Mercedes C 111 : Concept Expérimental

Mercedes C 111 : Concept Expérimental

Présentée en Septembre 1969 au salon de Francfort, à domicile, la Mercedes C 111 fait sensation. Il faut dire qu’avec sa ligne évoquant le sport, ses portes papillons et sa peinture orange, ce concept a tout pour plaire, et surtout pour ne pas passer inaperçu ! Certains clients furent prêts, dès sa présentation, à envoyer un chèque au constructeur afin de réserver un futur exemplaire de ce qu’ils imaginaient être la relève de la fantastique 300 SL. Malheureusement pour eux, la raison d’être de cette C 111 était tout autre. Mercedes souhaitait en effet un ‘’laboratoire roulant’’ afin de tester de multiples technologies qui pourraient équiper ses futurs modèles.

 

Mercedes-Benz C 111 Type I

La Mercedes C 111 Type I.

 

Les débuts en moteur rotatif

 

Mercedes, au travers de la C 111, met en avant des techniques novatrices pour l’époque. Ainsi sa carrosserie est en fibre de verre renforcée de plastique et elle est équipée d’un ABS et d’airbags. Enfin, son moteur est un atypique Wankel à 3 pistons rotatifs de 280ch. Grâce à lui, la C 111 atteint les 260km/h. Pas mal pour un premier essai, mais chez Mercedes on se dit qu’il est possible de faire encore mieux.

La C 111-II naquit ainsi en 1970 et le principal changement est sous le capot. Le Wankel a désormais droit à 4 cylindres pour une puissance de 350 ch. Il atteint 100 km/h en seulement 4.8 secondes et atteint la barre des…300 km/h. Un exploit pour l’époque ! Malheureusement, et malgré des avantages évidents (moins de pièces en mouvements, douceur, silence…), le moteur Wankel est affublé d’un défaut rédhibitoire en ces débuts de crise pétrolière : une consommation bien trop importante. C’est ainsi que le moteur rotatif est abandonné chez les Allemands, tout comme dans la quasi-totalité de la production mondiale.

 

C 111 Type II à moteur Wankel

La Mercedes C 111-II à moteur Wankel.

 

Une véritable révolution : le diesel sportif

 

Mercedes n’a pas dit son dernier mot et cherche donc de nouvelles solutions. En 1976, la décision est prise d’installer sous le capot de la C 111 un moteur…diesel ! Il s’agit du 5 cylindres 3.0l de la Mercedes- Benz 240D développant la modeste puissance de 80 ch. Mais avec l’ajout d’un turbo et de quelques remaniements, le moteur grimpe à 190 ch. Après de très légères modifications esthétiques dans le but d’avoir un meilleur CX (disparition des phares rétractables), Mercedes amène celle qui s’appelle désormais la C 111-IID, sur l’anneau de vitesse de Nardo, en Italie. Résultat : 16 records mondiaux ! Mercedes vient pour la première fois de démontrer qu’il est possible de conjuguer sport et diesel.

 

La Mercedes C 111 II-D.

 

La machine à record étant lancée, le constructeur allemand décide de poursuivre dans cette voie avec cette fois le record de vitesse en ligne de mire. Toujours en diesel, Mercedes fait évoluer la C 111 avec une version III. Le moteur passe à 230ch mais surtout la ligne change complètement. L’aérodynamisme a fait l’objet d’un travail particulièrement soigné : l’empattement est allongé et les voies réduites. L’arrière est fortement modifié avec l’apparition d’un aileron pour la stabilité. Enfin, la robe orangée disparaît pour laisser la place à du gris, en hommage aux célèbres flèches d’argent ! Avec cette nouvelle évolution, Mercedes ne développe plus seulement une voiture de sport pour la route, mais une vraie voiture de course faite pour abattre tous les records.  De retour sur la piste de Nardo en 1978, la C 111-III roulera durant 12 heures avec seulement des arrêts
pour changer de pilote et ravitailler. La vitesse moyenne s’établira même, sur 1000 km, à 285 km/h et
la vitesse de pointe à 325 km/h.

 

Mercedes C 111-III

La Mercedes C 111-III à la ligne transfigurée.

 

 

L’ultime évolution

 

La C 111 Type IV : conçue pour battre des records !

