Essai Citroën C5 Aircross : le SUV tout en douceur

Essai Citroën C5 Aircross : le SUV tout en douceur

Le C5 Aircross, c’est la réponse de Citroën à l’engouement du public pour le segment C-SUV. Depuis l’arrêt de la production de la berline C5 l’année dernière, le nouveau venu fait également office de haut de gamme pour la marque française. Nous avons jugé de ses capacités dans la région de Marrakech, où l’état des routes n’offre aucun répit pour les châssis.

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Surprenant ce C5 Aircross. Alors que Citroën s’est entêtée à proposer des design rondouillards, limite enfantins ces dernières années, la voilà qui débarque avec un SUV à la stature imposante, presque agressive selon l’angle sous lequel on l’admire. Les codes de la marque sont bien là (phares en deux parties, combinaisons de couleurs avec accents contrastés, peu d’angles francs et d’arêtes saillantes), mais l’on ne trouve point d’Airbump disgracieux en plein milieux des portières et il se dégage quelque chose de sérieux de la silhouette du C5 Aircross. Le fait qu’il dispose de la garde au sol la plus haute de la catégorie -230 mm- aide sûrement à lui donner de la prestance et ses proportions lui évitent une silhouette lourde et pataude. Sans le savoir, difficile de déceler que le C5 Aircross partage sa plateforme avec le Peugeot 3008. La stratégie du groupe PSA visant à donner une identité propre à chacune de ses marques est totalement visible ici, ce qui permet au Citroën de se démarquer totalement de son cousin sochalien.

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Même constat à l’intérieur où la présentation spécifique est rafraîchissante. On s’aperçoit vite, pourtant, que l’habitacle ne mérite pas que des éloges. D’un côté, les ajustements sont bons (sauf au niveau de l’accoudoir central où les alignements sont approximatifs), les sièges bien dessinés apportent maintient et confort et l’ergonomie des commandes est plutôt bien pensé. On apprécie également les compteurs digitaux personnalisables et la place conséquente à bord, qui permet à quatre adultes de voyager très à l’aise. Idée intéressante, les sièges arrière sont totalement indépendants les uns des autres, pour une modularité maximum. Le coffre affiche pour sa part une contenance mini de 580 L, le meilleur score de la catégorie. Malheureusement, la qualité des matériaux employés un peu partout est franchement en deçà du reste. Les plastiques durs foisonnent à tous les niveaux, même en finition haute et malgré la bonne présentation, l’impression de se retrouver dans une auto un peu cheap demeure. Un 3008 est très largement en tête niveau qualité perçu, même sans aller chercher les finitions les plus chères. Citroën a définitivement manqué ici une opportunité de faire du C5 Aircross son vrai haut de gamme, avec un intérieur plus flatteur. Quant au système d’infodivertissement, il est facile à prendre en main mais trop lent pour être agréable à utiliser.

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Choyer ses passagers

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Après une première impression en demi-teinte, il est temps de prendre la route -et la piste !- marocaine. Citroën avait concocté un parcours varié pour l’essai, serpentant entre le désert d’Agafay et les monts de l’Atlas. Immédiatement, on profite d’un confort princier quel que soit l’état de la chaussée. Les suspensions filtrent extrêmement bien les aspérités, du petit raccord de bitume à la grosse ornière, et ce malgré les jantes de 18 pouces montées sur notre modèle d’essai. Malgré le confort prodigué, les mouvements de caisse sont globalement assez bien contenus, grâce aux amortisseurs à butées hydrauliques progressives qui autorisent une grande amplitude de débattement quand le besoin s’en fait sentir tout en ralentissant le mouvement d’affaissement sur les grosses compressions. Ce système permet à Citroën de ne garder qu’une suspension passive et de se passer d’un système adaptatif coûteux. En comparaison, un 3008 se montre plus dynamique et engageant à conduire, mais moins confortable.

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L’insonorisation est également très bonne, ce qui a pour effet pervers de mettre en exergue les claquements trop présents du moteur diesel HDI 180 que nous avons essayé. Avec 400 Nm de couple, il est plus que capable d’emmener les 1 540 kg à vide du C5 Aircross, mais il n’est pas spécialement frugale (nous avons enregistré plus de 8L/100 km de moyenne sur notre parcours mixte) et ses performances sont correctes, sans plus. Le moteur essence PureTech 180, également passé entre nos mains, se montre bien plus agréable à l’usage. Il est d’une extrême souplesse, il se montre volontaire et il est inaudible quand on ne le sollicite pas trop. Les deux blocs étaient associés à la désormais très connue boîte automatique EAT8 du groupe PSA. Elle se marie bien à l’esprit SUV en étant douce et suffisamment rapide quand on la commande via les palettes au volant. Quelques coups dans les reins sont parfois perceptibles en cas de reprise vigoureuse ou de rétrogradages en ville, mais rien de rédhibitoire n’est à noter.

En conclusion

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Le Citroën C5 Aircross est un bon SUV familial. Confortable et spacieux, il est agréable sur la route et dispose des dernières aides à la conduite en vogue (dont un système de conduite semi-autonome de niveau 2), ce qui le place dans la moyenne de la catégorie. Seul son intérieur mériterait plus d’attention de la part de ses géniteurs, pour éviter cet effet « bas de gamme » qui ne colle pas avec le reste de la voiture. Avec un prix d’appel de 24 700 €, il est moins cher qu’un 3008 (à partir de 27 000 €) et fait jeu égal avec un Kia Sportage qui débute à 24 390 €.

Prix du nouveau C5 Aircross

Finitions et équipements du nouveau C5 Aircross

Essai Citroën Berlingo : niveau supérieur

Essai Citroën Berlingo : niveau supérieur

Pour sa troisième génération de ludospace, la marque aux chevrons a voulu innover. Le concept reste le même mais le Berlingo évolue en profondeur. Sa plastique est nouvelle, ses dessous aussi et l’intérieur conserve une habitabilité record tous segments automobiles confondus.

Dès le premier contact visuel avec le nouveau Berlingo, on comprend l’importance de ce dernier pour Citroën. L’affiliation avec le reste de la gamme est tout simplement évidente et les codes stylistiques implantés au cours de ces derniers mois sont présents : airbumps, optiques à deux étages, rappels de couleurs… Tout est là. Que l’on aime ou non le résultat final, il faut au moins reconnaître que le constructeur français fait des efforts pour se démarquer de la concurrence aussi bien externe qu’interne, le groupe PSA comptant présentement 4 marques dont DS, Peugeot et Opel. Dans le cas du Berlingo, la pression est double puisque Citroën rappelle fièrement être l’inventeur du ludospace. Pas le droit à l’erreur, donc. Pour la petite histoire, le Berlingo s’est écoulé à plus de 1,7 millions d’exemplaires tout au long de sa carrière démarrée en  1996. Certains marchés du globe en ont même fait un nom générique pour ce type de véhicules !

Toujours plus de place

Si vous ne savez pas à qui s’adresse un Berlingo, pensez simplement « espace à bord ». Familles plus ou moins nombreuses et sportifs en quête d’un véhicule à même de transporter tout votre équipement, vous avez frappé à la bonne porte. Faire le tour de l’habitacle du Berlingo troisième du nom revient à faire une partie de cache cache. Les moindres recoins de l’intérieur sont utilisés et il n’est pas rare de manquer un rangement astucieusement dissimulé si vous n’avez pas de guide. Le plancher ? Utilisé. Le toit ? Egalement, grâce à l’option Modutop qui comprend un toit vitré panoramique, une arche de rangement et un coffre de pavillon. En tout, ce sont 186 L de rangements supplémentaires répartis dans 28 compartiments qui font du Berlingo un must have pour les amateurs de place. Et l’ambiance à bord n’est pas pour autant sacrifiée : il est loin le temps ou les ludospaces n’étaient que des dérivés de véhicules utilitaires sur lesquels ont greffaient des sièges arrière et des fenêtres fixes ! Désormais on s’y sent bien, comme dans un van ou un grand monospace. Pour ceux qui trouveraient toutefois les 597 L de coffre sous tablette un peu juste ou ceux qui souhaiteraient transporter plus de 4 passagers, une version XL longue de 4.75 m fait son apparition dans la gamme. Avec 35 cm supplémentaires en longueur répartis entre empattement et porte-à-faux, le Berlingo donne ainsi droit à une troisième rangée de sièges tandis que sa capacité de chargement devient gargantuesque avec 850 L de coffre annoncés. Une fois les sièges arrière rabattus, c’est carrément 2 693 L qui sont disponibles dans le Berlingo XL. Le seuil de chargement très bas facilite grandement l’accès au coffre, mais la vitre arrière ouvrable permet aussi de déposer jusqu’à 25 kilos de charge sur la plage arrière sans toucher au hayon. Laquelle fait bien évidemment preuve d’une modularité poussée puisqu’elle est positionnable sur différentes hauteurs et configurable dans plusieurs positions.

Confort et discrétion

Crédit photo : Citroën.

