Opel GT Concept : petit plaisir simple

Opel GT Concept : petit plaisir simple

Ah, les formules subtiles des communiqués de presse. Selon Opel, ce concept est le « portrait du coupé sportif de demain ». Mais que cache le mot demain ? Doit-on y voir l’esprit avant-gardiste, propre aux bonnes études de style, ou l’annonce d’un nouveau véhicule ?

Un avenir grâce à Buick ?

Dans la mesure où, aussi séduisant soit-il, ce prototype n’est en rien révolutionnaire, il faudrait pencher pour la deuxième option. Mais pour l’instant, on voit mal Opel, dont la santé est encore un peu précaire, se lancer seul dans une niche du marché… à moins que l’auto soit vendue des deux côtés de l’Atlantique avec l’aide de Buick (comme on l’espère pour l’Avista), ce qui faciliterait la rentabilité.

La GT Concept sera la vedette du stand Opel au Salon de Genève.

La GT Concept sera la vedette du stand Opel au Salon de Genève.

Il y a tout de même un indice encourageant pour l’arrivée d’un nouveau petit coupé dans la gamme Opel : l’utilisation de ce patronyme GT, déjà vu à deux reprises dans l’histoire de la marque. Si Opel voulait ne pas laisser planer le doute sur une production en série, il aurait sûrement pris un nouveau nom.

Evocations du passé

La GT est donc un coupé deux portes à silhouette trois volumes, qui souhaite faire dans la simplicité à tous les niveaux, à commencer par le design. Pas d’exubérance, d’artifice inutile, la GT reste sobre. Pas question de tomber dans le rétro, mais le concept fait quelques clins d’œil à l’Expérimental GT, un concept dévoilé en 1968 : long capot, double sortie d’échappement centrale…

Opel GT Concept - 3 Opel GT Concept - 7

Selon la marque, cette étude dévoile le nouveau style de la marque… que l’on a l’impression d’avoir déjà vu. Il ne faut donc pas s’attendre à une révolution esthétique dans les années à venir ! Pour un aspect très pur, la GT adopte des portes qui intègrent parfaitement les vitres. Il y a une transition invisible entre le verre et la surface peinte. Ces ouvrant rejoignent les roues, et « rentrent » même dans la carrosserie quand on les manipule.

Tenue originale

Autre élément pour lisser la carrosserie : les rétroviseurs sont remplacés par des caméras installées derrière les passages de roue. Les images sont relayées par des écrans de chaque côté de l’habitacle, qui joue lui aussi la carte du minimal. Le conducteur a face à lui une imposante instrumentation et un volant carré. Le reste est très dépouillé.

Opel GT Concept - 6 Opel GT Concept - 5

Le GT Concept se fait plus original au niveau de sa décoration. La carrosserie est bi-colore, avec une moitié grise et l’autre noire. La séparation est faite par un liseré rouge. La teinte tomate se retrouve sur les pneus avant, un hommage à la moto Opel 500 Motoclub de 1928.

Léger et propulsion

Le GT Concept ne cherche pas à faire la course à la puissance. Il est doté d’un modeste bloc essence trois cylindres 1.0 turbo de 145 ch. Associé à une boîte séquentielle à 6 rapports, il permet de passer de 0 à 100 km/h en moins de 8 secondes.

Surtout, la GT retient une architecture alléchante pour les amateurs de conduite. Le moteur est placé en position centrale avant et le couple est envoyé aux roues arrière ! De plus, Opel annonce un poids inférieur à 1.000 kg.

Opel GT Concept - 2 Opel GT Concept - 8 Opel GT Concept - 1

Le Porsche Boxster devient 718 avec un flat-4 turbo !

Le Porsche Boxster devient 718 avec un flat-4 turbo !

Les puristes qui sont tombés de leur chaise en découvrant des 911 Carrera suralimentées vont de nouveau avoir le séant au sol. Pas besoin de créer un suspens sur plusieurs lignes : le Boxster abandonne le flat-6 pour un bloc quatre cylindres turbo.

Référence au passé

Les sportives n’échappent donc pas à la fameuse règle du downsizing, ce choix technique qui consiste à diminuer la cylindrée tout en augmentant la puissance avec un turbo, afin de favoriser la baisse des consommations. Porsche se doit lui aussi de respecter des normes anti-pollution européennes de plus en plus sévères. Quitte à faire perdre à certain de ses modèles un peu de noblesse.

Ecrasons une larme avant la fin du flat-six dans les entrailles du Boxster.

Ecrasons une larme avant la fin du flat-six dans les entrailles du Boxster.

Porsche joue l’astuce marketing pour faire passer la pilule. Le Boxster est en effet renommé à cette occasion 718 Boxster, avec un nombre repris à un modèle de course apparu dans les années 1950 et équipé d’un quatre cylindres à plat. Une manière de rappeler que cela a donc déjà existé. Dommage que Porsche n’ait pas simplifié le nom avec 718 « tout-court ». Le constructeur allemand souhaite sûrement garder la popularité du patronyme Boxster pour faire transition avant de le passer à la trappe avec la prochaine génération.

Puissances en hausse

Mais revenons-en au moteur ! La version d’entrée de gamme est dotée d’une version 2.0 litres qui développe 300 ch. C’est 35 ch de plus que l’ancien modèle de base ! Le couple bondit, passant de 280 à 380 Nm. De quoi améliorer les performances, avec un 0 à 100 km/h réalisé en 4,7 secondes, soit 0,8 seconde de mieux !

718 Boxster S 718 Boxster S 718 Boxster S

La version S est aussi équipée d’un flat-4, de 2.5. Il développe 350 ch, ce qui représente ici aussi un gain de 35 ch. La valeur maximale de couple est de 420 Nm contre 360 auparavant. La barre des 100 km/h est franchie en 4,2 secondes, un progrès de six dixièmes. A noter que ces valeurs de performances sont réalisées avec la boîte optionnelle PDK et le pack Sport Chrono. En configuration de base, les 718 restent fidèles à la boîte manuelle 6 rapports. Les ingénieurs ont revu la direction, promise plus directe.

Restylage visible

Le look est également revu en profondeur. Cela ne se voit pas au premier coup d’œil, on reste chez Porsche tout de même, mais de nombreux éléments ont été modifiés. Les boucliers ont ainsi été remodelés, avec de nouvelles barres de diodes. Les optiques avant accueillent la signature lumineuse à quatre points tandis que les feux arrière ont un nouveau contour. Ils sont de plus reliés par un élément noir qui intègre le monogramme Porsche.

718 Boxster 718 Boxster 718 Boxster S

Pas de grand bouleversement à bord. On remarque surtout la présence d’un nouveau volant, qui héberge le sélecteur de modes de conduite. Celui-ci peut être complété du bouton « Sport Response » qui permet de tirer partie du maximum de la mécanique pendant une poignée de secondes. Le système multimédia a été mis à jour.

Les tarifs sont encore inconnus.

718 Boxster 718 Boxster S 718 Boxster S