Toyota : l’Auris déjà restylée

Toyota : l’Auris déjà restylée

Voilà un restylage pour le moins inattendu. D’une part parce que l’Auris n’a que deux ans et demi, de l’autre parce qu’elle ne semblait pas forcément en avoir besoin. Mais dans un segment ultra-concurrentiel, Toyota n’a pas voulu laisser le temps à sa compacte de prendre des rides. La marque japonaise a donc revu le design et la gamme de motorisations, avec notamment l’arrivée d’un inédit bloc essence 1.2 turbo.

Nouveau visage pour la seconde génération d'Auris, qui veut avoir un air plus statutaire et plus chic.

Nouveau visage pour la seconde génération d’Auris. La japonaise veut avoir un air plus statutaire et plus chic.

L’Auris reçoit une toute nouvelle face avant. Mais comme l’auto profitait déjà des derniers codes esthétiques en vogue chez Toyota, il n’y a rien de révolutionnaire. On retrouve des optiques étirées, dessinées dans le prolongement de la calandre. Celle-ci est désormais d’un bloc et mieux reliée aux phares, afin d’accentuer la largeur visuelle de la voiture. Une manière de donner à l’Auris un air plus statutaire. La prise d’air dans le bouclier, plus fine et plus large, est couplée à éléments noirs laqués qui intègrent les antibrouillards.

Toyota Auris Restylage 2015 - 14

Toyota-Auris-break-2015

Toyota Auris Restylage 2015 - 10

A l’arrière, les designers ont aussi voulu élargir l’auto, avec un nouveau bouclier. Les catadioptres sont désormais horizontaux et l’élément noir qui englobait la plaque d’immatriculation a disparu. L’habillage des feux est inédit, avec une signature lumineuse plus soignée. L’Auris reçoit également une nouvelle antenne requin et de nouvelles jantes alliage, en 16 ou 17 pouces. Les changements concernent les versions berline et break (Sports Tourer).

La planche de bord est revue par petites touches. La console centrale a été en partie redessinée, avec un élément qui part de la casquette d’instrumentation et serpente entre le nouvel écran multimédia tactile et les commandes de climatisation, également redessinées. Toyota dit qu’il a voulu diminuer la « masse visuelle de la planche de bord »… force est de constater qu’une fois à bord, l’effet ne saute pas aux yeux. Pour une ambiance plus sportive, les compteurs sont logés dans des fûts. Le japonais a tenté de faire progresser les qualités visuelle et perçue. Certes il y a du mieux, mais l’Auris ne peut pas rivaliser avec les références européennes. Côté équipement, Toyota ne fait aucune annonce particulière…

interieur Toyota-Auris-2015ecran console centrale Toyota-Auris-2015compteurs Toyota-Auris-2015

Il y a du changement sous le capot. L’Auris a le privilège d’inaugurer un quatre cylindres turbo essence 1.2T, avec injection directe, distribution variable, collecteur d’échappement intégré à la culasse… La puissance est de 116 ch et le couple maximal de 185 Nm est disponible dès 1.500 tr/mn. L’Auris 1.2 T passe de 0 à 100 km/h en 10,1 secondes et annonce une consommation en cycle mixte de 4,7 l/100 km.

Côté diesel, le 2.0 D-4D est remplacé par un nouveau 1.6 D-4D de 112 ch (270 Nm maxi, 4,1 l/100 km). Le 1.4 D-4D est reconduit mais a été revu pour répondre aux normes Euro 6. Restant à 90 ch, il ne consommerait que 3,4 l/100 km… dans le monde merveilleux des brochures de constructeur.

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Evidemment, la déclinaison hybride est toujours au programme. Heureusement, car elle représente 50 % des ventes de l’auto en Europe… et 79 % en France ! Le système associe un 1.8 essence VVT-i et un bloc électrique pour une puissance totale de 136 ch.

La nouvelle gamme n’a pas encore été dévoilée.

La Toyota Auris 2015 en vidéo

Michelin CrossClimate : la meilleure alternative aux pneus toutes saisons ?

Michelin CrossClimate : la meilleure alternative aux pneus toutes saisons ?