Crédit photo : Citroën.

Crédit photo : Citroën.

Fort heureusement, le bilan positif se poursuit derrière le volant. Le Berlingo fait preuve d’un grand confort quel que soit l’état de la chaussée et dispose d’un toucher de route typiquement Citroën. La suspension très molle ne limite pas franchement les mouvements de caisse mais le Berlingo se tient tout de même correctement dans les virages. Plus votre conduite est coulée et anticipée, plus le Citroën se fait oublier. On note quelques bruits d’air assez présents au-dessus de 100 km/h, mais vu la taille des rétroviseurs latéraux, difficile de faire autrement. Nous avons pu prendre le volant de l’essence 1.2 PureTech 110 en boîte manuelle et du diesel 1.5 BlueHDi 130 avec la boîte automatique EAT8. Si la boîte automatique lisse fatalement la courbe de couple et ne donne pas un caractère explosif au diesel, elle permet en revanche de tailler la route sereinement et se montre très douce avec des passages de rapport quasi imperceptibles. Ainsi équipé, le Berlingo se meut à bon train et s’est montré très agréable à vivre. Nous avons été moins convaincus par le bloc 3-cylindres essence. Du fait de son couple assez faible (205 Nm contre 300 pour le HDi 130), il impose d’être franchement cravaché pour emmener le Berlingo à bonne allure. Dans ces conditions, il devient sonore et sa consommation grimpe en flèche. Rien à redire pour la boîte 6 en revanche, douce et précise. L’essence n’est disponible qu’en 110 ch, mais le diesel est pour sa part décliné également en 100 et 75 chevaux.

En conclusion

Citroën a fait un vrai bond en avant avec la dernière itération de son engin dédié aux loisirs. Le Berlingo III est bien intégré à la gamme, propose toujours une modularité hors du commun et il se montre à l’aise sur route. En phase avec son époque, il n’oublie pas non plus d’être technologique et propose des aides à la conduite comme le régulateur de vitesse adaptatif, l’alerte de franchissement de ligne, un système de navigation connecté et l’affichage tête haute. Une belle démonstration qui signifie que rouler pratique n’est plus synonyme de bas de gamme.

Coté tarif, comptez 21 950 € pour une entrée de gamme Feel avec le PureTech 110 et 23 100 € avec le Blue HDi 100 (nous laissons volontairement le 75 ch de coté du fait de sa puissance qui le destine plutôt à la version utilitaire). Le milieu de gamme Feel s’échange à partir de 23 550 € en essence et 24 700 € en diesel quand le haut de gamme Shine réclame 25 550 € et 26 700 € respectivement. Bon point pour Citroën, il n’y a que 400 € d’écart entre les tailles M et XL à motorisation et finition équivalente. La boîte de vitesse automatique, uniquement disponible avec le HDi 130, engendre un surcout de 1 700 €.

Ce qu’il faut retenir du Citroën Berlingo

 

Les plusLes moins
  • Montée en gamme sensible
  • Espace à bord
  • Confort de roulement
  • Tarifs qui grimpent vite
  • PureTech 110 un peu creux et glouton

 

Modèles essayésPrix (hors options)
Citroën Berlingo Shine PureTech 110

Citroën Berlingo Shine BlueHDi 130 EAT8

à partir de 25 550 €

à partir de 30 150 €

A la découverte du nouveau Citroën C5 Aircross !

A la découverte du nouveau Citroën C5 Aircross !

Alors que la folie SUV s’est définitivement emparée du marché mondial, Citroën étoffe sa gamme haute sur patte. Après le petit C3 Aircross, 2ème meilleure vente de la marque aux chevrons, voici venir le C5 Aircross. Nous avons eu la chance d’aller découvrir le SUV familial  aux portes de Paris, dans le cadre magnifique du Parc de Saint Cloud.

Cousin mais pas clône

Cousin du Peugeot 3008, avec qui il partage près de 60 % de ses composants, le C5 Aircross s’en démarque néanmoins par une personnalité à part entière. Le regard à double étage est bien là, tout comme les Airbumps en bas de portière. Pas de doute, il s’agit bien là d’une Citroën ! La ceinture de chrome autour des vitres latérales attire l’oeil et fait plus luxueux. Parti pris des designer, elle n’englobe pas la custode. Cette dernière n’est d’ailleurs pas sans rappeler le petit frère C3 Aircross…ou la Fiat Panda !

Les barres de toit peuvent arborer une teinte bi-ton, ce qui donne un peu de peps à l’ensemble. Résolument gai et joyeux, ce crossover de 4m50 ne s’habille pas que de gris ou de noir. Il  adopte aussi des peintures vives, comme l’orange présent sur l’un des modèles d’exposition. Voilà qui change et apporte un peu de fraîcheur dans cette catégorie d’avantage orientée vers le classicisme et le sérieux.

La famille est choyée

L’intérieur est dans la même tonalité avec des touches de couleurs disséminées dans l’habitacle. Même si la qualité est au rendez-vous, certains plastiques auraient mérité un peu plus d’attention, notamment au niveau des garnitures de portes. La planche de bord côté passager s’inspire de celle du C4 Cactus avec cette lanière évoquant les anciennes malles de transport et le monde du voyage. Au centre, pour commander la dernière boite automatique EAT8, on retrouve le levier de vitesse repris du Peugeot 3008. L’infodivertissement n’est pas oublié : Un écran tactile de 8 pouces prend place entre les aérateurs centraux et des compteurs entièrement digitaux, une première pour une Citroën sur notre marché, prennent place derrière le volant.

Mais un des principaux point fort du C5 Aircross est sans aucun doute sa modularité. Avec trois vraies places indépendantes, les voyageurs prenant place à l’arrière seront bien logés. Avec en plus un espace aux jambes généreux, ce sont les enfants (et leurs parents) qui vont être content ! Et avec un grand toit ouvrant panoramique, l’habitacle de ce C5 Aircross est particulièrement accueillant.

Grâce au programme  »Citroën Advanced Comfort » les sièges sont toujours moelleux et confortable, que l’on soit assis à l’avant ou à l’arrière. Combinés à un isolation acoustique travaillée et des suspensions hydrauliques progressives, Citroën nous avance un confort princier. Il nous tarde de le vérifier lors des premiers essais…

Pour en savoir plus sur le dernier crossover des chevrons, vous pouvez cliquer ici !

On vous laisse découvrir tous les détails de ce nouveau Citroën C5 Aircross en photos dans la galerie
ci-dessous.

 

 

 

Premier duel : la nouvelle Citroën C3 affronte la Clio restylée

Premier duel : la nouvelle Citroën C3 affronte la Clio restylée

Reine des ventes en France au premier semestre, la Clio a aussi pris la tête de sa catégorie en Europe, devançant d’un cheveu les Ford Fiesta et Volkswagen Polo. Des références bien établies qui semblent intouchables. Mais Citroën veut jouer les trouble-fête avec la nouvelle C3, qui avance de bons arguments. La preuve en est avec ce premier duel l’opposant à la Renault.

Design

On efface tout et on recommence… ou presque. La nouvelle C3 n’a plus grand chose à voir avec sa devancière, en abandonnant la forme en arc de cercle. Mais pour les plus observateurs, l’auto peut avoir un petit air de déjà vu. Normal, elle reprend l’architecture de la Peugeot 208. Les designers de la firme aux chevrons l’ont cependant habilement caché.

La nouvelle C3 reprend à son compte les nouveaux codes esthétiques Citroën inaugurés par le C4 Cactus : face avant haute, regard sur deux étages, flancs lisses, nombreuses protections de carrosserie… L’aspect chargé de la proue contraste avec le côté simpliste de la poupe.

Copyright William Crozes @ Continental Produtions Renault Clio restylage 2016 - 2

La Clio n’est nullement impressionnée. Alors qu’elle file sur ses quatre ans, elle est toujours dans le coup esthétiquement, preuve du talent de Laurens van den Acker. L’arrivée de la nouvelle C3 coïncide avec le lancement de la Clio restylée. La reine du Losange change par petites touches, avec bon goût : nouveau bouclier avant plus travaillé et signatures lumineuses enfin modernes.

Avantage : à vous d’attribuer le point !

Présentation intérieure

Pour être honnête, on s’attendait à une présentation plus originale à bord de la Citroën, qui selon la marque « fait souffler un vent de fraîcheur dans le paysage automobile ». Lorsqu’on met de côté les ambiances colorées de certaines finitions, l’ensemble reste assez sage avec une disposition en « T » similaire à celle de l’ancienne C3 : large bandeau intégrant les aérateurs associé à une console centrale verticale. Quelques détails sont sympathiques comme les poignées de porte inspirées de l’univers des bagages.

Citroen C3 2016 - 1 Renault Clio restylage 2016 - 4

L’habitacle de la Clio est désormais bien connu, avec une console d’aspect flottant. L’intérieur de la Renault est surtout réputé pour sa finition légère. Sur ce point, le Losange promet des progrès à l’occasion du restylage. Les plastiques seront toujours durs mais moins sensibles aux rayures, le volant abandonne ses inserts cheap, les selleries ont été revues…

Avantage : là aussi, on vous laissera juge !