 

Après cet exploit, Mercedes ne s’arrête pas. Seulement un an plus tard, en 1979, on assiste à l’ultime évolution de la C 111 : la type IV. Cette fois, plus question de diesel, on repasse à l’essence avec du classique, du lourd, du puissant. Le nouveau moteur est le V8 modifié de la 450SE. Il passe à 4.8l et gagne 2 turbos pour atteindre la barre des 500ch (à l’époque, la Lamborghini Countach 25th Anniversary possède un V12 5.2l 455 ch.) La ligne est une fois de plus modifiée, mais cette fois, toute trace du dessin originel a disparu avec l’apparition de nombreux appendices aérodynamiques. La C 111-IV ressemble finalement plus à un avion sans ailes qu’à une voiture. Le résultat est à la hauteur des espérances avec une vitesse enregistrée de 403 km/h. Mais surtout, cette C 111 V8 roule une heure à la vitesse moyenne de 375km/h ! Le précédent record de 356km/h avait été établi en 1975 par la Porsche 917 CanAm de 1 100ch !

 

Pendant 10 ans, de 1969 à 1979, Mercedes n’a cessé de faire évoluer sa C 111. Les ingénieurs de Stuttgart auront perfectionné leur bébé afin de tester des solutions techniques toujours plus innovantes et audacieuses, que ce soit pour se projeter dans le futur (moteur rotatif), pour promouvoir leurs produits (diesel) ou pour battre de nombreux records.

 

C 111 Type II Quad-rotor et C 111 Diesel

Rencontre entre la C 111-II et ses 4 pistons rotatifs et la C 111-III aux 5 cylindres diesel.

 

2018 : l’année des assistants d’aide à la conduite ?

2018 : l’année des assistants d’aide à la conduite ?

Avec le réseau secondaire à 80 km/h au lieu de 90 à partir du 1er juillet et les sociétés privées au volant des voitures équipées de radars mobiles, 2018 s’annonce comme une année piégeuse pour l’automobiliste moyen. Bien que nous aurions beaucoup de choses à dire sur ce sujet, nous préférons aujourd’hui penser à vous, et notamment à comment vous prémunir afin d’échapper à la traque aux petits excès de vitesse.

Nous allons donc vous présenter quelques outils bien utiles en ces temps de tout-répressif sur la route, afin de rouler en toute sérénité et de sauver vos points de permis !

Quels outils à votre disposition ?

 Rappelons tout d’abord qu’en France, les détecteurs et les avertisseurs de radar, tout comme les dispositifs antiradar (à brouillage) sont interdits. En particulier, tout appareil détectant et/ou signalant la présence d’un radar automatique ou mobile est prohibé, son utilisation entraînant un risque de 1500 euros d’amende, d’un retrait de 6 points sur le permis et la saisie du matériel voire du véhicule. On ne plaisante pas avec la vitesse en France !

 Evidemment, vous connaissez tous l’existence des assistants d’aide à la conduite, qui ont dû s’adapter pour rester dans la légalité en prévenant de « zones de danger » avec une précision moindre au lieu d’indiquer l’emplacement des radars. En effet, les zones signalées s’étendent sur 4 km sur autoroute, 2 km en réseau secondaire et 500 mètres en agglomération. En complément d’une conduite prudente et respectueuse des limitations, ces petits gadgets peuvent vous rappeler à l’ordre en cas d’inattention et vous éviter de tomber dans les pièges parfois tendus par les autorités.

Comment ça fonctionne ?

Quel que soit la marque ou le format, les assistants d’aide à la conduite sont tous basés sur un fonctionnement similaire, à savoir l’échange d’informations entre membres de la communauté. Chaque utilisateur est localisé par GPS via son appareil équipé, ce qui lui permet dans un premier temps de recevoir les particularités fixes du réseau : limitations de vitesse et emplacements des zones de danger pour les radars fixes (automatiques ou de feux), entre autres. Dans un second temps, cela permet de capter les informations remontées par les autres membres de la communauté sur tous les événements ponctuels, que ce soit effectivement un contrôle mobile de vitesse (toujours étendu en zone), mais aussi des conditions climatiques dangereuses, un accident, un véhicule arrêté sur le bord de la route ou encore un obstacle sur les voies.

On comprend tout de suite l’utilité de ces assistants : outre l’aspect « radars », leurs fonctionnalités permettent de rouler informé en temps réel grâce à la communauté, ce qui a de nombreux avantages. Pas de mauvaise surprise concernant l’itinéraire, certains assistants allant jusqu’à recalculer celui-ci en évitant ralentissements voire bouchons, et plus de sécurité lors de situations nécessitant prudence et anticipation. De plus, ils vous permettent pour la plupart de surveiller votre vitesse en gardant les yeux sur la route, en émettant un ginal sonore (bip de survitesse) et/ou lumineux lorsqu’un dépassement de la limitation est constaté. Utile pour tous ceux qui ne disposent pas d’un affichage tête haute et qui préfèrent se préoccuper de leur environnement routier que de leur compteur seulement.

