Sorties

Le Mans Classic 2018 : l’Histoire des 24 Heures du Mans en action

Tous les deux ans, Le Mans Classic ouvre le circuit de la Sarthe aux légendes du passé. A ces légendes qui ont construit LA légende des 24 Heures du Mans depuis 1923. Pendant trois jours, les fans peuvent revoir batailler en piste les anciennes voitures de course, dans des sessions diurnes mais aussi nocturnes. Ainsi renaît l’atmosphère des éditions du passé, proche comme lointain, avec un système de plateaux par tranches d’âge. Essais libres et courses se succèdent en laissant également la place à diverses parades de constructeurs et de plateaux spéciaux. Une occasion unique d’admirer l’histoire de l’endurance en sport automobile. Et Abcmoteur vous avait déjà gâté avec un beau reportage de notre participation en 2014, aux côtés de BMW France. Pour ma part, c’était la première fois que je pouvais y assister. Enfin ! C’est avec une impatience presque enfantine que j’attendais l’événement. Afin de ne pas me perdre dans de grands discours, cet article va s’orienter autour d’une simple question: que retiendrai-je de ma première édition du Mans Classic?

Le Mans Classic, un incontournable

Que l’on soit féru de sport automobile ou non, Le Mans Classic offre un spectacle grandiose en piste. Depuis les plus anciens temps de l’épreuve, à savoir les années 1920, jusqu’aux plus pointues machines du début de notre siècle, toutes les catégories offrent un intérêt différent les unes des autres. Chacun pourra s’identifier à une ère plus qu’à l’autre, mais profitera à coup sûr de la diversité des technologies, performances, esthétiques, ou encore des ambiances sonores et visuelles.

Le plateau numéro 1 présente un paysage automobile absolument dépaysant. Certaines de ces carcasses auront bientôt 100 ans !

Mon autre coup de coeur sera celui du plateau des Group C. Ces impressionnantes machines qui officièrent dans les années 1980 distillent un plaisir incroyable. Les sonorités des V12 et autres moteurs rotatifs (Mazda) sont absolument exceptionnelles et font désormais partie d’un passé bien révolu !

Désormais constructeur le plus couronné de l’histoire des 24 heures du Mans, Porsche imposa sa 956 comme la première grande victorieuse de l’ère des Group C. Elle est motorisée par un flat 6, tout comme la 911 RSR qui officie toujours en GTE…

 

Le son du V12 Jaguar provient d’un autre temps. Le Mans Classic fait revivre ces époques révolues au regret de nombreux fans !

Le paddock Le Mans Classic: rêves de gosse

Moyennant un supplément d’environ 50 euros, Le Mans Classic ouvre l’accès à ses paddocks. Déambuler dans les allées remplies de mythes du passé automobile est un plaisir absolu, en plus d’un partage inter-générationnel enrichissant.

L’échange avec les équipes, mécaniciens, pilotes, est possible, et même encouragé ! Le bon esprit règne et la foule se presse aux abords des plus célèbres Ford, Porsche ou autres Ferrari ayant couru les deux tours d’horloge sarthois.

En marge du paddock et du village, Porsche exposait quelques modèles mythiques qui ont fait l’histoire des 24h du Mans. On retrouvait par exemple les 911 aux livrées du Martini Racing ou la 917K Gulf Racing, et même une 908 !

 

La clé, c’est de s’organiser

Quand on ne le sait pas, on ne peut pas le savoir ! Mais l’engouement pour Le Mans Classic est immense : cette année, ce sont 135.000 visiteurs qui se sont retrouvés sur le circuit de la Sarthe pour assister à l’événement. C’est plus de la moitié du public total des 24 Heures du Mans, avec une progression de 10% versus l’édition 2016.

La conséquence directe c’est que l’accès au circuit fut laborieux -pour utiliser le moindre mot- le samedi. Il m’a fallu 1h45 pour progresser de quelques hectomètres le matin, avant d’abandonner l’idée de rallier le parking presse (situé dans l’enceinte elle-même, soit à la toute fin de l’embouteillage géant !) puis de tout simplement repartir bredouille. J’aurai donc seulement assisté à quelques roulages le vendredi en plus d’une visite approfondie du paddock. Mais mon excitation à l’idée de voir les « Endurance Legends » (un plateau unique et inédit rassemblant GT1 des années 90/2000 ainsi que des prototypes LMP1 des années 2000) est retombée comme un soufflet. En effet, j’ai rapidement compris que même en ayant pris 3 heures et 30 minutes de marge, je manquerais le seul roulage de cette série proposé sur les journées de samedi et dimanche !

Le moment fort de ma participation à cette édition du Mans Classic restera le roulage des Group C.

Donc Le Mans Classic, c’est RDV dans deux ans avec une organisation similaire à celle que j’applique pour les 24h du Mans. Les choses se passent toujours plus aisément en connaissance de cause, et je ne peux blâmer que moi-même pour ce weekend bâclé de mon côté. Je terminerai donc sur ces simples mots : Le Mans Classic, c’est immanquable, mais organisez-vous !

Julien Landry

Julien Landry

Commercial, musicien, je suis ici parce-que j'aime conduire et j'aime écrire. C'est avec grand enthousiasme que j'essaie de transmettre ma passion pour la bagnole et le sport auto, le tout en défendant avec ferveur le plaisir de conduite.

Shares