Equipements

Citroën joue la carte de la technologie « utile ». La marque ne compte retenir que les équipements qui apportent un vrai plus au quotidien. Ce qui ne veut pas dire que la C3 sera dépouillée, au contraire. Elle pourra être dotée de l’alerte de franchissement de ligne blanche, de la surveillance de l’angle mort, de l’alerte de somnolence ou encore de l’accès/démarrage mains libres.

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La Clio profite de sa mise à jour pour gagner l’aide au stationnement avant et l’aide au créneau automatique, un raffinement refusé à la C3. Mais la Clio ne surveille pas les lignes blanches et les angles morts. La Citroën enfonce le clou avec son astucieuse caméra intégrée, qui permet de photographier ou filmer la route. Un gadget… qui peut vite devenir une aide précieuse puisque la caméra sauvegarde automatiquement les images en cas d’accident.

Avantage : Citroën

Personnalisation

La C3 ne pouvait pas passer à côté de la tendance de la personnalisation, très en vogue chez les petites autos et déjà bien développée chez Citroën avec le Cactus (lire notre essai). La C3 propose, en plus des neuf teintes de carrosserie, trois couleurs (noir, rouge et blanc) pour l’ensemble toit/rétroviseurs/inserts. Lors de la présentation, la firme aux chevrons a également mis en avant de nombreux stickers pour le pavillon. A bord, différentes ambiances seront proposées en fonction des finitions dont un univers Hype Colorado aux teintes orangées.

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La Clio n’est pas en reste car elle est l’une des premières citadines non premium à avoir misé sur la personnalisation. Pas de teintes bicolores pour elle, mais cinq strippings de toit et quatre packs de baguettes décoratives. A bord, on peut choisir le contour des aérateurs et du levier de vitesses. Le restylage a cependant fait un peu de ménage dans les possibilités pour éviter les associations de couleurs douteuses ! A noter que le pack sportif GT Line est proposée sur une grande partie de la gamme.

Avantage : Egalité

Moteurs

La Citroën profitera de cinq moteurs. En essence, il y aura les 3 cylindres PureTech de 68, 82 et 110 ch. En diesel, le choix se fera entre les BlueHDi de 75 et 100 ch. De quoi couvrir la majorité des attentes. La boîte automatique EAT6 sera disponible quelques semaines après le lancement.

La « nouvelle » Clio propose en essence le 1.2 16V 75 ch, le 0.9 TCe 90 ch et le 1.2 TCe 120 ch. Côté diesel, le 1.5 dCi est décliné en 75, 90 et (nouveauté du restylage) 110 ch. Plusieurs blocs sont associés à la bonne boîte double embrayage EDC. La gamme Clio est coiffée des déclinaisons sportives, avec les RS et RS Trophy de 200 et 220 ch.

Avantage : Renault

Au final

Le match est serré et l’issue d’une confrontation en réel est plus qu’incertaine. Sur le papier, la C3 est incontestablement au niveau de la Clio. Sur la route, elle ne devrait pas être larguée puisqu’elle reprend la bonne base de la Peugeot 208. Il ne fait aucun doute que les ingénieurs de Citroën auront revu quelques réglages pour proposer le meilleur confort de la catégorie. La reine Clio est-elle en danger ? Pas vraiment. Si on met de côté sa finition légère, elle fait actuellement référence chez les citadines. Et dans la mesure où Renault a annoncé avoir amélioré la qualité, la Clio ne semble nullement apeurée.

> Découvrez nos présentations détaillées des Citroën C3 et Renault Clio

Nouvelle Citroën C3 : l’art du déguisement

Nouvelle Citroën C3 : l’art du déguisement

Enfin, une nouvelle Citroën ! Miracle. Si l’on met de côté le SpaceTourer dérivé du nouvel utilitaire Jumpy, et quelques restylages, la firme aux chevrons n’avait pas présenté une vraie nouveauté depuis le printemps 2014. Il est aisé de comprendre à quel point la marque et son réseau étaient pressés de lancer la nouvelle C3.

« La 208 Cactus »

Pour résumer cette troisième génération, on peut retenir l’équation suivante : C4 Cactus + 208. En effet, la nouvelle C3 est une 208 habillement rhabillée. Elle en reprend la base technique, la cellule centrale de carrosserie ou encore les vitrages. De quoi faire de belles économies de conception et de fabrication… que l’on espère retrouver dans la grille de tarifs.

Mais Citroën est-il devenu le parent pauvre de PSA ? Un mois après avoir découvert un 3008 inédit et ambitieux, les chevrons jouent la carte du recyclage. A cela une explication : la fin prématurée du partenariat entre le groupe français et General Motors. Les tricolores et Opel devaient travailler ensemble sur une base pour les citadines. Opération abandonnée, qui a amené Citroën à cette solution de repli. PSA met actuellement de son côté au point une nouvelle base pour ses citadines, mais celle-ci ne sera prête qu’en 2018. Il était impossible d’attendre autant pour la C3 III.

La fin du profil rondouillard

Les designers de Citroën ont plutôt bien réussi à cacher l’origine Peugeot. Avec ce choix, la C3 change d’ailleurs en profondeur puisqu’elle abandonne sa silhouette en arc de cercle pour une allure plus conventionnelle. L’auto garde tout de même une allure joviale (certains diront jouet). Elle s’inscrit dans la droite lignée de la C4 Cactus avec des formes douces et arrondies, sans agressivité. On retrouve au niveau de la face avant le regard à double étage. La proue est peut-être un peu chargée esthétiquement, en contradiction avec la simplicité de l’arrière.

La nouvelle C3, qui mesure 3,99 mètres de longueur, prend des airs de petite baroudeuse avec de nombreuses protections en plastique brut. Un très bon point pour une citadine : l’auto sera protégée des petits chocs du quotidien. On retrouve sur les côtés les fameux Airbumps… mais ceux-ci ne seront présents que sur la version haut de gamme. Voilà qui rassure ceux qui n’aiment pas ! La C3 suit la tendance de la personnalisation. Outre neuf couleurs de carrosserie, elle propose trois teintes pour l’ensemble toit/rétroviseurs/inserts.

Une originale caméra à bord

A l’intérieur, on ne retrouve pas la planche de bord de la 208 (lire notre essai). Mais la C3 joue tout de même l’art du recyclage, reprenant de nombreuses pièces à la Peugeot et au Cactus (lire notre essai). La présentation est plutôt joviale avec de nombreux arrondis mais reste assez classique, avec une instrumentation à aiguilles derrière le volant. La C3 adopte un écran tactile de 7 pouces mais celui-ci semble placé assez bas, un mauvais point pour l’ergonomie. On vérifiera cela à l’usage.

Avec une base technique ancienne, la C3 ne peut guère innover côté équipement. On retrouve ainsi des aides connues, comme la surveillance des angles morts, l’alerte de franchissement de ligne blanche ou encore l’accès et démarrage sans clé. Il y a tout de même une originalité, annoncée par le concept Aircross : la présence d’une « dash-cam ». Il s’agit d’une caméra haute définition installée au niveau du rétroviseur intérieur qui peut filmer et photographier la route. Il est facile de partager les images grâce à une application. Avantage du système : il enregistre automatiquement ce qu’il se passe lors d’un accident.

Jusqu’à 110 ch

La C3 repose donc sur la même plate-forme que la 208… et que sa devancière, la PF1, qui commence à dater, même si elle n’est pas dépassée. Les moteurs sont en revanche bien d’actualité avec les derniers nés des gammes PureTech et Blue HDI. En essence, la gamme est composée de trois blocs à trois cylindres, les atmosphériques 1.0 68 ch et 1.2 82 ch ainsi que le turbo 1.2 110 ch. Les diesels sont des 1.6 75 et 100 ch. On espère l’arrivée en 2017 d’une version sportive, d’autant que la nouvelle C3 sera engagée l’année prochaine en WRC !

La nouvelle C3 sera la star du stand Citroën au Mondial de l’Automobile. Elle sera commercialisée dans la foulée.

Citroën va t-il de nouveau révolutionner le confort ?

Citroën va t-il de nouveau révolutionner le confort ?

Si l’on devait retenir un élément qui caractérise les Citroën, ce serait sûrement le confort. La marque aux chevrons en est consciente et a choisi de mettre cette notion bien en valeur avec un nouveau programme nommé « Citroën Advanced Comfort ».

Celui-ci englobe tout ce qui peut toucher au bien-être des passagers. Cela ne concerne pas uniquement la souplesse de la suspension ou l’insonorisation. Pour le constructeur tricolore, le confort c’est aussi faciliter la vie à bord, avec de l’espace, des rangements… C’est « fluidifier l’usage de la voiture », avec par exemple une technologie intuitive et des aides à la conduite vraiment utiles. C’est tranquilliser l’esprit du conducteur avec une ergonomie simplifiée et une ambiance intérieure apaisante.