Les outils sont très régulièrement mis à jour par leurs éditeurs, afin d’avoir une cartographie toujours exacte, et d’apporter de nouvelles fonctionnalités répondant à de nouveaux besoins sur la route, par exemple liés à la créativité grandiose de l’Etat concernant la répression routière (créativité moins géniale concernant la véritable sécurité des usagers, mais c’est un autre débat !).

Quel assistant d’aide à la conduite choisir pour conduire plus sereinement en 2018 ?

Il existe deux clés d’entrée principales pour le choix de votre outil : le format et le tarif de la solution. Chacune d’entre elles possèdes ses avantages et inconvénients que nous allons résumer le plus efficacement possible.

Avertinoo

 Un quatrième acteur réputé dans le monde des assistants d’aide à la conduite, qui n’officie désormais plus que via une application mobile.

AvantagesInconvénients
Application à 5€, et c’est tout
Notoriété faible…
… donc communauté faible?
Visuellement moins abouti

 

Coyote

 En notoriété spontanée, le vainqueur est certainement Coyote, leader des assistants de conduite. Disponible en différents boîtiers communicants, en application smartphone avec iCoyote, le service peut également être trouvé directement embarqué dans les systèmes de navigation de véhicules neufs, avec une période d’essai gratuit, moyennant abonnement pour en conserver les effets. 

AvantagesInconvénients
Large communauté, très active
Tarif boîtier + abonnement
Vrais points de vente
Interface et ergonomie des solutions
iCoyote efficace et économique

 

Tarifs :

Coyote Mini :  159 € – Vérifier le prix sur Amazon

Coyote S + 13 mois d’abonnement : 299 € – Vérifier le prix sur Amazon

Coyote NAV : 247,99 € – Vérifier le prix sur Amazon

Inforad

 Moins connu et pourtant présent depuis 2004 avec ses solutions, Inforad proposent une gamme complète de boîtiers, communicants et non communicants, ainsi qu’une application téléphone. 

AvantagesInconvénients
Solutions non communicantes abordables
… communauté moins solide
Fonctionnalité téléphone du boîtier Smart
Moins cher que Coyote mais…

Wikango

Troisième concurrent connu du marché, Wikango propose des boîtiers communicants à tarif intéressant et une application mobile appelée Wikango HD. L’entreprise a été rachetée en 2016 suite à un dépôt de bilan, nous vous conseillons de laisser passer l’orage pour jauger de la stabilité de la société même si rien n’indique un risque pour l’instant. 

AvantagesInconvénients
Tarifs
Moindre qualité générale
App avec 12 mois d’abonnement inclus
Situation financière douteuse

 

Waze

 Tirant son épingle du jeu grâce à une notoriété construite par l’empire Google, l’application Waze est un couteau suisse de la route, offrant la promesse d’une navigation la plus confortable grâce à l’aide de la communauté. Evidemment, parmi les fonctionnalités nombreuses, l’assistant à la conduite dernière génération inclut la remontée des emplacements de radars, à la limite de la légalité. En effet, à l’heure où nous écrivons ces mots, la localisation est précise, ce qui est clairement borderline avec la législation. Toutefois, l’application étant gratuite (dispositif « non commercialisé ») et les forces de l’ordre n’ayant aucun droit de vérifier ce qui se trouve dans votre téléphone… le litige demeure insoluble. Votre bonne conscience vous guidera ! A noter que l’application fait son apparition via Android Auto directement dans nos systèmes d’infotainment.

AvantagesInconvénients
Gratuit !
« Le produit c’est vous ! »
Communauté
Alertes pas assez percutantes
Cartographie et MAJ gratuites
Ergonomie particulière
Trafic, stations essence… très complet

 

Votre choix dépendra donc de votre préférence. Soit vous vous sentez plus à l’aide avec une solution boîtier complète à bord de votre véhicule, ou alors vous préférez utiliser votre téléphone via une application dédiée. Le boîtier a l’avantage d’être toujours actif dans le véhicule, et il y en a pour tous les budgets, y compris pour ceux qui considèrent la communication entre usagers est accessoire. Nous recommanderions donc plus facilement Inforad et leurs boîtiers non-communicants si votre objectif est véritablement d’identifier les zones à risque concernant les radars automatiques fixes. Pour la solution boîtier communicante, votre choix vous amènera à considérer le roi Coyote, pour une solution « premium » efficace, mais à un tarif élevé, ou à lui préférer Wikango pour préserver votre budget, avec le risque de bénéficier d’une communauté moins nombreuse et active. Un point positif pour la compacité du Coyote mini qui, en complément d’une navigation intégrée à votre véhicule, n’encombre pas votre espace de bord inutilement.

