Pour sa troisième génération de ludospace, la marque aux chevrons a voulu innover. Le concept reste le même mais le Berlingo évolue en profondeur. Sa plastique est nouvelle, ses dessous aussi et l’intérieur conserve une habitabilité record tous segments automobiles confondus.

Dès le premier contact visuel avec le nouveau Berlingo, on comprend l’importance de ce dernier pour Citroën. L’affiliation avec le reste de la gamme est tout simplement évidente et les codes stylistiques implantés au cours de ces derniers mois sont présents : airbumps, optiques à deux étages, rappels de couleurs… Tout est là. Que l’on aime ou non le résultat final, il faut au moins reconnaître que le constructeur français fait des efforts pour se démarquer de la concurrence aussi bien externe qu’interne, le groupe PSA comptant présentement 4 marques dont DS, Peugeot et Opel. Dans le cas du Berlingo, la pression est double puisque Citroën rappelle fièrement être l’inventeur du ludospace. Pas le droit à l’erreur, donc. Pour la petite histoire, le Berlingo s’est écoulé à plus de 1,7 millions d’exemplaires tout au long de sa carrière démarrée en  1996. Certains marchés du globe en ont même fait un nom générique pour ce type de véhicules !

Toujours plus de place

Si vous ne savez pas à qui s’adresse un Berlingo, pensez simplement « espace à bord ». Familles plus ou moins nombreuses et sportifs en quête d’un véhicule à même de transporter tout votre équipement, vous avez frappé à la bonne porte. Faire le tour de l’habitacle du Berlingo troisième du nom revient à faire une partie de cache cache. Les moindres recoins de l’intérieur sont utilisés et il n’est pas rare de manquer un rangement astucieusement dissimulé si vous n’avez pas de guide. Le plancher ? Utilisé. Le toit ? Egalement, grâce à l’option Modutop qui comprend un toit vitré panoramique, une arche de rangement et un coffre de pavillon. En tout, ce sont 186 L de rangements supplémentaires répartis dans 28 compartiments qui font du Berlingo un must have pour les amateurs de place. Et l’ambiance à bord n’est pas pour autant sacrifiée : il est loin le temps ou les ludospaces n’étaient que des dérivés de véhicules utilitaires sur lesquels ont greffaient des sièges arrière et des fenêtres fixes ! Désormais on s’y sent bien, comme dans un van ou un grand monospace. Pour ceux qui trouveraient toutefois les 597 L de coffre sous tablette un peu juste ou ceux qui souhaiteraient transporter plus de 4 passagers, une version XL longue de 4.75 m fait son apparition dans la gamme. Avec 35 cm supplémentaires en longueur répartis entre empattement et porte-à-faux, le Berlingo donne ainsi droit à une troisième rangée de sièges tandis que sa capacité de chargement devient gargantuesque avec 850 L de coffre annoncés. Une fois les sièges arrière rabattus, c’est carrément 2 693 L qui sont disponibles dans le Berlingo XL. Le seuil de chargement très bas facilite grandement l’accès au coffre, mais la vitre arrière ouvrable permet aussi de déposer jusqu’à 25 kilos de charge sur la plage arrière sans toucher au hayon. Laquelle fait bien évidemment preuve d’une modularité poussée puisqu’elle est positionnable sur différentes hauteurs et configurable dans plusieurs positions.

Confort et discrétion

Crédit photo : Citroën.

Crédit photo : Citroën.

Crédit photo : Citroën.

Fort heureusement, le bilan positif se poursuit derrière le volant. Le Berlingo fait preuve d’un grand confort quel que soit l’état de la chaussée et dispose d’un toucher de route typiquement Citroën. La suspension très molle ne limite pas franchement les mouvements de caisse mais le Berlingo se tient tout de même correctement dans les virages. Plus votre conduite est coulée et anticipée, plus le Citroën se fait oublier. On note quelques bruits d’air assez présents au-dessus de 100 km/h, mais vu la taille des rétroviseurs latéraux, difficile de faire autrement. Nous avons pu prendre le volant de l’essence 1.2 PureTech 110 en boîte manuelle et du diesel 1.5 BlueHDi 130 avec la boîte automatique EAT8. Si la boîte automatique lisse fatalement la courbe de couple et ne donne pas un caractère explosif au diesel, elle permet en revanche de tailler la route sereinement et se montre très douce avec des passages de rapport quasi imperceptibles. Ainsi équipé, le Berlingo se meut à bon train et s’est montré très agréable à vivre. Nous avons été moins convaincus par le bloc 3-cylindres essence. Du fait de son couple assez faible (205 Nm contre 300 pour le HDi 130), il impose d’être franchement cravaché pour emmener le Berlingo à bonne allure. Dans ces conditions, il devient sonore et sa consommation grimpe en flèche. Rien à redire pour la boîte 6 en revanche, douce et précise. L’essence n’est disponible qu’en 110 ch, mais le diesel est pour sa part décliné également en 100 et 75 chevaux.

En conclusion

Citroën a fait un vrai bond en avant avec la dernière itération de son engin dédié aux loisirs. Le Berlingo III est bien intégré à la gamme, propose toujours une modularité hors du commun et il se montre à l’aise sur route. En phase avec son époque, il n’oublie pas non plus d’être technologique et propose des aides à la conduite comme le régulateur de vitesse adaptatif, l’alerte de franchissement de ligne, un système de navigation connecté et l’affichage tête haute. Une belle démonstration qui signifie que rouler pratique n’est plus synonyme de bas de gamme.

Coté tarif, comptez 21 950 € pour une entrée de gamme Feel avec le PureTech 110 et 23 100 € avec le Blue HDi 100 (nous laissons volontairement le 75 ch de coté du fait de sa puissance qui le destine plutôt à la version utilitaire). Le milieu de gamme Feel s’échange à partir de 23 550 € en essence et 24 700 € en diesel quand le haut de gamme Shine réclame 25 550 € et 26 700 € respectivement. Bon point pour Citroën, il n’y a que 400 € d’écart entre les tailles M et XL à motorisation et finition équivalente. La boîte de vitesse automatique, uniquement disponible avec le HDi 130, engendre un surcout de 1 700 €.

Ce qu’il faut retenir du Citroën Berlingo

 

Les plusLes moins
  • Montée en gamme sensible
  • Espace à bord
  • Confort de roulement
  • Tarifs qui grimpent vite
  • PureTech 110 un peu creux et glouton

 

Modèles essayésPrix (hors options)
Citroën Berlingo Shine PureTech 110

Citroën Berlingo Shine BlueHDi 130 EAT8

à partir de 25 550 €

à partir de 30 150 €