Suspensions à butées hydrauliques

Evidemment, le poste clé reste le confort de roulage. Jusqu’à maintenant, Citroën mettait en avant sa célèbre suspension hydropneumatique. Mais sacrilège pour les puristes : elle va bientôt disparaître avec la fin de la C5. Faut-il faire une croix sur les fameuses sensations « tapis-volant » ? Non, car la marque vient de confirmer qu’elle travaillait sur un nouveau type de suspensions innovantes !

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Selon les mots de la firme, le principe est simple mais le résultat serait « impressionnant ». Pour rappel, un système classique comprend des butées mécaniques sur lesquelles vient s’écraser l’ensemble ressort-amortisseur lors des mouvements de caisse importants, que ce soit en détente ou en compression. La butée absorbe l’énergie du « choc » mais en restitue une partie à la caisse.

Ici, Citroën a ajouté des butées hydrauliques, qui ralentissent le mouvement de façon plus progressive et évitent les arrêts brusques en fin de course. L’énergie du choc est absorbée et dissipée, ce qui évite un phénomène de rebond. Les réactions les plus sèches, et donc les plus désagréables, seraient donc gommées !

Des sièges inspirés par nos matelas !

En parallèle, Citroën a aussi travaillé sur la caisse, qui peut être mise à mal par un revêtement dégradé. Les ingénieurs ont planché sur une nouvelle technique de « collage structural » (dont on vous épargnera les détails techniques) pour améliorer la rigidité et ainsi réduire les vibrations.

Citroen Advanced Comfort - 4 Citroen Advanced Comfort - 3

Le C4 Cactus utilisé comme laboratoire technique est également doté de nouveaux sièges, inspirés par le monde de la literie et plus précisément de la technologie « mémoire de forme ». Grâce à l’utilisation de plusieurs couches de matières spécifiques, ces sièges s’adaptent à la morphologie des passagers et auraient un moelleux inédit dans l’automobile. Quand on pense au fait que c’est l’une des premières choses que l’on teste et ressent en concessions…

Citroën ne donne pas de date d’arrivée sur le marché pour ces innovations. La prochaine nouveauté de la firme, la nouvelle C3 dévoilée en fin de mois, ne devrait pas en profiter. Le premier véhicule concerné sera sûrement le SUV familial que Citroën prépare pour courant 2017, inspiré par le concept Aircross.

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La future Citroën C3 retrouve le chemin de la route

La future Citroën C3 retrouve le chemin de la route

Le mois dernier, Citroën avait montré sa future C3 habillée pour le WRC. La voici maintenant dans sa version civilisée nous permettant de se faire plus facilement une idée sur son allure…

Un regard de Cactus avec un profil de 208 ?

Ces derniers temps, Citroën semble bien garder au chaud ses secrets. Le restylage du C4 Picasso dévoilé cette semaine n’avait pas fuité auparavant sur la toile, tandis que la troisième génération de la C3 attendue pour le Mondial de l’Auto en octobre prochain se laisse rarement photographier.

La C3 III, encore maquillée, surprise en cours de développement

La C3 III, encore maquillée, surprise en cours de développement

Avant la parution de ces photos publiées par L’Automobile Magazine, nous avions qu’une unique prise présente dans notre article consacré aux prochaines nouveautés de PSA. Ces deux clichés d’un prototype encore camouflé circulant sur une route localisée à La Réunion nous offrent déjà de meilleurs angles de vue afin de deviner le design qui diffèrera nettement du modèle actuel assez rondouillard.

Sous ses formes d’apparence plus dynamiques et robustes, la future C3 ne peut dissimuler totalement son visage accueillant très probablement trois rangées de projecteurs comme sur le C4 Cactus. La découpe arrondie du capot et les deux entrées d’air sont également proches du SUV.

La génération suivante de la C3 devra séduire, car elle assure une part importante du volume de voitures écoulé chaque année pour la marque française

La génération suivante de la C3 devra séduire, car elle assure une part importante du volume de voitures écoulé chaque année pour la marque française

En observant le profil, des airs de Peugeot 208 se dessinent. Cela n’est pas dû à un manque d’inspiration des designers des Chevrons. La plateforme étant celle de la Lionne, Citroën ne peut l’adapter que jusqu’à un certain point et souhaite limiter les spécificités afin de réduire les coûts. C’est pour cela que la ligne de toit, la lunette arrière et le bouclier rappellent la (lointaine) descendante du « sacré numéro ». Le triangle situé derrière la vitre du passager arrière laisse penser que le toit donnera l’impression d’être flottant comme le veut la tendance actuelle (Opel Astra, Hyundai i20, …).

Enfin, le mystère reste entier concernant l’intérieur de la C3 troisième du nom. Certains disent qu’il pourrait imiter l’agencement initié par le C4 Cactus (lire notre essai)… Ce dernier devrait d’ailleurs lui prêter ses fameux Airbump tout en réduisant leur taille au passage. Chez Abcmoteur, nous sommes curieux de constater le résultat qui s’annonce original malgré la proximité avec la 208 !

Mise à jour pour le Citroën C4 Picasso, avant l’arrivée du Scénic 4

Mise à jour pour le Citroën C4 Picasso, avant l’arrivée du Scénic 4

Nés il y a maintenant 3 ans, les deux variantes du monospace compact de Citroën sont à mi-carrière. Le restylage était donc prévisible… et intervient dans un contexte particulier : l’arrivée prochaine dans les concessions Renault d’un nouveau Scénic très désirable, qui a reçu un bel accueil à Genève. Ce lifting tombe donc à pic pour retenir la clientèle.

Ce qui change à l’extérieur

Si la C4 Cactus (lire notre essai) est le porte-drapeau de Citroën depuis mi-2014, c’est bien le C4 Picasso qui a inauguré le nouveau style de la marque en 2013, avec l’original regard à double étage. Il est conservé, mais les optiques sous la rangée de diodes sont redessinées pour mieux s’intégrer à l’ensemble.

Thomas Brémond @ Dream On Productions Thomas Brémond @ Dream On Productions

Comme pour la précédente génération, Citroën profite du restylage pour harmoniser les faces avant, qui sont donc désormais les mêmes sur les versions courte et longue. La grande bouche du petit est abandonnée. A la place, il y a une ouverture au niveau de la plaque d’immatriculation, et en-dessous une large prise d’air encadrée par des C chromés, comme sur la nouvelle C6 chinoise !

A l’arrière, les feux LED à effet 3D sont désormais de série dès le niveau de base. Les plus observateurs remarqueront les nouveaux chevrons noirs cerclés de chrome, comme sur le Cactus.

Ce qui change à l’intérieur

A bord, c’est le service minimum. Le C4 Picasso reste ainsi très différent du nouveau Scénic. Alors que l’habitacle du Losange se veut plus typé berline, le Citroën conserve une ambiance très monospace, avec une présentation aérée et une instrumentation centrale.

Thomas Brémond @ Dream On Productions Thomas Brémond @ Dream On Productions

Les changements concernent surtout les couleurs, avec en série une planche de bord et des panneaux de portes Ardoise. Pour avoir un véhicule adapté à ses goûts, Citroën proposera trois ambiances supplémentaires en option : Wild Blue, Dune Beige, Hype Grey.

Ce qui change côté personnalisation et équipements

La carrosserie bi-ton du Scénic a beaucoup fait parler. Citroën réagit et propose du bi-ton, avec un toit noir, sur le Picasso court (à noter que l’ancien Picasso proposait déjà cette option). Les arches de toit qui retombent le long du coffre sur le Grand C4 Picasso sont disponibles avec une nouvelle teinte Silver. La gamme des couleurs de carrosserie accueille trois nouvelles teintes : Lazuli Blue, Sable et Gris Acier.

Le Picasso complète sa liste d’aides à la conduite. La version restylée gagne la reconnaissance des panneaux de vitesse, qui peut être couplée au régulateur/limiteur, l’alerte d’inattention du conducteur, la correction de la trajectoire en cas de franchissement involontaire de ligne, l’alerte anti-collision ou encore le freinage automatique d’urgence. Pour le confort, le hayon hérite de la fonction ouverture mains libres.

Thomas Brémond @ Dream On Productions Thomas Brémond @ Dream On Productions

Côté télématique, l’écran central de la planche de bord est changé, avec la technologie capacitive pour une manipulation plus fluide et réactive. Le GPS est également modernisé, avec des cartes 3D et une interface améliorée.

Ce qui change sous le capot

Une seule nouveauté technique, pour une bonne raison : le Picasso profitait déjà des nouveaux blocs essence PureTech (110 et 130 ch, en plus du THP 165 ch) et diesel Blue HDI (100, 120 et 150 ch). La nouveauté 2016 est une version à boîte EAT6 de l’essence 130 ch.

Les nouveaux Picasso seront commercialisés en juin.

Avec une nouvelle C6, Citroën est-il devenu bipolaire ?

