La mauvaise stratégie pub de Volkswagen pour redorer son blason

La mauvaise stratégie pub de Volkswagen pour redorer son blason

Elle tourne en boucle à la télévision depuis deux semaines. Et même si le petit écran n’a plus vos faveurs, vous n’avez pu échapper à cette publicité, car elle est également très présente sur le Net.

Ce spot est la première étape « du renouveau de la marque et de son nouvel état d’esprit », selon les mots employés par la firme. Il ne met pas en avant un modèle ou une technologie, mais illustre le lien affectif qu’il y a entre le constructeur et ses clients.

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L’objectif de Volkswagen est clair : redorer son blason. L’image du géant allemand, à qui tout réussissait, s’est considérablement ternie fin 2015 avec les révélations sur les tricheries aux émissions polluantes de plusieurs moteurs diesel.

Touché, Volkswagen sait qu’il doit beaucoup communiquer pour ne pas couler. Il est sur tous les fronts. Cela a commencé par l’abandon du fameux slogan « Das Auto », jugé trop arrogant. Puis l’Allemand a débuté l’année en présentant le concept Budd-e, qui pose les bases d’une nouvelle offensive en matière de voitures propres. Aujourd’hui, il est donc question d’un film publicitaire où VW met l’accent sur la relation client.

Personnellement, je ne suis pas vraiment sensible à cette dernière stratégie. Et je vous explique pourquoi en trois points.

1- Elle peut être déprimante

Cette pub a une idée simple : elle met en scène un personnage principal que l’on voit grandir à bord de différents modèles de la marque. Ce genre de scénario, où une vie défile en quelques secondes, déjà vu il y a quelques mois avec une banque, me donne le cafard. Elle me fait prendre conscience que notre existence passe en un clin d’œil et que mon enfance est déjà loin (vite, un psy).

2- Elle ne parle pas vraiment aux Français

Plus sérieusement, cette campagne de publicité est internationale. Lancée officiellement le 13 mars chez nous, elle avait déjà été proposée au Royaume-Uni, en Espagne, au Portugal ou encore en Allemagne. Pour plaire au plus grand nombre, l’histoire est en conséquence consensuelle. Mais dans l’Hexagone, ceux qui ont grandi et toujours roulé en Volkswagen ne sont pas nombreux.

Il y en a, c’est un fait, mais on ne peut pas dire que la firme allemande soit l’exemple type d’une marque que l’on a toujours eu dans sa vie, du moins lors des étapes incontournables. De l’autre côté du Rhin, c’est forcément une évidence, mais chez nous, une telle idée marcherait bien davantage avec Renault ou Peugeot.

Pub Volkswagen - 1

3- Elle est gnan-gnan

Il est clair que cette pub n’a pas fait le buzz. L’histoire très gentillette n’incite pas à s’échanger le lien via les réseaux sociaux ou à montrer la vidéo pendant la pause café. De nos jours, pour faire parler, vite et bien, et surtout se faire pardonner, il faut miser sur l’humour… et un peu sur l’auto-flagellation. Eclipser le problème de départ est presque contre-productif.

L’image de l’humoriste qui a perturbé la conférence de presse Volkswagen au Salon de Genève a d’ailleurs fait le tour du monde en moins d’une journée. Si Volkswagen avait de son propre-chef tenté de faire de même, il aurait sûrement gagné des points.

On peut jouer sur la corde sensible et les sentiments si l’idée est bonne… et fait sourire. VW aurait dû se souvenir de l’effet très positif qu’avait eu son mini Dark-Vador. Le « bon-buzz » avait duré plusieurs semaines.

Prologue FIA WEC : une matinée en immersion avec Ford Performance !

Prologue FIA WEC : une matinée en immersion avec Ford Performance !

Dans le cadre du prologue FIA WEC qui se déroulait dans le sud de la France au Paul Ricard HTTT ce week-end, Abcmoteur a été convié le samedi 26 mars à assister à l’événement en immersion avec Ford Performance dans les stands des teams du Chip Ganassi Racing en présence des Ford GT n°66 et 67.

Ford Performance Prologue Paul Ricard

Une journée pas comme les autres !

