Pneus hiver : utiles ou lobby commercial ? L’avis des rédacteurs Abcmoteur

Pneus hiver : utiles ou lobby commercial ? L’avis des rédacteurs Abcmoteur

« Trop chers », « ça ne sert à rien ». Voilà les éloges que l’on peut souvent entendre sur les pneus hiver. Personne n’aime changer ses roues deux fois par an, mais les pneus neige sont-ils pour autant inutiles ? Sont-ils seulement là pour que les manufacturiers s’en mettent plein les poches ? Les rédacteurs d’Abcmoteur vous donnent leurs avis

C’est utile des pneus hiver ?

Utiles les pneus hiver ? Sans aucun doute ! Du moins, dans une région où les conditions climatiques sont particulièrement rudes. Si la température ne descend jamais en dessous des 10° C et que la seule neige visible l’est dans le dessin animé Disney favori de votre bambin, nul besoin d’investir. En revanche si le thermomètre tourne régulièrement autour de 0° C, alors il devient intéressant de passer sur des pneus hivers parce que le mélange de gomme est tout à fait différent de celui d’un pneu été. Ce dernier ne gardera pas ses propriétés élastiques par grand froid, ce qui peut devenir rapidement dangereux. Si la neige est de la partie, n’en parlons même pas, les sculptures d’un pneu été seront complètement à la ramasse et ne pourront pas évacuer efficacement le trop plein d’eau.

Jalil

Je n’installe pas de pneus hiver car j’habite dans une région tempérée, proche de l’océan (en Aquitaine), où la saison froide est courte. De plus, je suis un petit rouleur, je travaille à domicile donc je n’utilise pas mon véhicule (un GLA) quotidiennement. Même s’il m’arrive forcément de rouler quelques fois par temps froid entre décembre et mars, l’investissement reste dans mon cas trop conséquent pour son réel intérêt. Je vérifie par contre régulièrement la pression.

Florent

Originaire du Doubs, j’ai connu un certain nombre d’hivers bien enneigés avec des routes pas forcément proprement dégagées. Du coup j’ai été sensibilisé très tôt, preuves à l’appui, du bénéfice qu’apportent des pneus hiver (voire neige) à nos voitures dans des conditions difficiles. Le pneu hiver est indispensable dans la neige ; il est pour moi utile et sécurisant dès l’instant où les températures sont négatives ou faiblement positives. D’ailleurs, les communications de tous les intervenants du monde de l’automobile et de la route vont dans ce sens : pneus hiver pour des températures inférieures à 6 ou 7°C. Toutefois, je pense qu’il est inutile d’investir dans des pneus hiver lorsqu’il gèle une semaine dans l’année chez vous

Julien

Absolument nécessaires. Les pneus 4 saisons peuvent être une bonne alternative si on roule peu et que l’on reste en agglo, mais pour peu que l’on fasse un peu de route/autoroute en hiver, passer sur des pneus neige me semble plus judicieux.

Yann

Voici les articles et dossiers utiles à lire absolument sur les pneus hiver :

 

Monte-t-on des pneus hiver sur nos voitures ? Et pourquoi ?

 

Pour les raisons citées plus haut, oui. Ou à défaut un pneu 4 saisons si je sais que que la température du lieu où je me trouve ne sera pas trop basse en moyenne et que je ne roule pas trop.

Jalil

Pour avoir lu de nombreux tests prouvant leur efficacité, je ne doute pas de l’intérêt des pneus hiver, que je suis le premier à conseiller à ceux qui en auraient besoin, s’ils roulent beaucoup en saison froide. C’est un gros atout côté sécurité et le budget est moins impacté qu’on ne le pense, car les pneus été sont logiquement épargnés pendant quelques mois chaque année.

Florent

Je n’ai pas eu besoin de monter de pneus neige car je prends le train pour aller au travail ou pour me déplacer en ville. L’année dernière, j’ai exceptionnellement pris ma voiture sous la neige avec mes pneus été, je n’étais pas très rassurée et j’ai bien senti la voiture glisser… Tout s’est bien passé mais cette situation est bien évidemment à éviter.

Mélodie

Oui. N’ayant eu que des véhicules propulsion, c’est pour moi un investissement indispensable pour rouler (plus ?) sereinement en hiver.