Avec une nouvelle C6, Citroën est-il devenu bipolaire ?

Le C4 Cactus, le SpaceTourer, la e-Mehari et maintenant cette C6 : les Citroën se suivent et ne se ressemblent pas vraiment. Voilà qui va rajouter de l’eau au moulin de ceux qui pensent (un peu comme moi) que la marque française n’a plus aucune cohérence.

Après avoir posé les bases d’une nouvelle philosophie avec le Cactus (lire notre essai), qui ose esthétiquement, gomme le superflu mais ne fait pas l’impasse sur les innovations, Citroën fait son retour sur le segment des routières avec une berline ultra conventionnelle, sans grande personnalité.

Elle n’est pas pour nous

Enlevez les chevrons de la calandre, et il est bien difficile de dire qui a signé cette auto. On chercherait presque la logique. Mais Citroën peut se défendre en rappelant que les cas de bipolarité n’ont jamais manqué dans son histoire. La 2CV côtoyait bien la DS, la Méhari la SM…

Citroen C6 Chine - 4 Citroen C6 Chine - 9

Il y a quand même une différence avec ces références du passé. Alors que celles-ci pouvaient se faire face dans un showroom, le Cactus et cette nouvelle C6 ne se croiseront pas dans une concession. Cette nouvelle berline n’est en effet conçue que pour la Chine… ce qui explique son allure très germanisante, qui ne fait pas vraiment honneur à son appellation. L’originalité de la première C6 est loin.

Réclamée par le partenaire chinois

Alors qu’en Europe la C6 a été classée sans suite, et la C5 ne peut plus cacher ses rides, Citroën réserve donc à la Chine son nouveau fleuron. Il faut être honnête, nous n’allons pas nous plaindre de cette situation. Esthétiquement, cette auto ne fait pas envie. Elle aurait connu chez nous un destin à la Renault Latitude.

Citroen C6 Chine - 6 Citroen C6 Chine - 8

La mise en chantier d’une nouvelle C6 a été fortement réclamée par Dongfeng, le constructeur chinois partenaire de Citroën dans l’Empire du Milieu, pour qui il était impensable qu’un label français comme Citroën abandonne le marché des berlines haut de gamme. Dongfeng a eu d’autant plus de poids dans la décision qu’il est devenu actionnaire de PSA. Il avait d’ailleurs montré sa désapprobation devant le projet de faire descendre en gamme avec une lignée de Cactus.

Bel intérieur

Longue de 4,98 mètres, la nouvelle C6 reprendrait d’ailleurs la base d’une berline Dongfeng… qui elle-même est empruntée à la Peugeot 508. Pour plaire à la clientèle chinoise, les designers ont mis le paquet sur le chrome, comme le prouve la calandre.

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Il y a tout de même un point où cette voiture se rattrape : son intérieur. La planche de bord est inédite et est l’une des plus réussie de la production actuelle de Citroën. La présentation est classique, mais soignée. Elle est moderne avec un écran tactile et une instrumentation 100 % numérique. La C6 double d’ailleurs le Peugeot 3008 pour cet équipement ! Impossible d’en juger avec de simples photos, mais la qualité semble au rendez-vous. Grâce à un empattement généreux de 2,90 mètres, l’habitabilité s’annonce excellente.

Fabriquée sur place, la C6 chinoise sera lancée en fin d’année.

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Citroën donne un avant-goût de la nouvelle C3… avec une WRC

Citroën donne un avant-goût de la nouvelle C3… avec une WRC

Depuis une dizaine d’années, la pratique du « teasing » est monnaie courante dans le monde de l’automobile. Personnellement, je me suis lassé de voir ce défilé de photos où il est difficile de distinguer quelque chose de concret. Mais le teasing peut parfois prendre des formes plus intéressantes. Citroën nous le prouve aujourd’hui.

Moins ronde

La marque aux chevrons a publié sur les réseaux sociaux des images de sa nouvelle WRC, actuellement en test quelque part dans le sud de la France. La voiture est encore bien camouflée. Cependant, il est aisé de voir qu’elle ne renvoie à rien de connu dans la gamme actuelle de Citroën

Citroen C3 WRC 2017 prototype - 1

Et pour cause : Citroën prépare son grand retour dans le championnat du monde des rallyes avec un véhicule dérivé de la nouvelle C3, qui n’a pas encore été dévoilée. Le constructeur français nous donne donc un aperçu de sa future citadine polyvalente avec ce prototype de WRC !

La version de compétition révèle sous son camouflage les grandes lignes de la C3 III. Et comme les rumeurs le laissaient entendre, la nouvelle venue sera très différente des précédentes générations. Elle abandonnera la silhouette rondouillarde pour une apparence plus sage, plus proche des best-sellers de la catégorie. A cela une raison : la C3 millésime 2017 sera étroitement dérivée de la Peugeot 208 (lire notre essai).

Le modèle de série à la rentrée

En regardant bien la WRC, on remarque que la face avant n’aura (heureusement pour la personnalité) rien à voir avec celle de la lionne. Elle reprendra les nouveaux gimmicks de Citroën, avec une calandre prolongée par des barres de diodes et des optiques placées en dessous, comme sur les C4 Picasso et C4 Cactus (lire notre essai). L’arrière (dévoilé par AutoExpress) s’annonce en revanche moins distinct de celui de la Peugeot.

Citroen C3 WRC 2017 prototype - 3

La C3 WRC sera la nouvelle tête de gondole de Citroën Racing. La branche sportive de la firme aux chevrons délaissera l’année prochaine le WTCC pour revenir aux rallyes, dans un championnat qui s’annonce nettement plus animé qu’actuellement. Volkswagen a confirmé sa présence, Hyundai devrait toujours être de la partie tandis que Toyota fera aussi son retour avec une Yaris.

La version de série de la nouvelle C3 devrait être prête pour le Mondial de l’Automobile (découvrez les 10 stars du salon).

Citroen C3 WRC 2017 prototype - 2

PSA dévoile son nouveau plan stratégique, avec 34 nouveautés

PSA dévoile son nouveau plan stratégique, avec 34 nouveautés

Après le plan de redressement « Back in the Race », lancé en 2014, voici le nouveau plan stratégique de PSA « Push to Pass », focalisé sur la « croissance rentable » du groupe français, qui en a profité pour changer de nom et de logo. Il ne faut ainsi plus dire « PSA Peugeot-Citroën » mais « Groupe PSA », une nuance qui évite l’exclusion de DS.

Chiffre d’affaires en hausse de 10 % d’ici 3 ans

L’objectif de Back in the Race était de sauver les finances de PSA, qui lors de l’entrée en fonction du PDG Carlos Tavares début 2014 étaient au bord du gouffre. Un défi brillamment relevé par l’ancien bras droit de Carlos Ghosn chez Renault.

Push to Pass comporte toujours des objectifs financiers. Ils se résument en deux points clés. D’une part, une marge opérationnelle courante moyenne de 4 % pour la division automobile pour la période 2016/2018, puis une cible de 6 % en 2021. D’autre part, le chiffre d’affaires doit progresser de 10 % d’ici 2018 puis de 15 % supplémentaires d’ici 2021.

Groupe PSA

Nous n’irons pas plus loin dans la présentation des finances, préférant laisser cela à une presse plus spécialisée. Nous préférons nous concentrer sur les annonces concernant l’offre produits. Autant le dire tout de suite, nous sommes un peu déçus sur ce point. Nous attendions enfin du concret dans la mesure où les nouveautés ont manqué ces dernières années chez PSA. Mais la présentation était davantage destinée aux investisseurs !

Régularité dans les commercialisations

Sur le plan produit, pas de grosse annonce donc. Le groupe lancera d’ici 2021 34 nouveaux véhicules, avec 26 voitures particulières et 8 utilitaires. Un maître-mot dans le calendrier des lancements : régularité. On nous promet ainsi un grand lancement par an, par marque et par région.

Conscient que les chevrons semblaient un peu à l’abandon ces temps, Carlos Tavares a voulu être rassurant en promettant 12 nouveautés d’ici 2021. Chez DS, ce sont 5 véhicules mondiaux qui sont annoncés.

Groupe PSA logo

Sur le plan technologique, deux grandes annonces : une offensive sur le marché des voitures vertes et l’arrivée progressive de la conduite autonome. D’ici 2021, sept hybrides rechargeables et quatre électriques seront lancées. En 2018 seront disponibles les premières autos avec assistant de conduite dans les embouteillages (un équipement déjà proposé sur des Volkswagen en 2015…). Les modèles « sans les mains » arriveront en 2020, un an avant les « sans les yeux ».

Le retour aux USA confirmé

Chez les utilitaires, l’offre s’agrandira avec un pick-up rentrant dans la catégorie « une tonne de charge utile ». Avec ce nouveau modèle, PSA sera en mesure d’attirer une nouvelle clientèle, notamment en Amérique du Sud et en Afrique. Il rivalisera ainsi avec Renault qui s’apprête à lancer l’Alaskan.

