BMW dévoile la nouvelle Série 8

BMW dévoile la nouvelle Série 8

Ouf, BMW ne lance pas que des SUV ! On aurait pu se poser la question, car les dernières grandes nouveautés de la marque ont été les X3, X2, X4 et X5 ! Mieux, le constructeur présente aujourd’hui un véhicule typé plaisir, qui donne le coup d’envoi d’une offensive dans le luxe. Car si les baroudeurs sont bons pour les volumes de ventes, il faut aussi des véhicules bons pour le prestige du label. BMW avait du retard dans ce domaine face à Mercedes.

BMW fait ainsi renaître l’appellation Série 8, utilisée par un coupé prestigieux (et plutôt original) entre 1989 et 1999. Une famille complète de véhicules sera proposée, avec un coupé, un cabriolet et un coupé 4 portes. Le coupé a été dévoilé à l’occasion des 24 Heures du Mans. Logique, car il existe déjà depuis plusieurs mois un dérivé de compétition, la M8 GTE.

Renouveau esthétique

La Série 8 est à voir comme une GT. La silhouette est donc imposante et peut manquer sous certains aspects de légèreté, notamment à l’arrière. Quelques éléments font tiquer, notamment le logement peu discret de la plaque d’immatriculation à l’arrière ou les feux démesurés. Mais on salue le bel effort de renouveau du design BMW, avec par exemple les haricots pointus reliés entre eux. Ils sont abaissés, pour donner du caractère à la face avant, un effet renforcé par le capot plongeant et le regard effilé. L’auto nous fait penser aux productions du très décrié Chris Bangle, à l’origine du big bang esthétique de BMW au début des années 2000.

Mais c’est à l’intérieur que la Série 8 marque vraiment une rupture pour BMW. La planche de bord ne reprend pas l’organisation en couches superposées habituelle. On trouve ici une console centrale verticale, qui peut faire penser à celle de l’Aston Martin DB11. Heureusement orientée vers le conducteur, elle est surmontée d’un large écran. Autre renouveau, mais que l’on va retrouver sur d’autres modèles, l’instrumentation 100 % numérique abandonne les compteurs circulaires ! En option, quelques éléments, dont le levier de vitesses, seront en cristal Swarovski.

Elle ose le diesel

La Série 8 a beau être un grand modèle, avec 4,84 mètres de longueur, l’habitabilité ne sera pas son fort. Le véhicule sera à voir comme une 2+2, le pavillon bas et très incliné nuisant fortement à la garde au toit à l’arrière. Le volume de coffre est petit, avec seulement 420 litres. La liste des technologies intègre des phares laser, avec une portée de 600 mètres, un créneau sans conducteur et une aide à la marche arrière : si vous êtes bloqué, la voiture recule seule en reproduisant le trajet effectué en marche avant !

Sous le capot, place pour commencer à une version 850i, dotée d’un noble V8. Mais par rapport à celui vu sur la 550i, il a été retravaillé. Il a ainsi gagné 68 ch pour atteindre 530 ch et le couple grimpe de 100 Nm à 750 Nm. La boîte automatique et la transmission intégrale sont livrées d’office. La voiture a également des roues arrière directrices. Mais ce n’est pas tout. La Série 8 va aussi oser la motorisation diesel ! Plutôt étonnant, car à l’heure où le gazole a de moins en moins la cote, c’est typiquement un modèle qui peut s’en passer. La marque a quand même glissé un six cylindres diesel de 340 ch sous le long capot.

Le prix de base est de 99.700 €, pour la 840d. La 850i, uniquement proposée en version M Performace, est à 124.750 € !