Essai Nissan Qashqai 2019 : rentrer dans le rang

Essai Nissan Qashqai 2019 : rentrer dans le rang

Restylé en 2017, le Qashqai profite de nouvelles motorisations déployées depuis l’automne dernier. Voici un retour d’expérience au volant du dCi 150 ainsi que du nouveau bloc essence 160 ch.

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Véritable best seller de Nissan depuis des années, le Qashqai n’est plus à présenter. Il pullule dans nos rues, à tel point qu’il se fond dans le paysage automobile français sans faire de vagues. Pour rester dans le coup, un petit restylage opéré en 2017 lui a offert une seconde jeunesse en modifiant un peu la face avant (pare-chocs et calandre), les optiques, les jantes et l’équipement. Mais globalement, pas de révolution à l’horizon : on ne change pas une équipe qui gagne. Même combat à l’intérieur où la présentation reste classique mais fonctionnelle, et où la qualité de finition est honnête, sans atteindre des sommets. Pour ceux qui ne seraient pas familiers du crossover nippon, sachez qu’il offre de la place pour 4 adultes afin qu’ils voyagent confortablement et que son coffre (annoncé à 400 litres avec roue de secours) n’est pas des plus logeables mais ingénieusement modulable avec un double planché en plusieurs parties.

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Seulement, cela ne suffit plus. Il ne vous aura pas échappé que les normes antipollution étant ce qu’elles sont, la mise en conformité des motorisations est également obligatoire pour tous les modèles sur le marché, aussi a-t-il fallu revoir les blocs du Qashqai pour les rendre homologables en euro6d-Temp avant le passage fatidique au WLTP. Initiée à l’automne 2018, cette mise à jour de la gamme moteur est maintenant achevée et se traduit par un total de 4 motorisations, deux diesel et deux essence. Côté fuel lourd, on dispose au choix de 115 ch (110 auparavant) ou 150 ch (130 sur les anciens modèles). Côté sans plomb, c’est un bloc 1.3 DiG-T (bloc développé au sein du groupe Renault-Nissan-Mitsubishi) disponible en 140 et 160 ch qui se charge d’animer le SUV.

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Choix aisé

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Lors de la présentation, j’ai pu mettre la main sur un dCi 150 couplé à la transmission intégrale Intelligent 4×4 et la boîte manuelle (boîte CVT Xtronic disponible en option). Malgré ses 340 Nm de couple, je l’ai trouvé peu démonstratif -les accélérations sont très linéaires- et inutilement bruyant : il gronde à chaque pression du pied droit, les relances n’étant pourtant pas expéditives. Le meilleur choix ? Si vous voulez absolument rouler au diesel mais n’avez pas expressément besoin de la transmission intégrale non permanente (jusqu’à 50 % du couple est envoyé sur l’essieu arrière, uniquement quand la motricité est précaire), restez sur la version 2 roues motrices. Vous économiserez 11 g de CO2/km et 83 kilos qui se ressentiront au volant ainsi que sur la consommation (8,6 L relevés lors de l’essai). Mieux, le 115 ch sera suffisant pour des trajets quotidiens si vous n’avez cure de la performance, surtout qu’il peut-être associé à une boîte à double embrayage.

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Histoire d’assurer la parité, j’ai aussi consacré du temps au nouveau 4-cylindres turbo 1.3 de 160 ch. C’est clairement la bonne surprise de cet essai, tant il s’est montré agréable et en adéquation avec le Qashqai. On passera sur son bruit banal, mais il fait preuve d’une belle santé et permet d’envisager sereinement tous dépassements et insertions sur voie rapide. Le secret derrière ce ressenti ? Le poids : avec seulement 1375 kg sur la balance en essence, le crossover rend 150 kg au dCi 150 (et même 233 kg à la version 4×4 !). Résultat des courses, les performances sont meilleures (8,9 s de 0 à 100 km/h contre 9,5 s pour le diesel), la consommation lors de l’essai s’est limitée à 7,8 L/100 km malgré une bonne partie des routes du parcours avalées à bon train et l’absence de vibrations est fort agréable. Je continue ? Les émissions de CO2 sont les mêmes et, à finition équivalente, ce 160 ch essence est 2 550 € moins cher que le 150 ch diesel… Sans même compter le surcoût de la transmission intégrale. Il n’y a pas photo !

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Et pourquoi pas lui ?

Question comportement routier enfin, le Qashqai ménage la chèvre et le chou. Confortable sur long trajet, il ne s’affaisse pas pour autant sur ses suspensions en virage quand vous êtes pressé. Vous voulez un caractère sportif ? Allez voir ailleurs. Une auto dotée d’une suspension pneumatique qui gomme toutes les aspérités de la chaussée ? Tournez-vous vers des marques haut de gamme. En revanche, pour un SUV compact profitant d’un bon compromis entre confort et dynamisme (en essence, les diesel étant fatalement plus lourds), vous avez frappé à la bonne porte. En pinaillant un peu, les jolies jantes de 19 pouces livrées en finition haute induisent des remontées un peu trop marquées dans l’habitacle (les petites imperfections sont bien perceptibles, surtout à basse vitesse) et les sièges gagneraient à être un peu plus moelleux. Sur route bosselée, un effet de pompage peut se faire sentir et l’auto se déleste facilement à vive allure, mais l’effet n’est pas piégeur. En définitive, le Nissan Qashqai 2019 n’en fait pas des tonnes, ne promet pas la lune, mais entre dans le rang en s’affirmant comme la recrue discrète sur qui l’on peut compter. Pas désirable à tout prix, mais certainement recommandable.

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Tarifs du Nissan Qashqai 2019

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