C’est une preuve supplémentaire que PSA se veut de plus en plus international, pour ne pas souffrir des soubresauts économiques d’une région. Si le nombre de véhicules sera réduit, l’offre sera toujours adaptée en fonction des marchés. Le groupe a aussi confirmé son intention de revenir aux Etats-Unis.

Peugeot 2008 Restylage - 8

Il souhaite cependant prendre son temps, et le faire de manière « raisonnée et raisonnable ». PSA lancera d’abord d’ici 2017 un service de mobilité Outre-Atlantique pour connaître les goûts des américains. Il proposera ensuite dans ce service ses véhicules. Si cela est un succès, PSA ouvrira des concessions sur place !

Premier duel : Le nouveau Renault Scénic face au Citroën C4 Picasso

Premier duel : Le nouveau Renault Scénic face au Citroën C4 Picasso

Après un duel de berlines premium (lire : L’Alfa Romeo Giulia face à la BMW Série 3) et un duel de SUV haut de gamme (lire : Le Maserati Levante face au Porsche Cayenne), place à un match mettant en scène des véhicules plus familiaux et abordables. Le très attendu Scénic 4, qui devrait arriver dans les concessions Renault en fin d’année, affronte virtuellement son plus dangereux rival et actuelle référence du marché : le C4 Picasso.

Design

Le nouveau Scénic frappe fort. S’il est impossible de faire l’unanimité, il faut reconnaître que cette quatrième génération accumule les réactions positives. Renault a su rendre son monospace compact désirable !

Renault Scenic IV avant Geneve 2016

Citroen C4 Picasso - 3

Le Scénic version 2016 attire le regard avec sa silhouette galbée, qui ne renie pas le côté monospace (capot dans le prolongement du pare-brise), mais évoque par certains aspects les crossovers. Element important du nouveau modèle : d’énormes roues de 20 pouces, présentes en série ! Celle-ci ont tendance à rendre l’auto visuellement plus petite qu’elle ne l’est vraiment.

La version courte gagne 4 cm en longueur, pour atteindre 4,40 mètres. C’est trois centimètres de moins que le Picasso. De son côté, le Citroën mise sur l’originalité, avec un curieux regard sur deux étages, un jonc chromé qui englobe le vitrage des portières ou des feux entièrement intégrés au hayon.

Vie à bord

C’est peut-être à l’intérieur que le match est le plus intéressant. Scénic et Picasso ont de nombreux points communs, avec la volonté de satisfaire au mieux les familles, mais aussi quelques différences importantes. Le Scénic souhaite notamment redonner du plaisir au conducteur.

Renault Scenic IV interieur Geneve 2016

Citroen C4 Picasso - 4

Pour Renault, acheter un monospace ne doit pas être une punition. Cela se matérialise ainsi par une instrumentation replacée derrière le volant et une console qui peut se prolonger avec le rangement central coulissant, formant ainsi un cocon typé berline. Mais le levier de vitesses reste en hauteur.

Le Picasso préfère une ambiance plus aérée, et conserve l’instrumentation au centre. Son ambiance est très lumineuse grâce à un pare-brise remontant haut. Son interface fait la part belle au tactile. Le Scénic fait de même sur ses versions haut de gamme avec un écran 8,7 pouces vertical.

Côté modularité, le Scénic abandonne les trois sièges individuels à retirer du plancher pour une architecture originale : un siège + une banquette généreusement creusée pour former deux places. Le tout est coulissant. Le Picasso reçoit trois sièges individuels de même taille, qui se replient pour former un plancher plat. Il en est de même sur le Scénic, où la manœuvre s’opère en appuyant juste sur des boutons ! Les deux rivaux font le plein de rangements et d’aspects pratiques.

Renault Scenic 2016 - 8

Citroen C4 Picasso

Le Scénic est bien doté, avec pare-soleil intégré aux portes arrière, support pour tablette tactile au dos des sièges avant, trappes dans le plancher ou encore élément central coulissant, accessible pour les passagers arrière qui profitent de plusieurs branchements USB.

Avantage : Scénic

Equipements

Le Scénic se remet sérieusement à niveau, et reçoit même des équipements inédits chez Renault : système de freinage avec détection des piétons, alerte de fatigue, alerte de franchissement de ligne blanche avec correction de la trajectoire. Pour le reste, il y a la reconnaissance des panneaux de signalisation, les feux de route automatiques, l’affichage tête-haute, le parking mains libres…

Le Picasso ne peut en dire autant mais ne démérite pas avec le parking mains libres, une vision à 360°, la surveillance des angles morts ou encore le hayon motorisé.

Avantage : Scénic

Renault Scenic IV profil Geneve 2016

Citroen C4 Picasso - 1

Moteurs

Le Scénic débutera sa carrière avec deux blocs essence et quatre diesel. Les amateurs de sans-plomb feront ainsi un choix entre les TCe de 115 ou 130 ch. Pour le gazole, les dCi développent 95, 110, 130 et 160 ch. A noter que le 110 est disponible avec la boîte EDC 7 rapports et le 160 est directement livré avec la boîte EDC6. Aucune boîte automatique n’est annoncée pour l’essence. Une version hybride « légère » sera lancée début 2017 sur le dCi 110 ch.

Le Picasso soutient largement la comparaison, profitant des nouveaux blocs essence PureTech et diesel BlueHDI. Il y a ainsi des PureTech de 110 et 130 ch, ainsi qu’un plus costaud THP 165 ch. Les BlueHDI développent 100, 120 et 150 ch.

Avantage : égalité

Verdict : le Scénic bien parti pour établir une nouvelle référence

Le roi Scénic devrait garder sa couronne. Style séduisant, présentation modernisée, modularité simplifiée, équipements à jour : les arguments ne manquent pas. Le Citroën reste évidemment dans le coup. Mais le Scénic 4 dégage une image plus moderne, plus attrayante, sans pour autant négliger l’aspect familial. Si l’ancienne mouture avait du mal à cacher ses rides face au C4 Picasso, lancé en 2013, le nouveau fait les bons choix pour redonner l’envie d’avoir un monospace.

Renault Scenic IV arriere Geneve 2016-4

Citroen C4 Picasso - 2

Surprise : Citroën lance en France la berline pas chère C-Elysée

Surprise : Citroën lance en France la berline pas chère C-Elysée

Attention les amis, événement : une nouveauté dans les concessions Citroën ! Enfin… pas totalement. L’auto dont il est question, la petite berline tricorps C-Elysée, existe depuis quelques années à l’étranger, mais n’était pas officiellement vendue en France.

Destinée aux pays émergents

Pourtant, à la vue des images qui illustrent cet article, certains affirmeront qu’ils ont déjà vu sur nos routes cette voiture. Et on les croit bien volontiers puisque la C-Elysée est commercialisée sur certains marchés de l’Europe du Sud, notamment l’Espagne… où elle est produite. Quelques exemplaires ont ainsi pu franchir les Pyrénées, soit pour du tourisme, soit pour la vente via des mandataires.

Citroen C-Elysee - 1 Citroen C-Elysee - 5 Citroen C-Elysee - 2

La C-Elysée est une berline compacte à coffre conçue en priorité pour les marchés émergents, à l’image de la Chine, du continent sud-américain et du Nord de l’Afrique. Citroën ne l’a pas proposé en France pour des raisons simples : ce type de véhicules ne fonctionne pas chez nous… et la C-Elysée a un positionnement assez basique, peu en adéquation avec le reste de la gamme Citroën.

Mais le forum Worldscoop révèle l’information : la C-Elysée est officiellement en vente depuis quelques jours chez nous. Confirmation sur le site Internet français de la marque aux chevrons, où une page sur l’auto a été créée.

Deux moteurs, une finition

La C-Elysée mesure 4,47 mètres de longueur, soit une quinzaine de centimètres de plus que la moyenne des compactes vendues en France. C’est 12 centimètres de plus que la Dacia Logan, proche rivale de cette auto… même si cela ne plaira pas à Citroën. Mais le concept est le même : une voiture bonne à tout-faire, conçue avec des éléments éprouvés, au design pas moche mais pas vraiment attirant non plus et avec une planche de bord très plastique.

Citroen C-Elysee - 7 Citroen C-Elysee - 10 Citroen C-Elysee - 4

L’équipement se contente des éléments essentiels de nos jours, avec en série ou en option, l’aide au stationnement arrière, la climatisation, le régulateur/limiteur de vitesse, les rétroviseurs extérieurs électriques, le système audio CD avec Bluetooth et prise USB…

La gamme est réduite au strict minimum : une finition (Confort), un moteur essence PureTech 82 ch et un moteur diesel BlueHDI 100 ch. Le site Internet indique un prix de base de 13.900 €. Le service média de la marque n’a pas encore communiqué sur l’arrivée dans nos concessions de ce véhicule. On va tenter d’en savoir plus. Est-ce l’arrivée en France de la Fiat Tipo berline, à prix cassés, qui a motivé Citroën ?