C’est vers 9 h 30 qu’Abcmoteur arrive au Paul Ricard, sous un soleil de plomb annonciateur en somme d’une belle journée. Le temps d’aller chercher mon accréditation au  « media center » et de faire la rencontre des responsables Ford France qui ont eu la gentillesse de nous inviter qu’il est déjà temps de rentrer dans l’enceinte du circuit. Le rendez-vous étant fixé à 11 h 00 pour accéder aux stands de la Team du Chip Ganassi Racing, je me décide d’aller faire un petit tour, l’occasion de rencontrer des grands noms du sport automobile comme Alain Prost venu soutenir son fils Nicolas engagé en catégorie LMP1 chez Rebellion Racing.

Je n’ai même pas le temps de regarder l’heure que le téléphone sonne, il est temps de se diriger vers les stands de Ford Performance accompagné d’autres confrères.

Que les hostilités commencent !

Nous voilà dans les stands et plus précisément dans la salle principale où pilotes, ingénieurs et mécaniciens ont les yeux rivés sur les écrans : temps au tour, pression des pneus, statistiques, tout est pris en compte jusqu’au moindre petit détail (pour des questions de confidentialité nous n’avons pu prendre des photos de cette salle).

Le feu vert nous est donné pour accéder aux stands, les consignes sont simples : photos de la baie moteur strictement interdites pour des raisons de confidentialité évidentes et ne pas gêner les mécaniciens qui sont entrain de travailler. Pour me permettre de réaliser quelques clichés, une femme, responsable du team me propose de la suivre et de rester derrière elle par sécurité. En effet, le règlement FIA WEC impose normalement aux photographes le port d’une combinaison et d’un casque suite aux multiples incidents qui se sont déroulés les années précédentes durant la saison.

Pas le temps de souffler que l’on me dit de me préparer, la Ford GT n°66 ne va pas tarder à rentrer aux stands ! A ce moment précis, un véritable mouvement, une organisation en chaîne va se mettre en place, les mécaniciens sont déjà fin prêts à agir, l’organisation est très bien ficelée, chacun est à son poste, l’efficacité est de rigueur. Il ne s’agit pourtant que d’essais pour la saison mais pour autant, la pression est bien là et les 24 h du Mans sont bien ancrés dans l’esprit de tous.

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Toute la logistique mise en place est impressionnante surtout lorsqu’il s’agit d’une personne lambda qui n’est pas habituée à se retrouver au milieu de ce chantier colossal rythmé par l’entrée des voitures dans la voie des stands. Hop ! Deuxième fournée, un message à l’oreillette, la Ford GT n°67 va rentrer au stand incessamment sous peu, toute l’équipe se met en place.

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Il est bientôt midi, les deux Ford GT sont désormais aux stands, elles ne ressortiront pas pour le moment. Les mécaniciens s’attèlent à la tâche. Objectif ? Il faut que les deux Ford soient prêtes à repartir pour les essais cet après-midi. Des ingénieurs se rapprochent des autos, il ne faut pas oublier que les essais servent principalement à récolter des données qui seront utiles dans le futur, à savoir, comment la voiture peut se comporter sur une durée déterminée.

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L’activité dans les stands commence nettement à se calmer. L’ouverture de la pitlane au public approche à grands pas, l’ambiance est un peu plus décontractée et conviviale, les mécaniciens décident de refaire une petite beauté aux deux Ford GT, histoire que les deux autos soient présentables au public.

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Un mouvement continuel du team persiste tout de même, après quelques minutes, avant de s’accorder une pause bien méritée pour certains d’entre-eux, il faut faire place au « débriefing » de la matinée. Il ne faut pas oublier, qu’il s’agit ici d’un travail d’équipe qui est crucial au bon déroulement et au bon fonctionnement du team.

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Nous n’avons malheureusement pas eu l’occasion de se rapprocher des pilotes, chose qui reste compréhensible avec la charge de travail qui leur est donnée tout au long de la journée, mais on assiste néanmoins au passage du pilote Stefan Mücke qui vient débriefer avec son équipe !

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Il est temps pour nous de quitter les stands du team Chip Ganassi Racing et de partir se ressourcer ! C’est la fin d’une matinée enrichissante qui a été forte agréable avec une équipe accueillante et sympathique.

Des résultats encourageants pour Ford Performance !

