L’Alfa Romeo Giulia QV livre ses prix

L’Alfa Romeo Giulia QV livre ses prix

Dans le milieu des berlines sportives, tous les regards sont actuellement braqués sur l’Alfa Romeo Giulia QV. La publication de ses tarifs va permettre aux intéressés de préparer leur chéquier dès lors que les commandes seront ouvertes…

Une Italienne possédant des arguments

Pour cela, il faudra patienter jusqu’au troisième trimestre 2015. C’est à ce moment-là qu’il sera possible de signer pour devenir propriétaire de ce qui marque sans doute le retour de la firme au Biscione. La Giulia QV affichant 510 ch et 600 Nm de couple grâce à son V6 2,9 l turbo demande la somme de 79 000 €. Un tarif plutôt attractif lorsque l’on sait qu’une BMW M3 de 431 ch réclame 81 500 € et une Mercedes-AMG C 63 S, pour le coup aussi puissante que l’Italienne, 97 650 €…

La Giulia consomme en moyenne 11,7 l/100 km et rejette 198 g/km de CO2

La Giulia consomme en moyenne 11,7 l/100 km et rejette 198 g/km de CO2

Alfa Romeo Giulia QV dynamique-2

Une version de lancement plus exclusive et typée circuit (94 000 €) sera en vente sur le web. Allégée, cette Giulia sera notamment équipée de freins carbo-céramique et de sièges Sparco ultra-légers en carbone

Bien entendu, la quantité de canassons bouillonnant sous un capot n’est pas l’unique critère d’achat. La Giulia QV a aussi son 0 à 100 km/h (3,9 s) et sa vitesse de pointe (307 km/h) à faire valoir, son poids contenu aidant (1 524 kg, répartition à 50/50). De bons chiffres qui lui ont permis de décrocher un joli chrono sur le redoutable Nürburgring : 7 min 39. Un temps égal à une Ferrari 430 Scuderia et meilleur que ses rivales directes de chez BMW, Audi et Mercedes.

La qualité de finition intérieure de l'Alfa sera regardée de près lorsque qu'Abcmoteur en prendra son volant !

La qualité de finition intérieure de l’Alfa sera regardée de près lorsque qu’Abcmoteur en prendra son volant !

Alfa Romeo Giulia QV ordinateur bord

Il reste à essayer la bête pour se rendre compte du travail d’Alfa Romeo qui semble bien déterminé à s’imposer en nouvelle référence sur le segment. Un élément perturbateur pour la suprématie germanique qui se trouve sans doute un peu surprise devant la percée de l’Italien qui est allé, rappelons-le, se fournir chez rien de moins que Ferrari afin de concevoir son moteur…

Pour patienter, voici quelques images du bolide aux grandes ambitions… Il faudra aussi qu’Alfa Romeo ne tarde pas trop à dévoiler les versions moins musclées – et plus accessibles ! – de son auto.

La nouvelle Ford Focus RS au tarif de…

La nouvelle Ford Focus RS au tarif de…

En vous parlant de l’Audi S4 (lire : L’Audi A4 se met déjà au sport avec la S4), je remarquais que certains constructeurs dégainent très rapidement leurs nouveautés. Pour Ford et sa tant attendue Focus RS, l’attente est plus longue !… Heureusement, la compacte nous livre désormais une bonne partie de ses secrets qu’ils nous tardaient de découvrir.

Bousculement à prévoir dans la hiérarchie des compactes sportives

Dès sa présentation en grande pompe à laquelle Abcmoteur avait assistée, la nouvelle Focus RS s’annonçait comme particulièrement performante et efficace. Aujourd’hui, Ford nous indique les chiffres, et ils sont plutôt flatteurs pour la compacte sportive ! Jugez plutôt : 4,7 s au 0 à 100 km/h et une vitesse maximale de 266 km/h, le tout avec une « simple » boîte manuelle à 6 rapports.

Ford Focus RS

En comparaison, une Honda Civic Type R de 310 ch (lire notre essai) se fait distancer d’une seconde, mais attrape 4 km/h supplémentaires en pointe. Qu’en est-il de la Volkswagen Golf R forte de 300 ch et possédant une transmission intégrale tout comme sa rivale à l’Ovale bleu ? 5,1 s au premier exercice et 250 km/h sur le second. La bride électronique lui retirant une dizaine de km/h.

