Nissan Leaf : Toujours plus loin ?

Nissan Leaf : Toujours plus loin ?

Nissan fut un des premiers constructeurs à croire en la voiture électrique nouvelle génération avec la Leaf. La première génération, apparue en 2011, a laissé sa place à un tout nouveau modèle cette année. Le style s’accorde désormais avec le reste de la gamme et la batterie atteint désormais 40 Kw pour une plus grande autonomie. Selon le nouveau cycle WLTP, plus proche de la réalité, cette Nissan Leaf peut parcourir 270 km. L’intérieur quant à lui est complètement revu et fait le plein de technologie, pour aller vers la conduite toujours plus autonome.

Un look plus dynamique.

Pour ce passage à la deuxième génération, Nissan change complètement le style de sa Leaf. Le look atypique de la Leaf première du nom est oublié et permet plus de cohérence avec le reste de la gamme. Cela a pour effet la fin du dessin un peu plan plan pour un dynamisme plus affirmé ! En témoigne la face avant avec le logo proéminent qui en impose ou encore les feux arrière boomerang s’inspirant de ceux d’un Juke ou d’une 370Z. Un faux diffuseur fait aussi son apparition, mais pas sur qu’il soit très utile avec une vitesse maximal limitée à 144 km/h. Les logos  »Zéro émission » présents sur le hayon ou derrière les roues avant sont là pour rappeler qu’il ne s’agit pas d’une voiture comme les autres.

Un équipement à la pointe.

L’habitacle fait le plein de techno. Notre finition N-Connecta (troisième niveau sur les quatre disponibles) bénéficie d’un écran tactile 7 », de la caméra 360° (toujours pratique pour se garer dans des places un peu juste), du GPS, ou encore de la connectivité Apple CarPlay et Android Auto. Les sièges avant et arrière sont chauffants et une pompe à chaleur est présente de série dès le deuxième niveau de finition afin d’optimiser les dépenses énergétiques liées au chauffage l’hiver et à la climatisation l’été.

En option, nous disposions du système de conduite semi-autonome ProPilot. Bien géré, il permet d’être réellement détendu au volant. Le centrage dans la voie est efficace et ne fait pas louvoyer la voiture d’une bande à l’autre. Quant au radar de distance, il est toujours prévenant. Si une voiture se rabat devant vous, le ProPilot n’actionnera pas les freins de façon brusque, mais ralentira de façon progressive pour rétablir la distance de sécurité programmée. 

La voiture entourée de cercle bleu, symbolisant les nombreux radars, sert à activer le ProPilot.

Nouveauté majeure de cette Leaf, la e-Pedal. Les Clients souhaitaient plus de freinage régénératif et Nissan a été à leurs écoute. La dite e-Pedal s’active via un bouton situé juste devant le levier de vitesse. Une fois actionnée, le conducteur n’a quasiment plus à avoir à se servir de la pédale de frein ! Il suffit de relâcher l’accélérateur plus ou moins fortement pour doser son freinage et ce, jusqu’à l’arrêt complet. Seuls les freinages les plus appuyés nécessiteront l’utilisation de la pédale du milieu. Après les premiers mètres un petit peu déroutants, on s’habitue très vite  à cette nouvelle fonctionnalité. L’essayer, c’est l’adopter !

La touche e-Pedal permet de ne quasiment plus toucher au frein !

Sur la route

En ville, avec 150 ch mais surtout 320 Nm de couple dès le démarrage, cette Nissan est loin d’être ridicule. Les reprises sont consistantes et permettent de s’insérer dans le trafic en toute sécurité. Le 0 à 100 vous prendra moins de 8 secondes ce qui vous permettra de partir en tête aux feux rouge.

Concernant le confort, il n’est pas en reste. Les sièges au moelleux appréciable s’associent parfaitement à un amortissement bien calibré. Pavés, ralentisseurs et autres plaques d’égout ne troublent pas la quiétude qui règne à bord. Conduire cette Leaf en milieu urbain est un réel plaisir. 

Comme l’on pouvait s’en douter, le dynamisme n’est pas le point fort de La Nissan Leaf avec un châssis un peu pataud. Les reprises s’essoufflent progressivement à mesure que la vitesse augmente et que l’on se rapproche de la vitesse maximale. Rien de dramatique car elles savent rester rassurantes. Il faut simplement réajuster ses points de repère après les départs canons vécus en ville.

Une autonomie en progrès

Mais la question que tout le monde se pose concerne bien évidemment l’autonomie. Avec près de 300 km, cette nouvelle Leaf commence à posséder une réelle polyvalence. Bien sûr, les trajets urbains seront les plus à même d’augmenter la dite autonomie, a contrario l’autoroute fera fondre les kilomètres. Si il est désormais possible de rouler en électrique sans trop de soucis au quotidien, le moment de la recharge reste toujours une contrainte. Si vous avez la chance de croiser un superchargeurs (50Kw), vous pourrez récupérer 80% de la totalité de la charge en 40 minutes. Malheureusement, ils restent encore rares. Reste alors deux solutions : Utiliser une prise classique ou une WallBox à installer chez vous, cette dernière coûtant tout de même 1000€. La recharge sur prise classique (3 Kw) prendra une bonne vingtaine d’heure quand la WallBox (7 Kw) réduit ce temps à 8h. Mais cela reste encore trop long pour espérer jouer un rôle plus important que celui de seconde voiture du foyer.

A gauche, la prise CHAdeMO. Elle permet de se brancher sur les superchargeurs délivrant une puissance de 50 Kw.

Prix et bilan

Notre Leaf était une version N-Connecta disponible pour 37 500€. Équipée de la conduite semi autonome ProPilot (1 000€) et revêtue de sa belle peinture rouge (650€), notre modèle d’essai coûte 39 150€ auquel il faut retrancher 6 000€ de bonus. Le total pour le client est donc de 33 150€. Une somme non négligeable pour un véhicule qui ne peut pas encore être vraiment utilisable comme voiture principale, notamment à cause d’un temps de recharge encore trop long. Reste une voiture à la douceur de conduite exemplaire qui saura vous détendre lors de vos trajets quotidiens et vous amener occasionnellement hors des centres urbains.