Ford Chip Ganassi Racing est satisfait des progrès accomplis au Prologue. Les deux Ford GT ont été effectué leur premier début devant un public européen ce week-end au Paul Ricard HTTT. Les deux autos combinées ont effectué plus de 2 700 kilomètres lors de ces essais. « Nous avons été très satisfaits des progrès », a déclaré Howard-Chappell qui ajoute que le team a renforcé son travail d’équipe, ce qui le rend encore plus solide qu’auparavant. Howard-Chappell est confiant pour l’avenir pour lui « tout problème à une solution », ce week-end est globalement satisfaisant pour Ford Chip Ganassi Racing.

GT Tour : un crash qui défraie la chronique…

GT Tour : un crash qui défraie la chronique…

Ce week-end se déroulait la première course des Championnats de France FFSA GT et Prototypes sur le circuit de Nogaro. Première course qui a été marquée par une sortie de piste plus qu’impressionnante de Sacha Bottemanne au volant de la Ferrari F458 Italia N°17 du team StrategiC qui est entrée en contact avec la Ferrari N°7 d’Eric Mouez.

crash Sacha Bottemanne Ferrari GT Tour

Quelques informations sur les circonstances de l’accident !

Selon les membres de l’équipage, l’accident aurait eu lieu alors que la Ferrari de Sacha Bottemanne était approximativement à plus ou moins 230 km/h. Sur les vidéos filmées de l’extérieur nous pouvons constater que la Ferrari N°17 du team StratégiC va légèrement se décaler pour venir percuter la Ferrari n°7 d’Eric Mouez.

Acte volontaire ou involontaire ? Les réseaux sociaux s’enflamment !

Il n’aura pas fallu longtemps pour que les réseaux sociaux s’enflamment après cette scène cauchemardesque ! Acte volontaire selon certaines personnes qui ne vont pas hésiter à descendre en flèche le pilote du GT Tour Sacha Bottemanne, tandis que d’autres vont quant à eux prendre sa défense.

Une vidéo va venir préciser le tout un peu plus tard dans la journée, il s’agit d’une caméra embarquée de Sacha Bottemanne dans sa F458 Italia n°17 où l’on peut apercevoir clairement qu’aucune manœuvre à risque va être réalisée par le pilote, ses mains ne bougent pas d’un poil, on ne le voit en aucun cas tourner le volant pour se décaler comme pourrait l’envisager la vidéo prise avec les caméras extérieures…

Un problème mécanique en cause ?

Rappelons que 30 minutes auparavant, c’était le pilote Nicolas Misslin qui était à bord de la Ferrari N°17 de la team StratégiC et qu’il semblerait qu’il ait rencontré lui-aussi quelques soucis avec la voiture à l’entrée des stands en réalisant là aussi une « manœuvre à risque » selon certaines personnes dont il ne va pas hésiter à justifier son geste sur la page officielle du GT Tour.

message Facebook GT Tour Nicolas Misslin

La voiture a eu tout au long du week-end un comportement suspicieux, des problèmes mécaniques en cause ? Cela reste néanmoins en suspend…

Si nous devions donner notre avis ?

Sacha Bottemanne sur sa Ferrari F458 Italia N°17 avait creusé un écart considérable avec 8 secondes au tour par rapport à la Ferrari N°7 d’Eric Mouez. Alors, oui, il est difficile d’imaginer que le pilote aurait pris des risques inconsidérés pour aller « taquiner » le pilote Eric Mouez.  Le pilote Sacha Bottemanne était légèrement plus rapide qu’Eric Mouez, Eric Mouez qui n’a pas hésité à refermer la porte à plusieurs reprises sur  Sacha Bottemanne qui rappelons-le était plus rapide de 8 secondes ! Même si tous les comportements sont bons à la critique, il s’agit ici de sport automobile, c’est malheureusement le jeu mais un jeu qui est relativement risqué ! La course laisse peu de place aux sentiments, mais nous cherchons toujours l’intérêt pour Eric Mouez de vouloir ralentir à tout prix Sacha Bottemanne le forçant à certains moments à poser ses roues sur le vibreur.

Tout est bien qui finit bien !

Malgré la violence de son accident le pilote Sacha Bottemanne s’est extirpé très rapidement de la Ferrari avant d’être pris en charge par le service médical du circuit. Le pilote a subi des examens de contrôle en conséquence à l’hôpital de Mont-de-Marsan dont il en est sorti hier soir avec seulement quelques contusions selon le communiqué du GT Tour.

L’équipe d’Abcmoteur souhaite un prompt rétablissement au pilote Sacha Bottemanne, en espérant le revoir bientôt sur la piste !