Péages des autoroutes : 30 % de réduction pour les usagers réguliers

Péages des autoroutes : 30 % de réduction pour les usagers réguliers

A partir de février, les automobilistes qui font au moins 10 allers/retours dans le mois sur un même itinéraire profiteront d’une réduction de 30% des tarifs des péages sur l’ensemble des trajets !

En pleine crise des Gilets Jaunes, le gouvernement savait que l’augmentation des prix des péages allait mal passer. Il a donc demandé aux sociétés d’autoroutes de faire un geste commercial. Après plusieurs réunions, la ministre des Transports, Elisabeth Borne, et les concessionnaires ont trouvé un accord. Officiellement sans contrepartie, ces dernières vont mettre en place dès février des abonnements à prix avantageux pour les conducteurs qui font régulièrement le même trajet. La mesure s’adresse ainsi à ceux qui empruntent l’autoroute pour aller travailler. Et mine de rien, ils vont faire une belle économie.

Quelle remise ? Qui va en profiter ?

L’offre est belle : des tarifs réduits de 30 %. Cela concernera les conducteurs qui effectuent régulièrement le même trajet, entre deux points déterminés. Ceux-ci devront souscrire à une offre d’abonnement et faire au moins 10 allers-retours par mois. Si c’est le cas, le prix de l’ensemble de ces allers-retours sera baissé de 30 %.

Les détails seront dévoilés par chaque société concessionnaire fin janvier. On sait qu’il n’y a pour l’instant pas de limite de durée et de kilométrage. L’offre sera réservée aux voitures particulières et aux deux roues. L’abonnement ne sera pas gratuit mais ne coûtera pas plus de 2,50 € par mois. Les conducteurs qui profitent déjà d’un abonnement à prix avantageux (il en existe sur des portions particulières comme le périphérique à Lyon) pourront choisir la formule la plus avantageuse.

Le Ministère des Transports donne des exemples. En voici un. Un automobiliste effectuant 10 allers/retours par mois entre Pont-d’Ain et Beynost sur l’A42 a dû payer 84€ par mois de péages en 2018. En 2019, avec la mesure, il n’aura plus à payer que 60,20€, soit une économie de 23,80€ par mois par rapport à 2018. Le cadeau est à la charge des sociétés concessionnaires. Celles-ci espèrent sûrement que l’offre va convaincre des automobilistes à prendre plus souvent l’autoroute. Elles pourraient bien y gagner au final !

S’il y a une bonne nouvelle pour les usagers réguliers, pour les autres, il y en a une moins bonne : comme d’habitude, les tarifs des péages vont augmenter le 1er février, d’environ 1,8 %.

Pourquoi les tarifs n’ont pas été gelés ?

Certains espéraient un gel des tarifs, comme ce fut le cas en 2015. D’autres rêvaient carrément d’une baisse ! Mais le gouvernement n’a pas voulu empêcher les hausses du 1er février. Celles-ci sont en effet définies par les contrats signés entre l’Etat et les sociétés concessionnaires. Les règles du calcul ne peuvent donc être contournées. Si c’est le cas, l’automobiliste est toujours perdant !

En 2015, Ségolène Royal, alors ministre de l’Ecologie, fait passer en force un gel des tarifs. Conscient que celui-ci ne respecte pas les contrats, le gouvernement trouve par la suite un accord avec les sociétés d’autoroutes : elles appliqueront une compensation entre 2019 et 2023 ! Or ces hausses exceptionnelles s’appliquent sur des tarifs de départ qui ont augmenté depuis 2015. Les entreprises vont au final gagner plus d’argent qu’elles en auraient eu si elles avaient simplement appliqué la hausse contractuelle en 2015.

L’actuel gouvernement ne voulait pas répéter cette erreur. Par ailleurs, il a dit non aux sociétés qui ont proposé un gel en 2019 contre un allongement de la durée des concessions. L’Etat ne veut plus prolonger sans cesse ces durées. Le geste aurait d’ailleurs été mal perçu par les Français qui s’agacent des énormes profits des sociétés d’autoroutes.

Test des Nokian WR D4 : pour dompter la neige !

Test des Nokian WR D4 : pour dompter la neige !

La réputation de Nokian dans le domaine des pneus hiver n’est plus à faire : En effet, le manufacturier finlandais est devenu un habitué du haut des classements des tests de pneus hiver, et il n’est pas nécessaire de chercher bien longtemps pour trouver en ligne une multitude de commentaires élogieux écrits par les clients. Le froid approchant, j’ai donc décidé d’équiper ma voiture avec la monte star du fabriquant, j’ai nommé les Nokian WR D4. Mais sont-ils vraiment aussi bons que ce qu’en disent les avis ? J’ai eu l’occasion de me faire ma propre idée avec un essai sur pas moins de 2000km.

Le pneu hiver Nokian WR D4

Mi-décembre, direction le garage pour faire monter les pneus neufs sur mes jantes hiver (qui ont définitivement connu des jours meilleurs). Le test qui suit livrera mes conclusions sur les pneus Nokian WR D4 en dimensions 205/50 R16, montés sur une Mazda MX-5. Tester des pneus hiver sur un roadster peut sembler illogique, mais c’est intéressant, puisqu’il n’y a pas de “triche” possible. Il s’agit d’un véhicule qui n’est absolument pas conçu pour conduire en conditions hivernales : propulsion et aides à la conduite minimalistes font que par défaut, la voiture glisse dans tous les sens. En d’autres termes, si ces pneus donnent de bons résultats là-dessus, il y a fort à parier que vous obtiendrez au moins aussi bien, sinon mieux sur une auto plus stable.

