reproches à faire sur cette Corolla, il convient néanmoins d’aborder le sujet de l’épineux choix de Toyota de conserver sa traditionnelle boîte CVT. Si le passage du moteur électrique au moteur thermique est quasiment imperceptible à l’oreille, lors des situations récurrentes et quotidiennes telles que des entrées d’autoroutes ou des montées de côte, la boîte CVT induit indéfectiblement un long ronflement du moteur. L’impression de patinage est réelle et même si les performances ne sont pas mauvaises, l’impression de vitesse est inexistante.

Cependant, là où la Corolla fait fort, c’est indéniablement en milieu urbain. C’est un véritable plaisir de conduite qu’elle distille dans un confort remarquable avec en prime la possibilité de passer aisément sous la barre des 5.0 l. A noter que même avec une conduite un peu plus dynamique nous n’avons pas dépassé les 6.2 l, ce qui reste plus que raisonnable !

Tarifs et équipements…

Deux motorisations sont disponibles : 122h, 4 cylindres 1.8 l de 122 ch et 180h, 4 cylindres 2.0 l de 180 ch. La commercialisation de la Corolla Hatchback est prévue pour mars 2019. A savoir qu’il existe une déclinaison en break appelée « Touring Sports » qui sera quant à elle disponible à partir de juin 2019.

Marc Seilhan

Marc Seilhan

Etudiant en droit, passionné par le monde automobile et plus particulièrement le sport auto, pistard et puriste dans l'âme depuis quelques années déjà, c'est avec plaisir que je rejoins la rédaction du blog Abcmoteur pour assouvir mes deux passions l'automobile et la photographie.

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