Essai nouvelle Skoda Fabia 1.0 TSI 110 DSG7 : La bien élevée

Essai nouvelle Skoda Fabia 1.0 TSI 110 DSG7 : La bien élevée

La troisième génération de la citadine tchèque est arrivée sur le marché en 2014. Pour rester dans le coup et tenir encore quelques années, elle s’offre un restylage de mi-carrière. Nous l’avons essayée en berline (finition Style) et en break (finition Monte Carlo), afin de voir si elle est toujours pertinente en 2018.

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Il est loin le temps où Skoda rimait avec bas de gamme ! Dans le giron du groupe Volkswagen depuis 1991, la marque n’a de cesse de redorer son blason pour gagner en popularité aux yeux de la clientèle. Et le travail paye : Skoda est aujourd’hui le 9ème constructeur européen en termes de ventes et la Fabia est le deuxième modèle le plus vendu de la marque derrière l’Octavia. Aussi, pas question de changer une équipe qui gagne. En conséquence, la Fabia restylée évolue timidement face à celle qu’elle remplace. Ses phares changent (optiques Full LED en option), sa calandre aussi en devenant plus massive, et le bouclier avant est légèrement remanié. A l’arrière, les feux et le pare-chocs sont également très subtilement retouchés. C’est peu, mais assez pour redonner un petit coup de jeune à la ligne connue. Entre la berline et le break Combi, seule la partie arrière change. Belle initiative de la part de Skoda de continuer à proposer ce type de carrosserie sur ce segment, la seule concurrence venant actuellement de la Renault Clio Estate. On aime ou on déteste, mais le choix existe pour ceux qui en feraient la demande !

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L’intérieur suit la même tendance que l’extérieur et les changements opérés portent surtout sur des détails. Un nouvel écran multimédia fait son apparition, de nouvelles selleries et surpiqûres sont disponibles au catalogue, et les compteurs évoluent eux aussi. Ils restent cependant analogiques et encerclent un écran noir et blanc. Pour le combiné d’instrumentation entièrement digital déjà disponible sur la Polo ou l’Ibiza, ses cousines du groupe VAG, il faudra attendre la prochaine génération qui n’arrivera pas avant fin 2020, au mieux. L’ensemble est bien fini et respire le sérieux, mais l’ambiance austère et un brin monotone n’est pas des plus accueillantes. Heureusement que la planche de bord est personnalisable pour égayer le tout et que le break peut disposer d’un grand toit vitré. Si la Fabia n’est pas à la pointe de la technologie, impossible de lui reprocher quoi que ce soit niveau habitabilité en revanche. Quatre adultes y seront à l’aise, l’habitacle regorge de rangements, le coffre dispose de plein d’astuces comme des filets de retenus, des crochets pour les sacs et même une lampe torche magnétique (break seulement) pour être éclairé en cas de crevaison en pleine nuit. Les sièges sport qui équipaient nos montures sont assez moelleux et maintiennent correctement. Quant au volume du coffre, il va de 330 L sur la berline à carrément à 530 L sur le Combi, de quoi voir venir !

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Economie et agrément

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Vous vous en doutez, la révolution ne se trouve pas non plus côté mécanique. Sous le capot prennent place les 3-cylindres 1.0 TSI et 4-cylindres 1.0 MPI. Ces derniers, atmosphériques, offrent des performances franchement restreintes : avec 60 ou 75 ch et seulement 95 Nm de couple, ils cantonnent la Fabia a un usage exclusivement urbain. Ils sont néanmoins appréciés des flottes et des loueurs tout autant qu’ils permettent à Skoda d’offrir un prix d’appel de seulement 13 290 €. Pour un usage polyvalent, les 1.0 TSI turbo sont tout indiqué. Disponible en 95 et 110 ch, ils permettent à la Fabia de s’aventurer hors des villes avec aisance. Le 110 brille plus par ses 200 Nm de couple (40 de plus que le 95 ch) que par sa puissance, et les relances sont tout à fait correctes pour une auto de ce gabarit. Le 3-Cylindres émet en plus un bruit pas désagréable à l’oreille, alors que la consommation relevée sur parcours mixte s’est établit à 6,8 L/100 km, un chiffre franchement acceptable. Nous l’avons essayé associé à la boîte automatique à double embrayage DSG7, qui s’est montrée douce est suffisamment rapide pour la petite Fabia, exception faite des démarrage ou elle est hésitante et parfois brutale. Le Stop & Start n’est pas discret non plus, l’ensemble de la voiture vibrant de manière désagréable à chaque mise en route du moteur.

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Le châssis de la Fabia est très neutre. Pas joueur ni flemmard, il offre un bon compris confort/efficacité. Les suspensions encaissent correctement les déformations du bitume, au prix de quelques mouvements de caisse assez importants. La châssis sport de la Monte Carlo, surbaissé et affermi, corrige ce défaut, mais il faudra alors composer avec un amortissement plutôt sec, surtout avec les jantes optionnelles de 18 pouces. Entre dynamique de conduite et confort au quotidien, il faut choisir… Berline ou Combi, le comportement routier est identique, notamment parce que l’empattement est exactement le même entre les deux carrosseries.

En conclusion

La Skoda Fabia est une bonne voiture. Ni plus, ni moins qu’une citadine bien pensée, elle est conçue avec soin et bien placée financièrement parlant. La gamme démarre à 13 290 € et grimpe jusqu’à 20 040 €, alors que le break Combi est accessible pour 600 € de plus que la berline à finition et motorisation équivalentes. La dotation de série est généreuse, surtout à partir de la finition intermédiaire Edition qui comprend notamment la sono Skoda Surround à 6 hp, la caméra de recul, deux prises USB pour les passagers arrière, le régulateur de vitesse, le démarrage sans clé… Entre une Volkswagen Polo un peu plus cossue et une Seat Ibiza un peu plus dynamique, la Skoda Fabia joue la neutralité. Tout ce qu’elle fait, elle le fait bien, sans jamais prétendre être meilleure que tout le monde.