Voici le Volkswagen Combi du 21ème siècle

Voici le Volkswagen Combi du 21ème siècle

On peut dire qu’il tombe à pic. Alors qu’en 2016 le nom de Volkswagen sera régulièrement associé à la tricherie des moteurs diesel, la marque allemande débute l’année avec un concept-car électrique. Dans la mesure où la conception d’une étude de style demande plus d’un an de travail, la genèse de ce Budd-e avait commencé bien avant l’éclatement du scandale.

Plate-forme inédite

VW s’apprête à mettre le paquet dans le domaine des véhicules branchés pour redorer son blason. Quitte à donner le feu vert à des projets dont la rentabilité n’est pas assurée, mais qui sauront donner une image écologique à la firme. La marque met d’ailleurs au point une nouvelle plate-forme modulaire conçue spécifiquement pour les véhicules 100 % électrique.

Ce Budd-e pourrait être produit en série en 2019.

Ce Budd-e pourrait être produit en série en 2019.

Le Budd-e est le premier à en profiter. Cette base intègre le plus intelligemment possible les organes mécaniques et la batterie, pour dégager un maximum d’espace à bord, tout en préservant les qualités dynamiques. Les batteries sont ainsi logées dans le plancher afin d’abaisser le centre de gravité. Deux moteurs électriques font avancer le Budd-e, un sur chaque essieu, avec une puissance cumulée de 225 kW. De quoi passer de 0 à 100 km/h en seulement 7 secondes environ. Volkswagen promet une autonomie de plus de 500 km.

La juste touche de néo-rétro

Pour faire parler de lui, le Budd-e a la bonne idée d’évoquer une ancienne gloire : le fameux Combi. Ce monospace de 4,60 mètres de long reprend ainsi la bouille sympathique de son ancêtre, avec toit plat, poupe droite et gros logo à l’avant. La large calandre fait corps avec les optiques. L’ensemble reste sobre et dégage pourtant de la jovialité.

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La planche de bord est futuriste, réduite à un grand panneau d’affichage dont les divers écrans fonctionnent ensemble. Ainsi, pour Volkswagen, il n’est plus question que l’instrumentation et l’écran du système de navigation ne soient pas couplés. L’aménagement est convivial, avec bois et moquette, ainsi que des sièges avant qui pivotent pour que les passagers se retrouvent ensemble face à un immense écran implanté sur un côté de l’auto.

Connecté et intelligent

Dévoilé au CES de Las Vegas, le Salon consacré aux nouvelles technologies, le Budd-e met le paquet en matière de connectivité. Le véhicule fait ainsi partie intégrante de la vie de son propriétaire, capable d’interagir avec d’autres éléments comme la maison ! Par exemple, lorsque vous vous garez devant chez vous, les lumières de votre domicile s’allument automatiquement. Il est également possible d’être alerté dans votre auto si une personne sonne à la porte… et lui parler en conduisant grâce à votre interphone !

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Forcément relié à Internet, le Budd-e vous propose aussi d’être une boîte aux lettres mobile. Il est doté d’un tiroir qui s’ouvre grâce à une clé numérique à usage unique qu’un livreur aurait préalablement reçue ! Autre point futuriste : le Budd-e est capable de vous prévenir si vous avez oublié dans l’auto un de vos objets connectés ! A l’inverse, il peut vous inciter à prendre un parapluie si le temps va se gâter.

Volkswagen Budd-e - 1 Volkswagen Budd-e - 7 Volkswagen Budd-e - 5

Deux BMW i8 spéciales s’invitent au CES

Deux BMW i8 spéciales s’invitent au CES

En quelques années, le CES (Consumer Electronics Show) de Las Vegas est devenu un salon quasiment incontournable pour les constructeurs voulant présenter leurs nouvelles technologies. Pour l’édition 2016 qui vient de s’ouvrir, BMW a notamment emporté dans ses bagages deux i8 spéciales…

BMW nous annonce-t-il le futur proche de l’i8 ?

I Vision Futur Interaction : la conduite autonome au grand air

Une rumeur annonçait l’arrivée d’une i8 cabriolet. Finalement, la marque bavaroise a présenté l’i Vision Futur Interaction qui est similaire au concept i8 Spyder, à l’exception des portes qui ont également disparues en plus du toit ! De quoi rouler de façon très aérée !…

BMW i Vision Futur Interaction

Dans cette configuration, l’i8 renforce encore son apparence futuriste

BMW i Vision Futur Interaction-2

BMW i Vision Futur Interaction-4

Cela dit, le plus important se situe dans l’habitacle. C’est à cet endroit que BMW introduit un grand écran horizontal de 21 pouces sur la planche de bord se commandant par les gestes (AirTouch). Tout comme sur la dernière Série 7 (à découvrir prochainement sur Abcmoteur), il suffit de faire par exemple un cercle dans le vide avec le doigt pour augmenter le volume du système audio. Les commandes vocales et tactiles sont aussi au programme.