D’autre part, c’est une vraie machine à tester des pneus : Ressenti au volant précis, confort sommaire qui permet d’apprécier la moindre variation (en mieux ou en pire) et insonorisation quasi-inexistante qui laisse peu de chance de rater les bruits de roulage. Bref, vous l’aurez compris : c’est finalement assez pertinent.

Premières impressions : le confort prime

Dès les premiers tours de roue en sortant du garage, je constate que l’on est sur une gomme assez tendre. Je considère cela comme un avantage, puisque les pneus font moins de bruit sur les revêtements rugueux, et absorbent mieux les petits défauts de la route (joints de dilatation, plaques d’égouts, nids de poule …).

Mazda MX-5 équipée de pneus hiver Nokian WR D4

Elle s’accompagne toutefois d’un inconvénient, à savoir une plus grande déformation des flancs dans les courbes, et donc une conduite un petit peu moins précise. Après tout, il faut avouer que les WR D4 ne sont pas vraiment des pneus sportifs. Pour cet usage, il faudrait en théorie leur préférer des WR A4, mais ils n’étaient pas disponibles dans mes dimensions. Pour ma part le gain de confort par rapport à mes anciens pneus, à la gomme plus dure, est appréciable.

Test des WR D4 sur autoroute

Un peu plus loin en prenant l’autoroute, j’ai noté un bruit comme un sifflement naissant à partir de 90km/h, plus présent aux alentours de 120km/h et s’estompant progressivement au-delà pour disparaître une fois passés les 140km/h. Je n’ai jamais eu de tel sifflement avec mes autres montes pneumatiques, que ce soit été ou hiver. Alors est-ce dû à la sculpture du pneu constituée de fines lamelles, à la déformation des flancs, au fait que les pneus ne soient pas encore bien “entamés”, ou à ma voiture qui est en train de rendre l’âme (espérons que non !), je l’ignore. Toujours est-il que le bruit se fera certainement vite oublier dans une voiture mieux isolée.

Adhérence : pas infaillible mais presque !

Puisque nous parlons de pneus hiver, ce qui vous intéresse principalement est sans doute l’adhérence de ces pneus dans le froid, et éventuellement dans les conditions délicates type neige et boue. Et ça tombe bien, puisque deux jours seulement après le montage de mes pneus sont arrivées les premières chutes de neige. Afin de pousser les WR D4 dans leurs derniers retranchements, je les ai emmené sur mon banc d’essai maison, à savoir une petite route sinueuse ayant la particularité d’avoir des virages en pavés (remercions l’Alsace pour cette invention). Une fois enneigée, elle devient une vraie patinoire, sur laquelle j’ai pu vérifier l’adhérence des Nokian sur ce revêtement piégeux.

Essai sur routes enneigées

Et j’ai été assez surpris par le résultat : même sur les congères, je n’ai pas ressenti de perte d’adhérence notoire, sauf peut-être vraiment lorsque je prenais des tas de neige épais, et encore bien que les roues arrières se mettant à patiner puissent surprendre un peu, à aucun moment je n’ai eu l’impression de perdre le contrôle. Sur ces résultats très concluants, j’ai essayé de désactiver l’ESP et le Traction Control. Là forcément, on perd nettement en stabilité, avec de belles glissades lors des franches accélérations, mais toujours de façon régulière et sans sous-virage.

Essai des pneus neige avec la Mazda MX-5

Même dans des cas extrêmes donc, les pneus font très bien leur travail. Il faut de mon point de vue vouloir le faire exprès pour vraiment les mettre en défaut. Surtout que les conclusions que je tire de ces pneumatiques ont été réalisées à bord d’un véhicule encore une fois vraiment inadapté à la conduite hivernale. Si vous disposez d’un véhicule plus stable (traction ou mieux encore, à transmission intégrale), alors nul doute que vous obtiendrez des résultats encore plus concluants.

Mon verdict sur les WR D4

Pneu hiver Nokian WR D4 dans la neige

En l’espace de 2000 kilomètres parcourus le mois dernier, j’estime avoir eu l’occasion de réaliser un test assez complet et prenant en compte des terrains variés (pluie, neige, boue, autobahn …) pour pouvoir me prononcer sur la qualité de ces pneus, sauf peut-être à l’exception de l’usure, qui aurait nécessité de parcourir plus de distance. Et concrètement …
Côté tarif, comptez une centaine d’euros pour les pneus WR D4 en 205/50 R16 91H.

Est-ce que je les recommanderais sur une sportive ?

Oui, pourquoi pas. Si comme moi votre voiture plaisir est votre daily driver, alors les WR D4 vous permettront de l’utiliser sereinement pendant la période hivernale. Notez toutefois que vous perdrez un peu sur le caractère sportif, mais avouons-le, on a quand même généralement tendance à moins arsouiller sur les routes en hiver. Si vraiment vous ne pensez pas pouvoir tenir le coup, alors peut-être que vous devriez tenter les WR A4.

Est-ce que je les recommanderais pour d’autres types de voitures ?

Certainement ! Compte tenu de ce que j’ai pu observer sur ma voiture, j’imagine que monter de tels pneus sur un véhicule 4×4 par exemple pourrait en faire un allié redoutable pour quiconque est fréquemment amené à arpenter les routes blanchies, et que pour une voiture plus classique, le confort des Nokian WR D4 saura se faire apprécier au quotidien.