Nous avons testé la nouvelle Alpine A110 sur circuit !

Nous avons testé la nouvelle Alpine A110 sur circuit !

C’est fait ! Enfin le blog a pu mettre la main sur une Alpine A110 pour vous donner nos premières impressions à son volant. C’est dans le cadre d’un stage de pilotage sur le circuit Maison Blanche au Mans que j’ai donc essayé la sportive néo-rétro française.

Vidéo embarquée dans l’Alpine A110 sur circuit

Esthétique de l’Alpine A110

Personnellement j’ai toujours beaucoup aimé les traits de cette A110, dès son dévoilement. Nous l’avions d’ailleurs souligné lors de son élection de Plus Belle Voiture de l’Année. Le rappel de la berlinette d’antan est réussi tout en conférant à la silhouette une ligne moderne et attirante. C’est parée de sa robe blanche que nous attend notre Alpine dans les stands du circuit Maison Blanche. Je trouve qu’elle perd un peu de sa personnalité par rapport au superbe bleu ou même au noir ; je ne boude néanmoins pas mon plaisir…

A l’intérieur, l’ambiance est au cocon sportif. L’A110 présente un habitacle plaisant et relativement soigné à première vue. Je ne me suis bien sûr pas penché sur les détails au vu des circonstances, mais l’ensemble est raccord. Les surpiqûres bleues me plaisent, ainsi que ce volant qui vous saute au visage avec un joli bouton « Sport » rouge. Seul l’écran tactile en plein milieu de la console centrale dénote quelque peu vis-à-vis du reste, mais l’heure est à la tech, et la tech passe énormément par un écran tactile en 2017/2018.

La position de conduite est pour le coup excellente ; le maintien dans les sièges cuir/alcantara siglés est parfait, et le volant tombe sous la main au premier réglage. Dès que l’on est assis à la place du conducteur, l’envie est immédiate : on démarre ?

Mes impressions de conduite

Le démarrage du 4 cylindres 1.8L est discret. Le mode sport s’active d’un clic au volant et modifie la configuration du compteur analogique. C’est parti pour 5 tours d’un circuit que je parcours pour la toute première fois, et dont je n’ai repéré le tracé que lors d’un petit tour de reconnaissance.

Mais mon instructeur est là pour me guider. Chose qu’il fera très précisément, que ce soit au niveau des distances de freinage et des passages de rapport, ne me laissant que rarement la main de bout en blanc. Ce n’est pas plus mal pour être sûr d’appréhender le circuit de la bonne manière ; en revanche au bout de deux tours, je sentais déjà que les repères de freinage étaient peut-être plus adaptés aux grosses GT qu’à mon poids plume d’Alpine A110…

Légère et efficace

Et c’est ce qui ressort rapidement de cette prise en main ! L’Alpine succombe à la philosophie du « light is right », ce qui est parfaitement adapté à la piste, notamment sur de courts tracés. La puissance de 250 chevaux suffit amplement à propulser vivement la française de virage en virage. Le freinage est mordant et précis ; lors des plus appuyés, j’ai ressenti l’arrière gigoter gentiment. L’auto est vivante mais facile à jauger. La placer au freinage paraît être un jeu d’enfant (en freinant plus court, j’aurais sans doute pu d’avantage le confirmer…), et la répartition des masses est très bien équilibrée. Mon moniteur m’avait prévenu de me méfier du train arrière, joueur en sortie de courbe. Sur le sec, je n’ai pourtant pas ressenti une fois de survirage à la réaccélération : j’imagine qu’il faut la pousser dans ses retranchements ou volontairement jouer pour la faire partir.

Ne pas trop en faire, au risque d’être ennuyeuse ?

En usage sage et efficace, l’A110 fait le job qu’on lui demande : elle se montre rapide, précise et agile. Côté sonorité, l’ambiance à bord est plus enthousiasmante qu’à l’extérieur, heureusement. Le 4 cylindres gronde agréablement pour sa cylindrée, et l’échappement émet de vigoureux souffles à chaque passage de rapport. J’ai apprécié qu’elle n’en fasse pas trop, pour être honnête. En revanche, la voir passer sur la piste est plus ennuyeux : à part l’échappement lors du changement de vitesse, on n’entend à vrai dire pas grand-chose.

De l’extérieur, heureusement que cet échappement sait se montrer sonore pour flatter ses « spectateurs », car l’Alpine A110 est discrète. De l’intérieur, l’ambiance est heureusement plus sportive, sans toutefois être surfaite.

Lorsque je rentre dans les stands à la suite de 5 tours, je regrette de ne pas disposer de 5 tours supplémentaires afin de la pousser plus près des limites. Ma connaissance du circuit étant inexistante avant cette journée, il aurait été parfait de débriefer ma conduite et mes trajectoires sur vidéo pour ensuite reprendre la piste avec des enseignements et plus de confiance. Mon Alpine A110 avait nettement de la marge, que ce soit au niveau des distances de freinage et de la vitesse de passage en courbe. Ce sera pour une prochaine fois !

On y retourne?

Une bonne première expérience en Alpine A110… en attendant la prochaine !

Désormais, nous attendons à Abcmoteur de pouvoir confronter la berlinette à la vie de tous les jours. Nous avons compris qu’elle était sportivement accomplie, forte de bonnes qualités dynamiques. Nous aimerions en tester les capacités routières, en termes de confort et d’agrément quotidien, ainsi que d’en scruter l’assemblage et les finitions de plus près. En tout cas et pour conclure, vous remarquez que celle-ci n’a pas pris feu, mais aussi et surtout que j’ai beaucoup apprécié la piloter sur circuit. C’est une bonne voiture, et cela me fait plaisir de la part de Renault d’avoir eu le courage de porter le projet Alpine A110 jusqu’à son terme.