Il reste la question épineuse du tarif. Déjà disponible à la commande et livrée au début 2016, la Ford Focus RS demande au minimum 38 600 €. Un prix plus élevé que sa devancière (33 650 €), mais qui s’explique par l’ajout de la transmission intégrale, la puissance en hausse grâce au 2,3 l EcoBoost, aux équipements en sus (mode Drift, Launch Control, …) et à l’inflation. La Japonaise précédemment citée requiert 35 000 €, quand l’Allemande en 5 portes réclame… 44 950 € !

Les essais seront là pour connaître et comparer le comportement de la nouvelle Focus RS. Pour le moment, la boule de nerf expose ses capacités en vidéo :

Tout ce qu’il faut savoir sur la nouvelle Renault Mégane

Tout ce qu’il faut savoir sur la nouvelle Renault Mégane

Renault enchainerait-il trop vite les nouveautés ? La marque au losange dévoile en première mondiale deux modèles très importants à Francfort : la Mégane IV et la Talisman. Mais cette dernière, qui est pourtant un événement en faisant oublier au premier coup d’œil la fade Laguna III (lire notre essai), semble avoir été totalement éclipsée sur le stand par la nouvelle compacte ! Il est vrai que niveau ventes, la Mégane est plus cruciale que la Talisman.

Un air de déjà-vu à bord

Renault avait dévoilé les premières images de l’auto une semaine avant Francfort (lire : Nouvelle Mégane : Renault réagit et l’officialise). Mais seul l’extérieur avait été montré et les informations étaient rares. Il a fallu attendre l’ouverture du Salon pour découvrir l’intérieur et les aspects techniques.

Renault a voulu un lien esthétique avec la précédente. Il veut créer une dynastie façon Golf.

Renault a voulu un lien esthétique avec la précédente. Il veut créer une dynastie façon Golf.

On ne va pas revenir sur le design de la carrosserie, que l’on a déjà analysé. Montons directement à bord ! Comme on pouvait s’en douter, la Mégane reprend beaucoup d’éléments de sa nouvelle grande sœur la Talisman. Peut-être trop, car toute la console centrale est identique, en plus de l’instrumentation. Que va penser l’acheteur de Talisman en découvrant que son voisin qui roule en Mégane moins chère a le même intérieur ?

Finition perfectible

Ce qui fait la différence est l’élément moussé qui recouvre l’ensemble, et descend ici jusqu’à la boîte à gants. Le design du tunnel central est également simplifié mais accueille des guirlandes de diodes, preuve que le Renault nouveau apporte un joli soin aux détails. En revanche, le discours sur la qualité de finition, qui serait en progression, ne passe pas. De nombreux plastiques ne sont pas à la hauteur. Le pire est autour du levier de vitesses : deux éléments tentent de faire le lien entre la planche de bord et le tunnel, mais ils sont toujours mal alignés.

Nouvelle Renault Mégane - 6

Nouvelle Renault Megane - 20

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La nouvelle Mégane mesure 4,36 mètres en longueur, et s’étire ainsi de 64 mm. L’empattement profite de 28 mm en plus. De quoi légèrement améliorer l’habitabilité, avec 20 mm de plus pour les genoux des passagers arrière. Côté coffre, le volume est important avec 434 litres. Mais nous avons constaté au Salon que le seuil de chargement est haut perché, formant une grosse marche avec le plancher de la soute !

Le plein de techno

La Mégane se la joue techno, avec des équipements rares voire inédits dans la catégorie. Les modèles haut de gamme sont ainsi dotés d’un grand écran tactile 8,7 pouces format portrait au toucher similaire à celui d’un smartphone. Les versions de milieu de gamme auront un écran 7 pouces format paysage. Les bas de gamme auront un petit écran d’autoradio. Sur les finitions hautes, l’instrumentation accueille un écran TFT 7 pouces personnalisable.

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Dans la liste des équipements, on trouve le régulateur de vitesse adaptatif, le freinage actif d’urgence, la lecture des panneaux de signalisation, l’avertisseur d’angle mort, les feux de route automatiques ou encore le parking mains libres. Il y a aussi un affichage tête-haute. Bref, la Mégane se remet à jour de fort belle manière d’un point de vue technologique.