Yann

Quel(s) modèle(s) de pneus avez-vous testé(s) ? Qu’en avez-vous pensé ?

Je ne me rappelle pas de tous les pneus que j’ai testés ni lesquels étaient montés sur quelles voitures donc il est dur de parler d’un favori (je n’en ai pas eu besoin récemment).  De plus, tout le monde n’a pas la même utilisation de sa voiture ni le même style de conduite, l’usure sera donc différente etc. En revanche, le pneu étant le seul élément entre la route et la voiture, je ne lésine jamais sur la qualité, été comme hiver. Je préfère y mettre le prix et ne pas me retrouver sur le toit plutôt que de jouer l’économie et me contenter d’une marque bas de gamme. La tenue de route en dépend, le freinage aussi. Si je devais citer un modèle malgré tout, j’ai bon souvenirs du Dunlop Winter Response 2 que j’avais trouvé franchement à l’aise sur la neige. Il permettait à la Smart Forfour que j’avais en essai de monter en station de ski sans aucun problème.

Jalil

J’ai testé les Goodyear Ultragrip 7+ sur une autre voiture que la mienne (Corsa D 2008). On se sent tout de suite plus en sécurité qu’avec des pneus été, même s’il faut toujours rouler prudemment. Je n’ai pas roulé assez longtemps avec ces pneumatiques pour donner un avis tranché. Je peux simplement dire que je suis arrivée à bon port et que la conduite était agréable.

Mélodie

Dans l’est avec régulièrement des conditions hivernales intenses y compris sur route 100% enneigée et sous tempête de neige à l’occasion : BMW 320D E46 (2000) avec des pneus hiver Goodyear ==> excellente tenue de route, dans tous les conditions hivernales, même en forte pente ou dévers, avec une propulsion. Très bon souvenir de ce train de pneus.
Dans l’est avec régulièrement des conditions hivernales internes : Renault Clio 3 commerciale Dci 85 avec des Michelin Alpin ==> très rassurant malgré un antipatinage parfois imprévisible sur neige ; excellent par temps froid.
Région centre avec rarement de la neige mais des températures fréquemment négatives : Renault Megane 3 Dci 90 avec des Michelin Alpin ==> très bon comportement, mais pas eu vraiment l’occasion de les mettre à l’épreuve dans des conditions difficiles.

Julien

Goodyear Ultragrip 9 : Un peu plus cher que la concurrence, mais irréprochables en ce qui concerne l’adhérence que ce soit sur sec, sous la pluie ou sur la neige. Une gomme assez tendre qui entraîne en certain bruit de roulement à haute vitesse, et une usure un peu rapide (mais il faut dire aussi que je les ai gardé un peu longtemps après la sortie de l’hiver).

Fulda Kristall Control HP : Un peu plus fermes que les Goodyear, ils étaient vendus avec la voiture, donc d’occasion. Je ne sais pas combien ils valent et difficile de me prononcer sur le confort puisqu’ils sont montés sur un roadster … Ils restent malgré tout très efficaces de ce que j’ai pu constater, procurant une bonne sensation de sécurité : la seule fois où j’ai réussi à les prendre en défaut était sur une voie d’accélération enneigée …

Yann

 

En conclusion

 

Juste pour finir, si un pneu hiver s’avère plus que recommandable dans certaines situations (parfois même obligatoire dans certains pays), il va de paire avec une conduite adaptée. Décomposer ses mouvements et anticiper au maximum est absolument essentiel dans des conditions de motricité précaires !

Jalil

Pour conclure, je dirais que je fais aisément confiance aux marques « premium » pour les pneus hiver, comme pour les pneus été… Michelin les premiers. J’ai gardé un souvenir excellent du train de Goodyear sur mon ancienne BMW qui m’ont permis d’affronter sereinement des situations délicates pour une propulsion.

Julien

La BMW i8 enlève enfin le haut

La BMW i8 enlève enfin le haut

Après la présentation d’un concept qui annonce l’arrivée d’une nouvelle voiture, il faut parfois se montrer très patient ! Il a par exemple fallu attendre cinq ans et demi pour découvrir la version de série du Lamborghini Urus. Pour l’i8 Roadster, le délai a été le même car, petit hasard amusant, le concept a fait ses débuts dans le même salon que l’Urus, à Pékin en avril 2012.

