Renault présente la Mégane RS Trophy

Renault présente la Mégane RS Trophy

Quelques mois après ses débuts, la Mégane RS muscle déjà un peu son jeu avec la variante Trophy, attendue par ceux qui en veulent toujours plus. La puissance du nouveau 1.8 turbo atteint un cap symbolique, puisqu’elle est portée de 280 à 300 ch. Le couple aussi est en hausse. De 390 Nm, il passe à 400 Nm avec la boîte manuelle et même 420 Nm avec la boîte double embrayage EDC. Avec la manuelle, la vitesse maxi est de 260 km/h et il faut 5,7 secondes pour passer de 0 à 100, soit un gain d’un dixième.

Pour un temps de réponse du turbo raccourci, la turbine est montée sur un roulement à billes en céramique, un matériau qui limite les frottements. Une autre évolution se trouve du côté de la ligne d’échappement : le silencieux gagne un clapet actif qui fait varier la sonorité à l’échappement, plus ou moins forte, en fonction du mode de conduite choisi avec le système Multi-Sense.

Attention au malus

Comme la RS normale, la Trophy reçoit la technologie 4Control, les quatre roues directrices. A basse vitesse, les roues arrière tournent légèrement dans le sens opposé de celles à l’avant, pour la maniabilité et l’agilité. A haute vitesse, les quatre roues vont dans le même sens, pour la stabilité. Le châssis Cup est de série, comprenant le différentiel mécanique à glissement limité, des amortisseurs et ressorts plus raides et des barres antiroulis plus fermes. Cette variante inaugure des disques de frein avant bimatière, qui allègent les masses non suspendues.

La Trophy se reconnaît à ses inédites jantes 19 pouces avec des branches rouges. L’année prochaine, il y aura en option d’autres 19 pouces, plus légères (2 kg de moins par roue). Un discret badge Trophy est présent sur la lame qui traverse le bouclier avant. Le kit carrosserie ne bouge pas, avec les projecteurs en damier RS Vision ou encore la grande sortie d’échappement centrale. A bord, pour du changement, il faut mettre la main au portemonnaie afin d’avoir de nouveaux sièges baquets. Ceux-ci ont une coque rigide et un appuie-tête intégré.

Le prix n’est pas connu. Il devrait flirter avec les 40.000 €… sans le malus, qui s’annonce très important. Une première fiche technique évoque des rejets de CO2 de plus de 180 g/km, on est donc quasiment à la taxe maximale de 10.500 € !