Pour rouler en toute sécurité de janvier à décembre, il est recommandé d’échanger ses pneus été pour une monte hiver de novembre à mars. Cependant, cela engendre une logistique pénible pour l’automobiliste. Michelin pense avoir trouvé la solution avec une gomme utilisable toute l’année que nous avons pu essayer.

Que propose le nouveau pneu Michelin CrossClimate ?

Jusqu’à présent, il était conseillé d’utiliser un pneu été ou bien un pneu hiver lorsque la température descendait à 7 degrés. Les pneus toutes saisons actuels (basés sur des pneus hivers) tentant de rassembler le meilleur de « l’été » et de « l’hiver » font trop de compromis, notamment en terme de freinage sur sol chaud. La difficulté étant pour les manufacturiers de rassembler des qualités antinomiques telles que du grip par température froide, mais aussi en plein été sans avoir une gomme trop molle.

test Michelin CrossClimate

Peugeot 308 Michelin CrossClimate

Après des années de développement, les équipes Michelin ont mis au point un pneu qui répondra aux besoins de la grande majorité des conducteurs français. Ainsi, Bibendum a conçu un pneu été avec également des capacités sur sol froid, mouillé et enneigé lui permettant d’être homologué 3PMSF (représenté par une montagne à trois pics avec un flocon de neige) et M+S. Le CrossClimate est donc accepté là où les pneus hiver sont obligatoires.

pneu Michelin CrossClimate pneumatique Michelin CrossClimate

Pour réussir à proposer un pneumatique à l’aise quelque soit la météo, Michelin utilise un mélange innovant de plusieurs gommes, de la silice efficace même sous 7 degrés, des lamelles profondes qui viennent s’imbriquer les unes entre les autres et une bande de roulement en « V ».

bande roulement Michelin CrossClimate lamelles Michelin CrossClimate V Michelin CrossClimate

Le Michelin CrossClimate tient-il ses promesses ?

Pour se faire une idée des capacités de la nouvelle enveloppe clermontoise, Abcmoteur est passé derrière le volant d’une Peugeot 308 (voir notre essai) et de deux Volkswagen Golf (voir notre essai) avec à chaque fois des situations différentes.

Peugeot 308 equipees Michelin CrossClimate

Présentation Michelin GENPOLY à Divonne PH T GROMIK

Test dans le col de la Faucille

La première étape est de partir de Divonne-les-Bains (01220) pour grimper le col de la Faucille. Une bonne opportunité pour réaliser un test routier du CrossClimate tout en rencontrant un bitume dans différentes conditions. Tout d’abord, il est sec et froid ce qui permet de vérifier plusieurs choses telles que le ressenti dans la direction et les bruits de roulement. Sur le premier point, le CrossClimate évite cette sensation de flou que présente nombre de pneus hiver, tandis que les émissions sonores sont bien contenues comme l’indique l’étiquetage (une seule onde sur trois, soit 68 décibels).

Peugeot 308 test Michelin CrossClimate Peugeot 308 pneu Michelin CrossClimate

Quelques kilomètres plus tard, nous sommes dans le col de Faucille. La journée précédente a été bien arrosée et la chaussée est encore détrempée. La température est de quelques degrés. On augmente progressivement le rythme, la route devient de plus en plus sinueuse et le Michelin ne se fait pas prendre en défaut. L’accroche est bien au rendez-vous. Les freinage appuyés ne perturbent pas le voiture (il est noté A pour le freinage sur sol mouillé).

jante Peugeot 308 Michelin CrossClimate

Encore un peu plus en altitude, la neige est présente. On aperçoit un parking entièrement enneigé, le bon moyen de mettre dans la neige ce pneu qui se revendique en quelques sortes comme le couteau suisse des pneumatiques ! Ce test révèlera plusieurs choses intéressantes. Si sur la neige damée et sans dénivelé le CrossClimate s’en sort très honorablement, il montre quelques faiblesses lors que la couche blanche est poudreuse et non tassée. Le grip en latéral (prise de virage) est aussi moins probant que sur un pneu hiver classique. Cela étant et comme vous pourrez le constater dans la vidéo ci-dessous, le Michelin CrossClimate permettra sans trop de souci vous sortir du parking d’une station de ski ou vous éviter de rester bloqué, même avec quelques centimètres de neige sur votre route.