Mais si les années ont passé, la sportive écolo a toujours un aspect futuriste, aussi bien en matière de style que de technique. L’i8 garde son côté ORNI, objet roulant non identifié ! Pour la carrosserie découvrable, la marque a opté pour une silhouette a mi-chemin entre le Targa et le cabriolet. L’auto conserve ainsi ses arches à l’aspect flottant sur la partie arrière mais est bien équipée d’une vrai capote en toile, qui se replie automatiquement. Il suffit de 15 secondes pour profiter des joies du plein air. Si le feu passe au vert alors que l’opération n’est pas terminée, pas de panique car le décapotage peut se faire en roulant jusqu’à 50 km/h. Bonne nouvelle : la prise de poids est limitée avec seulement 60 kg en plus par rapport au coupé. Les portes à ouverture en élytre sont conservées. En revanche, les deux places d’appoint à l’arrière sont supprimées, remplacées par un espace de rangement.

Plus d’autonomie en électrique

L’arrivée du Roadster est l’occasion pour BMW d’apporter un petit lifting au coupé, qui mine de rien a déjà quatre ans. Mais le look n’est pas revu, seules de nouvelles jantes 20 pouces sont au menu (option sur le coupé), tout comme des teintes de carrosserie inédites. A bord, il y a de nouveaux habillages et on note l’arrivée d’un écran tactile.

En revanche, la fiche technique évolue. L’ensemble mécanique reste très original, avec un moteur essence 3 cylindres de 231 ch qui entraîne les roues arrière. Pour les roues avant, il y a un bloc électrique, dont la puissance passe à 105 kW, soit 143 ch, un gain de 12 ch. Le nouveau total est donc de 374 ch. Surtout, la capacité de la batterie grimpe de 7,1 à 11,6 kWh. A la clé, un joli gain en autonomie en mode 100 % électrique, passant sur le coupé de 33 à 55 km (53 km pour le Roadster). La vitesse maxi en mode électrique est limitée à 105 km/h contre 70 km/h auparavant. Pour rappel, la voiture repose sur un châssis en aluminium et la cellule de l’habitacle est constituée de plastique renforcé par de la fibre de carbone.

Ces nouvelles i8 seront en vente en mai 2018.

The Grand Tour, de retour demain sur Amazon Prime Video !

The Grand Tour, de retour demain sur Amazon Prime Video !

Le trio Clarkson, Hammond et May fait son retour sur Amazon Vidéo ce vendredi 8 décembre avec le lancement de la saison 2 de The Grand Tour.

 

La descendance directe de Top Gear UK

Les trois compères ont construit leur notoriété internationale par l’animation du show britannique Top Gear durant 22 ans. Un savant mélange entre la passion de l’automobile et l’humour anglais, des épisodes spéciaux racontant des aventures aussi improbables qu’épiques, des comparaisons de performance entre bolides avec le fameux Stig : autant d’arguments qui ont fait mouche auprès de millions de téléspectateurs dans le monde. Seulement, en 2015, un conflit plus sérieux que les autres oppose Jeremy Clarkson et l’équipe de production. La BBC se sépare de son animateur vedette ; les deux acolytes Hammond et May le suivent. C’est ainsi que The Grand Tour verra le jour, sorte de renaissance du programme à travers une nouvelle plateforme : internet, via le géant américain Amazon et son service Prime Video.

Un budget colossal pour une saison 1 triomphale

Dès le premier épisode et sa mythique scène d’introduction mettant en scène le grand retour de Clarkson, Hammond et May débarquant aux Etats-Unis à bord d’une Mustang chacun, la magie opère. Le public est conquis et Amazon déclarait alors que le show était d’ores-et-déjà la plus grosse émission jamais diffusée sur leur service de streaming vidéo. Avec un budget estimé à plus de 150 millions d’euros pour 3 saisons par divers médias, il est clair que l’Américain a misé gros sur la nouvelle franchise en capitalisant sur la popularité mondiale de ses fraîchement débarqués animateurs. En espérant attirer de nouveaux abonnés… Mais évidemment, ce succès s’accompagne d’un tsunami de téléchargements illégaux, comme pour toutes les séries à grosse notoriété que l’on connait.