La gamme de motorisations comporte des blocs taillés pour le grand public. En essence, il y a des Energy TCe 100 et 130 ch. Ce dernier est compatible avec la boîte EDC à 7 rapports. Pour le diesel, les dCi sont déclinés en 90, 110 et 130 ch. Le 110 ch existe en EDC 6.

Une vraie GT, avec quatre roues directrices

Renault a aussi présenté la version GT de la Mégane, qui est une vraie petite sportive mise au point par Renault Sport. En clair, ce n’est pas juste du look. La GT est notamment équipée des quatre roues directrices, ce qui est tout bonnement une première mondiale sur le segment des compactes.

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Les réglages des liaisons au sol sont spécifiques. L’auto est aussi équipée d’une fonction Multi Change Down qui permet un multi-rétrogradage accéléré et d’un Launch Control. Côté moteur, la GT sera d’abord proposée en essence 205 ch EDC 7. Le diesel dCi 165 ch EDC 6 arrivera plus tard.

La date de commercialisation n’a pas encore été dévoilée. La Talisman étant prévue pour mi-novembre, la Mégane devrait attendre son tour, sûrement en janvier 2016.

BMW M6 : place à la compétition

BMW M6 : place à la compétition

BMW ne s’est pas contenté de présenter les Série 7 et X1 de nouvelle génération au salon de Francfort, la M6 nous réservait également deux surprises…

La M6 singe sa version GT3

Alors que la M5 a fêté son anniversaire avec l’édition « 30 Jahre » (lire notre essai), la M6 est également à 600 ch et 700 Nm de couple depuis qu’elle est proposée avec le Pack Compétition (9 500 €). En Competition Edition (17 700 €), le coupé en impose en se chaussant de jantes de 20 pouces en noir mat. Le contour de la calandre et les ouïes latérales sont noirs, tandis que les coques de rétroviseur, l’aileron de la malle et le diffuseur emploient du carbone.

A noter que l'option Competition Edition s'accompagne obligatoirement le Pack Competition, soit tout de même 27 200 € !

A noter que l’option Competition Edition s’accompagne obligatoirement le Pack Competition, soit tout de même 27 200 € !

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Le cuir noir de l’habitacle reçoit des surpiqûres jaunes si la peinture de carrosserie choisie est l' »Austin Yellow » ou blanches pour l' »Alpine White ». C’est dans cette dernière teinte que la M6 Competition Edition s’approche le plus de la nouvelle M6 GT3, ce bolide course qui vient en remplacement de la Z4 GT3. Les deux autos ont ainsi la même livrée, mais le kit carrosserie de celle réservée à la compétition se montre bien plus exubérant, la recherche de l’appui maximal n’y étant pas étranger !

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Sachez que la BMW M6 GT3 a réduit son poids à 1 300 kg et utilise une boîte séquentielle à 6 rapports, mais qu’elle s’échange désormais contre 379 000 € hors taxes, soit un tarif légèrement plus élevé que sa rivale la Lamborghini Huracan GT3. L’Allemande sera en piste dès le début de l’année 2016.

Salon de Francfort 2015 : coups de cœur et coups de griffe

Salon de Francfort 2015 : coups de cœur et coups de griffe

Mon bilan de Francfort pourrait être « j’ai mal aux pieds » ! Rien d’étonnant, deux jours à piétiner dans les allées d’un Salon immense, à slalomer entre des milliers de journalistes, ça laisse des traces physiques. Mais ce n’est évidemment pas ce qui nous intéresse ici ! Voici plus sérieusement ce que j’ai retenu d’un point de vue automobile de ce show où l’on en prend plein les yeux… souvent pour le meilleur et parfois le pire.

J’ai aimé

Le Jaguar F-Pace

Grand fan de la première XF (lire notre essai), j’ai été fortement déçu par la nouvelle, au design ramollo, pas toujours très fin. Et l’arrière de Japonaise de la XE (lire notre essai) me fait également tiquer. Mais Jaguar s’est fort bien rattrapé… avec son premier SUV compact, le F-Pace. Il ne révolutionne pas le genre, mais je le trouve bien dessiné, avec une face avant menaçante à souhait et une poupe dynamique. Il est prêt à en découdre avec le Porsche Macan tout en ayant la bonne idée d’être plus abordable avec un diesel de 180 ch.

