Essai Skoda Kodiaq RS : pour famille pressée

Essai Skoda Kodiaq RS : pour famille pressée

Le Kodiaq, c’est 277 000 exemplaires écoulés depuis le lancement commercial du SUV en 2017. Fort de son succès, ce cousin du récent Seat Tarraco se dote à présent d’une version épicée badgée RS. L’accent est mis sur la polyvalence et l’agrément plus que sur la sportivité pure et dure.

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Jantes de 20 pouces spécifiques, bouclier avant plus expressif, pare-chocs arrière avec diffuseur et double sortie d’échappement (factice), étriers de freins rouges… Le Kodiaq RS ne fait pas dans la dentelle ! Pour renforcer encore le côté menaçant, tous les détails habituellement chromés (pourtour de calandre, cerclage des vitres latérales, détails sur les boucliers) sont ici peints en noir brillant. Des optiques Full LED livrées de série complètent le tableau. Avec le rouge Velvet optionnel, le Kodiaq RS a fière allure et son gabarit imposant ne passe certainement pas inaperçu sur la route. Ses proportions imposantes, 4,7 m de long pour près de 1,9 de large sans les rétroviseurs, s’expliquent par le fait que sous une seule et même carrosserie, Skoda propose une configuration 5 ou 7 places. Bonne idée d’avoir laissé le choix aux acheteurs, même pour la version la plus énervée de la gamme !

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Technologique mais toujours aussi pratique

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L’intérieur mérite lui aussi que l’on s’attarde sur son cas. Skoda a fait ici le choix de l’équipement pléthorique, puisque l’on retrouve de série le digital cockpit à l’affichage personnalisable, la clim auto bi-zone, le système d’infodivertissement 8 pouces avec service connectés Skoda Connect, le hayon électrique avec ouverture mains libres ou encore le régulateur de vitesse adaptatif. Griffe RS oblige, la sellerie fait la part belle au cuir et à l’Alcantara, qui court des contre-portes jusque sur les magnifiques sièges semi-baquets. Ces derniers maintiennent très correctement et, s’ils sont fermes, il ne sont pas inconfortables même après quelques heures de route.

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Et parce que l’ADN de la marque ne se trahit pas, des dizaines de solutions intelligentes sont présentes à bord, comme des parapluies dans les portes avant, une petite boîte à gant côté conducteur, des poubelles dans les vide-poches, un clip de maintient de ticket sur le pare-brise… Il est même possible d’opter en option pour un pack confort passager qui comprend des appuie-têtes arrière avec maintien latéral pour éviter les torticolis en dormant, le tout assorti de couvertures qui disposent de leur emplacement dédié dans le coffre ! Pour une famille, on fait difficilement plus accueillant. N’importe quel gabarit sera à son aise sur la banquette arrière et côté capacité de chargement, le Kodiaq se montre très généreux avec 720 L de coffre en configuration 5 places ainsi qu’entre 270 et 630 L en configuration 7 places, suivant que les strapontins soient déployés ou repliés.

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La polyvalence avant tout

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Quand vient l’heure de prendre la route, mieux vaut ne pas se tromper : tous ceux qui prennent le Kodiaq RS pour une sportive reviendront déçus. Ceux qui cherchent de bonnes performances et un comportement dynamique un peu plus marqué que sur les autres finitions seront en revanche conquis. Le châssis reprend la base du Kodiaq Sportline avec une assiette abaissée de 15 mm, mais les suspensions pilotées sont ici spécifiques afin de mieux contenir les mouvements de caisse. Et une fois le mode Sport enclenché, le travail des ingénieurs se révèle : le gros Kodiaq avale les courbes sans trop s’affaisser sur ses roues extérieures et il s’apprécie tout à fait en balade rapide, la direction offrant consistance et précision. Avec près de 1,9 tonnes à déplacer et un centre de gravité haut perché, il ne faut pas s’attendre à des miracles : dès que le tracé devient très sinueux, le Kodiaq RS impose de baisser le rythme. Une bonne excuse pour tester les modes Normal et Confort, qui permettent aux amortisseurs de se détendre un peu pour mieux gommer les irrégularités de la chaussée. Il est alors très agréable d’aligner les kilomètres, même aux places arrière, bien qu’un effet de pompage soit perceptible en mode Confort.

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Sous le capot prend place un 4-cylindres 2.0 diesel de 240 ch, seule motorisation disponible pour le RS. Déjà présent dans d’autres production du groupe Volkswagen, il offre à la fois des performances intéressantes (0 à 100 km/h en 6,9 s) et un comportement très sage, presque timide. A bord du Kodiaq, son caractère est tellement policé que l’on se retrouve vite à des vitesses répressibles sans même s’en rendre compte. Ses deux turbos (un basse pression et un haute pression, pour améliorer la réactivité du moteur) entrent en action tôt pour prodiguer 500 Nm de couple dès 1 750 trs/min, mais ils ne sont jamais violents. La cavalerie est transmise à la route via une boîte DSG à 7 rapports et une transmission intégrale non permanente, puisqu’elle privilégie les roues avant quand la motricité est suffisante.

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En conclusion

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Le Skoda Kodiaq RS est une voiture de compromis. Le SUV tchèque est sportif visuellement mais plus technologique que radical à l’intérieur, tout comme il est dynamique mais sage et prévisible dans ses réactions. Même son prix tranche la poire en deux : affiché à partir de 50 940 €, il est entre un Peugeot 5008 GT moins puissant (45 400 €) et un BMW X3 xLine 25d (61 400 €). Il saura en tout cas combler une famille qui a besoin de place sans sacrifier le look ni les performances.