essai routier Michelin CrossClimate-2 essai routier Michelin CrossClimate
neige pneu Michelin CrossClimate
essai routier Michelin CrossClimate-4 essai routier Michelin CrossClimate-5 essai routier Michelin CrossClimate-6 essai routier Michelin CrossClimate-7

Vidéo du Michelin CrossClimate essayé sur la neige :

3 ateliers pour comparer le CrossClimate à la référence des « all season »

De retour à Divonne-les-Bains, Michelin a aménagé (voir vidéos ci-dessous) une air avec trois ateliers distincts permettant de mettre en exergue les qualité de son pneu CrossClimate face à un pneu été (Michelin Energy Saver+), un pneu hiver (Michelin Alpin 5) et un pneu toutes saisons (Goodyear Vector 4 Seasons) qui font tous les trois référence dans leur catégorie respective. Abcmoteur a choisi de comparer le Vector 4 Seasons au CrossClimate, qui est le concurrent le plus proche.

  • Freinage sur sol sec :

Pour ce test sur ligne droite sèche, le Michelin a freiné plus court de 2 mètres environ que le Goodyear à une allure autour des 56-58 km/h.

freinage sol sec Michelin CrossClimate

  • Tenue en virage sur sol mouillé :

Ici, en tournant de plus en plus vite sur un grand rond-point, la différence est moins marquée. Le Goodyear commencera à décrocher vers les 33 km/h, tandis que le Michelin tiendra jusqu’à 36 km/h à peu près.

Présentation Michelin GENPOLY à Divonne PH T GROMIK Présentation Michelin GENPOLY à Divonne PH T GROMIK

  • Motricité sur neige :

En revanche, pour cette atelier l’écart de performance est flagrant entre les deux pneus. Face à une montée à 9 % recouverte de neige en partant à l’arrêt, le CrossClimate patinera beaucoup moins que le Vector 4 Seasons qui peinera aussi par conséquent à prendre de la vitesse. A ce chapitre, le Michelin est nettement gagnant sur son rival.

grip neige Michelin CrossClimate montee enneigee Michelin CrossClimate

Vidéo des trois ateliers :

Vidéo pneu toutes saisons Goodyear Vector 4 Seasons VS Michelin CrossClimate :

Vidéo pneu été Michelin Energy Saver+ VS Michelin CrossClimate :

Vidéo pneu hiver Michelin Alpin 5 VS Michelin CrossClimate :

Bien entendu, ces tests obtenus dans les deux cas avec une Volkswagen Golf sont réalisés avec Michelin et peuvent laisser penser qu’ils ne sont pas impartiaux. Néanmoins, chaque auto était dans la même configuration d’une monte pneumatique à une autre pour éviter tout favoritisme. Un bon point de départ pour une comparaison entre le CrossClimate et ce qui existait déjà sur le marché.

Premier contact concluant

A l’issue de cet essai du Michelin CrossClimate, le bilan est positif. Cette nouvelle enveloppe semble bien surclasser ce qui est proposé sur le marché et ainsi offrir un pneu tout-en-un pour l’automobiliste voulant se simplifier la vie sans faire exploser la note. Michelin indique que le CrossClimate sera vendu à partir du mois de mai prochain en étant positionné entre le prix d’un pneu été et d’un pneu hiver (soit environ 77-78 € en 16 pouces).

Le bon usage d'un pneumatique selon l'utilisation et les conditions météo

Le bon usage d’un pneumatique selon l’utilisation et les conditions météo

Si les qualités du CrossClimate sont bien présentes sur sol chaud et en matière de longévité, il pourrait bien très rapidement s’imposer comme la référence sur le marché du pneumatique toute saison et mettre fin aux galères des automobilistes français régulièrement immobilisés dans leurs voitures au premier épisode neigeux sans compter le surplus de sécurité apporté dès lors que les températures baissent en comparaison à un pneu été. A noter que les propriétaires de sportives devront encore se tourner vers un pneu sport dédié spécialement à l’hiver, tout comme les habitants des régions très enneigées devront encore opter pour un pneu hiver spécialisé.