BMW i Vision Futur Interaction-7

En outre, l’i Vision Futur Interaction n’échappe à l’incontournable conduite autonome ! BMW laisse le choix entre trois modes pour sa voiture hybride rechargeable : Pure Drive, Assist et Auto Mode proposant respectivement de conduire soi-même, de se faire assister par les aides à la conduite et de laisser la voiture se déplacer toute seule ou presque.

BMW i Vision Futur Interaction-9

i8 Mirrorless : tout se passe à l’intérieur !

Le deuxième concept-car dévoilé par BMW au salon américain est l’i8 Mirrorless. Comme son nom l’indique, le coupé a perdu ses rétroviseurs remplacés par des caméras à grand angle ! Une technologie déjà vue à plusieurs reprises qui reste bloquée avant la série à cause de l’homologation. L’écran supplantant le rétroviseur intérieur apporte pourtant des avantages non négligeables tels que la disparition des angles morts et l’ajout d’alertes en temps réel en cas de danger sur la route.

BMW i8 Mirrorless

BMW i8 Mirrorless-6

L’i8 Mirrorless a aussi des yeux à l’arrière !

BMW i8 Mirrorless-3

Ces deux i8 sont-elles là pour faire plaisir au grand public sans déboucher sur quelque chose de concret en série ? Ou bien, est-ce qu’une i8 découverte pourra prochainement être commandée ? Le restylage de l’i8 – d’ici 2017 ? – serait aussi une bonne opportunité pour introduire des fonctionnalités liées à la conduite autonome…

A suivre.

Bonus 2016 : l’Etat veut-il tuer dans l’œuf l’hybride rechargeable ?

Bonus 2016 : l’Etat veut-il tuer dans l’œuf l’hybride rechargeable ?

Voilà qui me semble curieux. L’Etat donne un nouveau (et sérieux) tour de vis au système du bonus écologique mais l’info ne fait pas de vague. Pourtant, s’attaquer aux aides des véhicules « verts » est étonnant de la part d’un pays qui a accueilli il y a un mois à peine la COP 21 et qui est « dieselophobe ».

Jusqu’à 1.000 € d’aides au lieu de 4.000 € !

L’Etat est donc nettement moins généreux avec les véhicules hybrides commandés depuis le 4 janvier. Les modèles hybrides « simples » ne bénéficieront plus que de 750 € de prime, contre 1.000 à 2.000 € en 2015 (en fonction du prix de l’auto). Et ils doivent, comme auparavant, être sous la barre des 110 g/km, ce qui explique que des véhicules comme le nouveau Toyota RAV4 hybride n’en profitent pas.

Hybride rechargeable

Mais le coup de tonnerre vient des hybrides rechargeables. Bénéficiant l’année dernière de 4.000 € de prime, ils ne sont plus aidés qu’à hauteur de 1.000 € ! Là aussi, il y a un seuil à respecter, 60 g/km. A noter que les hybrides diesel sont à partir de maintenant totalement exclues du bonus écologique. Une mesure à l’impact réduit, mais hautement symbolique.

Une technologie chère mais efficace

Qu’en penser ? A bien y réfléchir, cela est normal pour les hybrides simples. La technologie est cette fois bien répandue, les clients potentiellement intéressés ont largement eu le temps de profiter d’aides intéressantes… et leur gain en consommation est assez artificiel, une fois que l’on sort de la ville.

En revanche, c’est la totale incompréhension pour le « plug-in ». C’est à ce jour la solution écologique la plus polyvalente et intelligente, avec des modèles capables de parcourir en moyenne une trentaine de kilomètres en tout électrique avant que le thermique prenne le relais. Parfait pour ne pas polluer dans ses déplacements quotidiens sans pour autant renoncer aux vacances.

C’est une technologie encore peu diffusée et mal connue qui avait besoin d’un coup de pouce généreux car les prix sont encore élevés. Or, sans une bonne ristourne, difficile de démocratiser le plug-in et de faire baisser les coûts de production ! Les ventes des rechargeables devraient stagner en France en 2016. Quand on pense que les constructeurs nationaux n’arriveront sur ce marché qu’en 2017 au mieux…

Le 100 % électrique épargné

Pas de changement pour terminer du côté du pur électrique, avec un coup de pouce de 6.300 €, dans la limite de 27 % du coût d’acquisition. Le super-bonus en cas de mise à la casse d’un vieux diesel, mis en circulation avant le 1er janvier 2006, est maintenu : l’aide pour l’électrique est portée à 10.000 €, celui pour les hybrides plug-in à 3.500 €.

A noter que ceux qui ont acheté un véhicule écolo avant le 4 janvier et le recevront avant le 4 avril profiteront des aides de 2015.