Les radars font leur beurre sur les… autoroutes !

Les radars font leur beurre sur les… autoroutes !

L’an passé, la Sécurité Routière – dont le nom n’est plus vraiment représentatif – faisait grise mine à cause de la baisse du nombre de flashs pour 2013. « Bonne nouvelle », le cru 2014 a été meilleur autant pour le nombre de crépitements, que pour le taux de transformation indiquant la proportion de PV envoyés après analyse du cliché.

Sans doute un milliard de chiffre d’affaire grâce à la sanction automatisée

Bien que l’on nous promette la fin de l’installation de nouvelles cabines radar, leur population continue de croître doucement. Elles sont ainsi passées de 4 150 à 4 215 (+ 65 unités / + 5 %) entre 2013 et 2014. Surtout, 2014 signe le retour de l’augmentation du nombre de flashs avec 20,3 millions d’éclairs qui se sont produits aux abords des routes françaises, soit l’équivalent de 50 % des automobilistes français. Le ratio flashs/PV progresse de 59,09 % à 61,64 %. Les radars de feu rouge représentent 1,2 million de franchissements.

Les larges voies rapides et autoroutes où l'on y roule trop lentement sont des valeurs sûres pour le business des radars

Les larges voies rapides et autoroutes où l’on y roule trop lentement sont des valeurs sûres pour le business des radars

Le top 10 des radars les plus efficaces

Sans surprise, les boîtes à image qui ont été les plus actives durant l’année 2014 se trouvent sur le réseau autoroutier (6 sur 10) se caractérisant par la mortalité routière la plus faible, de quoi alourdir la note pour les sections à péage aux tarifs exorbitants… Le plus performant d’entre eux est en Charente (16) et se situe au-dessus de la mêlée en prenant 465 photos par jour, soit plus de 19 clichés par heure ou encore approximativement un déclenchement toutes les 3 minutes ! Une machine à cash dont le CA est estimé à plus de 5 millions d’euros…

AxeFlashs
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10RN11389 118

Source : ministère de l’Intérieur

La nouvelle Skoda Superb mérite davantage son patronyme

La nouvelle Skoda Superb mérite davantage son patronyme

Vous êtes-vous déjà retourné en voyant passer dans la rue une Superb, la grande routière de Skoda ? Son style discret et banal ne l’a jamais fait ressortir du paysage automobile, mais il semble bien que la marque Tchèque souhaite inverser la tendance avec la troisième génération.

vue 3-4 avant Skoda Superb Geneve 2015

Des couleurs flashy seront disponibles dans le nuancier de la nouvelle Skoda Superb !

avant Skoda Superb Geneve 2015

vue profil Skoda Superb Geneve 2015

Certes, ne nous emballons pas, la berline de 4,86 m de long demeure sérieuse et conservatrice. Cependant, votre serviteur a été surpris en bien avec d’autres confrères lors du salon de Genève. Le porte-drapeau de Skoda gagne en personnalité pour la face avant, le profil et la partie arrière. Ce style affirmé est sans doute la conséquence des traits plus tirés et des optiques plus travaillées qui lui apportent un caractère plus marqué.

vue arriere Skoda Superb Geneve 2015 vue 3-4 arriere Skoda Superb Geneve 2015

Si sa présentation intérieure est peu joviale, sa palette de motorisations étendue (de 120 à 280 ch) pouvant recevoir une boîte à double embrayage et une transmission intégrale feront de la Skoda Superb 2015 une alternative crédible à la Volkswagen Passat pour citer un modèle concurrent au sein du groupe Volkswagen. Sa lancement est prévu pour cet été, les premiers exemplaires sont déjà sortis de l’usine de Kvasini, en République Tchèque. La version break appelée « Combi » sera présentée au salon de Francfort au mois de septembre prochain pour être commercialisée dans la foulée.

> Pour en savoir plus, consultez notre présentation détaillée de la Skoda Superb III.

Spy-shots : une Ford Fiesta RS dans les cartons ?

Spy-shots : une Ford Fiesta RS dans les cartons ?

Ford poursuit son offensive sportive. Après la présentation des Ford GT et Focus RS, voilà que nos photographes espions ont surpris une Fiesta un peu spéciale qui se baladait en compagnie de deux prototypes de Focus RS.

Quelques indices

Il y a tout d’abord les propos du patron de Ford Performance, Tyrone Johnson, qui a confié à Autocar que la génération actuelle de Fiesta n’avait pas dit son dernier mot en ce qui concerne les versions sportives. Il y a ensuite les modifications sur la carrosserie du prototype de développement : on trouve des extensions d’ailes rivetées, ce qui indique que les voies de la petite Ford ont été élargies, un radiateur additionnel derrière la grille de calandre temporaire et une proéminence sur le pare-choc arrière, pour en cacher la forme.

