Nouvelle Mercedes Classe E : jeu, set et malle

Nouvelle Mercedes Classe E : jeu, set et malle

Un peu facile ce jeu de mots, j’en conviens. J’ai été « aidé » par la forte actualité « tennistique » de ces derniers jours et la présence de Roger Federer à la présentation de cette nouvelle E break à Stuttgart. J’aurai pu aussi titrer « la nouvelle E fait le break ».

Pour déménagements chics

Plus sérieusement, la firme à l’étoile vient de lever le voile sur la version grand volume de sa nouvelle E, cinq mois après la première apparition de la berline. Une déclinaison importante pour les volumes de ventes, surtout auprès de la clientèle professionnelle.

Mercedes-Benz E-Class Estate (BR 213), 2016 Mercedes-AMG E-Class Estate (BR 213) 2016 Mercedes-Benz E-Class Estate (BR 213), 2016

Et du volume, il y en a aussi dans la voiture, ce qui est logique… et le but ! Mercedes annonce une capacité de chargement de 670 litres. Celle-ci peut être rapidement augmentée en repliant la banquette selon le format 40/20/40. La manœuvre peut être effectuée depuis la soute grâce à de simples boutons. Le volume monte alors à 1.820 litres.

De série, le hayon est électrique. En option, il peut s’ouvrir en glissant le pied sous le bouclier. Précision utile selon Mercedes : une europalette peut être chargée, un cas très rare dans un break particulier. On va dire que ce serait pratique pour des cavistes ! On imagine mal une palette chargée de sacs de ciment, surtout dans un habitacle aussi raffiné. La planche de bord, identique à la berline, dégage un luxe rare chez les routières. L’impression est évidemment renforcée par les photos officielles qui montrent des autos toutes options !

Déjà une AMG

Côté look, zéro surprise, entre la face avant reprise à la berline et la partie arrière semblable à celle de la Classe C break, avec des feux allongés aux coins arrondis. Petite particularité : une baguette de chrome relie les feux et les surlignent. Comme sur tous les breaks Mercedes, la troisième vitre latérale retombe légèrement, ce qui ramollit un peu le profil.

Mercedes-Benz E-Class Estate (BR 213), 2016 Mercedes-Benz E-Class Estate (BR 213), 2016 Mercedes-Benz E-Class Estate (BR 213), 2016

La gamme de motorisations débutera avec seulement trois blocs, mais sera rapidement étoffée, suivant une (désuète) tradition allemande. D’ici la fin de l’année, la E sera dotée de trois blocs essence et de trois blocs diesel. Les amateurs de sans-plomb choisiront entre E 200 184 ch, E 250 211 ch et E 400 4MATIC 333 ch. Pour le gazole, il y aura les E 200 d 150 ch, E 220 d 194 ch et E 350 d 258 ch. Il y aura aussi des versions sportives avec AMG. Une première vient d’être dévoilée, la E 43 avec bloc V6 biturbo 401 ch.

Renault muscle (un peu) la Twingo avec la GT

Renault muscle (un peu) la Twingo avec la GT

Elle est badgée « Renault Sport », mais le Losange a eu la bonne idée de ne pas en faire une pure « RS », préférant l’intégrer à la lignée GT. Ce qui change beaucoup de choses, car on lui pardonne plus facilement sa puissance modeste, surtout quand on pense qu’une Clio GT ne propose que 10 ch de plus.

Boîte manuelle

Il est vrai que la puissance annoncée par cette Twingo vitaminée peut prêter à sourire, surtout quand on sait qu’Abarth arrive à gonfler une 500 jusqu’à 190 ch (lire notre essai). Mais Renault est limité, pour une raison simple : la Twingo a fait le choix du moteur arrière, glissé au chausse-pieds dans un petit compartiment. Le trois cylindres turbo 898 cm3 d’origine ne peut être remplacé par un moteur plus gros.

Renault Twingo GT - 1 Renault Twingo GT - 6

Les ingénieurs ont donc revu l’admission d’air et la cartographie du moteur pour gagner une poignée de chevaux. L’auto atteint ainsi 110 ch et un couple de 170 Nm (+ 35 Nm par rapport au TCe 90). Pour tirer partie au mieux de ces progrès, l’étagement de la boîte de vitesses a été revu. Voilà qui s’annonce prometteur pour avoir quelques sensations au volant, surtout avec une petite voiture qui braque court.

Ceux qui ont déjà conduit une Twingo 3 peuvent avoir des craintes sur la tenue de route. Celles-ci sont justifiées. La tenue de cap de la Twingo est perfectible, l’ESP étant souvent sollicité. Le Losange souhaite rassurer en indiquant que la GT profite de nouvelles suspensions ainsi que de nouveaux réglages pour l’ESP et la direction à démultiplication variable.

Look sympa, mais incomplet

Et le look dans tout ça ? La GT souffle le chaud et le froid, avec une impression d’inachevé. L’auto reçoit quelques modifications de bon goût, comme une petite prise d’air latérale, uniquement du côté gauche. Le bouclier arrière adopte une belle double sortie d’échappement. L’auto a été abaissée et repose sur d’inédites jantes de 17 pouces, dont le dessin s’inspire de celles qui équipaient le concept annonciateur Twin’Run.

Renault Twingo GT - 5 Renault Twingo GT - 7

La déception vient de la face avant, qui ne change pas. Un bouclier plus agressif aurait été très sympa. L’auto est présentée avec une nouvelle teinte Orange Piment. Elle sera aussi proposée en Gris Lunaire, Noir Profond et Blanc Glacier. Renault ne montre pas l’intérieur mais indique la présence de décors orange et d’un pédalier en aluminium.

L’auto sera dévoilée en avant-première au Festival of Speed de Goodwood, en Angleterre, à la fin du mois. On la verra ensuite à la rentrée au Mondial de l’Automobile.

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