 

Le format classique, revisité pour le meilleur et le moins bon

La recette reprend des ingrédients du Top Gear originel, comme le public présent en plateau, une piste privée pour comparer différentes voitures en termes de performance pure ou encore certaines rubriques. Evidemment, The Grand Tour innove afin de se différencier de son ancêtre et désormais concurrent ! Tout d’abord, pas de lieu de tournage fixe, mais une tente géante qui se déplace de pays en pays pour coller de près ou de loin à l’un de thèmes abordés dans l’émission. Le show se distingue par des touches d’humour afin de railler son passé, « Conversation Street » en tête avec un jingle tourné au ridicule chaque semaine pour introduire la section d’analyse des actualités (exemple ci-contre) ; l’invitation d’une personnalité célèbre a été remplacée par un grotesque « Celebrity Brain Crash » où l’on voyait à chaque émission la star conviée mourir (pour de faux !) dans des circonstances ridicules. Cette dernière rubrique a toutefois donné naissance à la célèbre réplique « does that mean he’s not coming on then ? » prononcée inlassablement par James May dans un comique de répétition on ne peut plus british. A noter que ce remplacement a fait suite aux efforts de la BBC pour empêcher la nouvelle émission de récupérer le concept des invités pilotant une voiture de tous les jours sur circuit et de comparer leurs chronos, d’où la note humoristique apportée pour tourner en dérision la situation.

Bien sûr, The Grand Tour a essuyé un certain nombre de critiques sur sa formule. Le Celebrity Brain Crash a lassé une grande partie du public ; le pilote choisi pour comparer les automobiles à l’essai sur l’Eboladrome (oui, c’est le nom du circuit, expliqué dans le tout premier épisode de la série) n’a pas fait l’unanimité et sera remplacé ; la qualité des épisodes a été parfois jugée inégale par la critique ; souvent, les dialogues sont très scénarisés et l’on ressent trop l’écriture, notamment en plateau où au lieu d’une conversation spontanée, l’émission peut être perçue comme une pièce de théâtre.

Pour le reste, les images et les montages des sujets sont d’une qualité irréprochable. Les aventures exotiques sont de retour dans différents épisodes, mettant en avant l’automobile évidemment, mais élargissant parfois le sujet afin de conquérir un public plus large que le simple car fan. Pour peu que l’on apprécie l’humour britannique, on retrouve malgré le manque d’improvisation parfois, un comique de situation et de répétition rafraîchissant et inimitable. Les hors-sujet loufoques et la mauvaise foi désormais légendaire de Clarkson sont bel et bien de retour ! D’autres ont essayé… mais on ne fait guère mieux que ces trois-là en la matière, et c’est bien pourquoi l’on attend avec une vive impatience le début de cette saison 2.

Des champions du teasing

Les communications abondent depuis quelques semaines, avec l’art et la manière habituels de leurs productions. Les clins d’œil sur les réseaux sociaux se sont multipliés, y compris sur DriveTribe, le réseau social officiel de Clarkson Hammond et May, citons par exemple les vidéos des recherches du nouveau pilote, avec les candidats de chacun des trois compagnons. Le trailer officiel de la saison 2, nous laisse entrevoir un joli panorama des essais et aventures qui nous attendent.

 

Ce mardi, des photos sont apparues sur Instagram et Facebook, révélant des informations supplémentaires sur le premier épisode de la nouvelle saison.

L’épisode 1 « Past, Present and Future » mettra visiblement en avant un comparatif entre trois super-sportives à la philosophie complètement différente : grosse cylindrée atmosphérique, hybride turbo et électrique !

L’occasion également de découvrir comment l’émission abordera la question du crash de Richard Hammond au volant de la fameuse Rimac Concept One ici présente…

Pour profiter de The Grand Tour, vous devez être membre Amazon Prime (49€ à l’année avec les avantages liés au statut sur la plateforme Amazon, le mois d’essai est offert) ou être abonné à Amazon Prime Video (premier mois offert, puis 3.99€/mois jusqu’au 31/03/2018 puis 5.99€/mois ensuite).