Alfa Romeo est de retour en Formule 1

Alfa Romeo est de retour en Formule 1

Lorsqu’on est un constructeur aux ambitions mondiales, qui plus est premium, il semble impensable de ne pas apparaître dans une compétition sportive, importante pour l’image et la notoriété. C’est pourtant le cas d’Alfa Romeo. Ou plutôt c’était ! L’italien a en effet annoncé son grand retour en Formule 1. Des monoplaces aux couleurs du Biscione seront visibles sur les grilles de départ à partir de la prochaine saison, qui sera lancée fin mars en Australie (et on le rappelle, passera par la France en juin).

Pour faire vite et bien, Alfa Romeo s’est associé à une écurie existante, Sauber, qui a malheureusement été lanterne rouge du championnat 2017 (10e du classement constructeurs avec seulement 5 points). Les deux parties ont signé « un accord de partenariat stratégique, commercial et technologique pour plusieurs années ». Alfa devient ainsi le sponsor titre de l’écurie suisse, qui est officiellement renommée « Alfa Romeo Sauber F1 Team ».

30 ans loin de la F1

La collaboration devrait amener à un échange de savoir-faire, Sergio Marchionne, patron du groupe Fiat, indiquant que les ingénieurs d’Alfa, après avoir mis au point la redoutable Giulia Quadrifoglio, pourront partager leur expérience avec ceux de Sauber. Pour Alfa, ce sera surtout un bel outil marketing. Cela ressemble d’ailleurs à un partenariat avant tout publicitaire. Le constructeur ne sera pas en mesure de fournir un moteur, qui viendra de Ferrari (après tout c’est le même groupe).

La présence d’Alfa garde tout de même de la légitimité. Les deux premiers champions du monde de F1, dont un certain Juan Manuel Fangio, pilotaient des Alfa. De 1961 à 1979, le constructeur a été fournisseur de moteurs. Puis il a été constructeur de 1979 à 1985 et a de nouveau été motoriste jusqu’en 1988. C’est à ce moment là que le transalpin s’est retiré.

Source photo : Flickr, Jake Archibald.

Carte grise en ligne : le système complètement paralysé

Carte grise en ligne : le système complètement paralysé

L’Etat dématérialise de plus en plus de démarches administratives. Les automobilistes sont évidemment concernés. Alors qu’il est possible depuis quelques années de régler ou contester les amendes en ligne, on peut depuis le début de ce mois gérer sur le Web les démarches liées aux carte grises. Ou plutôt « on doit », car l’Etat ne laisse plus vraiment le choix : les guichets dédiés dans les préfectures ont été fermés et remplacés par des bornes numériques. Il est toujours possible de voir un agent, mais sur rendez-vous.

Si l’évolution semble brutale, elle reste logique, à l’heure de l’hyper-connectivité. Sur le papier, c’est simple, tout se fait en quelques clics comme nous vous l’avions montré il y a quelques semaines. Encore faut-il que le système fonctionne. Et c’est là que ça coince. Très rapidement, des bugs ont été constatés sur le site de l’Agence Nationale des Titres Sécurisés (ANTS). Et depuis le 22 novembre, c’est carrément la panne générale du SIV, avec des conséquences importantes. Il semblerait que l’afflux de demandes sur la page Web, vraisemblablement sous évalué, ait tout fait sauter !

Panne SIV Pro

Le système SIV en panne indiquant « Ce numéro d’usage a déjà été attribué, l’opération ne peut se poursuivre ».

 

Des guichets rouverts

Cela pénalise d’abord les particuliers, dont les demandes de nouvelles immatriculations sont annulées. Des bugs ont aussi été constatés pour ceux qui veulent faire ré-immatriculer une voiture d’occasion, déjà enregistrée en France. Mais surtout, c’est la cata chez les professionnels. Pour eux, impossible de faire des immatriculations, qu’elle soit définitive ou provisoire (en WW).

La panne pourrait d’ailleurs se voir dans les chiffres de ventes du mois de novembre, vu que les garages ne peuvent faire immatriculer les voitures. Et tant que le véhicule n’a pas de carte grise, il ne peut être livré et donc facturé. Pour certains professionnels de la vente, la situation ne fait pas rire, car ils n’ont pas d’info sur l’avancement de leurs dossiers. Pire, des clients décident d’annuler leur commande, soit par impatience… soit par crainte d’une arnaque, ne voyant rien venir de la part du pro. On espère que les banquiers des garages et concessions seront compréhensifs…

Face à la situation, l’Etat a décidé de faire une marche arrière provisoire, et de rouvrir des guichets dans les préfectures, où il n’est possible de faire que des immatriculations définitives, et non des provisoires pour les professionnels. Il faut se munir de son accusé d’enregistrement (voir document ci-dessous)… qui s’obtient sur le site internet ! On se retrouve à nouveau avec d’interminables files d’attente devant les guichets. Ah, le progrès !

Accuse enregistrement carte grise en ligne

Un accusé d’enregistrement une fois la demande faites sur le site ants.gouv.fr.