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Championnat de France FFSA GT 2018 à Magny-Cours : 8 raisons pour lesquelles on a adoré !

Le weekend du 8 et 9 septembre, vous faisiez quoi ? L’équipe d’Abcmoteur était sur le circuit de Magny-Cours le samedi, à l’occasion de la venue du Championnat de France FFSA GT. Main event : le manche de GT4; mais plusieurs courses de soutien complétaient un spectacle qui vaut véritablement le détour. Et le dernier challenge de cette catégorie GT4, c’est d’attirer les foules au bord des pistes. On approuve ! Et voici donc 8 raisons de vous déplacer lorsque le FFSA GT (autrefois lié au GT Tour) ne passe pas loin de chez vous, que ce soit à Magny-Cours ou ailleurs. Il reste Barcelone et le circuit Paul Ricard au calendrier, pour les sudistes…

C’est hyper convivial !

Loin de l’esprit fermé des grands événements comme un GP de formule 1 ou les 24h du Mans, le FFSA GT est une formule bien moins populaire (pour l’instant). L’avantage c’est que l’atmosphère y est plus familiale et proche du public. Les accès privilégiés au paddock ne sont quasiment qu’une façade tant la proximité entre les équipes de compétition et les spectateurs est présente. Il est très aisé de se plonger dans les coulisses de ce paddock, même sans accès spécifique ! Les teams et pilotes sont tout à fait ouverts à l’échange, tant que l’on ne les dérange pas dans les phases directes de préparation aux sessions. De nombreuses visites collectives sont même ouvertes aux visiteurs avec une agréable pédagogie de la part des guides. En bref, c’est bonne ambiance et proximité assurée.

L’amitié entre commissaires basés au Mans ou à Magny-Cours illustre bien la convivialité de l’événement.

On peut y rencontrer des stars

La proximité que j’évoque se matérialise aisément par des rencontres qui peuvent être inoubliables. Sur le circuit de Magny-Cours ce weekend, j’appuie sur la présence (et la franche disponibilité) de David Hallyday, coureur en Porsche Cup catégorie B, et de Charles Leclerc, pilote Alfa Roméo Sauber (Ferrari la saison prochaine) en F1. Ce dernier a fait l’honneur de remettre les trophées au podium de Formule 4 le samedi après-midi, récompensant notamment… son petit frère !

La Clio Cup, c’est une grosse marade !

Pardonnez-moi l’expression, mais c’est la pure vérité. Les mecs sont jetés sur une piste avec chacun la même auto, une traction légère de 220 chevaux. Pour être le meilleur, il faut cravacher la compacte au losange et savoir jouer des portières… Clairement, les pilotes n’hésitent pas à y aller franco pour gagner le moindre dixième sur son adversaire. Et sur le bord de la piste, cela donne un spectacle détonant. Parfois même de la casse ! Je me rappelle de la course du circuit Bugatti l’an passé: une Clio Cup sur le toit sous la Dunlop, on ne l’oublie pas de sitôt ! Ce samedi, pas d’accident sérieux heureusement, mais de larges sourires de voir ces Clio jongler sur une, deux ou trois roues dans certains virages, et surtout complètement décoller (pour certains !) sur le vibreur de la dernière chicane du circuit de Nevers Magny-Cours. Extra !

Les jeunes talents, stars de demain, sont en piste aujourd’hui

Assister à une manche de Formule 4, c’est assister à des batailles animées par les futurs stars de la monoplace et du GT. Ce n’est pas un hasard si on retrouve des noms connus comme Schumacher, Alesi ou ici Leclerc dans ces monoplaces: c’est une sinon la porte d’entrée des champions de demain. La relativement faible puissance des bolides donne ici aussi droit à de belles répliques en piste, chaque virage étant une possibilité de dépassement. La limite est parfois atteinte, et j’ai pu assister à une sortie à l’épingle d’Adélaide qui débouchera sur une safety car. Pas facile de sortir du lot indemne !

Si vous êtes vraiment franchouillard, il y a un plateau pour vous

Remplaçante de la RCZ Cup, la 308 Cup repose sur le même principe : une formule monotype avec des autos plutôt performantes à un budget correct. Evidemment, l’étiquette Peugeot attire beaucoup une clientèle et un public français… et la Marseillaise a résonné à de multiples reprises ! Le spectacle est certes moins exubérant que la folle Clio Cup, néanmoins un plaisir pour les yeux et de belles actions à suivre. Je recommande chaudement également.

Mythique et toujours un bonheur : la Porsche Carrera Cup !

Alors là, en tant que fan absolu de Porsche, je ne peux que vous dire du bien de ce plateau. Le son du flat 6 atmosphérique d’une vingtaine de 911 énervées (485 chevaux et un package aéro bien travaillé), c’est absolument jouissif. D’autant que la discipline s’est professionnalisée, et que les gentlemen drivers partagent désormais la piste avec des pilotes chevronnés et des jeunes assoiffés de victoire qui cherchent à percer en filière Porsche ou GT. Les coups de volant sont de haut niveau, surtout celui d’un certain Julien Andlauer (555 – Pierre Martinet by Alméras) qui a survolé les débats tout le weekend et qui trône en tête du championnat. Foncez !

Le GT4, une catégorie d’avenir diversifiée et généreuse

Le plateau GT4 s’est bien enrichi au cours des derniers mois. La diversité des modèles et des architectures moteur est exceptionnelle: du 4 cylindres turbo Renault aux V8, en passant par le flat 6 Porsche mais aussi le L6 BMW ou le V10 Audi (!), il y en a pour tous les goûts et toutes les ouïes. En outre, les différents tableaux ouvrent vraiment le champ des possibles pour la participation de pros comme d’amateurs, qui peuvent chacun se battre pour la victoire à leur niveau. Ainsi en piste, les joutes sont nombreuses et passionnantes, de quoi prendre un immense plaisir lors des courses d’une heure que le GT4 propose.

Certaines autos font figure de dinosaures, comme les légendaires britanniques: la Ginetta G55 et l’Aston Martin Vantage vendent autant de rêve que les dernières venues comme l’Audi R8, l’Alpine A110 ou la Mercedes-AMG GT. Et des modèles tout aussi populaires attendent de rejoindre les rangs de cette compétition: McLaren ou Jaguar seront bientôt de la partie par exemple.

Soutenir Alpine, digne représentant du sport auto français !

Deuxième raison sur le thème « être chauvin’, je l’avoue. L’Alpine A110 attire les regards, et sa version GT4 a de la gueule aussi ! Elle n’est peut-être pas la plus expressive vocalement, mais ses performances ne sont pas remises en cause malgré sa puissance d’environ 350 chevaux. D’ailleurs, à Magny-Cours, elle brille par une victoire de catégorie et ça fait plaisir de voir un constructeur français briller face à l’âpre concurrence étrangère. Bravo !

Ce ne sont que 8 raisons « faciles », mais il y en a des dizaines d’autres… Se déplacer sur les circuits pour le FFSA GT, c’est l’assurance pour chaque passionné de prendre beaucoup de plaisir selon ses propres goûts : le spectacle en piste adresse une large palette de préférences, l’ouverture d’esprit des coulisses satisfera les curieux et les nostalgiques. Et puis cela offre un soutien financier aux circuits et aux formules de promotion qui font vivre un sport automobile bien chahuté en France.

Julien Landry

Julien Landry

Commercial, musicien, je suis ici parce-que j'aime conduire et j'aime écrire. C'est avec grand enthousiasme que j'essaie de transmettre ma passion pour la bagnole et le sport auto, le tout en défendant avec ferveur le plaisir de conduite.

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