Nous avons regardé « 2CV-4L, la guerre des petites voitures »

Nous avons regardé « 2CV-4L, la guerre des petites voitures »

Après la Deuxième Guerre Mondiale, la France doit se reconstruire. L’économie du pays n’est pas florissante. L’automobile doit donc se transformer en passant d’un bel objet de luxe à un moyen de transport utilitaire et accessible au plus grand nombre.

Qui de Citroën et Renault sera le plus populaire auprès des Français ?

Pour cela, Citroën produit dès 1948 sa 2 CV. Une auto très rudimentaire de seulement 9 ch qui laisse perplexe lorsqu’elle est dévoilée après avoir été conçue dans le plus grand secret. Le président de l’époque qui soutenait Renault et sa 4 CV lâche un « pourquoi pas » qui veut tout dire…

Deux Renault 4 garées à côté du cinéma Majestic Passy (Paris XVIème) où avait lieu la projection

Deux Renault 4 garées à côté du cinéma Majestic Passy (Paris XVIème) où avait lieu la projection

Pour autant, la « deudeuche » trouve rapidement ses acquéreurs au point que l’attente pour la recevoir pouvait aller jusqu’à… 7 ans ! La France rurale se l’arrache ! La Régie Renault vit mal ce succès. Les ventes de sa 4 CV n’ont pas le vent en poupe… Il faut donc réagir ! En 1961, la Renault 4 pointe le bout de son capot. Immédiatement, la 2 CV se vend 20 % moins bien et Citroën accuse son concurrent d’avoir copié son modèle.

La Citroën 2 CV (crédit : Alan Lewis)

La Citroën 2 CV (crédit : Alan Lewis)

Il faut dire qu’avec ses moteurs plus puissants et sa conception moins ancienne, celle qui est surnommée « 4 L » séduit davantage. Renault utilise aussi le marketing pour vanter les mérites de sa voiture, ce que Citroën se refuse pendant longtemps en comptant sur le bouche-à-oreille.

Ce documentaire passionnant à regarder et réalisé par Thierry Czajko suite à 15 mois de travail sera diffusé sur France 5 jeudi 25 février prochain à 22 h 15. Pendant une petite heure, vous pourrez apprendre énormément de choses sur le contexte des années 1960 et cette guerre sans merci que se livraient les deux marques tricolores… A voir sans hésiter !

Peugeot/Citroën : un peu de patience, les nouveautés arrivent

Peugeot/Citroën : un peu de patience, les nouveautés arrivent

D’un côté, il y a un Renault en super-forme, qui enchaîne les lancements à un rythme effréné (l’indigestion n’est pas loin). De l’autre, les deux plus grandes marques du groupe PSA, qui semblent complètement atones. Mais, soulagement, le lion et les chevrons vont enfin se réveiller en 2016. Abcmoteur fait le point sur la situation et vous dévoile le programme des prochains mois.

Le constat

C’est bien simple. Chez Citroën, il n’y a eu aucun lancement majeur depuis juin 2014 avec les C1 et C4 Cactus. En 2015, nous avons dû nous contenter de C4 et Berlingo timidement revus ! Chez Peugeot, depuis la 108, il a fallu se satisfaire des variantes sportives de la 308 (GT puis GTi) et des restylages des 208 et Partner. C’est un peu mieux, mais pas folichon, pendant que le Losange commercialisait Twingo 3, Espace 5, Kadjar, Talisman et Mégane 4 !

Citroen C4 restylee blanche

Les raisons

Même si la situation peut agacer, il n’est pas question d’enfoncer PSA et de glorifier Renault. Il ne faut pas oublier que la firme de Boulogne-Billancourt a eu un gros passage à vide entre 2009 et 2011. Les périodes de disette peuvent arriver à de nombreux constructeurs, surtout quand les soucis s’accumulent.

Pour Peugeot et Citroën, il y a d’abord eu une alliance difficile avec General Motors. Les groupes français et américain se sont rapprochés en 2012 pour concevoir en commun des véhicules, un sur le segment B (les remplaçants des C3 Picasso et Meriva) et un sur le segment C (le 3008 sera cousin avec un 4×4 Opel). Ce qui a déjà induit du retard pour le renouvellement de ces véhicules.

Peugeot Quartz dynamique-2

La coopération devait ensuite s’étendre aux segments des citadines et des familiales. Il était ainsi question que la nouvelle C5 soit une cousine de la future Insignia. Mais suite à des désaccords, ces projets sont tombés à l’eau, avec pour les marques concernées un retour à la case départ… et donc du retard.

Plus important encore, PSA a accumulé les mauvais résultats financiers, mettant en danger la santé du groupe. Les caisses n’étaient pas vides mais presque, ce qui a limité les investissements. Pour s’en sortir, PSA a augmenté son capital, avec une entrée dans celui-ci de l’Etat et du constructeur chinois Dongfeng. A son arrivée, en 2014, le PDG Carlos Tavares s’est fixé pour objectif prioritaire d’assainir les comptes, ce qu’il a brillamment réussi. Les choses se sont éclaircies, Peugeot et Citroën ont donc pu pleinement se remettre au travail.

Peugeot : nouveau départ avec le 3008 II

Le grand retour de Peugeot se fera avec un tout nouveau 3008. Le véhicule devrait être commercialisé cet automne, après une présentation au Mondial de l’Automobile. Pour faire patienter la clientèle, Peugeot pourrait exposer un show-car au Salon de Genève en mars (aux côtés du 2008 restylé).

Peugeot 3008 2016

Le 3008 II va poser les bases du « nouveau » Peugeot en inaugurant en série les dernières évolutions du design, aussi bien à l’extérieur qu’à l’intérieur, vues sur les concepts Exalt et Quartz. Il devrait aussi faire un bond technologique, Peugeot ayant un sacré retard sur la concurrence à ce niveau.

Preuve que le 3008 II est imminent, des prototypes camouflés sont régulièrement photographiés. Comme quoi, il y a du concret. La suite du programme devrait être la présentation en 2017 d’un deuxième SUV, plus imposant, et de la remplaçante de la 508.

Citroën : enfin des protos vus en test

La situation était plus inquiétante pour la marque aux chevrons, dont la gamme est vieillissante. Jusqu’il y a peu, aucun véhicule en cours de test n’était photographié, ce qui n’était pas encourageant pour l’arrivée de nouveautés !

Citroen C3 2016

Mais les choses se sont subitement accélérées cette semaine. Lundi, un lecteur du magazine Auto Plus a surpris pour la première fois la nouvelle C3 aux alentours de Paris. En clair, elle existe ! La photo laisse apercevoir une silhouette très différente des précédentes versions, moins ronde, plus classique. Et à cela une raison : la nouvelle C3 serait une 208 déguisée ! En espérant que ce soit plus qu’un maquillage façon C1/108.

Citroen C3 Picasso 2017

Mercredi, autre surprise : le remplaçant du C3 Picasso était aussi vu pour la première fois. Un premier prototype qui laisse deviner une forme toujours typée monospace, même si Citroën va ajouter une dose de SUV dans la recette pour rendre l’auto plus attractive.

Il va donc y avoir de l’animation dès l’automne. On espère avoir un avant-goût d’un de ces véhicules le mois prochain à Genève.

Sources photos > 3008 : Autoevolution, C3 : Reporter Auto Plus, C3 Picasso : Autoblog.it

Citroën C3 : en 2016, ça en fera 3 !

Citroën C3 : en 2016, ça en fera 3 !

Du haut de ses six années d’existence, la Citroën C3 n’est plus toute jeune. Heureusement, la relève arrive pour 2016 si la boule de cristal d’Abcmoteur dit juste !

La prochaine C3 inspirée par les dernières nouveautés Citroën ?

Annoncée en 1998 par le concept-car Lumière, la première génération de la C3 est apparue en 2002 (2,25 millions d’unités vendues). Elle se caractérise par son allure joviale grâce à ses lignes toutes en rondeurs. La surface vitrée est maximisée afin de garantir un habitacle lumineux – d’où l’appellation du concept… La deuxième mouture qui se trouve actuellement dans les concessions (1,3 million d’exemplaires écoulés jusqu’à mai 2015) rompt quelque peu avec ces codes en adoptant une ligne de caisse plus haute et des traits plus acérés. Que nous réservent donc les Chevrons pour le troisième opus attendu en 2016 au salon de Genève ou bien de Paris ?

