McLaren P1 GTR : la version de production dévoilée !

McLaren P1 GTR : la version de production dévoilée !

L’été dernier se déroulait le concours d’élégance de Pebble Beach, où McLaren avait présenté le concept-car de la P1 GTR. La firme anglaise lève aujourd’hui le voile sur la version finale, avant une présentation officielle au salon de Genève.

Quasi identique au concept

Pour concevoir cette P1 GTR, les ingénieurs de Woking ont suivi une règle simple : la fonction dicte la forme. Toutes les modifications esthétiques qui la différencient d’une P1 de route sont ainsi efficaces sur le plan aérodynamique. Commençons par l’avant, qui s’équipe d’une lame plus agressive, et qui est abaissé de 50 mm. Des « canards » en carbone son également de la partie pour canaliser le flux d’air et augmenter l’appui, tandis que l’essieu avant s’élargit considérablement (+ 80 mm). Les jantes de série ont été remplacées par des homologues en alliage ultraléger à écrou central, et sont équipées de pneus slicks Pirelli.

vue 3-4 avant McLaren P1 GTR avant McLaren P1 GTR vue profil McLaren P1 GTR

L’arrière enfin se pare d’un aileron fixe réglable, 10 cm plus haut que celui de la P1. Le tout est présenté ici dans une livrée jaune et verte, clin d’œil à la décoration de la mythique McLaren F1 GTR Harrods qui s’est illustrée aux 24 heures du Mans en 1995.

vue 3-4 arriere McLaren P1 GTR arriere McLaren P1 GTR McLaren F1 GTR Harrods P1 GTR McLaren F1 GTR Harrods P1 GTR-2

Sans surprise, l’intérieur joue la carte du dépouillement absolu. Le carbone est omniprésent, le petit volant rectangulaire regroupe les commandes essentielles et on note la présence d’un seul siège baquet. La P1 GTR est une voiture qui ne s’appréciera donc que seul, pas de baptêmes en perspective !

interieur McLaren P1 GTR poste conduite McLaren P1 GTR

Quatre chiffres

Histoire de marquer un peu plus les esprits, les ingénieurs se sont penchés sur les deux moteurs pour atteindre la barre symbolique des 1 000 chevaux en puissance cumulée (+ 84 ch). Le moteur thermique, un V8 biturbo 3.8, est donné pour 800 chevaux et le moteur électrique apporte les 200 canassons manquants.

portes McLaren P1 GTR

Une véritable chasse aux kilos a également été entreprise. Le toit est désormais intégralement en carbone, les vitres en polycarbonate et les deux sorties d’échappement sont faites de titane et d’inconel. L’ensemble permet un gain de poids d’une cinquantaine de kilos par rapport à une P1 de route, ce qui place la GTR en dessous des 1350 kilos.

Baby-sitting

1,35 kg/ch, autant dire que c’est très, très violent à l’accélération. Et comme McLaren ne souhaite pas voir toutes ses P1 GTR finir dans le mur à la première sortie circuit, un McLaren P1 GTR Driver Program a été mis en place. Un peu à la manière du Corse Clienti de chez Ferrari, ce programme est destiné à former les possesseurs de l’hypercar pour qu’ils soient en mesure de l’exploiter en toute sécurité. Ainsi, le pilote profite d’un baquet moulé à sa taille, d’une évaluation de ses capacités physiques pour des conseils personnalisés et choisi la livrée de sa voiture en présence du directeur du design de la marque. Une session d’essai aura lieu à Silverstone et la première véritable journée piste se déroulera sur le circuit de Barcelone, en Espagne.

roulage McLaren P1 GTR

Les P1 et P1 GTR font parti de la gamme Ultimate Series de McLaren. Le cœur de gamme, baptisé Super Series, se compose des 650S et 625C (réservée à la Chine) et bientôt de la 675LT qui sera dévoilée à Genève. Enfin, une entrée de gamme Sport Series verra le jour au mois d’avril pour le salon de New-York, avec un modèle dont le nom n’a pas encore été officiellement confirmé.

Avec le Sportspace, Kia annonce une Optima break

Avec le Sportspace, Kia annonce une Optima break

Vous connaissez sans doute davantage Kia pour ses petites autos telles que la Rio (voir notre essai) ou la Cee’d. Et pourtant, le constructeur propose depuis 2012 une berline à coffre baptisée « Optima ». Le concept-car Sportspace qui vient d’être dévoilé semble bien préfigurer l’arrivée d’une déclinaison allongée pour l’Optima…

Imposant et racé

Prévu pour être la star du stand Kia au salon de Genève (du 5 au 15 mars), le Sportspace est une étude de style qui serait relativement proche de la série si l’on retire les rétroviseurs extérieurs extrêmement fins, les jantes surdimensionnées et la garde au sol réduite. Avec son allure de break sportif – que certains diront qu’elle a été inspirée par Jaguar et plus précisément par la XF Sportbrake –, la Coréenne est particulièrement réussie ! Dans cette teinte rouge, les lignes de la carrosserie sont encore plus mises en valeur.

Kia-Sportspace

C’est très musclé, mais on aime ce regard !

profil Kia-Sportspace

La ceinture de caisse haute ajoutée à la découpe du vitrage et de la portière arrière donnent un beau profil à ce break

3-4 arriere Kia-Sportspace

Les feux arrière au dessin travaillé méritent d’être conservés pour la série !

Malheureusement, l’habitacle n’est montré que partiellement. D’après les deux images, celui-ci est épuré en utilisant un minimum de commandes, technologique avec plusieurs écran dont un qui vient occuper la totalité du tableau de bord, tandis que les inserts en carbone apportent une touche sportive bienvenue.

habitacle Kia-Sportspace-Concept interieur Kia-Sportspace-Concept

Quid de la série ?

En observant le Kia Sportspace, on aimerait que la marque ne change rien pour la production en série – si ce n’est peut-être de rendre moins proéminent le diffuseur arrière. Le passé nous a appris de nous méfier des concepts de manière générale. Bien souvent, le modèle définitif qui en découle est bien plus sage. On pourrait espérer que l’Optima soit restylée une deuxième fois (premier restylage en 2013) et adopte cette nouvelle peau, mais les coûts engendrés seraient trop importants…

vue 3-4 arriere Kia-Sportspace-Concept Sportspace-Concept

Attendons de voir ce qu’il en adviendra et prenons le temps d’apprécier le Sportspace…