La future Ford Fiesta RS en cours de développement

La future Ford Fiesta RS en cours de développement

mulet Ford Fiesta RS spyshot Ford Fiesta RS profil future Ford Fiesta RS vue 3-4 arriere Ford Fiesta RS

Il y a, enfin, la promesse de Ford Performance de dévoiler 12 nouveaux modèles sportifs d’ici 2020. Le patronyme Fiesta RS n’a pas été lâché officiellement, mais on comprend bien que le mulet que nous avons sous les yeux a de fortes chances de préfigurer une future bombinette frappée de l’ovale de Detroit. Si tel était bien le cas, attendez-vous à une plastique des plus agressives pour celle qui aura la lourde tâche de lutter face aux Renault Clio RS 220 Trophy et Audi S1 (voir notre essai), mais également face à la future Volkswagen Polo R confirmée en début d’année avec 250 ch (nous avions publié une illustration l’an passé).

Un prototype de la Ford Focus RS faisait partie du convoi

Un prototype de la Ford Focus RS faisait partie du convoi

arriere proto Ford Focus RS

2 ou 4 ?

Telle est la question. Beaucoup (moi y compris) rêvent d’une Fiesta RS à quatre roues motrices « pour faire comme tonton Ken Block ». Rêve entretenu par l’annonce de M. Johnson que la transmission intégrale tout juste introduite sur la Focus RS serait déclinée sur d’autres modèles de la gamme. Dans les faits, cela a malheureusement peu de chances d’arriver. Premièrement pour des raisons de coûts, la Fiesta se devant de rester une sportive à prix serré. Or, la complexité d’une transmission intégrale par rapport à un simple système traction ferait grimper le prix en flèche. L’autre paramètre à prendre en compte est la pure logique marketing : soyons honnêtes, avec une Fiesta quatre roues motrices d’environ 250 chevaux, que reste-t-il à la Focus ST à part son habitabilité ?

vue profil future Ford Fiesta RS photo volee future Ford Fiesta RS

Parce que oui, en gagnant le badge RS la Fiesta pourrait grimper jusqu’à 250 canassons d’après les rumeurs. Sans trop nous avancer, ce chiffre nous paraît un peu optimiste, et nous tablons plutôt sur 220 voire 230 chevaux si la fonction overboost (gain de puissance et de couple pendant 20 secondes) de la ST est reconduite.

photo espion Ford Fiesta RS arriere Ford Fiesta RS

Dans tous les cas il n’est nul besoin de s’affoler. Si elle est bien confirmée, la Ford Fiesta RS n’arrivera pas avant fin 2016, au plus tôt.

Crédit photos : CarPix pour Abcmoteur

DS : où est l’avant-gardisme ?

DS : où est l’avant-gardisme ?

Petit événement pour DS au Salon de Genève. Le nouveau label chic du groupe PSA, indépendant depuis juin 2014, a dévoilé son premier modèle européen sans chevrons dans la calandre (la 5 restylée). Mais cette révélation en a caché une autre, celle de la nouvelle « signature » de la marque. Autrement dit son slogan : « Spirit of avant-garde ».

DS Logo 2015

Un élément marketing pour souligner que « DS Automobiles » (c’est ainsi que la marque se nomme désormais officiellement) n’a plus rien à voir avec la Créative Technologie de Citroën. Passons rapidement sur le fait que DS n’ait pas jugé bon d’utiliser un slogan français (l’anglais « porte les ambitions internationales » de la firme) et arrêtons nous plus spécialement sur le terme « Avant-garde ». Si ces signatures ont toujours un côté pompeux, voire démagogiques (on imagine la brochette de têtes pensantes derrière), et ne peuvent pas correspondre directement à tous les modèles d’une marque (où est le pouvoir des rêves dans une Honda Jazz), il apparaît quand même ici que l’avant-garde, définit par le Larousse de cette manière « Ce qui précède son époque par ses audaces », n’est pas une notion qui nous vient vraiment à l’esprit quand on regarde les DS 3, 4 et 5.

DS 5 Moon Dust Geneve 2015

L’avant-garde, difficile de la trouver dans la gamme DS, sauf peut-être du côté de la 5, qui a osé un positionnement décalé. Inclassable, sans rivale, le porte-drapeau de DS en Europe est la parfaite illustration de ce qu’était DS au départ : un label qui osait un chic original « à la française », conscient qu’il était compliqué de lutter en face à face avec les allemands et tentait donc des choses différentes. Mais en Europe, faire dans le luxe décalé est mission impossible. Résultat : un demi-échec.

