Pneus hiver : il n’est pas trop tard pour s’équiper !

Pneus hiver : il n’est pas trop tard pour s’équiper !

Si l’hiver n’a pas commencé au sens calendaire du terme, du côté de la météo, il est bel et bien là. Le froid et la neige se sont déjà invités sur une bonne partie de la France au cours des derniers jours, surprenant des automobilistes. Si vous n’avez pas été prévoyants, il n’est évidemment pas trop tard, car la saison froide commence juste et peut durer jusqu’à fin mars. Il est même important de s’équiper au plus vite si vous avez prévu de rouler pendant les vacances de Noël.

Utiles dès qu’il fait moins de 7°C

Les pneus hiver sont recommandés dès que la température passe sous la barre des 7°C. Première chose logique : il faut en mettre sur les quatre roues, pour éviter des différences de stabilité entre les essieux. Ces pneus sont prévus pour résister à la baisse des températures avec une gomme qui garde de la souplesse lorsque le thermomètre chute. De plus, la surface en contact avec la chaussée comporte une multitude de petites lamelles et des rainures plus profondes. Ces éléments permettent de mieux accrocher et de mieux évacuer l’eau.

Ces spécificités font que le pneu hiver assure une bien meilleure adhérence en cette saison. A la clé : une tenue de route plus sécurisante, surtout sur les chaussées mouillées, verglacées ou enneigées, notamment quand la route serpente ou s’incline. Les pneus hiver améliorent aussi les distances de freinage, même sur sol sec, par rapport à un pneu été, qui va durcir avec la baisse des températures.

Un test du TCS révèle les bons et mauvais

Il y a quelques semaines, le club d’automobilistes suisses TCS proposait un test de pneus hiver. 16 modèles en 15 pouces ont été étudiés. Trois ont reçu une note « très recommandé » : Continental Winter Contact TS 860, Esa-Tecar Super Grip 9 et Kleber Krisalp HP3. En revanche, le Semperit Master-Grip 2 a reçu un avis « recommandé avec réserve » à cause de performances moyennes sur chaussée sèche. 16 pneus de 16 pouces ont été mis à l’épreuve. Un a été « très recommandé », le Dunlop Winter Sport 5. Carton rouge pour le Nankanh Snow SV-2, mauvais sur la neige !

Partez à la chasse aux promos

Forcément, l’achat de quatre pneus hiver, c’est un investissement, qui peut avoir du mal à passer pour certains avant les fêtes de fin d’année. Nous ne sommes pas alarmistes en disant que la sécurité n’a pas de prix. Mais cela vaut la peine si vous vivez dans une région typée froide et si vous roulez quotidiennement. Dîtes vous aussi que ces pneus vont faire plusieurs saisons, puisqu’ils seront au repos à partir du printemps. Le raisonnement marche également pour vos pneus été, qui vont durer plus longtemps.

Après avoir bien noté la dimension de vos roues, faîtes plusieurs devis, sur le net vous pouvez comparer les prix avec Tiregom et dans les centre-autos. D’ailleurs, chez ces derniers, les promos ne manquent jamais. Pensez à bien vérifier si le devis prend en compte le montage pour ne pas avoir de surprise. Certains professionnels proposeront de stocker vos pneus été pendant l’hiver.

Le retour de la vignette pour financer l’entretien des routes ?

Le retour de la vignette pour financer l’entretien des routes ?

Les automobilistes ont souvent l’impression d’être les vaches à lait de l’Etat. Il est vrai que les voitures sont une source facile et inépuisable de revenus pour les gouvernements, dans la mesure où les Français ne peuvent se passer de leur auto pour se déplacer.

L’Etat n’a d’ailleurs jamais autant gagné d’argent grâce aux conducteurs, entre la multiplication et la modernisation des radars ou les hausses continue de la fiscalité sur les carburants. Et l’année 2018 ne va pas arranger les choses, avec encore plus de taxes à la pompe (et plus particulièrement sur le gazole), un malus plus sévère, un nouvel impôt sur la carte-grise des véhicules puissants (aussi bien neufs que d’occasion)…

Et pourtant, l’Etat songerait à ajouter un nouveau prélèvement obligatoire, destiné à financer l’entretien du réseau (ce que doit déjà faire une partie des recettes des radars). Selon le Parisien, un rapport parlementaire préconiserait le retour d’une vignette, dont les recettes seraient donc utilisées pour la remise en état des routes françaises. On ne sait pas encore si elle serait réservée aux Français, ou appliquée à tous les conducteurs qui seraient sur nos routes, donc aussi les étrangers.

Jusqu’à 125 euros

Selon nos confrères, la vignette coûterait entre 75 et 125 euros. Bien évidemment, il faudrait passer à la caisse chaque année. Les gains seraient énormes pour l’Etat, entre 3 et 5 milliards d’euros. Si pour l’instant ce n’est qu’une proposition dans un rapport, il n’y a jamais de fumée sans feu, d’autant que le rapport évoque d’autres pistes pour récolter des sous, comme augmenter encore les taxes sur les carburants ou facturer la circulation des voitures et camions au kilomètre. De quoi faire ressurgir avec cette dernière idée le spectre de l’écotaxe, un fiasco typiquement français qui a coûté aux contribuables plus d’un milliard d’euros.

Evidemment, on ne nie pas que l’état du réseau secondaire est parfois préoccupant et que c’est un élément essentiel de la sécurité routière. Refaire et sécuriser les routes nationales et départementales semble d’ailleurs plus important que baisser les limitations de vitesse. Mais pour cela, on ne paye déjà pas assez de taxes et d’impôts quand on est automobiliste ?