Essai nouveau Volvo V60 D4 Inscription : Pour l’amour de la différence

Essai nouveau Volvo V60 D4 Inscription : Pour l’amour de la différence

Dévoilé au début de l’année, le nouveau break familial de Volvo profite d’un design bien à lui et de d’une qualité de fabrication au-dessus de tout soupçon. Découverte de l’auto dans la région lyonnaise.

Qu’il est bon de voir des challengers tenir la dragée haute aux marques établies tout en haut du marché depuis des décennies. Vous me direz, Volvo profite également d’une histoire riche, puisque la marque date tout de même de 1927. Certes. Mais le constructeur suédois ne bénéficie malheureusement pas de la même image de marque que ses homologues allemands, le fameux trio Audi-BMW-Mercedes. Un peu en retrait en termes de ventes et d’aura, Volvo persiste pourtant dans le développement de sa gamme et ambitionne de se poser en quatrième mousquetaire de la catégorie premium. Un pari qui peut se révéler juteux, pour peu que le grand public l’accepte en tant que tel. A y regarder de plus près, il n’y a pas grand chose à reprocher aux productions venues du nord. Nous avions déjà apprécié le XC40 en février dernier, c’est donc avec bonheur que nous revenons dans l’univers viking avec le V60.

Extérieurement, les designers ont choisi de laisser tomber la forme ovoïde de la précédente génération pour revenir aux premières amours de la marque. Un break Volvo, c’est carré. Calandre et lunettes arrières sont donc très verticales, ce qui confère une certaine stature au V60. Les lignes sont habilement travaillées, le coup de crayon est minimaliste et le tout donne une impression de robustesse sans précédent. La signature lumineuse de la marque est bien là : les phares à LED reprenne le dessin du marteau tandis que les feux verticaux rappels immédiatement les autres modèles de la gamme. Notre version cossue Inscription disposait également de jantes de 19 pouces optionnelles particulièrement jolies, parfaites pour remplir les passages de roues.

Première classe

La bonne impression se poursuit immédiatement en montant à bord du V60. La qualité de finition est exemplaire, les ajustements sont précis et l’ambiance classieuse est indiscutable. Les matériaux utilisés sont très bons, l’habitacle mêlant cuir, bois et textures agréables au toucher. Vous ne trouverez que très peu de plastique à bord, même en partie basse de l’habitacle. Chapeau ! L’ergonomie générale est bonne malgré le fait qu’il n’y ait que très peu de boutons sur la console centrale. Tout se pilote principalement depuis l’écran tactile. Toutes les fonctions y sont regroupées (clim, aides à la conduite, navigation, audio etc.), ce qui permet d’épurer au maximum le design intérieur. L’écran s’est montré suffisamment réactif et bien agencé pour ne pas se perdre dans les menus, en revanche le GPS est toujours aussi peu performant. Car Play et Android Auto seront donc de précieux alliés pour utiliser des applications comme Maps ou Waze.

Autre bon point pour la suédoise, l’espace à bord est conséquent. Il faut dire qu’avec 4,76 m, elle est la plus grande de sa catégorie. Les sièges avant, bien dessinés, n’engendre absolument pas d’inconfort après quelques centaines de kilomètres. Ils peuvent être climatisés (ventilés et chauffant) voire massant en option, chacun y trouvera donc son compte. Les passagers arrière ne profitent de rien de moins que du meilleur espace au jambes de la catégorie et la garde au toit est amplement suffisante pour la vaste majorité des gabarits. Le coffre est quant à lui donné pour 524 L, c’est encore une fois mieux que la concurrence (une A4 Avant propose 505 L, une Série 3 Touring se limite à 495). En bref, on s’y sent bien dans ce V60 et l’on prend la route à son bord avec plaisir.

Châssis surprenant

Les premiers tours de roues se sont faits dans la décontraction la plus totale. L’insonorisation est excellente (tout juste y a-t-il quelques bruits d’airs à haute vitesse), le confort est bon et la sono Bowers & Wilkins (en option, bien évidemment…) transforme facilement tous les trajets en fiesta improvisée. L’autoroute reste son terrain de prédilection, surtout avec le système de conduite semi-autonome efficace, mais c’est en abordant le réseau secondaire que le V60 se révèle. Faites passer la suspension adaptative en mode sport via le joli sélecteur sur le tunnel central et le break verrouille un peu plus son châssis pour contenir les mouvements de caisse. Le confort en est légèrement pénalisé mais la précision de conduite fait un bond en avant. La direction électrique devient alors très précise et agréablement consistante, les suspensions ne pompent pas ce qui permet de juguler efficacement le roulis et le V60 accepte alors d’être emmené à bon rythme, pour peu que vous restiez propre. On n’est pas encore au niveau dynamique d’un châssis BMW, mais question compromis, Volvo a fait très fort ! C’est une belle progression par rapport au reste de la gamme et ce choix pourrait permettre à la marque d’attirer quelques clients qui ne soupçonnaient pas que l’on puisse prendre du plaisir au volant d’une Volvo moderne.

Question motorisation, Volvo nous avait laissé deux diesel à l’essai : le D3 150 ch et le D4 190 ch. C’est avec ce dernier que nous avons roulé. Bien assez performant au quotidien, il ne provoque pas vraiment d’excitation au volant. Son caractère très sage en fait un bon compagnon de route mais l’envie de le cravacher n’est pas là. Tant mieux, parce qu’il devient très sonore dès que l’on met le pied au plancher. Il s’est montré sobre au cours de l’essai, avec 7,5 L en mixte tout au long de la journée. Pas sûr que le D3 soit moins gourmand étant donné qu’il faut tout de même déplacer les plus de 1 700 kilos à vide du V60. A la fin de l’année arrivera un bloc hybride T8 Twin Engine qui combinera moteur essence de 303 ch et unité électrique pour un total de 390 ch, ainsi qu’une transmission intégrale (introduite également sur le D4). Un bloc d’entrée de gamme T4 sera quant à lui disponible début 2019.

En conclusion

Belle surprise que ce nouveau Volvo V60. Confortable et agréable à conduire, très bien fini, beau, il ne mérite quasiment que des éloges. Il est hautement recommandable, au point d’en faire un incontournable pour qui cherche un break premium dans ce segment. Volvo permet ici aux clients de rouler différemment tout en maintenant au moins le même niveau de gamme et d’exigence que la compétition, et c’est bien là le principal atout de ce break suédois. Proposé dès 36 500 €, il se montre également un peu moins cher que la concurrence qui démarre à 37 180 € (A4 Avant) à puissance équivalente. Une fois bien optionnées (affichage tête haute, caméra 360 ° avec aide au stationnement, sono, toit ouvrant, combiné d’instrumentation numérique…) et avec une motorisation plus puissante, toutes les autos du segment dépassent toutefois allègrement les 60 000 €. Volvo joue donc ici le mimétisme et propose, tout comme les allemands, un catalogue de finitions et d’options fourni afin de pouvoir se concocter un V60 à la carte. De notre côté, nous somme conquis !

Un grand merci à l’ami JB de la chaîne YouTube Le Billet Auto (LBATV) pour l’aide sur les photos et la bonne humeur !

Ce qu’il faut retenir du Volvo V60

Les plusLes moins
  • Finition au top
  • Châssis plaisant et efficace
  • Confort
  • Ligne réussie
  • GPS toujours dépassé
  • Diesel sonore en accélération

Modèles essayésPrix (hors options)
Volvo V60 D4 Inscription51 900 €