Les deux autres produits sont nettement plus conventionnels : la première DS, la 3, était une anti-Mini (là par contre, réussite totale) et la seconde, la 4, une compacte. Citroën a bien tenté de nous faire croire à l’innovation avec une auto à la garde au sol surélevée… qui a gommé l’apparence sportive de la 4 et a fait fuir la clientèle jeune. Constatant que l’originalité au niveau des carrosseries ne paie pas du tout, DS va donc… rentrer dans le rang. Sa future gamme comportera six modèles avec des silhouettes bien sages : une nouvelle citadine en 3 portes et crossover, une nouvelle 4 plus classique, un SUV compact, une grande berline… La 5 passera à la trappe. L’avant-gardisme ne sera plus à ce niveau… mais il faut le reconnaître : le but de DS est de vendre, donc autant être logique et éviter les niches.

L'intérieur de la DS 4 venant de recevoir un écran tactile pour la console centrale

L’intérieur de la DS 4 venant de recevoir un écran tactile pour la console centrale

En réalité, le plus gros souci de DS concerne le contenu technologique. Lorsqu’un client s’intéresse à une voiture haut de gamme signée d’une marque qui met en avant l’esprit d’avant-garde, il s’attend à une dotation complète avec des friandises technos, parfois futiles mais valorisantes. A ce niveau, DS est dans les choux. Actuellement, la 5, même restylée, est à la traîne. Elle a bien quelques aides modernes, comme le détecteur d’angle mort ou l’alerte de franchissement de ligne. Mais pour le hayon automatique, la reconnaissance des panneaux de signalisation, le passage automatique feux de route/feux de croisement ou encore l’aide au créneau automatique il faudra repasser.

En face, Renault a bien compris que la liste des équipements était un élément très important pour la clientèle haut de gamme. Les ingénieurs ont donc mis les bouchées doubles pour mettre au point en un temps record tous ces dispositifs pour le nouvel Espace. Mieux, ils profitent déjà à un plus roturier Kadjar. Les Allemands gardent une longueur d’avance avec des éléments encore plus poussés, comme l’assistant à la conduite dans les embouteillages, mais le losange a rattrapé des années de retard avec un modèle. DS ne semble pas en mesure d’en faire autant.

avant DS 3 Geneve 2015

Si c’est le cas, croisons les doigts, il faudra attendre le vrai renouvellement des autos de la firme (annoncé par le concept Divine), pas avant deux ans. Le gros problème chez DS, ou plutôt devrait-on dire chez PSA, c’est le manque d’argent. Les ingénieurs ont les capacités pour innover (le groupe dépose un nombre important de brevets chaque année)… mais ils n’ont pas les budgets. En espérant que cela s’améliore avec l’assainissement des finances opéré par le nouveau PDG Carlos Tavares et les capitaux venus de Chine.

Côté motorisations, DS souffle le chaud et le froid. La 5 a dès ses débuts profité de la technologie hybride diesel, plutôt rare à l’époque. Bon point donc. Les autos de la marque bénéficient aussi des bons moteurs thermiques (essence PureTech et diesel BlueHDi) de PSA. Mais souvent, la puissance est limitée. Comment se fait-il que le bloc de 270 ch ne se trouve pas sous le capot d’une DS ? Alors oui, l’auto en question aurait des ventes confidentielles peu rentables, mais dans l’univers du haut de gamme, tout est question d’image. Et un modèle de 270 ch, cela joue pas mal. Il est vrai que cela ne concerne pas directement l’avant-gardisme. Sur ce point, on attend maintenant la motorisation hybride rechargeable. PSA en a une dans les cartons… La transmission intégrale (hors hybride) et la boîte double embrayage sont aussi des absentes impardonnables.

Citroen DS Geneve 2015

La Citroën DS exposée à côte de la DS 5 restylée sur le stand DS au salon de Genève

Au final, le vrai souci est que DS a un peu le postérieur entre deux chaises. D’un côté, elle joue la carte du « on est une jeune marque », en clair il faut lui laisser le temps et être indulgent (ce qui est tout à fait compréhensible) et de l’autre, elle met en avant un héritage de 60 ans avec la toute première DS. Et cette dernière était vraiment avant-gardiste… d’où peut être ce slogan, qui aurait eu tout son sens en 1955 et qui semble un peu galvaudé en 2015. En espérant qu’il en soit tout autre en 2020, avec des véhicules à la hauteur, qui précèderont leur époque et seront audacieux… sans l’enfumage marketing dont Citroën/DS est le spécialiste.

Divine DS Geneve 2015