Côté smartphone, c’est plus abordable même du côté d’iCoyote qui nous apparaît comme la meilleure alternative si vous roulez beaucoup, en particulier sur autoroute. Mais les inconvénients sont nombreux, notamment le besoin permanent de couverture réseau, pas évident en province, et la forte consommation de votre batterie. Waze se montre un allié redoutable pour être le maître de votre environnement. Toutefois, son ergonomie ne plait pas à tout le monde, et attention aux alertes radar qui peuvent vite être oubliées. C’est une solution gratuite parfaite pour une utilisation occasionnelle comme nos confrères Marc et Jalil, ce dernier toutefois très méfiant concernant les prouesses de prévention de radars mobiles de ces solutions.

Dans tous les cas, si vous optez pour une solution communicante, n’oubliez pas que la communauté est la pièce maîtresse de la fiabilité et de la réactivité de l’information, et qu’un assistant d’aide à la conduite n’est pas une arme infaillible face aux contrôles… Mieux vaut considérer ces outils comme une assistance à une conduite prudente et responsable plutôt qu’une aide au crime afin de rouler à des vitesses déraisonnables. Une allure adaptée aux conditions de circulation et une vigilance permanente vous donneront encore plus de chances de préserver vos points de permis et votre sécurité.

Les avertisseurs de radars sont utiles mais uniquement quand il y a du monde autour. Inutile de se reposer dessus, c’est le meilleur moyen de se faire gauler. Le plus efficace de mon point de vue c’est encore de juger la vitesse du trafic et de se fondre dans la masse. Mon avertisseur de radar c’est les lièvres que je suis sur la route !

Jalil

Essayeur Rédacteur, Abcmoteur

Etant commercial, je passe littéralement ma vie sur la route. Depuis quelques années je suis abonné au service iCoyote que j’ai utilisé sur différents smartphones et qui m’a déjà sauvé la mise, déjouant mon inattention ou ma gourmandise. Plus ça va et plus je roule doucement, abusant du régulateur de vitesse au quotidien, donc je me sers bien moins du Coyote qu’auparavant. Cependant, je conserve mon abonnement pour avoir bonne conscience, et je suis toujours content de l’avoir au cas où pour des longs trajets d’autoroute. Le jour où le réseau secondaire passe à 80 km/h, il est clair que l’iCoyote risque fort de reprendre du service…

Julien

Rédacteur, Abcmoteur

Le Coyote en voiture, c’est le même réflexe que la ceinture. J’ai eu l’occasion de test le Coyote NAV en 2014, que j’ai gardé 3 ans. C’est le meilleur compagnon sur la route, on roule en confiance. Au préalable il me servait pour voir les fameuses « zones de dangers », mais au fil du temps on se rend compte que c’est bien plus que cela. On est averti des bouchons pour éviter de freiner au dernier moment, des véhicules en panne, des accidents, objets sur la voie… Bref, j’ai plus de notifications sur les dangers de la route que des zones de dangers. Actuellement je dispose d’un véhicule intégrant un GPS, je suis donc passé sur la version Coyote Mini qui est tout aussi efficace et précise !

Je le couple parfois à Waze qui est plus précis sur l’info trafic, mais mauvais pour le signalement des dangers tout comme son utilisation dangereuse en voiture.

Jonathan

Directeur de publication, Abcmoteur

En conclusion, nous ne pouvons que vous donner ce simple conseil : la meilleure façon d’éviter le contrôle, c’est de respecter les limitations de vitesse, aussi compliqué soit-ce sur le réseau français. La démagogie paraît effectivement de mise concernant la sécurité routière, où fleurissent de nombreuses mesures qui vont certes rapporter à l’Etat, mais risquent de n’avoir aucun impact positif sur l’accidentologie et le nombre de victimes sur les routes. Nous regrettons amèrement la tournure déresponsabilisante et culpabilisatrice que prend la politique de mobilité dans notre pays. Il ne nous reste plus qu’à utiliser les moyens à notre disposition pour ne pas nous faire piéger par toutes les mesures prises à l’encontre de nous automobilistes. Soyez intelligents et prudents !