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> Lire : Jaguar lance le F-Pace, le 1er SUV de l’histoire de la marque

La Hyundai N 2025 Vision Gran Turismo

Les Coréennes qui font crépiter les flash sont rares. La N 2025 est de celles-là. Evidemment, c’est un peu facile d’attirer l’attention avec un prototype délirant conçu pour un jeu vidéo. Mais parmi toutes les créations imaginées pour Vision Gran Turismo, celle de Hyundai est l’une des plus réussies et fait parler de la marque… ce qui était le but. Objectif réussi avec ce proto que l’on verrait bien au Mans !

(crédit : Automotive Rhythms)

(crédit : Automotive Rhythms)

Ces autos qui passent mieux en vrai

Ce n’est pas le coup de foudre, mais pour certains modèles, j’ai été plutôt agréablement surpris par la découverte en réel. Preuve qu’avant de juger définitivement, il ne faut pas se contenter de photos. Exemples à Francfort : la Mini Clubman et l’Alfa Giulia. Je leur trouve encore des défauts, mais ce n’est pas aussi terrible que je le pensais ! Et peut être qu’une nouvelle découverte cette fois dans la rue me convaincra encore plus.

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Mercedes !

Comment ne pas tomber sous le charme de la marque à l’étoile, qui fait à Francfort une véritable démonstration de force. Déjà, son programme de premières mondiales est très riche, avec notamment le SUV compact GLC, la Classe C Coupé et la Classe S Cabriolet. Mais surtout, le bâtiment de la marque est impressionnant. C’est un peu comme Ikea : on commence par prendre un immense escalier mécanique qui nous emmène au dernier étage, puis on redescend les niveaux en passant devant chaque modèle. Un superbe écrin pour une gamme de plus en plus grande, un exemple très parlant de la passion automobile allemande.

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Je n’ai pas aimé

L’Infiniti Q30

J’attendais beaucoup de cette auto… et j’ai été très déçu. Après un concept séduisant, la version de série ne m’a pas attiré. Le design est trop chargé, la face avant de la version « normale » semble avoir un groin et Infiniti a fait le curieux choix d’une garde au sol élevée… alors qu’il prépare un dérivé crossover. Mais le pire est à bord. La Q30 est dérivée de la Classe A et lui emprunte énormément de commandes et éléments. Pour moi, cela a un trop fort goût d’économies d’échelle, pas digne d’une voiture qui se dit premium.

> Lire : Infiniti passe la seconde en lançant la Q30

La Renault Mégane

Si la Talisman m’a plu, il n’en est rien de la Mégane, qui pour moi est la Renault la moins réussie depuis la mise en place du nouveau design. Pourtant, j’aime le dessin des différents éléments de la carrosserie. Mais ils sont tous… trop gros ! Les phares et feux ou encore les prises d’air semblent mal proportionnés. Le résultat est à mon goût une Mégane 4 manquant cruellement de finesse pour être vraiment élégante, avec un côté « bouboule ».

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> Lire : Nouvelle Mégane : Renault réagit et l’officialise

L’ambiance sombre chez Peugeot

Peugeot la joue chic avec, comme à Genève en début d’année, un stand où le noir domine. Mais la lumière est au diapason… Le stand semble plongé dans une curieuse pénombre, avec comme conséquence de grande difficulté pour prendre de belles photos. Il y a un coin où il y a de la couleur, celui des GTI, avec un éclairage rouge… mais au final trop rouge pour que l’on puisse vraiment apprécier le look des autos !

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> Lire : Peugeot Fractal : l’éveil des sens

Les concepts qui ne font pas vraiment avancer les choses

Les concepts gratuits, c’est toujours frustrant. Sauf qu’ils restent les bienvenus s’ils font vraiment rêver, avec plein d’idées ou un style décalé, par exemple le Peugeot Fractal. Mais les prototypes qui sont un énième crossover, comme le Mazda Koeru (qui au passage n’apporte aucune nouveauté esthétique à la marque) ou qui semblent bricolés à la hâte, à l’image de la Seat Leon Sport Cross, on s’en passe volontiers.

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Citroën DS 4 Crossback Concept