Essai Skoda Superb restylée TDI 150 et TDI 190 4×4 (2019) : le choix simply clever

Essai Skoda Superb restylée TDI 150 et TDI 190 4×4 (2019) : le choix simply clever

Pas facile de changer une équipe qui gagne. Skoda l’a bien compris et s’est contenté de retoucher des détails pour sa grande berline. De quoi tenir face à la concurrence ?

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Vous avez sûrement reconnu le slogan du constructeur tchèque dans le titre de cet article. Depuis quelques année, Skoda a opéré une drastique montée en gamme tout en restant un constructeur généraliste et accessible. En haut de l’échelle, la grande Superb contemple une gamme qui va de la citadine au SUV familial 7-places et qui fait de l’espace à bord sa priorité. La quasi totalité des modèles figurent régulièrement dans le top trois de leur catégorie respective en ce qui concerne la place allouée aux occupants et la Superb ne fait pas exception à la règle. Devant comme derrière, aucun risque de se retrouver trop proche de son voisin et seul la place centrale de la banquette arrière se montre peu enviable. Et, Skoda oblige, les petites attentions sont toutes là : des sièges accueillants et confortables, aux différents rangements de l’habitacle sans oublier tous les crochets et autres filets dans le coffre. Ce dernier se targue d’ailleurs d’une capacité annoncée démentielle de 601 L en carrosserie berline (je rentre quatre fois dedans), ce qui permet de partir l’esprit tranquille.

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Si on veut vraiment trouver les changements, il faut se concentrer sur quelques détails de carrosserie et sur l’équipement. Les pare-chocs sont légèrement remaniés, un jonc chromé (ou noir brillant en finition SportLine) fait son apparition entre les feux et le logo de la marque sur la malle arrière a été remplacée par l’écriture Skoda en toutes lettres, une touche de style déjà adoptée sur la compacte Scala. Un choix de jantes qui va désormais jusqu’au 19 pouces et la projection du logo Skoda à l’ouverture des portes complètent le tableau. Côté technologie embarquée, les optiques peuvent être Full LED (adaptatives à l’avant et avec clignotant défilant à l’arrière) et un avertisseur d’angle mort actif jusqu’à 70 m vient renforcer la liste déjà complète des aides à la conduite.

2.0 TDI : docile mais bruyant

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Pas de changement côté motorisation, la Superb fait toujours confiance à une large palette de puissance, allant de 120 à 272 ch. Nous avons roulé avec le TDI 150 ch traction, qui constitue la majorité des ventes, ainsi qu’avec le TDI 190 ch 4×4, tous deux associés à la boîte DSG à double embrayage et 7 rapports. Sans surprise, le premier se montre docile et suffisant en performance, bien qu’un peu mollasson en reprise. Impossible de le prendre en défaut sur la consommation en revanche, avec un tout petit 5,1 l/100 km relevé lors de l’essai effectué sur parcours mixte à allure normale. Belle performance ! De son côté, le TDI 190 apporte le petit supplément de peps qui fait défaut au 150 et propose un meilleur agrément général. Malheureusement, avec l’un comme avec l’autre, la DSG s’est montrée lente à réagir, que l’on soit en mode automatique ou avec les palettes au volant. Les temps de passage sont un peu réduits en mode Sport, mais la boîte maintien alors inutilement la vitesse engagée alors que l’on pourrait évoluer sur le couple. En outre, ces deux diesel se montrent bruyant à l’accélération, tout comme ils claquent allègrement au ralenti.

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Une suspension pilotée efficace

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Deux petits défauts qui sont toutefois négligeables face aux qualités du châssis de la Superb. Les deux modèles essayés étaient équipés de la suspension pilotée optionnelle DCC qui propose différentes lois d’amortissement. En Confort, la Skoda étonne vraiment par sa très bonne filtration des aspérités de la chaussée, qui sont gommés avec brio. Revers de la médaille, quelques ondulations sont clairement perceptibles dans l’habitacle, et bien qu’elles ne soient pas envahissantes, cela ne plaira pas à tout le monde. En Sport c’est l’inverse : les mouvements de caisses sont bien mieux endigués et l’état de la route se ressent plus, sans que l’amortissement ne devienne cassant. Le mode Normal offre pour sa part un bon compromis entre les deux autres susmentionnés. La Superb est rassurante et neutre en toute circonstance, les amorces de sous-virage sont progressives et l’arrière rivé au sol ne bouge que si on le chahute vraiment. Le tout avec une agilité correcte dans le sinueux, mais pas exceptionnelle pour la catégorie. C’est tout ce que l’on attend d’une familiale dédiée aux longues distance.

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Le bon choix

Difficile de ne pas recommander la Skoda Superb tant elle se montre aboutie, discrète et agréable au quotidien. Ses quelques menus défauts sont bien vite pardonnés au vu de l’agrément qu’elle propose et son tarif compétitif -à partir de 36 250 € avec un TSI 150 ch, et 47 150 € pour notre TDI 190 4×4 SportLine, richement équipée- joue également en sa faveur. Elle n’excelle peut-être que sur la place dont elle dispose à l’intérieure, mais la Tchèque propose une très bonne moyenne sur tout le reste, faisant d’elle un choix simplement intelligent. Histoire de coller avec son temps, la Superb disposera également l’année prochaine d’une version hybride rechargeable baptisée iV. Une première pour le constructeur, qui ne choisit rien de mois que l’un des meilleurs modèles de sa gamme pour inaugurer cette technologie.

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Crédits photos intérieur et coffre : Skoda.