Dans l'ordre : la Lumière, la C3 I (crédit) et la C3 II (crédit)

Dans l’ordre : la Lumière, la C3 I (crédit) et la C3 II (crédit)

Il est bien difficile d’y répondre ! A l’heure actuelle, la marque tricolore n’a pas encore été surprise en train de tester un prototype camouflé sur route ouverte, ce qui laisse peu de chance de voir le modèle de série en Suisse au mois de mars prochain. De plus, la philosophie de Citroën étant chamboulée, il n’est pas aisé de deviner quelle direction prendront les designers. Vont-ils décliner les gimmicks du C4 Cactus (Airbump, suppression du superflu à bord, poids plume, …) défini comme voiture essentielle ? La face avant assez clivante de la C1 servira-t-elle d’inspiration ? Rien n’est certain lorsque l’on observe les chiffres de ventes décevant de ces deux autos… Toutefois, la C3 III semble bien partie pour avoir deux rangées d’optiques superposées comme c’est le cas depuis le C4 Picasso.

avant C4 Cactus

nouvelle Citroen-C1-2014

Citroen C4 Picasso 2013-3

Pour le reste, on peut espérer voir une offre de personnalisation apparaître. Les dernières technologies à la mode telles que l’aide au freinage, une console centrale épurée accueillant un écran tactile de dernière génération, une caméra de recul, des led, … seront au rendez-vous. Du côté de l’offre moteur, elle devrait être plus ou moins calquée sur sa cousine qu’est la Peugeot 208 : à savoir des blocs essence et diesel allant de 68 à 120 ch. Malheureusement, il y aura probablement pas de version sportive d’environ 200 ch. Pourtant, une C3 VTS serait plutôt sympathique, non ? Qu’en pensez-vous ?

Citroën e-Mehari : l’audace envolée ?

Citroën e-Mehari : l’audace envolée ?

Chose promise, chose due ! Citroën vient de dévoiler l’auto électrique qu’il promettait en marge de la COP21.

Une toute nouvelle auto ? Pas vraiment…

Les bruits de couloir l’imaginaient basée sur la Bolloré Bluesummer, et c’est effectivement le cas ! Pour rappel, ce dérivé découvrable de la Bluecar – constituant notamment le parc Autolib’ à Paris –, a été présenté fin… 2013… et commercialisé un an plus tard. Comme sa sœur berline, elle s’est très largement orientée vers l’autopartage, cette fois dans le Sud-Est pendant été ! En cause notamment, une batterie Lithium Métal Polymère (LMP) qui demande à rester le plus branchée possible… sous peine de se décharger, et ce, sans rouler ! Une utilisation de point A à point B est alors idéale…

Citroen e-Mehari Citroen e-Mehari-2

Depuis, PSA a noué un partenariat avec Bolloré et il était question que Citroën vende cette sorte de Méhari des temps modernes dans ses concessions (c’est bien le cas)… avant que ne débarque un concept Cactus M transformant le sympathique C4 Cactus (lire notre essai) que l’on connaît en auto de plage ! Malheureusement non destinée à la série, voici que cette e-Méhari fusionne le tout ! Basée techniquement sur la Bluesummer, elle en reprend l’allure globale tout en gagnant des optiques proches du Cactus, les dimensions (3,81 m), son intérieur (évolution de celui de la Bluecar, volant spécifique notamment), mais surtout son moteur électrique de 68 ch et sa batterie LMP, technologie développée par le Groupe Bolloré. Elle lui permet de développer entre 100 km (extra-urbain) et 200 km (urbain) d’autonomie, rechargeable en 8 h en 16A sur les bornes domestiques ou Autolib’ ou 13 h sur prises domestiques, en 10A.

Citroen e-Mehari-3

L’auto permettra d’atteindre 110 km/h, une vitesse de pointe pas bien éloignée de celle de la Méhari originelle. La délicieuse sonorité du bicylindre est remplacée par le sifflement électrique ! Une filiation que Citroën veut rappeler avec des couleurs vives : un vert rappelant fortement le concept Cactus M, des jaune et orange vifs, et un beige plus discret (des teintes que l’on trouve couramment sur l’ancêtre !), une capote amovible (noire ou rouge-orangée) à diverses configurations, quatre places avec une banquette rabattable à l’arrière, des nervures dans les portes rappelant celles de l’ancienne, un châssis surélevé pour aller pique-niquer dans les bois sans crainte, une carrosserie thermoformée rappelant le plastique ABS de l’originelle, et ainsi montrer une belle résistance au temps et… au quotidien. Enfin, un détail et non des moindres, l’auto se lave intégralement au jet d’eau, grâce notamment à des garnissages de siège imperméables en TEP  (beige ou rouge-orangé). Cette Méhari des temps modernes cède au passage à la mode des crossovers d’un certain côté, en adoptant des élargisseurs d’ailes, bas de caisse et pare-chocs noirs. L’auto sera disponible au printemps 2016 aux alentours de 22 000 €, sans compter le bonus de 6 300 € et les frais de location de batterie.

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De bonnes intentions donc de la part du constructeur aux chevrons mais, et bien malheureusement, nous avons du mal à nous montrer enthousiastes ! Une telle auto plaira ou ne plaira pas et tout jugement sera forcément subjectif… De mon côté, j’avais été séduit par le concept Cactus M, continuité ludique et somme toute logique du convaincant produit qu’est le Cactus de série (retour à la simplicité contrastant avec l’essentiel de la production, sans laisser de côté la technologie de notre époque, des idées déjà assez Méhari non ?), et proposant une jolie idée de la Méhari moderne… Aujourd’hui, en utilisant la recette Bolloré, Citroën semble ici largement porté sur les économies… Difficile de ne pas retrouver, malgré tous les efforts des designers, la Bluesummer, qui sera d’ailleurs sa voisine de chaîne de production dans l’usine PSA Peugeot Citroën de Rennes. Et qui dit Bluesummer, laisse entendre des prestations bien moyennes, pas d’airbags (ABS et ESP intégrés ici), une finition très sommaire, pour une apparence toujours frêle. “Jouet ou vraie voiture ?” Une déception pour ce qui formait une actualité attendue chez le constructeur… Aussi, quand le cousin Peugeot continue de développer une 308 hybride de 500 ch, Citroën est condamné à attendre… et notamment la future C3 fin 2016, avant la remplaçante de la C5. Quand DS de son côté est toujours très tourné vers la Chine (nouvelle DS 4S) et nous réserve de plutôt maigres restylages (le standing y gagne, ce que le caractère peut y perdre) sur DS 4 et DS 5, pour patienter. Abcmoteur espère vraiment pouvoir être fier des futures productions françaises Citroën et DS à venir, et n’en doute pas au vu des performances de Peugeot. Mais que l’attente est longue ! A suivre.

Citroën Spacetourer, Peugeot Traveller, Toyota Proace : l’attaque des clones

Citroën Spacetourer, Peugeot Traveller, Toyota Proace : l’attaque des clones

J’ose ce titre avant que nous soyons tous atteints d’une overdose de Star Wars, à deux semaines de la sortie du nouvel opus de la saga inter-galactique ! Déjà liés pour la production des petites citadines C1/108/Aygo, Citroën, Peugeot et Toyota viennent de dévoiler un utilitaire moyen développé en commun.

Fabriqués en France

PSA et le Japonais se sont associés en 2012 pour ce segment. A l’époque, Toyota avait simplement rebadgé un Expert/Jumpy, que les français avait conçu avec… Fiat ! L’Italien ayant pris ses distances, l’asiatique l’a donc remplacé pour la conception de la nouvelle génération.

Seule la face avant diffère. Mais cela devrait suffire pour désigner votre "préféré".

Seule la face avant diffère. Mais cela devrait suffire pour désigner votre « préféré ».

Le communiqué de presse commun au trois marques indique que « Toyota Motor Europe a participé aux coûts de développement et d’investissements industriels de ces nouveaux véhicules. » Ces triplés seront assemblés dans la même usine, celle de Sevelnord basée à Valenciennes dans le nord de la France.

Toyota étant cette fois de la partie du début, il a pu dessiner de son côté une face avant distincte. Le Citroën et le Peugeot ont également leur propre personnalité. Mais pour des raisons financières, seuls les phares, la calandre et le bouclier sont propres à chaque véhicule. Ce qui est suffisant pour qu’ils aient leur personnalité. Du moins à l’avant, car tout le reste est commun… et est forcément très neutre.

Lancement au printemps 2016

Dévoilés dans leur version Combi, autrement dit civilisée pour le transport de personnes, les Spacetourer, Traveller et Proace n’en reste pas moins des utilitaires, avec une silhouette volumineuse qui donne l’impression qu’ils sont montés sur des roulettes. Neuf personnes devraient pouvoir prendre place à bord. Mais pour l’instant, l’intérieur n’a pas encore été dévoilé (de même que la partie technique).

Citroen Spacetourer - 1 Peugeot Traveller - 1 Toyota Proace - 1

Ces modèles adaptés aux déplacements de troupes séduiront les familles nombreuses ayant besoin d’un grand véhicule qui ne cherche pas à être un premium inabordable, comme l’est devenu le Renault Espace (lire notre essai). Ils combleront ceux qui aimeraient remplacer les C8 et 807 partis à la retraite l’année dernière.

Ce trio fera ses débuts en public au Salon de Genève 2016, en mars. La commercialisation débutera quelques semaines plus tard. Mine de rien, cela fera enfin une nouveauté pour Citroën et Peugeot !

Citroen Spacetourer - 3 Peugeot Traveller - 3 Toyota Proace - 2